‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 26 sur 77 · Commentar Uber die kathol. Briefe. . . . Leips · texte numérisé non relu

Commentar Uber die kathol. Briefe. . . . Leips

9. Comment, sur l'épitre de l'apôtre Paul aux Galates, etc. Valence, 1837.

temps, soit chez tes anciens, soit chez les modernes , excité la défaveur contre elle, de sorte que plusieurs, pour ce motif, ont été jusqu'à la rejeter comme inauthentique. Cependant, la plus grande partie des savants, à cause des témoignages anciens et nombreux qu'elle offre en sa faveur, et pensant qu «elle était «trop modeste,» comme dit De We,tte> «pour être supposée,» n'ont pas jugé qu'il fût juste de la rejeter; mais comme la difficulté, provenant des citations apocryphes, n'en restait pas moins, et que, par manque de principes d'une saine herméneutique, ils les regardaient comme incompatibles avec l'apostolat de l'auteur, c'est-à-dire avec une inspiration nécessairement plus grande attachée à ce litre, ils ont soutenu que son auteur n'était pas un apôtre , et ont prétendu que l'apôtre Jude n'avait pas un frère appelé Jacques, comme l'auteur de l'épltré dit qu'il en avait un. Ils ont alors songé à Jude, afïxçoç de Jésus-Christ, qui avait un frère de ce nom, afin qu'on fût moins sévère à son égard, et qu'on ne s'étonnât plus des récits et citations apocryphes que renfermait son épitre; car on ne pouvait exiger de lui une inspiration aussi grande que de la part d'un apôtre; c'est la raison que laisse entrevoir Guericke , lorsqu'il dit : « II «est tout autant impossible de prouver que cette allusion de «Jude à une parole traditionnelle d'Enoch .... soit indigne de «Jude, surtout de Jude, qui n'était pas apôtre, 9

Avant d'aller plus loin dans nos recherches sur l'épi tre de Jude, nous croyons utile d'examiner maintenant les opinions des Pères, sur les questions importantes qui viennent de nous occuper, car, si on l'a remarqué, nous avons évité d'en parler jusqu'ici , afin de ne pas embarrasser la discussion. C'est ce qui fera l'objet de la section suivante.

Témoignages des anciens.

Les Pères sont tout aussi divisés sur la question des Jacques et des Jude que le sont les critiques modernes , et comme le plus souvent ils ne s'expriment que d'une manière vague et obscure, ne parlent du fait qu'en passant, et se contredisent même quelquefois , il est assez difficile de classer leurs opinions; aussi n'espérons-nous pas avoir toujours réussi, dans l'espèce de catalogue méthodique que nous allons donner de leurs témoignages. Nous empruntons à Scharling l'idée de nos trois premières divisions, tout en essayant d'être plus complet que lui.

A. Témoignages en faveur de deux Jacques.

Nous avons réuni dans ce paragraphe tous les témoignages qui, directement ou indirectement, montrent que Jacques, *eAsÀ<poç de Jésus-Christ (Act., Galat.; Matth. XIII, 65), premier évêque de Jérusalem et surnommé le Juste (Eusèbe liv. 4, chap. 5), était distinct de Jacques l'apôtre, fils d'Alphée, et cousin germain de Jésus-Christ. '

L'Évangile de Pierre et le Livre de Jacques, ouvrages apocryphes, disent, sur la foi d'Origène, que les frères de Jésus étaient regardés par plusieurs Judéo-chrétiens comme fils de Joseph et d'une première femme. : Putabant igitur illum esse Josephi et Mariœ filium: fratres aulem Jesu, Jîlios esse Josephi ex priore conjuge, adducti traditione evangelii, quod secundum Petrum inscribitur, vel libri Jacobi. Qui vero id dicunt, Mariœ dignitatem in virginitate ad finem usque volant

1. On se rappelle toujours que les critiques regardent l'apôtre Jacques,

fils d'Alphée, comme le même que Jacques, fils de Clopas, époux de Marie et «ousin germain de Jésus-Christ, à cause de l'identité des mots Alphée et Clopas.

conservare, ne corpus illud electumad ministrandum verbo dicenti: spiritus sonclus superveniet in te et virtus altissimi obumbrabit libi, viri concubitum cognosceret, ' (Orig. Opp. omn. t. X. Comm. in Matllu $. 17. Paris, 1740. Éd. Delarue, l. III, p. 462 et 463).

