‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 9 sur 77 · Itiav X£/0T« A*Aoç · texte numérisé non relu

Itiav X£/0T« A*Aoç

Les partisans de l'apostolat de l'auteur de notre épitre disent que le mot iït\oç est synonyme du mot <x.7ro<rroKoç , qu'il est un titre honorifique donné d'ordinaire à tout docteur de la religion chrétienne, et particulièrement aux apôtres, d'où il résulte que Jude en se disant serviteur de Jésus-Christ, s'en est dit l'apôtre; ils citent à l'appui de leur opinion l'exemple de S. Paul (Rom. I, 1; Gai. I, 10 comparé avec I, 1; Philipp. I, 1; Tite I, 1; (voyez aussi Jacq. 1 , 1 ) qui souvent ne s'est appelé que eTWAoç. 1

Ceux qui nient l'apostolat de l'auteur' disent au contraire que Jude, en s'appelant «TWAoç I. X^., ne se dislingue en rien des autres chrétiens, puisque tous peuvent être appelés serviteurs de Jésus -Christ (<T«àoi), en tant qu'ils obéissent à ses commandements, et que les chrétiens, qu'ils soient apôtres ou simples fidèles, n'en sont pas moins serviteurs de Christ. Quant aux passages cités par les partisans de l'apostolat, ceux qui le nient montrent que ces passages ne sont pas le moins du monde probants.

Ainsi pour Rom. 1,1: n«t/Aoç <J\*Aoç I. X£. xA»toç et7rooToXoç, ils disent que si dTrorroXoç et <ft<Aoç avaient été synonymes, on ne saurait trop pour quel motif l'apôtre aurait employé ces deux mots à la suite l'un de l'autre.

1 . Richard Simon : « Lorsque Jude ajoute ces mots : Serviteur de Jésus-Christ , «il fait connaître qu'il est un des ministres de la nouvelle loi qui avait été annoncée «par le Messie, ce qui revient au titre d'apôtre.» (Hist. crit. du texte du N. T. Rotterd., 1689; ch. 17.)

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