‹ Recherches bibliques (volume 2)Chapitre 95 sur 140 · Au lieu de la leçon massorétique inintelligible D^Va · texte numérisé non relu

Au lieu de la leçon massorétique inintelligible D^Va

^inm '»"lDXn> * ^^ ^^''^^ seront abandon avaient abandonnées les Amorrhéens et les É^ enfants d'Israël) ». Dans cette version, les de nanéens disparus forment bien le sujet du vi l'ordre des mots est deux fois renversé et nDIÎÎ^D ne sont pas rendus. M. Duhm se fa rejetant toute la phrase relative ^xil^» ^33 "^l tout en conservant n31ti^D» ^^^^ HSlty» *î" le fait justement remarquer, ne peut signifier < abandonnés ». En admettant la première inv( nera avec lesSeptahte le groupe n^lî^D^iy le mot suivant, inj;o, doit être corrigé «»-|

Tûxm e^nnn en noxm "^nnn» « '^s Hété

rhéens ». Le verset tout ensemble donne un e sant : « En ce jour-là, tes villes seront aban les villes des Hétéens et des Amorrhéens que c donnèrent devant les enfants d*Israël,et elles solitude. )) L'allusion au Lévitique, xviii, aiclaires : la terre avait rejeté les Chananéens coutumes détestables et les Israélites ont maintenant, Israël étant devenu presque aus les Chananéens, la terre deviendra déserte l Jérusalem. Outre cela, la mention des Hétée jadis habité la Judée est conforme à la donné' rateur sacerdotal, qui met Abraham en rappi téensd'Hébron (Genèse, xxiii, 3-20). Quant à de notre verset, M. Duhm l'accepte formell qu'il n'en récusera pas les conséquences.

H. — xviii, 1-7.

L'unité de ce chapitre avec le discours préc pas de contradiction et est reconnue même extrême; l'authenticité en est également ad le verset 7, que M. Duhm tient pour une additi en apparence à cause de sa forme prosaïque parce que la psychologie de M. Duhm se qu'Isaïe ait pu croire que les Éthiopiens a]

pour symboliser les captifs égyptoéthiopiens (Isaïe, xx, 3-4), possédait difficilement les qualités d'un politicien aussi rusé. Ajoutons que Penvoi des ambassadeurs éthiopiens à Jérusalem n'est indiqué nulle part et est en lui-même peu vraisemblable. Ce sont les petits royaumes de Syrie qui briguaient Talliance de TÉgypte et non pas l'inverse. Le pharaon Nécho, qui entreprend une expédition guerrière sur le bord de l'Euphrate, ne recherche même pas le concours du roi de Juda (Il Rois, xxiii, 29). Le cas de lambassade de Marduk-balidin (Merodach Baladan) auprès d'Ézéchias est exceptionnel, la Babylonie ayant été alors réduite au district de la capitale, qui seule tenait contre l'armée assyrienne, et il était urgent de préparer une diversion afin d'empêcher l'envoi de nouvelles troupes.

Ce point de vue n'est pas moins corroboré par des raisons exégétiques. Si le prophète voulait que les ambassadeurs re prissent la route de leur pays, il n'aurait pas dit ^^^ (2), « allez », mais tis^iuf, « retournez i ; il aurait de même fait précéder le mot '«ijpar Q^oj;, « retournez vers votre peuple, nation telle et telle >; ^IJ-^X seul ne saurait donc pas désigner les nationaux des ambassadeurs, mais le peuple chez qui le prophète les invite à se rendre, savoir chez celui de la Judée, où ils ne se seraient pas rendus d'eux-mêmes. Pour les autres termes qualificatifs, il suffira d'examiner d'abord ceux dont la lecture est à peu près sûre et qui ne peuvent pas se rapporter aux Éthiopiens :

a) Les participes passifs ^-tiq!) ntt^DD ne signifient pas a élancé et poli » (< gestreckt und blank »); n^i/Q exprime souvent Tidéc de < traîner, tirer un fardeau > (Genèse, xxxvir, 28; Deutéronpme, xxi, 3; Isaïe, v, 18); ^-|o, en parlant d'une personne, signifie c arracher les cheveux à quelqu'un en signe d'ignominie > (Isaïe, l, 6 ; Néhémie, xiii, 25). Les formes puai de ces verbes marquent une action violente, € fortement traîné et déshonoré » .

b) ^p^^p "ï^â est traduit par < une nation pleine de force »

(< Volk von Kraft >); impossible : l'arabe 'Ç, < force », ne suffit pas pour bouleverser le contexte. )p signifie « corde,

synonymes sont distribués le premier à Juda, le second à Éphraïm, et les rapporte tous deux à Juda; d'autre part, la détresse de la Judée est décrite comme une grave maladie ayant envahi la tête et le cœur dans un corps couvert de plaies et d*ulcères (i, 5-6). L'abaissement a pour cause l'invasion réitérée d'armées puissantes, figurées comme des inondations intermittentes dont le courant impétueux emporte (ï|||3 pour •1Nt3' ^f- ^^lï' ^*)' C'est à ce peuple terriblement malade et presque anéanti que le prophète, convaincu de sa prochaine guérison et résurrection, invite les Éthiopiens à envoyer des ambassadeurs. Le revirement se fera d'une manière éclatante, aux yeux de tous les peuples du monde, qui verront le drapeau arboré par Yahwé et entendront le son de la trompette qui annoncera l'événement. Yahwé regardera de sa demeure habituelle, du temple de Sion (Amos, i, 2), avec son calme parfait, les crimes des envahisseurs ; mais lorsque ces derniers seront près d'atteindre leur but, il les coupera comme on coupe les sarments des vignes et laissera leurs cadavres en pâture aux bêtes féroces. Le verset 7 où, comme au verset 2, il faut ajouter ^^ avant Qy , corriger oj;ot en qj; ^h et opérer la correction indiquée ci-dessus sur les trois mots qui viennent après }<"n3» explique le but réel de cette prophétie : à ce moment, on apportera de toutes parts des présents à Yahwé en Judée, au lieu qui porte son nom, savoir le mont Sion. Les Éthiopiens sont les initiateurs d'un mouvement yahwéiste qui deviendra bientôt général.

Voici la traduction intégrale du morceau :

i . 0 [souverain] du pays où résonne le bruit des ailes, Situé du côté des fleuves de Cusch;

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