‹ Recherches biochimiques sur les protéiques de la levure [microforme]Chapitre 12 sur 59 · D EE · texte numérisé non relu

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ce l'azote de l'acide aminé est détaché sous forme d'ammoniaque. Dans le cas des peptides, il y a hydrolyse préalable, puis en général « désamination ». La levure n'agit pas autrement lorsque l'azote lui est fourni sous forme d'acides aminés : le mécanisme est peut-être un peu plus compliqué, il y a rupture du chainon terminal et formation d'un alcool contenant un chainon carboné en moins, mais en fin de compte on aboutit encore à une désamination (1).

ion généralise, on voit qu'une conclusion — possible, mais non nécessaire — peut être tirée de ce qui précède : c'est qu un corps azoté donné paraîtra un aliment d'autant meilleur qu'il fournira plus facilement son azote à l'état d'ammoniaque {sous réserve, bien entendu, qu'il ne se forme pas en même temps de produits toxiques ou capables de gêner l'assimilation de l'ammoniaque). Cette désamination préalable des corps azotés plus où moins complexes fournis au végétal, avant toute utilisation de l'azote, nous ramène aux deux cas à et 4 (voir plus haut, p. 12).

Née pensait que la constitution chimique des aliments Joue un grand rôle dans leur faculté d'assimilation par les plantes (2), mais cette constitution n'a pas, d'après ce qui précède, l'importance qu'il lui supposait, au moins pour les aliments azotés (3).

En résumé, il faudrait done admettre que chez Les régélaux hétérotrophes, l'assimilaiion de l'azote, que celui-ci soit donné sous forme minérale (sels ammoniacaux, nitrates) ou organique (protéiques, r ptides. acides aminés, amides, amines, noyaux divers, revient loujours en définitive à une /ormation préalable d'ammonirque, qui se fire ensuite sur le sucre où un de ses produits de transformation.

Cette conclusion est sans doute valable dans la plupart des cas. Mais il est bien probable qu'il y a, comme chez les plantes autotrophes, plusieurs modalités dont certaines nous sont

(A) F. Enrucn, Zeits. d. Ver, d. deut, Zuckerind., 1. 55, p. 539 (1905).

(2) Næcerr, Botan. Mittheil., !. 3, 1,308 (4879). (3) Josr, lor. cit., p. 180.

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