‹ Recherches cliniques et expérimentales sur les maladies infectieusesChapitre 30 sur 51 · CINQUIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE

Searlsitine et rougeole.

SCAKLATINE.

Au printemps de 1869 une épidémie de scarlatine s'est montrée dans les salles de l'hôpital de Strasbourg et nous a mis à même d'étudier le sang scarlatineux.

Nos recherches, publiées l'année dernière, ont été dirigées dans le sens habituel.

Nous regrettons de ne pouvoir donner un recueil d'observations cliniques comme nous l'avons fait pour les autres infections. Nous nous réservons de combler cette lacune dès qu'il nous sera possible d'étudier une nouvelle épidémie.

La Bactérie scarlatineuse humaine s'amplifie notablement lorsqu'elle est transportée dans l'organisme du lapin.

Mesurant chez l'homme :

En largeur 0«^™,0002

Et en longueur . . . 0™°»,0006

elle prend chez le lapin les proportions suivantes :

Largeur O^^^jOOlô

Longueur 0™°^,0040

Le dessin qui représente la Bactérie humaine a été pris d'après le sang d'un soldat atteint de scarlatine; ce sang nous a été fourni par M. le docteur Lereboullet, chargé d'un service à l'hôpital militaire.

§1- Voies d'absorption.

Nos expériences antécédentes nous ayant permis de classer les voies d'absorption selon leur ordre d'importance, ainsi qu'il suit: veines, tissu cellullaire, rectum, estomac et poumons, nous nous sommes crus autorisés à ne choisir pour nos nouvelles expériences que la voie du tissu cellullaire, d'autant plus que ce mode de procéder a l'avantage, sur l'introduction dans les veines, d'être moins douloureux et moins dangereux par lui-même.

Inoculation de sang scarlatiiieux.

Gomme point de départ, nous avons choisi le sang d'un enfant atteint de scarlatine très-grave et qui est mort trois jours après l^^^oment où nous lui avions emprunté ce sang.

Ce liquide avait pour caractéristique une certaine diffluence de globules rouges, une notable quantité

de globules blancs ei des points mobiles, ainsi que quelques bâtonnets (Bactéries et Bactéridies).

Pour ne pas nous exposer au reproche d'introduire dans notre sang des produits étrangers, nous n'y avons pas ajouté d'eau; nous nous en sommes servis tel qu'il avait été tiré avec la ventouse, l'endroit d'application de celle-ci ayant été préalablement lavé avec de l'eau savonneuse.

Le sang ainsi obtenu a été inoculé à deux lapins à la dose de i5 divisions de la seringue de Pravaz.

Le premier lapin a vécu depuis le 19 mai jusqu'au 4 juin. Dans ce laps de temps la température a varié entre 40*^ et 44«,5.

Dans les vingt-quatre heures qui ont précédé la mort, la température est descendue de ce summum de 44^,5 à 38o,5. Le lapin a présenté comme signes particuliers un amaigrissement considérable et quelque peu de diarrhée.

Le deuxième lapin a vécu depuis le 19 mai jusqu'au 3 juin. La température a oscillé entre 41<* et 45^ Gomme le précédent, il a considérablement maigri, mais n'a pas eu de diarrhée.

Le tableau suivant indique nos opérations successives jusqu'à la quinzième série d'inoculations.

divisionnaire de la seringue de Pravaz injecté à nos lapins.

Nos des lapins.

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