Dans les livres recueillis par Thilo dans son Codex apocryphus N. T., Leipzig, 1832, t. I, il se trouve quelques passages qui portent à croire que leurs auteurs regardaient les ctSkX^ot de Jésus-Christ comme ses propres frères. Dans le Protévangile de Jacques (cbap. IX) et dans I'Histoire de la nativité de Marie et de l'enfance du Seigneur (chap. VIII), Joseph dit au prêtre qui veut lui faire épouser Marie : Yi* *au tt^Çu-tv^ u/ju. Dans I'Histoire du Joseph (chap. II) il est aussi dit que Joseph se maria et que sa femme lui engendra quatre fils (Judas, Justus, Jacobus et Siméori), et deux filles (Àssia et Ljrdià).

Constitutions apostoliques (les 6 ou 7 premiers livres son^ du 3. e s.), liv. 2, chap. 55 : H/xê/ç (les apôtres) <rw IxkuQ» % ru tk KugiV etSïXQco xcti trtçoiç «CfofAtiKOVTat, S\jo /xatÔwTctiç. — Liv. 6, chap. 12: H/zwç ot JWW a-uviXSovra ttç ItçvaotAnp. . .. t7rto-)ct7rro/j.(Qct ttfxct ItLKùù&û rat th nuçtv ee<r«A<p», comparé avec liv. 6, chap. 14, où après que les douze apôtres (parmi lesquels Jacques fils de Zébédée, et Jacques fils d'Alphée), sont nommés comme des x»£v£atvT*ç t»v KxQoXtKnv h£&<rK<tXiAv ^ les Constitutions ajoutent \etXù)€oç rt o t« K'jçiv sthxpoç itett ItçoaoXvfX'av t7rt<rxottoç, Kctt ritttAoç o tcùv tQvuv «ftJWxctÂoç.

Origène (f 254) : (Josèphe) raxtra 9UfxCtCnKtva.t Totç

IfccTaio/ç Ketr txf'iKttffiV IolkuCv t» fiKcttH-, oç nv ctftXÇoi Inff* tb

XtyOfXlVM XpiSTH, É7T8l<fij77f P S'tKCttOTOtTOV AVTOV OVTOk CtTTtKTUVSLV»

Tov <Té IxKtoGov t«tov o liunt yvtifftoç fxxQtiTnç UauXoç (Qmiv tugoLKivctt

1. On a souvent dit, que ce qui avait fait prévaloir chez les Pères du 4.' siècle et suivants, l'opinion que les *<f»x$w de Jésus-Christ étaient ses cousins germains et non ses frères, et par suite qu'il n'y avait "qu'un Jacques et qu'un Jude, c'est qu'ils croyaient à la virginité perpétuelle de Marie. On voit par les' derniers mois d'Origcne qu'en aucune manière ce n'a pu èlre leur motif, puisqu'ils n'avaient qu'à dire que ces «/«apw étaient fils de Joseph et d'une première femme.

OPINIONS DtS ANCIhIMS: 7 t

o»< cu/tApo* t« >o»£*b, ot» ro<mrov <Tist to 7T£ûç cti/uittToç <ruyytv»ç, n thv ko/viiv flt«T« ctvttrr po$nv , offov Ji* to »0oç xsm tov Ao^o*. E*?rf£ oi/v /iae I«XMbOK <ru/xGtCnKiVctt \vyu roiç IwJctio/ç Tat JtstTot Tiff fp»fxtoviv t»ç UçwctXH/j,) 7rtoç ov%i ivXoyùtTiÇQV /ice Iwa^y x. t. A. (Orig. Opp., con/. (7e/*., liv. I, chap. 47. Édit. Delarue; Paris, 1733; 1. 1, p. 362 et 363). Ce passage ne prouve pas d'une manière aussi évidente qu'on veut bien le dire ordinairement, qu'Origène croyait que l'évêque de Jérusalem n'était pas apôtre, et qu'il le regardait comme le fils de Joseph. — - Le passage qui va suivre n'est guère plus probant : Hi enim filii qui Joseph dicebantur, non erant orti de Maria, neque est ulla scriptura quœ ista commemoret. (Homel. VII in Luc; t. III, p. 940). — Toutefois Origène donne plusieurs fois à Jacques le titre à' apôtre: Denique et Jacob us apostolus ita dicit: Resistite diabolo, etc. (Comm. in Rom., liv. 4. Édit. de Baie, 157 1 ; t II, p. 620.) — Sicul et Jacob us apostolus dicit: omne datum bonum, etc. {Comm, in Rom. liv. 9 , t. II, p. 609).

