‹ Recherches cytologiques sur les levures et quelques moisissures à formes levuresChapitre 20 sur 47 · II .1 II. (soir · texte numérisé non relu

II .1 II. (soir

3 h. (soir)

S h. (malin)

Figure 3. — Formation des asques suivie en cuKure sur cellule Van Tieghem. — 1, II, !11, IV. stades successifs de la conjugaison et de la formation des spores.

ou dans une colonie abondante, il est impossible de définir la parenté qui relie les deux gamètes (tig. 3). En outre, on est parfois certain de n'avoir pas affaire à deux gamètes provenant d'une ,même bipartition. C'est ainsi que Ton constate parfois une division d'un seul ou même des deux gamètes avant la résorption de la cloison séparatrice du canal de copulation ; alors les deux gamètes séparés par une génération ont perdu leur caractère de frères (lig. 4, B).

Figure 4. — A, Asques apogaraes. — B. Fusion se produisant entre deux cellules ne provenant pas de la même génération par suile du cloisonnement de lune d'elles.

Enfin dans certaines cultures ayàmt une tendance à devenir asporogènes, on verra que les asques naissent ordinairement de la fusion de deux feellules de parenté plus ou moinâ éloignée.

Il peut exister un certain nombre d'anoma-

lies dans ces phénomènes de conjugaison. On observe très exceptionnellement des cellules capables de sporuler sans avoir préalablement subi cette fusion, mais il existe quelques cas plus fréqueijts où les deux gamètes étan^ sur le point de s'unir donnent lieu chacun à la formation de quatre spores sans que la paroi de séparation se résorbe (fig. 4^ A). Ces phénomènes d'apogamie sont à rapprocher de ceux qu'on a observés chez les Mucorinées (Van Tieghem et Le Monnier, Léger) où Fun des gamètes dégénère tandis que l'autre produit un œufparthénogénétique. De même chez le Mesocarpus on rencontre parfois deux cellules en voie de s'unir qui fornvsnt chacune isolément un œuf.

Dans certains cas exceptionnels, ayant observé deux cellules jointes déjà *par leur canal de copulation, nous ayons vu l'une d'elles émettre une nouvelle protubérance qui s'unissait avec une. protubérance semblable émise par une cellule Voisine. De la sorte, l'asque était le résultat de la fusion des trois cellules ; il prenait alors des formes* tçès irrégulières. Qe phénomène, d'ailleurs très rare, se rencontre aussi à l'état d'anomalie chez certaines algues.

Nous avons constaté en outre des phénomènes très curieux que nous attribuons à la tendance que les cellules de race sporogène

placées dans de certaines conditions manifestent à se transformer en race asporogène. Nous avons en effet remarqué que presque toutes les cellules cultivées dans les milieux liquides (jus de raisin, jus de carotte) devenaient très rapidement asporogènes (i) et au bout d'une huitaine de jours après l'ensemencement sur gouttelette pendante, la culture était remplie d'un très grand nombre de cellules végétatives qui formaient de petites colonies isolées les ' un^s des autres et ne contenant que quelques asques exceptionnels. On observait quelquefois dans ces conditions deux cellules d'une même colonie, mais isolées l'une de l'autre par quelques cellules intermédiaires, n'étant ^pas par conséquent de parenté immédiate, qui formaient chacune une protubérance. Les deux protubérances s'allongeaient, se rapprochaient l'une de l'autre, *se rencontraient quelquefois, ou se croisaient. Dans quelques cas elles arrivaient à se fusionner et à produire un asque. Mais la plupart du temps leurs tentatives de fusion échouaient et les deux cellules et leurs protubérances aboutissaient à un cloisonifement, devenant ainsi le siège d'une abondante multiplication (lig. 5, K, 111, IV et V).

(i) Beyerinck a constaté que les races sporogènes cultivées dans les laboratoires se transformaient à la longue en race asporogène.

GUILLIRRMOND. 10

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