‹ Recherches chimiques sur la respiration des animaux des diverses classesChapitre 37 sur 39 · RI · texte numérisé non relu

RI

Poids de l’oxygène consommé . . . 83, 1 12

Poids de l’acide carbonique produit . 1 1 5,682

Poids de l’oxygène contenu dans l’acide carbonique. 84,1 32

Poids de l’azote exhalé . i)073

Poids de l’hydrogène disparu. . . . . o,o5i8

Rapport entre le poids de l’oxygène contenu dans l’acide

carbonique et le poids de l’oxygène consommé . 1,012

Rapport entre le poids de l’azote exhalé et celui de l’oxygène consommé . 0,0129

Poids de l’oxygène consommé par heure .

Poids de l’oxygène consommé , en une heure , par 1 kilogramme de l’animal . . . .

pS® Expérience.

Chien F des expériences 34, 36, 3^ et 38, nourri à la viande pendant quinze jours après l’expérience 38. L’animal était bien portant et ne se ressentait plus, depuis longtemps, des changements de régime qu’il avait subis. Durée de l’expérience, io^'4^’"’ T — 22°.

Poids du chien à son entrée dans la cloche. . . 5845^’’

Poids du chien à sa sortie de la cloche . 5724

Perte . 121

Composition du gaz au commencement de l’expérience.

Acide carbonique. .... 1^4^

Hydrogène . 67,06

Oxygène. 28,69 Azote . 12,88

Composition du gaz à la fin de Vcxpérience.

Acide carbonique ... 2,68

Azote . . i3,36

Excès de la pression finale sur la pression initiale. — o°^"',7

gr

Poids de l’oxygène consommé . 82,087

Poids de l’acide carbonique produit . . . 86,994

Poids de l’oxygène contenu dans l’acide carbonique. 63,268

Poids de l’azote exhalé. . . . 0,202

Poids de l’hydrogène disparu . . . 0,0286

Rapport entre le poids de l’oxygène contenu dans l’acide

carbonique et le poids de l’oxygène consommé . ^>77 *

Rapport entre le poids de l’azote exhalé et celui de l’oxygène consommé . 0,0024

Poids de l'oxygène consommé par heure. . . . 7^'’, 636

Poids de l’oxygène consommé , en une heure,

par I kilogramme de l’animal . is'’,320

94® Expérience.

Cinq grenouilles pesant 280 grammes, dans un mélange d’hydrogène et d’oxygène (novembre 1847). Celte expérience a été faite dans le petit appareil , en composant l’atmosphère comme nous l’avons dit (page 200). Les grenouilles sont sorties de l’appareil parfaitement vivantes , et elles ont vécu longtemps après. Durée de l’expérience, 5^ 13*". T — 17°.

Composition du gaz au commencement de Vexpêrience.

Acide carbonique ..... traces

Oxygène . 21,86

Hydrogène . 77>o3

Azote. . i,ii

Composition du gaz à la fin de Vexpêrience.

Acide carbonique . 0,87

Oxygène . 21,67

Hydrogène . 76,82

Azote . 2,24

Excès de la pression finale sur la pression initiale. — o’"*”,4

Poids de l’oxygène consommé . . 0,1 83o

Poids de l’acide carbonique produit. . 0,2167

Poids de l’oxygène contenu dans l’acide carbonique. 0,1668 Poids de l’azote exhalé. . . . o,oo36

Rapport entre le poids de l’azote exhalé et celui de l’oxygène consommé . » . . 0,0200

oS'’,o352

Poids de l’oxygène consommé par heure . .

Poids de l’oxygène consommé, en une heure, par I kilogramme de l’animal. . . . o®^, 126

Le lapin D,^ à ralimentalion du pain, a été soumis successivement à l’expérience 24 dans l’air normal, à l’expérience 89 dans une atmosphère beaucoup plus riche en oxygène , enfin à l’expérience 92 dans une atmosphère un peu plus riche en oxygène que l’atmosphère terrestre, et dans laquelle l’hydrogène remplaçait l’azote en grande partie. Le rapport entre le poids de l’azote exhalé et celui de l’oxygène consommé a été :

Dans l’air normal . . . . 24. . • o,oo33

Dans l’atmosphère riche en oxygène . . . 89. . . o,ooi5

Dans l’atmosphère où l’hydrogène remplaçait

l’azote . . . 9^ * • • 0,0129

Le dégagement d’azote a donc été beaucoup plus considérable dans ce dernier cas 5 mais il est très-possible, et même probable, que la plus grande partie de l’azote exhalé provenait de l’air atmosphérique, plus ou moins altéré, cjui se trouvait dans les diverses cavités de l’animal, et qui a été remplacé, successivement, parle gaz composant la nouvelle atmosphère.

