NO'H + H - COH — 2N0°'H + H°0 + CO* NOH + 2H -COH) — HN - CO* + 2H
Le nitrile ainsi obtenu pourrait, suivant} action classique, donner les divers acides aminés en s'unistant à l'ammoniaque et à l'aldéhyde correspondant : avec l'aldéhyde formique, on
aurait le glycocolle :
OH H-COH + HCN—H'CS + NH° — ÈT IN Ni NUE + HO + do NEN NCOONE:
De mème, avec l'aldéhyde acétique, on aurait l'alanine ; avec l'isovaléraldéhyde, la leucine, et ainsi de suite, de sorte que la
(4) Lurz, Thèse, Paris 1909, p. 224.
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En
réaction a une portée générale, à condition que se trouvent présents les aldéhydes nécessaires.
b) Le nitrile formique pent aussi prendre naissance aux dépens d'un sucre, avec production d'oxalate de potassium et mise en liberté d'oxygène (1) :
20H09 + 6NO'K = 6CNH + 3C'0K*? + 9H°0 + 0°.
On voit que l'acide cyanhydrique, en s'unissant au formaldéhyde, donnerait :
CH°0 + CNH= - CHE - CO - NH -
c'est-à-dire un chainon d'acide aminé, capable de produire l'un ou l'autre de ces acides, où même des peptides. Ainsi, pour la glycylglyeine, on pourrait envisager une réaction telle que :
20H20 + 2CNH + H°0 = CHNH:- CO - NH - CHE - COON.
On admet que la lumière (radiations les plus réfrangibles du spectre) a une action prépondérante dans la formation des protéiques (hypothèse de Senimeen (2,, en 1888). « Pendant la nuit, « la feuille élaborerait, aux dépens de l'azote minéral, des « composés amidés : ceux-ci, à Ja lumière solaire, se transfor- « seraient en composés protéiques (3) ». Certains at teurs. Zaueski entre autres (4), pensent au contraire que la lumière ne joue aucun rôle essentiel dans l'assimilation de Fazote : en présence de sucre, en effet, la synthèse des protéiques à lieu à l'obseurité : il en est de mème dans les graines.
La Lumière n'intervient pas dans les phénomènes de synthèse chez les plantes autotrophes si on leur donne du sucre
eu présence de certains composés azotés, urée, glycocolle,
(1) G. Axvré, Chimie végétale, Paris 1898.
(2) Seummeer, Botan. Zeitung, \. 46. p. 65 (1888). (3) G. AxDré, loc. cil., p. 222.
(4) Zaseski, Botan. Centralbhl.. 1. 87, p. 217 (1900).
en ve
é- asparagine, glutamine ; c’est ce qui résulte des expériences de Hawsreex (1), qui sont malheureusement critiquables à plusieurs ” points de vue et mériteraient d'être reprises. et Lors de la germination, il y à dislocation des protéiques de la graine, puis de nouveau reconstruction dans la jeune plante. « Les protéiques de la graine sont décomposés en fragments « (acides aminés). Si la germination a lieu à la lumière, les #4 L à « amides ne s'accumulent pas dans la plante parce qu'elles 4 Ë « sont retransformées en protéines dans les régions où a lieu la | « nouvelle formation; mais si elle a lieu à l'obscurité, les a. # « amides, en particulier l'asparagine, s'accumulent (2) ». se É je fait ainsi de l'asparagine et de la glutamine, tandis que les pro- 4 + = duits de l'hydrolyse des protéines sont surtout les acides aspar- 2 Li : tic ae et glutamique. Les amides résulteraient de l'oxydation de TA : ces acides aminés (3). Les proportions sont aussi très différentes, 4 sans doute parce que les corps autres que les deux amides 4 : susnommées sont utilisés de suite, même à lobseurité. 4 E. Scauzze à d'ailleurs montré que les acides amin“ prove- : nant :les protéiques sont décomposés dans la plante, : ammo- 4 lu niaque qui en résulte pouvant donner avec le suere de laspara- 0- É gine et de la glutamine, selen les équations déjà indiqrées 3 it, (p: 6) :
be CHOSE 2N HP = CHÉNEO® HE C'HSON + 92H20 3 ses CHOSE NT — CHHON20 CHPON H 21P0. 4 ” re IL est à noter que d'après Haxsreex (/oc. rit), F'alanine, la se leucine, ne conviennent pas à la synthèse des protéiques À à dans la plante aussi bien que lasparagine, la glutamine et à ; l'urée. 4 ét 4 \
Les amides sont rapidement transformées en protéiques dans les germes, à la lumière, mais seulement dans une atmosphère contenant du gaz carbonique : preuve que cette synthèse est
(4) Haxsrezx, Jahrb. f. iwvissenschaftl. Botanik, t. 33, p. #17 (1899).
