OBSERVATION IVI
F«ettHi«Bte ém eété droit; f««Mes MeBilbrMies lb«eMile« pr*d«iles ipar le tartre stilblé et reBferaïaat des vé« f^tattx Inférieurs $ g«érlfle««
(Hôpital de Bon-Secours, salle Saint-Louis, n* 43, service de M. Monneret.)
/>...., Claude-Nicolas, 55 ans, bijoutier, entré le S4 mars
1851, sorti le 14 avril. — Ce malade, d'une constitution
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sèche et nerveuse, est un ancien militaire; il exerce aujourd'hui la profession de bijoutier en noir. Il a toujours eu une assez bonne santé, point de toux, point d'hémoptysie antérieure ni de sueurs nocturnes. Quelques douleurs rhumatismales éprouvées depuis qu'il a quitté le service; ces douleurs occupent principalement les muscles des bras et des jambes; les articulations sont bien libres.
Cet homme a eu, il y a un an environ, une fluxion de poitrine du côté droit. Il a ressenti un point de côté trèsfort qui a été combattu par des ventouses et un vésicatoire. Il ne se rappelle pas s'il a craché du sang.
Depuis deux mois il s'aperçoit qu'il est moins bien qne de coutume, « il traîne, il s'est trouvé mal plusieurs fois,* il a moins d'appétit. » Enfin, il y a trois jours, il a eu des frissons, de la céphalalgie et un point de côté à droite, près et au-dessus du mamelon. Il ne croit pas avoir craché du sang. Il a été saigné le jour même et on lui a appliqué un vésicatoire en avant de la poitrine; il a pris une bouteille d'eau de Sedlitz.
État actuel. A son entrée, la respiration est difficile. Peau chaude et moite ; figure anxieuse ; matité en arrière dans la partie moyenne du poumon droit, râle crépitant très-fin, très-sec et très-abondant dans le sommet et le milieu. Souffle lointain mêlé à la crépitation vers le sommet. Respiration supplémentaire, mais sans caractère morbide dans le poumon gauche.
112 pulsations, 36 respirations; rien d'anormal au
cœur. Langue sale, pas de dévôiement.
p. Saignée de 4 palettes. Julep avec tartre stibié 0,20 ceati^. et opium 0,05.
SUR L£S AFFECTIONS PSEUDO-MEMBRANEUSES. /i83
2B mars. — Nuit assez calme, le souffle est intense dans les parties occupées hier parle râle crépitant ; celuici s*entend parfaitement dans le tiers inférieur du poumon et dans Uaisselle.
Gomme sucrée ; julep avec tartre stibié 0,30 centigrammes.
Pendant trois jours, même dose de tartre stibié. Il est parfaitement toléré. Pas de vomissements.
Le cinquième jour après son entrée, apparition de nombreuses fausses membranes sur la face supérieure de la langue, les parois buccales, le voile du palais, qui étaient rouges et douloureux au dire du malade.
Examinées au microscope, ces fausses membranes, recueillies à l'état de début et à divers âges, se montrent exclusivement constituées par :
1*» Des cellules d'épithélium à leur premier degré de formation, à noyau petit, oblong, très-finement ponctuées ;
2* Des cellules d'épithélium plus anciennes, aplaties et déformées et agglomérées de telle sorte qu'elles seraient méconnaissables si quelques-unes ne débordaient en partie la masse commune et ne présentaient ainsi leur noyau et des contours arrêtés ;
3* Beaucoup de granulations graisseuses de diverses grosseurs ayant 6,008 à 0,005 millimètres de diamètre, agitées d'un mouvement brownien sensible.
4* Enfin de végétaux dont on voit surtout les spores. Ces corps reproducteurs sont bien isolés, oblongs, un peu ambrés, à bords nets (voy, pi. IIl, fig. 3).
Les végétaux sont formés d'un mycélium étroit, cloi-
kSU RECHEBCHES CLINIQUES ET ANAJOMIQILS
sonné ou peut-être moniliforme, rempli de granulations adhérentes aux parois.
Dans les jeunes fausses membranes, on trouve, en le traitant par l'acide acétique, des traînées qui ont l'aspect filamenteux de la fibrine {voy. pi. III, fig. 3).
Bientôt les fausses membranes sont moins nombreuses. Examinées à leur période de déclin, elles présentaient beaucoup d'éléments végétaux.
10 avril. — Le malade va de mieux en mieux, à peine un peu d'accélération du pouls dans la soirée. Le murmure vésiculaire est plus faible dans le poumon droit» mais il s'entend bien néanmoins.
14 avril. — Il demande son exeat.