A) - CHO
SES CHOH COOH
Cette hypothèse, empruntée à G. Trier (1), est étayée par la présence de l'alcool aminoéthylique dans certaines plantes.
c) On peut obtenir, par condensation de trois molécules de formaldéhyde, l’aldéhyde glycérique ou glycérose, qui peut donner de la sérine, soit par le même mécanisme que ci-dessus, soit par oxydation en acide glycérique suivie d’une fixation d’ammoniaque où « amination » :
CHOH CH?0H CHOH | | on + O — CHOH + NH- => CHNH: + HO.
| | ir COOH COOH
d) La condensation de six molécules de formaldéhyde fournissant un hexose, celui-ci peut conduire à la leucine linéaire ou norleueine par l'intermédiaire de la glucosamine et de l'acide glucosamique, ce dernier subissant une réduction qui
(1) G. Trier, Veber einfache Pflanzenbasen und ihre Besiehungen zum Aufbau der Eivweissstoffe und Lesithin. Berlin 4912.
des
transforme les chäinons CHOH en chaînons CH? et CH‘0H en CH: :
CHO CHO COOH rs
| bo lan: CHNH? CHNH?
(CHOH)* lcmony Fee - 1e | CHOH CH'OH CH20H CH°
D'après E. Scaurze (1), on peut aussi avoir par l’action de l’ammoniaque sur le glucose soit de l’asparagine, soit de la glütaminé, c'est-à-dire les amides des acides aspartique et glu-
tamique :
C'H20f + 2NH5 — CHSN°20 + CH'OH de 2H°0
asparagine alcool éthylique 3 CH#0° + 2NH° = CHEN?O: + CHSOH + 2H°0, glutamine alcool méthylique
l'alcool éthylique ou méthylique formé en même temps étant ultérieurement brûlé (2).
e) Presque toutes ces hypothèses ont pour point de départ
le formaldéhyde ; on pourrait cependant partir d'autres combinaisons, comme l'acide pyruvique ou le méthylglyoxal, qui peuvent correspondre à des termes dé passage, soit de la synthèse, soit de la dislocation des sucres. Ces corps ont entre eux et avec l'acide lactique des relations étroites et peuvent facilement se transformer les uns dans les autres, comme l’ont mon-
(1) E. Scnuuzg, Zéits. physiol. Chemie, t. 24, p 18 (1898). Cepeñdant, il est bien probable que la formation d’asparagine n’est pas en relation immédiate avec la synthèse des protéiques (PRIANISCHNIKOW, Ber. deut. botan. Gesell., t. 22, p. 35 (1904) ; E. Scnuzze, /d., ibid., p. 381).
(2) On pourrait aussi, par une réaction analogue, admettre la formation de glycyl-glyciné :
CEHO$ < SN HS = CHENE? — CO — NH — CH? — COOH + CÉHSON -L 220 ou de glycyl-alanine : ÿ à CSH06 + 2NH5 — CHÉNH? — CO = Ni — CH — CO0H + CHÉOH + 93H20