Le poids de l’oxygène consommé par heure a été ;

Dans l’air normal . 24.*. 8,908

Dans l’atmosphère riche en oxygène . ^9 - • • ^ 5^94

Dans l’atmosphère où l’hydrogène remplace

l’azote . 92. . . 4,023

La consommation d’oxygène a été noLahlernent plus grande dans ce dernier cas, ce que nous croyons pouvoir attribuer au plus grand pouvoir refroidissant du gaz hydrogène ^ l’animal, pour conserver se température normale,

est oblige de res})ii’ei‘ plus aclivcnient que dans ratniosplièrc ordinaire.

Le rapport entre le poids de Toxygène contenu dans l’acide carbonique et celui de l’oxygène total consomme a

été :

Dans l’air normal . 24 . •• ^j997

Dans l’atmosphère riche en oxygène . ^9* • • - >^4^

Dans l’atmosphère où l’hydrogène remplace

l’azote . . . 9^- • • • 1,012

Ce rapport a donc très-peu varié dans les trois expériences.

L’expérience pS a été faite sur le chien F, qui avait été nourri de viande pendant quinze jours après l’expérienceSS. Nous pouvons comparer entre elles les expériences 34 et 98, où l’animal était soumis à la meme alimentation. Le rapport entre le poids de l’azote exhalé et celui de l’oxygène consommé a été ;

Dans l’air normal . 34. . • 0,00066

Dans l’atmosphère où l’hydrogène remplace

l’azote . . . . 93 .. 0,00129

La consommation d’oxygène, par heure, a été :

gr .

Dans l’air normal . . . 34 - • • 6,670

Dans l’atmosphère où l’hydrog. remplace l’azote. 93. , . 7,636

t.a consommation d’oxygène a donc été notablement plus forte dans l’atmosphère riche en hydrogène. On peut en donner l’explication que nous avons énoncée plus haut: cependant, pour que le fait soit bien constaté, il serait nécessaire de multiplier les expériences , car nous avons vu (page 1 3o) que cette consommation variait notablement pour le même individu, soumis à la même alimentation, par des circonstances qu’il est impossible de prévoir ou de diriger.

l^e rapport entre le poids de l’oxygène conlenu dans l’acide caibonique el celui de l’oxygèiu’ îolal consommé

a été :

Dans l’air normal . . 34* • • o,'^52

Dans l’atmosphère où l’hydrog. remplace l’azote. 98 . . . o , -jy i

Ce rapport est donc resté sensiblement le même.

Nous pouvons comparer les expériences yo, yi et 72, faîtes sur des grenouilles dans l’air normal, avec l’expérience 94 faite, à la même époque, sur des grenouilles prises dans les mêmes conditions , mais dans une atmosphère où l’hydrogène remplace l’azote.

Nous ne nous occuperons pas de l’azote 5 nous avons trouvé, tantôt une exhalation, tantôt une absorption d’azote 5 mais celles-ci sont toujours très-petites, et à peu près de Tordre des erreurs que Ton peut commettre dans ces expériences où Ton opère sur de petites quantités de gaz.

La consommation d’oxygène faite par heure, par i kilogramme de grenouilles , a été :

gr

Dans l’air ordinaire. . . . . ^ 71... 0,089

( 72. . . O, io3

Dans l’atmosphère on l’hydrog. remplace l’azote. 94* • • 0,126

La consommation d’oxygène a donc encore été notablement plus forte dans l’atmosphère où Thydrogène remplaçait l’azote. Il est important de remarquer que cette consommation a beaucoup varié dans les trois expériences faites dans Tair atmosphérique ordinaire.

