PRÉFACE
L*es perfectionnements de la technique histo-
logîque ont permis depuis quelques années
d'aboMer les problèmes ardus de la structure
* des <( infiniment petits ». Les résultats obtenus
chez un certain nombre de protozoaires et
d'algues paraissent aujourd'hui définitivement
établis et ont démontré chez ces organismes
élémentaires la présence toujours constante
d'un noyau. Il n'y aurait guère que les M onères
de Hœckel qui, d'après cet auteur, feraient .
* exception à la règle. Mais Grûber grâce à des
méthodes nouvelles de coloration esj; arrivé à
déceler dans un grand nombre de Monères la
présence de granules présentant leô caractères
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de la substance nucléaire et il y a une tendance à ne plus adn>ettre l'existence de Protistes non nucléés.
D'autre part l'ensemble des recherches cytologiques faites sur les animaux, sur les végétaux et certaines experiences.de Balbiani et Klebs %)nt montré le noyau comme un orgaile indispensable à la vie cellulaire.
Cependant chez les Bactériacées, les Cyanophycées et les levures, si un grand nombre de mémoires ont été publiés sur ce sujet depuis une vingtaine d'années, la question du noyau n'en reste pas moins d'une inextricable confusion. •
Malgré la difficulté de cette étude, nous avons essayé d'apporter quelques observations nouvelles sur la structure des levures, en nous appuyant surtout sur les données récemment introduites par un important travail de Wager.
Notre but a été simplement de différencier lé noya^u des divers éléments de la cellule et d'étudier son rôle biologique, en faisant abstraction de tout ce qui regarde la membrane.
Afin d'appoi;ter quelque précision et d'éviter
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les chances d'erreur, nous avons suivi une méthode toute différente de celle de nos devanciers ; elle a consisté à comparer la structure de certaines moisissures, que leurs dimensions rendaient plus faciles à étudier^ à celle des levures et enfin à employer comparativement un très grand^ nombre de méthodes de fixation et de coloration.
Ce travail a été fait au laboratoire de botanique *de l'Université de Lyon. Nous gommes hehreux de remercier ici M. le professeur Gérard de Taimable accueil qu'il nous fait dans son laboratoire et de l'intérêt qu'il a toujours porté à nos recherches ; nous adressons toute notre gratitude à M. Ray, maîtfe de conférences à la Faculté^ qui nous a guidé dans nos premiers pas et nous a initfé aux» travaux de laboratoire.
Nous tenons à exprimer notre plus vive reconnaissance àM.*Matruciiot, maître de conférences à l'École normale supérieure qui a bien voulu examiner nos préparations et nous aider de sa grande expérience dans leur interprétation si délicate:
Nous soumettoas ce travail à la bienveillance de notre président de thèse, M. le professeur Gaston Bonnier. Nous n'aurions* pas entrepris cette étude, si nous ne nous étions, dès le début, senti soutenu par la bienveillance d'un maître toujours prêt à encourager les recherches de botanique.