RÉSULTATS GÉNÉRAUX ET CONCLUSIONS
Voici, sommairement exposés, les principaux résultats obte-
nus au cours de ce travail :
4e L'urée peut convenir à l'alimentation de la levure comme unique source d'azote, en présence de sucre. Elle favorise le développement du végétal et permet à celui-ci,
en même temps,
de tormer une zymase active.
2 Avec des teneurs en Sucre “assimilation de l'urée est médiocre et la levure formée est pauvre en azote : si on élève la proportion à 20 0/0, la quantité d'urée assimilée augmente beau- , est plus grand, cette levure est
voisines de 10 0/0, dans un
milieu minéral, |
de sucre coup, le poids de levure formé plus riche en azote.
3° Si, toutes choses ë cultures des quantités croissantes d’urée, formée et la quantité d'azote assimilé tendent vers un maxint, de la teneur centé-
gales d'ailleurs, on introduit dans Îles la quantité de levure
mum ; il en est de mème, par conséque simale en azote. Ce fait parait avoir une portée générale. La à dépend de la quantité de levure ensemenc
valeur du maximun cée et de la nature de l'aliment azoté.
allélisme étroit entre les fermentations proec une levure déterminée, lors-
&e Il y a un par duites dans un milieu donné, av tantot sous forme d'urée, tantôt sous
que l'azote est fourni, l ammoniacal correspondant - il est done extrème-
forme du se “dée de sa it ee
ment probable que l'assimilation de l'urée est préce
transformation en ammoniaque.
5° L'acétamide, La propionam le, la betvramide, sont des aliments azotés bien plus med cres que l'urée ; seule, la formiamide parait compaiï ble à te dernière, mais on doit réserver toute conclusion à son sujet produit expérimenté n'étant pas pur.
6° Il n'a pas été possible de manifester la présence d'uréase ui de ferment hydrolysant Fac tamide, soit dans Les cultures ou les macérations de levure, soit dans le sue de presse obtenu en partant de levure développée sur un milieu à urée.
m De tousles faits déjà constatés, on peut tirer cette conelusion que la levure, comme les végétaux verts, construit Les matières azotées de son protoplasma à parti de l'ammontaque et de produits tevnaires en relation étroite avec les sucres. L'azote qui lui est fourni sous forme de combinaisons organiques est ramené à l'état d'ammoniaque avant toute utilisation. Les amides ne paraissent pas donner bu à une exception à cetie règle.
8° Les cultures de levure dans les milieux où l'azote est donné sous forme d'amides, seules où mélangées à des sels ammoniacaux, renferment des quantités importantes d'acide formique. En général, il n'y à pas de relation entre la quantité de cet acide et la quantité de levure produite, non plus qu'avec l'activité de cette levure vis-à-vis du sucre. L'acide
formique ne provient pas de Ja molécule de Famide consom-
mée ; sa formation parait ètre en rapport avec a décomposi-
tion du sucre en alcool et gaz carbonique, comme :e supposent
H. Franzex et Srerruux. Cet acide pourrait êt \ terme de
passage qui ne persiste pas dans les conditions uelles : sa
destruction ou sa transfo tion se trouvant ea! eu pré-
sence des amides, il s'accumulerait alors dans iteu, E 9 On peut extraire par : acération aq e da
préalablement lavée et séchee selon les donne: de Bet
deux protéiques nouveaux, dont l'un est une spho
l'autre étant une aibumine vraie. Les rendeme: * son sic
rablement accrus si on opère en smilieu faibles. at al :
température de 35°.