Nous pouvons déduire des expériences qui précèdent, la conclusion suivante : La respiration des animaux, au ntilieu d'une atmosphère ou V hydrogène remplace V azote, se fait exactement de la même manière que dans V air atmosphérique normal, La consommation d' oxygène paraît seulement plus grande ; ce qui lient, prohahlement, à ce que l'animal est obligé de respirer plus ahondamment pour répare!' une plus grande perte de chaleur qu'il fait

au contact de U hydrogène^ dont le pom'oir ivJroidLSsanl est beaucoup plus considérable que celui de V azote. On retrouve 3 à la fin de V expérience , la, presque totalité du gaz hydrogène qu on avait introduit dans la cloche^ la petite quantité de ce gaz qui disparait, a probablement pénétré dans le corps de V animal, et a remplacé de F azote qui s y trouvait : cette circonstance augmente V exhalation apparente de F azote, et se manifeste par une diminution correspondante dans F hydrogène. 11 est très-peu probable, rbaprès cela , que l’hydrogène et l’oxygène soient susceptibles de se combiner directement pour former de l’eau, lorsque le mélange de ces gaz arrive au contact des poumons*, opinion qui a été émise par plusieurs physiologistes.

Recherches entreprises dans le but de reconnaître LES quantités de GAZ SULFURÉS ET d’AMMONIAO UE, QUI SE DÉGAGENT PENDANT LA PERSPIRATION DES ANIMAUX.

S’il se dégage des gaz sulfurés, ou de l’ammoniaque, pendant la perspiration des animaux, ces gaz se dissolvent dans la liqueur alcaline des pipettes C , C', ou dans l’eau qui mouille les parois intérieures de la cloche 5 nous avons jugé utile de rechercher si la proportion de ces gaz était assez considérable pour qu’il fut nécessaire d’en tenir compte dans le phénomène.

Pour déterminer les gaz sulfurés, nous avons cherché les quantités de soufre contenues dans des poids égaux de potasse primitive et de potasse qui avait servi à absorber l’acide carbonique dans une expérience. A cet effet, nous ajoutions, aux deux dissolutions, de l’eau et de petites quantités de chlorate de potasse; puis, la liqueur étant portée h. l’ébullition, nous y versions de l’acide chlorhydrique poui* sursaturer la liqueur alcaline : le chlore qui se dégageait faisait passer le soufre à l’état d’acide sullurique, ((ue l’on précipitait ensuite par le cldorui'c d(î baryum.

9'2§*’,2o de la dissolut, de potasse primitive de

Texpér. 22 sur un lapin ont donné. .. oS*’,o64 de suif, de baryte.

9iS*’,8o de la même dissolution après l’expcr.

ont donné . . . oS*',o66 id.

Différence. ..... oS^,oo2 ^

938**, i2dela potasse primitive de l’expér. 3o

sur un chien ont donné . 081*^072 de suif, de baryte.

938’’, 75 de la même dissolution après Texpé-

rience ont donné . . oS’^,oy5 id.

Différence . o8^,oo3

978“', 32 de la potasse primitive de Fexpér.

sur une poule ont donné . . . oS*’,o52 de suif, de baryte.

978'“, 42 de la même dissolution après l’expé'

rience ont donné . o8i’,oÎ74

Différence . os*", 002

La potasse i, après avoir servi dans une expérience sur la respiration, ne renferme donc pas sensiblement plus de soufre qu’avant-, les différences que nous venons de trouver sont trop petites pour qu’on puisse en répondre. On peut en conclure que , pendant la, perspiration des animaux^ la proportion des gaz sulfarés dégagés est exlrêinement petite.

La recherche du gaz ammoniac a été faite dans des expériences spéciales. L’animal était placé dans une boîte portant deux ouvertures opposées. Par Fune de ces ouvertures pénétrait Fair destiné à entretenir la respiration ^ par l’autre, sortait Fair vicié. Le courant d’air était déterminé au. moyen de deux aspirateurs que l’on faisait agir l’un après l’autre. L’air vicié, au sortir de la boîte, traversait une dissolution d’acide chlorhydrique à laquelle on avait ajouté 1 ou 2 décigrammes de bichlorure de platine. Afin que cette dissolution exerçât, plus efficacement, son action dissolvante sur l’ammoniaque contenue dans l’air, on faisait sortir le gaz, sous forme de petites bulles, à travers un grand nombre de tubes étroits plongeant dans la liqueur. On faisait passer, chaque fois, environ 5oo grammes d’air, et l’on entretenait

ainsi la respiration de l’animal pendant huit heures environ. On évaporait alors au bain-marie la liqueur acide, et l’on reprenait le résidu par un mélange d’alcool et d’éther 5 le précipité était considéré comme du chlorure double de platine et d’ammoniaque, mais il était facile de reconnaître que la plus grande partie était formée de prolocblorure de platine provenant de la réduction d’une petite

quantité de bichlorure.

