monts Gilbo^a! Que ni rosée, ni pluie, ne des
vous !
Qu'il n'y ait jamais un champ aux Oblations! Car là fut souillé le bouclier des héros, Le bouclier de Saiil, comme s'il n'était pas oint d'h
22. Sans être trempés dans le sang des tués, Sans être graissés par la graisse des héros,
1. Les Septante ont lu IsVTJT, « votre parure » (|AtTa kcgu.ci être y avait-il tout simplement o^TSTi « parures ». a
chant à i'inspiration de Débora même. La dénégation est, comme très souvent, le résultat d'une autre hypothèse ou plutôt d'un sentiment personnel qui ne prouverait rien, quand même il serait absolument exact. Voici le raisonnement. L'attribution erronée vient de ce que les mots miST ^HDpIi^ IV ^^^^ ^^^ faussement interprétés : « Jusqu'à ce que je me sois levée (moi) Débora », en prenant la terminaison de iriDptt/ P^^^ le suffixe de la première personne ; tandis qu'en réalité, c'est le suffixe de la deuxième personne, donc l'auteur du poème est tout autre que la prophétesse ; donc, le rédacteur du verset 1 s'est trompé et a inconsciemment trompé les historiens de la littérature hébraïque. Il m'est cependant permis d'espérer que ce jugement n'est pas le dernier mot de la science, et voici pourquoi.
1) Pour affirmer que inDplt^ ^st à la deuxième personne féminine, il faut prouver d'abord que cette orthographe était de rigueur aux époques anciennes; or l'expérience montre au contraire cette forme limitée aux textes relativement modernes, et influencés par l'araméen ; c'est une affaire d'usage et non d'origine. Aussi longtemps que cette preuve n'est pas donnée, la manière d'envisager ^r)1Dp]î/ comme étant à la deuxième personne, féminin, reste hypothétique et ne peut tirer à aucune conséquence.
2) Lors même que le texte porterait n)DPt2/» sans i final, la donnée du verset 1 ne serait nullement ébranlée. Et à ce sujet, nous croyons utile de faire une réflexion. Au verset 12, l'appel s'adresse cinq fois directement à Débora : « Lève-toi, lève-toi, Débora, lève-toi, lève-toi, entonne un chant! t^ et cependant les critiques eux-mêmes n'en font aucun usage en faveur de leur thèse. C'e&t évidemment parce qu'ils y trouvent la proposition contrariante : « entonne un chant », qui attribue à Débora la récitation d'un poème. Il ne leur reste qu'à mettre en jeu leur moyen souverain : le verset 1 2 est baptisé interpolation ; on n'en parle plus, puis on se débarrasse de TlDpK^ à l'aide d'une petite entorse donnée à l'interprétation et le but est atteint. D'autres évitent même ce petit effort en
l'abstention de Reûben, Galaad (=Gad), Dan et Aser (1 6-1 7) ; éloge de Zabulon et de Naphtali (18).
e) Combat et défaite des Chananéens (1 9-22) : Les rois de Chanaan sont battus à Taanach (19) après le coucher du soleil (20) et sont entraînés par le torrent tison (21); les chevaux capturés sont abattus (22).
/) Attitude des peuplades ralliées (23-04) : Félonie de Merôz (23); fidélité de Ya^êl, femme de Héber le Qêcite (24).
g) Exploits de Ya^'êl à Végard de Sisara (25-26) : Elle lui donne du lait à boire (25), puis elle lui enfonce un piquet dans la tempe (26); Sisara mort (27).
h) Impatience de la mère de Sf^ara (28-30) : Elle s'étonne de ce que Sisara tarde à rentrer (28); elle se console facilement, étant sûre de sa victoire (29), par l'idée que le partage du butin demande du temps (30).
i) Remarque finale du poète (31).
TRADUCTION
2. Les chefs s'étant soulevés en Israël, Le peuple s'étant généreusement voué, Bénissez Yahwé !
3. Ecoutez,- ô rois, prêtez l'oreille, ô princes! Moi je veux, je veux chanter à Yahvi^é, Psalmodier au Dieu d'Israël.
4. Yahwé, lorsque tu sortis (avec le peuple) du côté de Se«îr, Lorsque tu marchas vers la campagne d'Édom
La terre trembla, les cieux s'ébranlèrent ^ Même les rochers^ se résolurent en eau,