Eusèbe (t 340), HisU eccl., liv. 1 , chap. t2 : Entra <T' *<pôa/

OVTOV IfltKtoéw $»0*JV* ttÇ <Tit KCU 0VT0Ç TUV <pt(3Q{AtVt*V TV ITtoTtlÇCÇ

fxuSnrav, otAAat (Xtv kai xSlXÇtûV nv. — Liv. 2, ch. l. cr : Toti Shrct

KCU l*XÛ>G0V TOV TM KvgiU XtyOfJLlVOV «<TlA$0f , OTi J» KCtl 0UT0Ç TW

latrnQ uvofjLourro vauç. — Comm. in Jesaiam, chap. XVII (Paris, 1706. Ed. de Montfaucon, t. II, p. 422) : A«x* x*i Tt<r<r<t§<tç

TTOMfftl T«Ç TTatVTatÇ, 6ùV JWVxst fJLiV TtfÇ TTgfaTKÇ *7TO0TOAtfÇ WTOIÇ, CtV

ttveu, «x tAcerra fi etvruv rnv ttçtrnv n*uA«, kcu avrov orrct xXnrov *7roaro\ov, kou tov IakuCov ytyovwou top aStX^ov t* Ku£i«.

Hilaire (f367): Verum homines pravissimi hinc prœsumunl opiniones sua? auctoritatem , quod plures Dominum nostrum fratres liabuisse sit traditum. Qui si Maria? Jilii fuissent et non potius Joseph ex priore conjugio suscepti, (Hilar. Opp. , comm. in Maith. I. Édit. des Bénédict., Paris, 1693, p. 612).

Les autres Pères cl auteurs ecclésiastiques qui partagent cette opinion sont :

Ambroise (f 398), De Institutions virgin., chap. 6, p. 260. Édit. des Bénédict., Paris, 1690.

Grégoire de Nysse (•)■ 400), Oral* secund. in resurreci. Dom. Édit. de Paris, 1638 ; p. 412 et 413.

Épiphane (f 403), Hœr. 29. cont. IVazar. Édit. de Den. Petau, Cologne, 1682 ; alin. 3 et 4, p. 119. — Hœr. 28. ad». Cerinth.; alin. 7, p. 115. — Hœr. 41. adv. alog.; alin. 10, p. 432. — Hœr. 78. adv . Antidicomarianit.; alin. 7, p. 1039; alin. 8, p. 1040. — Hœr. 79. adv. CoUyridian. ; alin. 3. — Hœr. 42. cont. Marcionit,; p. 326.

L'ancien Martyrologue ', sous le nom de Jérôme. (Voy. Fïorentinii nolœ in mart. vêtus Hieron. nom, Édit. de Lueques, 1668; p. 619 et 620.)

Pelage (f 432) , au dire de Lenain de Tillemont.

Glycas (12. e siècle), Annal. Édit. de Paris, 1660; 3. 9 partie, p. 229.

Nicéphore Calliste (14. e siècle), Hist. eccles., Ht. 2, chap. 3.

Les auteurs que nous Tenons de citer admettent donc que, Jacques, oftApoç de Jésus -Christ, évéque de Jérusalem, et le même, aux yeux de tous, que le Jacques des Actes et des Galates, était fils de Joseph, c'est-à-dire, qu'il ne pouvait pas être le même que Jacques l'apôtre, qui était fils d'Alpbée ou Clopas; cependant plusieurs, malgré cela, lui donnent le titre à 1 apôtre (Origène et Épiphane), et d'autres (Niaéphore et Glycas), citent à l'appui de leur opinion des Pères (Clément d'Alexandrie), qui pensent tout différemment qu'eux. Ces auteurs ensuite , ou ne disent rien au sujet du père et de la mère de ce Jacques, ou ne s'accordent pas sur eux : les uns le croient

1. Ce martyrologue met le 22 juin la fête de S. Jacques, fils d'Alphée, non à Jérusalem, niais en Perse, ce qui est contre l'histoire qui dit que Jacques, «t<T«x*cc de Jcsus-ChrisI , évéque de Jérusalem, demeura et subit le martyre en Palestine l'an 02.

fils de Joseph et de Marie (Grégoire de Nysse et ISicèphore Calliste), et les autres, en plus grand nombre, de Joseph et d'une première femme (Épiphane, Hilaire, Àmbroise, Évangile de Pierre > Livre de Jacq.). Mais s'il faut en croire Origène {Qui vero talia dicunt dignilalem Maria in virginitale ad jinem usque servare volunt), les premiers ont peut-être plus de raison que les autres.

