‹ Recherches biochimiques sur les protéiques de la levure [microforme]Chapitre 16 sur 59 · NS · texte numérisé non relu

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important, à savoir la grosseur relative des cellules. Cette grosseur varie dans d'assez grandes proportions, surtout avec les milieux artificiels formés de corps définis. D'autre part, connaissant le poids de levure, il est facile d'y rapporter les variations pondérales de :omposition du milieu employé, et les résultats v gagnent en netteté.

Méthodes analytiques employées

J'indiquerai très brièvement les méthodes que j'ai utilisées, me réservant de donner des indications détaillées sur la méthode de dosage de l'ammoniaque que j'ai étudiée et que j'ai été conduit à adapter particulièrement à mes recherches.

1° Dosage du sucre. — Ce dosage a été fait au moyen d'une liqueur de Fans titrée, tantôt par simple décoloration, tantôt par le procédé de LEHMAxx modifié par MaQuEnxE, avec titrage à l'hyposulfite (1).

2 Dosage de l'alcool. — On distille 50 ce. du liquide de culture, préalablement neutralisé. Le liquide recueilli, amené au volume primitif, est examiné au moyen du compte-gouttes de Dueraux (2. On peut ainsi mesurer avec une précision suffisante les petites quantités d'alcool produites.

30 Azote de la levure. — La levure recueillie sur filtre taré étant pesée, on introduit le filtre et son contenu dans un ballon, on ajoute de l'acide sulfnrique, un elobule de mercure, et on procède comme dans la méthode ordinaire de KsELpau.

4° Azsote total du liquide. — Ce dosage est fait comme ci-dessus, sur 50 ce. du liquide préalablement évaporés au bain de sable en présence d'un peu d'acide sulfurique.

5 Dosage de l'azote ammoniacal. — Ce dosage est partieulièrement délicat, car il doit être effectué souvent en présence

de matières azotées facilement décomposables, amides, pro-

(4) MAQuENNE, Bull. Soc. Chimique, 4e ser, À. 49, p. 926 (1898). I E. Deccaux. fun, Chim. et Physique, je sér.. 1. 2. p. 233 (AS74).

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duits d'autolyse mal connus, susceptibles de dégager de l'ammoniaque si on opère sans précautions spéciales. Les résultats obtenus ne peuvent prendre leur valeur que si ce dosage est rigoureux : j'y ai done appor pour le dosare de l'ammoniaque en préant la plus facilement altérable des

té des soins tout particuliers.

Jai d'abord essayé, sence d'urée (celle-ct ét amides étudiées) la distillation avec la magnésie. été chauffée au rouge sombre, au

La magnésie empioyée à ates, atin de chasser l'am-

jour à moule, dans des capsules pl r. Après un temps suffisant, où

moniaque qui peut s'y trouve e très chaude dans

laisse refroidir et on enferme la poudre encor des flacons séchés à 105° et encore chauds.

L'urée utilisée avait été recristallisée à plusieurs reprises dans l'alcoo! chaud. Sa solution dans l'eau ne donnait absolument rien avee le réactif de NESSLER.

J'ai fait alors les essais suivants :

a) 5 grammes de magnésie sont bouillis avec 300 cc. d'eau redistillée dans le ballon de L'appareil SCHLOŒSIN6 ; on recueille dans 10 ce. d'acide sulfurique déecime. Après titräge, on ne trouve pas la plus légère trace d’ammoniaque.

bi 5 grammes de magnésie et 10 ce. d'une solution d'urée à environ 8,70 p. 100 sont bouillis avec 300 ce. d'eau pendant une demi-heure; on recueille 4 mgr. 80 d'azote ammoniacal. l'azote dans la solution d'urée, par hydrolyse sul-

Le dosage de lique 32 mgr. 90 d'azote pour Îles

furique et distillation, inc Au bout d'une demi-heure de distillation, la

10 ce. employés.

environ 9,9 p. 100 de l'azote de

magnésie à donc dégagé l'urée.

J'ai alors essayé d'opérer la distillation dans le vide. D'autre r dans les conditions des expériences à

part, afin de se place e de voir si la formation de phos-

réaliser, il était indispensabl phate ammoniaco-magnésien ne peut troubler le dosage. L'expérience à été disposée de la manière suivante : On a faitune solution Ade tartrate neutre d'ammonium,une d'urée B. une autre C de phosphate ammoniaco-magnésien

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dissous dans l'acide tartrique ; on a alors procédé aux dosages qui suivent :

1° On mélange 10 ec. de A, B et C, on attaque par l'acide sulfurique et on distille avee de la soude, sous la pression ordi-

naire.