du premier pour % du secoi levure de Bucuxen p paré soit à la : ièr
et les carbonates né ; 1,86 0/0 Ge phos]
la cuséine du lait et l'action de la presure, mai
40 Les pr téiques sont en moyenne lans Le rapport de |
| ls -xisuont dans le sue de nuire, soit par
congélation à basse empérature ; 0! de n droit <d'ad-
mettre leur préc istes te dans la lei va 44e La phosphopreine, à quelle jai à né le om de zymocasé +, est ns ble d eau, - luble dans les lealis elle renferme 16,15 0 0 d'a te et
proprié s, elle se place entre line de l'œuf ; elle coagule sous Hioins complètement que la cuséine elle coagule également sous
la V
du lait. | sue d vure l'action di prés! peu active du reste, qui + trou
eteves de coloration, la Zyn: "aseim
dans ce suc. Pai ces de réserve des grains d'aleur
se rapproche des s “es, sans que l'on puisse €
et des corpuseules miétachrort
e à l'identité.
{& L'albumane de levure, qi ulable par la chaleur dès 4!
j'ai appelée cérévisin
0 da iu ei “OA donne nluste coagula-1ons jusqu'à 70°, sans qu'il so mm de parler lusie vs substances différentes. | 1635 6,0 d az + 6 :#) 0 aviron de soufre ave “M de phospho ment accidentelles. Par ses tions colorées, elle s porte comme les substances prot plasniques.
13° L'étude de l'hydrolyse à de de la zymocaséine ontirme le -approchement déjà fait de cette substance iséine
de vue de la répartition de l'az: quan -
u lait, au point
tités d'histidine,
cérévisine, elle parait assez voisine de certain la léguméline de pois ; elle en diffère cepenrginine et par
avginine et lysine qu'elle renferm.. Quant à la
es albumines
végétales comme dant par sa moindre teneur en à ait Le protéique le plus riche en C'est à cette albumine qu'il f DER ave un mélauge
sa richesse en lysine, qui en f lysine qui soit actuellement connu. aut en effet rapporter le résultat déjà obtenu par Sert:
mal détini.
44° Parmi les acides monoaminés résultant de l'hydrolyse,
le plus important est le tryptophane, qui est fourni en quan-
tité notable par les deux protéiques : la zymocaséine en contient 1,51 0/0 et la cérévisine 2,28 0/0. Cette dernière est actuellement le protéique le plus riche en tryptophane qui soit connu.
15° La teneur particulièrement élevée de la cérévisine en tryptophane et en lysine pourrait faire jouer à ce protéique un rôle important dans l'alimentation, en lui permettant de suppléer, par son mélange avec certains aliments, à l'insuffisance de ccux-ci en acides aminés indispensables. La cérévisine est très assimilable par l'organisme animal et permet de le maintenir en équilibre azoté.
46° L'hydrolyse des protéiques de levure sous l'action de la pepsine et de la trypsine conduit à la formation d'albumoses et de peptones, lorsque l'on opère sur des produits isolés de la levure. L'absence de peptones habituellement constatée dans les produits d’autolyse de la levure ou dans le suc de levure est due à l’activité de l'érepsine qui s’y trouve.
Enfin, j'ai donné la description d'un appareil simple pour le dosage de l'ammoniaque en présence des amides facilement altérables comme l'urée ; d'autre part, j'ai fait connaitre les ceuses d'erreur des méthodes de dosage colorimétriques du tryptophane décrites par divers auteurs et indiqué une technique qui donne des résultats satisfaisants.
D'une manière générale, j'ai pu montrer que sil n'est pas possible de suivre dans ses différentes phases la transformation de l'aliment azoté fourni à la levure en substances protoplasmiques, rien ne permet de séparer ces processus de transformation de eeux qui conduisent à la synthèse des protéiques chez les végétaux à chlorophylle.
D'autre part, les protéiques formés dans l'assimilation azo-
tée de la levure paraissent s'éloigner par certains côtés des
protéiques végétaux déjà connus et en particulier de ceux qui
forment les réserves des graines.
De nouvelles recherches, entreprises chez divers représentants des champignons et des bactéries montreront sans doute si les protéiques de la levure constituent les premiers {types
d'un nouveau groupe.