(2) Josr, Pflansenphysiologie, trad. anglaise de Gibson, Oxford 1907, p. 173.
(3) G. ANDRé, loc. cit., p. 371.
EN. 2e
liée à la formation des hydrates de carbone par l'assimilation
chlorophyllienne.
Plantes hétérotrophes
Examinons à l'aide de ces faits ce qui se passe chez les planles hétérotrophes. Chez les végétaux non chloroplhiylliens, qui ont à leur disposition du glucose, mais non de l'aldéhyde formique, et qui peuvent néanmoins emprunter leur azote aux nitrates et à Fammoniaque (champignons inférieurs), où à L'ammoniaque seulement (levure), Les réactions indiquées précédemment ne peuvent être toutes admises. En particulier, il est probable que celles dans lesquelles l'aidéhyde formique joue un rôle essentiel doivent être éliminées. I reste alors comme réactions pouvant conduire à la formation des acides aminés :
a) La fixation de Fammoniaque sur un sucre en C, donnant d'abord de la glucosamine (1). ce corps pouvant être ensuite réduit jusqu'à la norleucine (voir 4, 4);
b\ L' « amination » des acides cétoniques tels que l'acide pyruvique, qui peut provenir de la décomposition des sucres servant d'aliments à la plante (4.7. L'acide pyruvique, en particulier, est produit par la levure, comme l'a montré A. FER\- Bacu (2) et son importance apparait somme de plus en plus considérable dans le métabolisme des hydrates de carbone et des protéiques, aussi bien chez les animaux que chez les végétaux :
e) Pour les chan pignons qui utilisent l'azote nitrique, il peut vavoir d'abord réduction à état d'ammoniaque, qui est
ensuite utilisée, On retombe alors sur un des cas précédents.
(t) Cette réaction se produit très vraisemblablement chez les champiunons dont l'enveloppe cellulaire contient de la chitine (dérivé de la glucosamine) ou des produits azolés intermédiaires entre la cellulose et la chitine.
23 A. Ferxeacn et M, Semex, CR. lead, Seiences, &. 457, p. AATS (1943).
LL est à remarquer, en ellet, que si l'on peut admettre chez certaines plantes vertes et dans certains cas une synthèse des acides aminés par l'intermédiaire de l'acide evanhydrique, démontrée d'ailleurs par les recherches de Treus (D), cette hypothèse est plus difticilement soutenable chez les végétaux sans chlorophylle, ou ce corps n'a pis encore été constaté. On ne connait pas de bactéries qui produisent de l'acide cyanhydrique, et les glucosides qui dérivent de ce produit n'existent pas chez les champignons, bien que ceux-ci semblent partieulièrement aptes à sécréter les ferments hydrolysant ces mèimes glucosides.
Un grand nombre de végétaux hétérotrophes empruntent leur azote à des produits organiques plus on moins complexes, depuis les amides voisines des sels ammoniacaux, jusqu'aux protéiques les plus compliqués, en passant par les peptides et les acides aminés On trouve généralement que les aliments complex « sont sim litiés par le jeu de ferments appropriés, de telle sorte que le: protéiques, par exemple, sont ramenés aux acides aminés qui les constituent. Dans bien des cas, le mécanisme simplificateur est encore inconnu (utilisation des alcaloïdes, des noyaux hétéroeyeliques, ete).
Quoi qu'il en soit, beaucoup de plantes, en consommant les protéiques, ne s'arrètent pas au stade acide aminé, mais vont d'emblée jusqu'à lammoniaque : c'est le cas de l'Aspergillus niger, étudié par BUTkEWITSCH (2), et de nombreuses bactéries.
On peut facilement faire pousser des moisissures sur des milieux
contenant des acides aminés ou des peptides € ique source d'azote ; l'Asp. niger pousse tres bien sut s sub-
stratums. Il forme ses protéiques indépendamment de l'aliment azoté fourni, c'est-à-dire que leur composition n'est pas influencée par la nature de l'acide aminé fourni ainsi que Font montré Agpengazoen et Roxa (3). Il parait évident que dans ce
(4) Treus. Ann. Jardin bot. Buitensorg, \ 43, p. 4 (4895) ; ibid., 2e sér., t. 4, p. 86 (1905).
(2) Burkewirscn, Jahrb. f. wissenschaftl. Botanik, 1.38, p. 147 (1903).
(3) Asvenuaznex et Roxa, Zeifs. physiol. Chemie, 86, n. 179 (4905).