Trouvé : Azote total. . . . 94,50 mer.

2 10 ce. de solution de tartrate d'ammonium A sont bouillis avec 5 grammes de magnésie et une quantité suffisante d'eau, dans le vide, à une température de 40° à 45°.

AZOÏCT 0 41,30 mer.

3 10 cc. de solution d'urée B, hydrolysés par l'acide sulfurique, sont distillés avee de la soude, sous la pression ordipaire.

NA0tE Cm: 37.80 mer.

4° 10 ce. de solution À et 19 ce, de solution B sont distillés avec la magnésie, dans le vide, AZOIG EE 41,30 mer.

La distillation dans le vide en présence de magnésie n'altère done pas l’urée, D'ailleurs, le résidu, repris et hydrolysé par

l'acide sulfurique, donne par distillation avee la soude : AZOtO 31,33 mur. (1)

5 10 ce. de solution de phosphate ammoniaco-magnésien € sont distillés avee de la soude tant qu'il passe de lammoniaque.

ARMES sl 4 16,10 mgr.

6° 10 cc. de chacune des trois solutions À. B et C sont bouwil-

lis en présence de magnésie, dans le vide, à 10-45, AZOLE, Le 19,70 mer.

La quantité totale d'azote ammoniacal étant de 41,30 + 16 10

(4) Aulieu de 37.80 mgr

+ s Le à $ ; | le 4 + 4 :

HR ONRABENE

— 57,40 mgr., on voit que Île phosphate ammoniaco-magnésien ne subit qu'une décomposition partielle dans ces conditions. La méthode n'est pas applicable, par conséquent, au dosage de l'azote ammoniacal en présence de phosphates, mais elle s'applique au contraire parfaiement sion prend soin d'éliminer au préalable l'acide phosphorique. J'ai suivi, dans ce but, les indications de Fnésénies (1

Voici finalement Le mode opératoire auquel je me suis arrêté : A 50 où 100 ce. du liquide en expérience, exactement mesurés, on ajoute quelques gouttes d'acide ehlorhydrique pur, puis de l'acétate neutre de plomb, en solution à 10 p. 100, jusqu'à cessation de précipité. On ajoute alors un peu de carbonate de plomb en poudre fine, on agite et on laisse digérer pendant 15 à 18 heures. On jette sur filtre, on lave soigneusement le dépôt à l'eau froide; le liquide renferme tout lazote ammoniacal.

Ce liquide est introduit avec 5 gr. de magnésie dans un ballon à fond rond, muni latéralement d'une tubulure très courte, par laquelle plonge un tube eftilé, relié au moyen d'un caoutchoue épais avec le tube de rentrée d'air. Ce dernier est luimème en relation avec un barboteur contenant de Pacide sulfurique au À 1 destiné à arrêter les traces d'ammoniaque contenues dans Fair. Le caoutehoue porte une pinee à vis qui permet de régler la rentrée de Fair.

Le ballon étant adapté à un appareil de SenLoesiNG- AUBIN, on lixe au réfrigérant vertical de celui-ci un tube de verre à ampoule qui plonge dans une tiole conique en verre épais contenant une quantité exactement connue et en excès d'acide sulfurique titré (10 ce. d'acide normal. On fait le vide par la tubulure latérale de cette fiole et on chaulfe Le ballon au bainmarie, On règle alors la rentrée d'air de façon à obtenir des bulles capables d'entretenir ane ébullition assez calme, tout en

maintenant la magnésie en suspension. On recueille environ

(1) Frésénius, Traité d'analyse chimique quantitative, trad. Gautier, 7e éd, fr. Paris, p. 34N

D a A à A he Sr D PL HR La mt co Sd Le 9 à

oh 120 à 150 ec. de liquide, ce qui demande à peu près 35 à

40 minutes, en ayant soin de refroidir convenablement Île réfrigérant par un courant d'eau suffisant (fig. D).

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Fix. 1. — Appareil pour le dosage de l'ammoniaque.

Le contenu de la fiole conique est alors versé dans un ballon Jjaugé de 250 ee. : on complète jusqu'au trait avec le liquide de lavase et on titre à la soude décime sur 25 à 50 ce. Le titrage est fait à une température voisine de l'ébullition, avec le tournesol d'orcine comme indicateur. est bon de faire au préalable un essai à blane pour véritier la concordance des liqueurs titrées.

Voici Le résultat d'une expérience de contrôle faite par ce procédé. On a préparé trois solutions : À de tartrate neutre d'ammonium, B d'urée, C de phosphate ammoniaco-magnésien (dans l'acide tartrique).

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