‹ Recherches concernant la discrimination des plantes adventices en relation avec l'économie des sols des plantations d'Heveas et d'Elaeis de la Malaisie britanniqueChapitre 64 sur 121 · Principes · texte numérisé non relu

Principes

La « Range Indicator Method » (R.I.M. de M. ]J. Small) , est basée sur le fait que dans un indicateur bicolore une couleur domine. Ainsi, le rouge ou le bleu dominent le jaune donné par la plupart des indicateurs. Dans la série des teintes données par certains indicateurs, il y a un point où le jaune est définitivement jaune et un autre, où la couleur est dominée par l’autre élément : rouge ou bleu; la teinte dichromatique devient alors définitivement rose ou verte. Il y a d’habitude une différence de pH de 0,4 entre ces points bien différents, et c'est cette particularité qui sera utilisée pour obtenir le pH par recoupement. Les indicateurs choisis par M. Small sont remarquables par le peu d'influence que les protéines ont sur eux. La méthode

de M. Small comprend :

a) L'utilisation d'indicateurs à teneurs alcooliques inférieures à 10 %, de façon à éviter l’inter-diffusion des sèves de cellules et à rendre négligeable l’erreur d’alcool. (Small a montré que l'immersion en 20 % d’alcool éthylique, pendant au moins 4 heures, déclenche la mort des cellules.)

b) La réduction de la période d'immersion de la section de plantes au temps minimum nécessaire pour que les différents tissus se teintent suivant leur réaction ionique propre. Ce temps peut varier de | minute à 12 heures.

c) L'utilisation d'indicateurs réglés aussi près que pos-

Le

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sible de leur point de coloration neutre, de sorte qu'un fluide, même très légèrement tamponné, puisse déciencher une variation de couleurs de l'indicateur dans un sens ou dans l’autre.

L'auteur lave les sections dans l’eau neutre avant la teinture, il les teint comme nous l’avons dit, 1l les lave à nouveau dans l’eau neutre et les examine avec un microscope à faible grossissement.

M. J. Small et ses élèves ont pu, de cette façon, étudier la réaction des différents tissus d’un grand nombre de plantes. Comme nous l’avons déjà exposé, notre but n’est pas une étude cytologique, mais une étude d’ensemble. Il était donc plus intéressant pour nous de connaître la réaction moyenne de la section que la réaction particulière à un tissu. D'autre part, nous avons remarqué que la teinture des différents tissus n'était pas toujours faeale à distinguer quand leur couleur propre était marquée.

Nous avons donc préféré modifier légèrement la méthode de la façon suivante : les sections sont immergées sous une goutte d’indicateur. Très rapidement la couleur de l'indicateur change. L'équilibre est établi très vite, généralement en quelques secondes au plus. Nous notons le sens de la variation de couleur de l'indicateur et non pas comme M. Small, la couleur de la section, ce qui ne présenterait que des inconvénients pour notre genre de recherches. Le seul désavantage de ce procédé est que dans certains cas, d’ailleurs très rares, la concentration de l'indicateur est trop forte par rapport à la concentration des (H+) de la section et l'indicateur se comporte comme le sel d'un acide faible tellement tamponné comparativement qu’il ne change pas sa couleur malgré le pH très différent de la section. Dans ces cas extrêmes, on tourne la difficulté en diluant l'indicateur dont on utilise une couche plus faible.

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