‹ Recherches bibliquesChapitre 82 sur 84 · René Basset, ibidem^ p · texte numérisé non relu

René Basset, ibidem^ p

Deux tortues complaisantes se chargèrent de la corvée, l cident survint quf porta malheur à Tune des porteui annihila en même temps la bonne volonté du vieillard et !'• des hommes. La lune, portée par une tortue à longues p arriva sans encombre à la rive opposée, tandis que la chargée du corps humain, qui avait de courtes pattes in blés de nager longtemps, se noya et laissa tomber le coi fond de l'eau. De là vient que l'homme mort ne revit J2

Le conte Nyam-Nyam apparaît d* abord vide de tout b ligieux; la mort des hommes n'est pas l'effet de leur mais celui d'un simple hasard. A la réflexion, la chos< est pas ainsi. La lune reste le symbole de la résurrection bon vieillard, dieu ou magicien, qui est peut-être Luni même, veut avantager l'homme de sa propre survivance tefois à la condition que le cadavre et la lune soient trans à l'autre rive du fleuve. Deux tortues se chargent de la o mais Taccident que l'on connaît fait échouer le magn projet du vieillard.

Même chez les fameux anthropophages Nyam-Nyam, vinité se montre sympathique au genre humain et cherch accorder la reprise de la vie terrestre après la mort . Les cri modernes ont fait de Yahwé un tyran sans cœur qui rc céder, ne fût-ce que dans la pensée d'un moment, à pa avec les hommes ses privilèges de savoir et de Timmort au point de vue de la logique, l'anthropophagie africai bien supérieure à la bibliophagie raffinée de la Hîgh C\ School européenne.

Voilà enfin le dernier parallèle que nous croyons ul

"présenter dans l'intérêt de nos recherches actuelles. Ce

légende nègre qui tend à expliquer d'une manière bien

nale la nature de l'homme, sa présence sur la terre et Pi

de la divinité à l'y répandre.

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