Dans une expérience faite sur un chien, on

obtint un précipité correspondant à .. . o®'',oo52 d’ammon.

Une expérience sur un lapin donna un précipité correspondant à . o®‘*,oo34 >>

Enfin, une expérience sur une poule donna

un précipité correspondant à . . o^*',oo25 »

Ces cjuautités sont extrêmement petites , et même complètement incertaines^ car, ayant fait, quelques jours après, une expérience à blanc , sans placer d’animal dans la boîte, nous obtînmes une quantité de précipité correspondante à oS‘’,oo6o d’ammoniaque; c’est-à-dire plus grande encore que celle qui avait été trouvée dans les expériences sur les animaux.

On peut donc conclure que, dans la perspiration des animaux, il ne se forme que des quantités extrêmement petites d'ammoniaque.

Expériexces entreprises dans le but de reconnaître * l’influence que le corps de l’animal exerce sur le phénomène de la respiration.

Dans les expériences qui précèdent, nous avons étudié la respiration telle qu’elle se produit par le corps entier de r animal ; nous avons déterminé les effets réunis de la respiration pulmonaire et de la perspiration cutanée. Il était important de déterminer la part cpii revient, dans le phénomène total, à cette dernière action, qui est regardée,

par la plupart des physiologistes, comme prodiiisaiil des elïets notables.

Pour y parvenir, nous avons fait deux séries d’expériences : dans la première, nous avons déterminé la quantité d’acide carbonique c[ui se produisait, dans un temps donné , au contact du corps d’un animal enfermé dans un sac imperméable, et dont la tête seule était maintenue au milieu de Pair libre. Nous nous sommes servis d’un sac de toile enduit de caoutchouc et parfaitement imperméable. Sur un des côtés de ce sac se trouvait une ouverture à coulisse, par laquelle on passait la tête de l’animal et qu’on serrait ensuite autour de son cou, après y avoir appliqué du caoutchouc fondu. Du côté opposé, le sac était ouvert afin de pouvoir y introduire facilement l’animal, et on attachait ensuite cette ouverture sur un couvercle en fer-blanc portant une petite tubulure centrale. Enfin, du côté où se trouvait la tête de l’animal, le sac portait une seconde tubulure par laquelle on faisait arriver l’air extérieur. Le courant d’air était obtenu à l’aide d’un aspirateur de 6o litres de capacité, qui communiquait avec la tubulure centrale du couvercle. L’air, avant de pénétrer dans le sac, traversait un long tube en U rempli de pierre ponce alcaline, dans lec[iiel il déposait son acide carbonique^ au sortir du sac, il traversait

1°. Lu tube rempli de ponce sulfuricjue, cjui lui enlevait son humidité^

2°. Deux tubes en U remplis de ponce alcaline, qui condensaient l’acide carbonique formé*,

3^. Un tube à ponce sulfurique, qui retenait la petite quantité d’eau abandonnée par la ponce alcaline des deux tubes précédents.

L’augmentation de poids que subissaient les trois derniers tubes donnait la quantité d’acide carbonique formée au contact du corps de l’animal, ou qui s’était dégagée par ](‘ canal intestinal.

95*^ Expérience .

Poule pesant i gi^o grammes. Durée de l’expérience, 8'^

Poids de l’acide carbonitjue formé . o§‘',336

Pendant le même temps, la ponle aurait produit, par sa perspiration totale, .i8^^,62 d’acide carbonique. Le poids du gaz carbonique exhalé par la peau et par le canal intestinal n’est donc (jue les 0,01 8 de la quantité produite par la perspiration totale.

g6® Expérience.

La même poule. Durée de l’expérience , 7^’ 3o“.

Poids de l’acide carbonique . 02^,076

La perspiration totale aurait donné, dans le même temps, i3 d’acide carbonique.

Rapport entre la quantité d’acide carbonique fournie par le corps et par le canal intestinal et la quantité fournie par la perspiration totale , 0,0047.

Ce rapport est beaucoup plus petit que dans l’expérience gS , ce qui rend probable que la plus grande partie de l’acide carbonique provient du canal intestinal.

97® Expérience.

La même poule. Durée de l’expérience , 8^^ 4^'^*

Poids de l’acide carbonique produit .