B. Témoignages douteux.

Nous plaçons , dans les témoignages douteux , d'une part, ceux qu'on oppose à l'identification des deux Jacques, mais que, d'après nous, on peut expliquer; et de l'autre, ceux qui, se contredisant, ne peuvent être revendiqués par aucun des deux camps , pour en faire une objection à l'autre.

Joseph k (f 95) : naçuyaytùv (Albinus, souver. pontif.) wc uvto (le Sanhédrin) rov aS\h.<pov I«cr« t« X«yofj.tvH Xçirr*, Iaxa>- Coç ovofAet atxntp x.au rtvaç rrc^uç, uç 7ra.^eLV0fXnvAvrm xctrnyogictv vroniffctfULtvoç , srct^i/We AfucrÉWo/^irvç (4ntiq. Judaïc, liv. XX , chap. 9). On voit, dit-on, que Josèphe appelle Jacques, le premier évéque de Jérusalem, uSïxçoç de Jésus, et que, aSïxçoç ne peut guère ici signifier cousin. 11 est fort possible que Josèphe prenne o/eA^oç, dans son sens ordinaire de frère, ce qui cependant n'est pas prouvé, attendu qu'il est certain qu'oAx^cç peut signifier cousin ; mais il ne faisait probablement que rapporter l'épithète qu'on donnait habituellement à Jacques de Jérusalem, sans s'inquiéter, quant à lui, du sens précis de cette qualification. Dès lors s'applique ici tout ce que nous avons dit pour prouver que ce Jacques, qui était celui des Actes et des Galates, était apôtre, et par suite , cousin , et non frère de Jésus-Christ.

HÉGÉSIppe (f 180) : ^/flCtT^Tce/ thi' îxxXtKriiv /xsTt ra>v cnror-

icLKûoÇùt tKetXvvro (voy. Eusèbe, liv. II, chap. 23).

On objecte que, dans ce passage, Jacques est dislingue des apôtres ; mais les mots per* tuv a-rorroX^v doivent se traduire avec les apôtres, comme le veut le génie de la langue et l'a traduit Ruffin, et non après les apôtres, comme le veut S. Jérôme. Jacques, d'ailleurs, ne fut pas probablement le seul apôtre à rester à Jérusalem ; les Actes parlent de Pierre et de Jean , et déjà, lorsque ceux-ci étaient à Jérusalem, il était évéque ou administrateur en chef de l'Église: Post passionem Domini, dit S. Jérôme, statim ab apostolis Hierosolymarum episcopus ordinatus (Catalog. script, eccl., au mot Jacques). D'ailleurs, si l'on traduisait fxrret par après , et qu'Hégésippe ait dit que Jacques gouverna l'Eglise après les apôtres, cet auteur semblerait indiquer que Jacques le fit après que ceux-ci furent morts, c'est-à-dire qu'il était plus jeune qu'eux ; cependant il était leur contemporain. Si l'on s'étonne , enfin , de la tournure de phrase d'Hégésippe, en admettant qu'il croye que le Jacques dont il parle était parmi les apôtres, qu'on se rappelle Actes V, 29 : O Tlrrçoç kcli oi ttTrorroXoi. D'ailleurs, dans un autre endroit le même auteur semble insinuer que Jacques , évéque de Jérusalem , qu'il a appelé ici «<feA<poç de Jésus-Christ, était cousin («?e4"0 de Jésus-Christ. Voy. Eusèbe , HisL eccl. , liv. 4 , chap. 22 : Mer et ro fxA^TV çnaeu IciKtoCov tov foxauov .... irakii o fie 8e/« ccvtk (J. C.) "Eu/Atair o t« KAûKrae Ket&tffTenais t7rsffxo7roç • ov w^o«ô«rre vebvrtç, ovrat avt^tov t« Kuçat fwrtçov: Après que Jacques le Juste (l'évêque de Jérusalem) eut rendu témoignage, le fils de l'oncle de Jésus 'Christ, Syméon,fils de Clopas , fut élu évéque, tous le mettaient en avant, comme étant un second cousin du Seigneur. Ces mots second cousin appliques à Syméon , après qu'Hégésippe vient de parler de Jacques, semblent singulièrement indiquer que ce dernier était le premier cousin. De plus, si Hégésippe dit vrai ,

