II. CLASSlFlGATIOIf
Les diverses fausses membranes ne composent pas un groupe tmiforme, mais, au contraire, très- diversifié, à cause des différences qu'elles présentent suivant leurs causes, les organes où on les trouve, leur composition anatomique et leur terminaison.
Sur la même région du corps, on peut rencontrer plusieurs productions membraneuses dissemblables; telles sont les fausses membranes diphtbériques, ou cantharidiennes, ou varioleuses, ou cicatricielles, etc., qui n'ont d'autre point de contact entre elles que d'être rangées parmi les productions morbides, anormales, offrant les caractères que j'ai donnés dans ma définition.
On pourrait diviser les produits morbides pseudo-membraneux en deux grandes sections, suivant leur non persistance ou leur persistance dans notre organisme. On aurait ainsi :
4» FAUSSES MEMBRANES QUI NE PERSIStENT PAS.
Celles de la diphthérie des muqueuses et de la diphthérie cutanée, et en outre les diverses exsudations couenneuses nasales, laryngées, brondiiques, oculaires, intestinales, génito-urinaires;
Les fausses membranes bucco-pbaryngiennes du muguet; des stomatites et des angines ulcéro-membraneuse, herpétique, scarlatineuse, etc. ;
60 RECHEBGHES CLUVIQUES ET ANAT0MIQUE8
Celles qui se produisent sous l'influeDce du tartre stibié» du mercure, de la cantharidine, etc. ;
Les pellicules qui se renouvellent fréquemment sur les ulcérations diverses, les plaies anciennes, les vésicatoires, et celles qu'on observe dans la pourriture d'hôpital;
Les disques varioleux;
Plusieurs lamelles membraniformes détachées des surfaces séreuses ou formées par du sang coagulé; les concrétines sanguines simples, les blocs erratiques vascu-* laires.