Dans le même temps , la perspiration totale eut donné.

Rapport entre ces deux quantités . 0,0087

Lapin pesant 2 4^5 grammes. Durée de l’expérience, 8^‘

gr

Poids de l’acide carbonique produit. . . o,358

Dans le même temps, la perspiration totale eut donné. 20, 63

Rap[)ort entre ces deux quantités . . 0,0173

gr

99® Expérience.

Le même lapin. Durée de l’expérience, 7^* 4^"*.

gr

Poids de l’acide carbonique produit. . . O5 ^97

Dans le même temps, la perspiration totale eût donné. 19,38

Rapport entre ces deux quantités. . . . 0,0102

100® Expérience,

Chien pesant 4 i59 grammes. Durée de l’expérience, 7^’ 5o'".

gr

Poids de l’acide carbonique produit ... . o , 1 36

Dans le même temps , la perspiration totale eût donné. 39, 1 5

Rapport entre ces deux quantités . o,oo35

Le même chien. Durée de l’expérience , 8^3o™.

gr

Poids de l’acide carbonique produit. . . 0,176

Dans le même temps, la perspiration totale eût donné. 4^,50

Rapport entre ces deux quantités . o,oo4it

Ces expériences démontrent que , pour les mammifères et les oiseaux, la quantité cV acide carbonique qui se forme au contact du corps et qui se dégage parle canal intestinal, est toujours très-petite, et quelle s^élè^e rarement à ~ de celle qui est fournie par la respiration pulmonaire.

Nous avons fait, ensuite, une seconde série d’expériences, dans lesqucdles nous laissions le corps de l’animal séjourner dans le sac pendant huit heures, sans renouveler l’air 5 on faisait ensuite l’analyse de cet air qui avait séjourné au contact du corps de l’animal.

102® Expérience.

La même poule que dans les expériences 95 , 96 et 97. Durée de l’expérience , huit lieu res.

Composition du gaz à la fin de l'expérience »

Acide carbonique . o ? 27

Oxygène.. . 20,76

Azote . 7^ J 97

10 3® Expéi'ience.

Le même lapin que dans les expériences 98 et 99. Duree de l’expérience, huit heures.

Composition du gaz à la fin

de r expérience

Acide carbonique. , . ,

Oxygène .

Azote .

io4® Expérience.

Le même chien que dans les expériences 100 et loi. Durée de l’expérieuce , 8^10*’^.

Composition du gaz à la fin de l'expérience.

Acide carbonique. ... 0,29

Oxygène . 20,67

Azote . 79jo4

L’air n’a donc subi dans ces expériences qu’une altération très-faible, et, cependant, il n’y en avait que 4 ou 5 litres autour du corps de l’animal \ on n’y a trouvé que des traces indosables d’hydrogène. Si Ton suppose que l’acide carbonique s’est formé aux dépens de l’oxygène de l’air, et que l’azote est resté invariable, on reconnaît qu’il n’a pas disparu d’oxygène dans d’autres combinaisons que dans l’acide carbonique 5 car on retrouve, presque exactement, la composition de l’air atmosphérique, en ajoutant à l’oxygène liV)îc celui qui se trouve dans l’acide carbonique.

Mais üD peut supposer aussi qu’il y a eu, simplement, exhalation d’acide carbonique et d’azote, et que l’oxygène est resté invariable^ l’air renfermerait encore, dans ce cas, à la fin de l’expérience, moins d’oxygène que l’air normal. Pour décider quel est celui de ces deux cas qui a lieu réellement, il aurait fallu faire les expériences dans un espace inextensible et maintenu à une température rigoureusement constante.

Quoi qu’il en soit, nous pouvons conclure, avec certitude, des expériences qui précèdent, que les effets produits par la perspiration cutanée et par les exhalaisons du canal intestinal sont tellement petits chez les animaux à sang chaude que toutes les conséquences dxduites de nos expériences sur la perspiration totale s' appliquent à la respiration pulmonaire .

Il ne faudrait pas étendre cette conclusion aux animaux à sang froid ^ il est probable que, chez ces derniers, la peau intervient, pour une bien plus grande part, dans le phénomène total. Les expériences comparatives que nous avons citées (page i83) sur la respiration des grenouilles intactes et sur celle des grenouilles auxquelles on avait enlevé les poumons, semblent le démontrer d’une manière évidente.

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