A i^fQ, « Kouéite », cf. le nom phénicien i-|VS> • %yp
tien ». — Les autres noms propres ont pour second élément commun pp, abrégé de r\;^> (depp,"^^), et, pour le premier, des
verbes au passé du qal : rPjQV, « Yahwé a caché, protégé >, n^bnj' ^ Yahwé a été grand »; n^mpî» « Yahwé a été fort, puissant >. Cette vocalisation massorétique est corroborée par les formes futures équivalentes : .in^^lj^ (Jérémie, xxxv, 4),
n^pîn> (Osée, I, 1), ïirpptn;» (Isaïe, i, 1); la transcription des
Septante : Sophonias, Godolias, Ëséchias, voit dans le premier élément les formes nominales jgj^, ^*]jli, pjr\, L^exacti-
tude de la traduction massorétique est maintenant prouvée par les transcriptions assyro-babyloniennes.
2. Pour C]çj(, û^K, on peut penser d*un côté à une orthographe incorrecte de C^çn» de l'autre, à voir dans cjnjj une contraction de t^^pxx î l^ ^^^^ ^^^^ changerait pas, puisque ^Qj{ est souvent synonyme de f\î|p.
3. Une véritable annonce de la fin du monde: hommes, animaux, oiseaux et poissons périront, c'est-à-dire méritent de disparaître, tellement le monde est mauvais ; les prophètes sont par tempérament fort peu dogmatiques, et leurs hyperboles ne sont que Pécho d'un zèle intense.
D^yunn DN nibtt^DûnV ^^ '^^ scandales (d^anarchie; cf. Isaïe, III, 6) avec (nx = Qy) les impies » qui pèchent dans Teau trouble afin d'en tirer le plus grand profit.
4, Dans ce contexte, Texpreission ^)^3n liW "^ ^^^^ P^*^ laisser supposer que le culte du Ba'al était déjà tombé partiel-^ lement en désuétude, mais contenir l*idée qu'il reste malgré tous les efforts faits (par les prophètes) de le faire disparaître. Les Septante rendent -|jjg^ par « les noms », probablement par égard à Isaïe, xiv, 22,
C^TOD semble désigner particulièrement les prêtres d'idoles, tandis que ^-jj marque tout prêtre d*une manière indifférente ; la juxtaposition des deux mots déclare qu'aussi bien les prêtres franchement idolâtres que les prêtres hésitant entre Tido- Iftlrie et le yahwéisme auront le même sort.
5, lie culte des corps célestes s'exerçait suries terrasses ou toits plats (ni5j) ^^s maisons ; c'est la forme religieuse la
plus ancienne chez les pquple^ sémitiques et rien n'indique qu'elle fut introduite de Babylonie pendant la domination assyrienne, comme l'affirment les critiques modepnes sans ta moindre preuve à l'appui.
Le. mol D^inrmwn semble garanti par le ^ de n^n^^i mais Tadoraleur de Yahwé ne peut pas être mis d'emblée au rang de l'idolâtrie. Il faut rapporter mn^^ ^ Q^ySB^an ^^"^ 5 cf. Isale, XIX, 1 8. Ce sont des gens qui, après avoir juré fidélité à Yahwé, Jurent par leur propre n^O, c'est-à-dire le génie tutélaire de leur ville. Comparez nipbo (p^ur nip^lbo)' "^™ ^" dieu de Tyr et les nombreux cachets découverts en Palestine portant les insroiptions tp\t iboS» ^ *^ ^e\ek de Ziph >, n^o^
}"Dn» « ^u Melek de Hebron », q^^j; ibob» ^ ^" Melek d'Adullam », Un témoignage formel du culte des dieux locaux est fourni Jérémie, n, 28, où les Judéens sont accusés d'avoir autant de dieux que de villes. Les Septante ont pris a^^o pour le nom DÎS^» Malchom, dieu ammonite; c'est peu probable.
(î. Deux catégories d'impies : les apostats (d>jid3) 9"^ ont abjuré la foi de Yahwé et oeqx qui ne l'ont jamais cherché ni consulté (ijm).
7. nZîT» ^^ propre, t immolation », a pris le sens de « festin, banquet », qui commençait d'habitude par un sacrifice à la divinité; les invités au festin devaient être informés de se
présenter en état de pureté légale ; de là l'expression ^i/^'^pj^
Vmpy ^^^^ sanctifié ses appelés ou invités )), pour dire : il a
fixé le nombre et la catégorie de ses invités. Ici naturellement l'invitation a pour but de les exterminer ensemble.
8. Les snobs du temps raffolaient des modes étrangères, ^IDJ K^ISbo» surtout dans la famille royale et celles des riches.
9. Je pense que, par rnSSn b^ J^l'^» Sophonie désigne ironiquement le prêtre du dieu philistin Dagon d'après la légende racontée 1 Samuel, v, 1-5. Les augures philistins jouissaient d^une certaine renommée; cf. Isaïe, u, 6, passage qui a beaucoup d'analogie avec les versets 8-9.
D^pj^iî? =arpnbN; ^f. -^nbit d^j'iij! ij^ya» « d'autres
dieux que toi ont voulu être nos Ba'als > (Isaïe, xxvi, 13); Tépithète Q^no, « morts », et tD^itS"). « ombres, lares », qui
s'applique à ces Q^j'lX» caractérise les faux dieux dont les sacrifices se disent D^np ^TOÎ (Psaumes, cvi, 28). DrpjlN n^3 désigne le temple du faux dieu que les prêtres remplissent de biens enlevés de force (oon) ^" P^^ '*^ ^^^e (nDiû) ^^ se fai-
sanl payer cher les opérations magiques et augurâtes.
^0- D'^jnn ")J^Ê*» ^ porte des poissons », nom d'une des . portes de Jérusalem (Néhémie, m, 3).
natttoi ï^om d'un quartier de Jérusalem (II Rois, xxii, 14).
rtî^35n» ^ *^^ collines », probablement, le nom d'un quartier extrême.
11. tt^pûHi « le mortier », nom d'un quartier riche et commerçant. — Par |^j;j) oy, t peuple de Chanaan, Phéniciens », il faut entendre les banquiers faisant des affaires avec des groupes ou des pièces d'argent, ûq^ ^^>D5i de ^^3,
€ porter, enlever » , d'où aussi ^j^j, t charge, fardeau, poids » .
12. 1^1133' ^ ^^®^ des chandelles ou lampes », afin de ne laisser échapper personne.
DîTipiî^ bV D^^Ç^p^> ^^ s'épaississent sur leurs lies », dé-
signe d'abord les vins qui, restant longtemps dans neaux immobiles, s'épaississent sur la lie du fond, \ laphoriquement, les hommes qui n'ont jamais été par un revers de fortune et vivent dans*la sécurité et ( souciance. Une image analogue Jérémie, XLyiii, 1 1