et c'est probable, puisque Eusèbe te reconnaît', ainsi que Nicèphore Calliste, ce passage montre que Clopas, époux de Marie, sœur de la mère du Sauveur, avait pour (ils, outre Jacques et Joses, que les évangéïistes lui donnent positivement (Marc XV, 40) un nommé Zvfju&v, qui fut évéque de Jérusalem, ce qui fortifie l'opinion que nous avons soutenue jusqu'ici, que les ctfïXQot de Jésus-Christ, Jaques, Joses, Simon et Jude (Matth. XIII, 55), étaient les mêmes que les fils de Marie et de Clopas , Jacques, Joses [et Ïv/jum]; lu/xtup étant très-probablement le même nom que 2*/xav. On voit comment peu à peu la question s'éclaircit Enfin, pour en finir avec Hégésippe, les mots rxu •roXXot laxeeCot exctAvvTo, parce que plusieurs portaient le nom de Jacques, ne prouvent pas qu'il y eût plus de deux Jacques (le fils de Zébédée et le fils d'Alphée) ; car le mot n-oMot, comme le mot plusieurs en français, peut s'employer, et s'emploie souvent, en parlant seulement de deux personnes. On dit: ils étaient plusieurs, pour dire ils étaient plus d'an, quel que soit le nombre au-dessus. D'ailleurs, par les mots o ovo-

/XOffûuÇ Xmo 7T<tVTUV AlKStiOÇ CKTO TWV TH Kvgi* %ÇÙVl*V , HégésîppC

montre, que le Jacques dont il parle, était appelé Juste, déjà dès Us temps du Sauveur, ce qui indique qu'il parle d'un contemporain très- zélé des apôtres, contemporain qui, après tout ce que nous avons dit, ne pouvait être que Jacques, fils d'Alphée, l'un des Douze.

En somme donc, le passage d'Hégésippe que nous venons d'examiner, prouve plus pour nous que contre nous.

Cyrille (f 386) : ArçaAirai <r* tuv ^u%itv f /x» ttotb rt Qttynç tuv rôti uftoXots 7rçoctvt%iïnrTiûv' 7ti^t yttç ^wm ou% tfxot /ulovov,

fitAA' »<Pl> KCtt TOIÇ CL7T0<rr0\QiÇ, Mit IcLKtoCù) TU TCtUTHÇ T»Ç tXXXilffiCtÇ

V7tt<ni07rea <nr*S\i ytyovt* koli yçcLyowtv ot tt7rocro\ot x.ttt ot vpiffCvTtpot

trcLCI TOIÇ (Bvfffl X.xfto'hlKtlV tTTlÇTOXtlV , 7T^0H}>)ifJiSVÙ)Ç TUV eiSuXoQuTUV

1. Hist. ceci., I. UI , c. 22 : 5 ix th xvfi* 5 w fwf»f*m< Jujuimi um HKtnr*.

<t7rf£i0&*j (Cyrill. Hierosol. Opp. Catech. 4; Paris, 1564, p. 24). Kati to/ç cc*o<rro\oiç , ttett laucuGu ne prouvent pas plus qu'il faille distinguer Jacques des apôtres, que Pierre dans les passages suivants : O* Xotyrot *7ro<rroXoi . . . . Kttt Ku^atç ( 1 Cor. IX, 6); ïltrçoç Kttt oi ttTrorroXoi (Act. V, 29). — Efrtnat vçQn IctaaCu ru ttturov ptv adïXÇto, rmtKtmu <Te ttouto) t»ç 7rttf)otKtetç

TCtUTflÇ ' TOt&TOU TOtVVV e7Tt<rK07ni 7T0ùiTOTU7rûtÇ tSbVTOÇ CtVATTttVTtt

rov Xgitrrov Inrvv, ru o t«t« juLetBnrnç fxti a.7rt<rrtim. AAAet Aiyuç ort o cuTfeA^oç latKaCoç 7rçoç %<t§tv tfxxfnuçmnvi t7rttrct Kttt tfMot a?9* UavXo t» ttfço, (Cyrill. Opp., edit. Oxoniae, 1703. Catech. XIV, pag. 199, c. 11). Mais Cyrille ne donne ici à Jacques que l'épithète employée par Paul (Gai. I, 19), ce qui i. ne peut constituer une objection dans le cas présent, puisque

rien autre, dans celte citation, ne montre que ce Père le distinguait de l'apôtre, c'est-à-dire, qu'à ses yeux il fallût traduire *«ftA<poç par frère.

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