‹ Recherches concernant la discrimination des plantes adventices en relation avec l'économie des sols des plantations d'Heveas et d'Elaeis de la Malaisie britanniqueChapitre 96 sur 121 · E. — ETUDE DES TABLEAUX · texte numérisé non relu

E. — ETUDE DES TABLEAUX

a) La présence des engrais verts a amélioré l'humidité du sol, du début à la fin de l'expérience. Les deux seules exceptions qui, toutefois, re sont pas permanentes, sont : le Crotalaria aurait diminué l'humidité au début, mais l’aurait améliorée largement en moyenne. Le Tephrosia aurait amélioré l'humidité au début, mais l'aurait légèrement diminuée en moyenne.

b) Aucun engrais vert n’a amélioré la teneur en carbone à la fin de la première période de trois semaines. Tous, sauf le Paspalum et le Lycopodium, semblent même avoir déclenché une dépression du carbone dans cette période. Leur présence aurait donc aidé la décomposition de la matière humique du sol, ce qui est admissible.

En moyenne, sur vingt semaines, les teneurs en C des parcelles et témoins, semblent retrouver un équilibre voisin, sauf les pots de Cyrtococcum, Melastoma et Lycopodium, qui accusent une légère accumulation de carbone, ce qui tendrait à faire supposer que leur décomposition est moins poussée. Cette hypothèse est étayée par les observations sur la décomposition.

c) Tous les engrais verts ont amélioré l« teneur en azote du sol en vingt semaines, sauf peut-être le Paspalum et le Portulaca. Le Gleichenia et le Lycopodium ont déterminé une amélioration du N % du sol, qui est dans les limites d’erreur, donc douteuse. (La méthode Kjeldahl 5ermet des erreurs de 7 % sur une détermination.)

d) Ont amélioré, semble-t-il, le pH en suspension du sol :

Après trois semaines : Crotalaria, Fephrosia; En moyenne sur vingt semaines : Melastoma, Crotalaria, T'ephrosia. Les autres cas sont peu nets.

e) On relève des différences dans les volumes d'eau infiltrés. À notre avis, elles sont attribuables au tassement irrégulier de la terre dans les pots, et à un léger débordement au cours des pluies intenses. Il y a évidemment eu aussi des phénomènes de condensation assez compréhensibles.

f) Nous n'avons pas trouvé de nitrates dans les eaux d’infiltration. Pour que la méthode employée nous permette de les identifier, il eut fallu des minéralisations excédant 75 à 100

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