CHAPITRE YII
S. mycoderma cerevîsiae. — ,S. mycoderma vini. — S. apiculatus. — S. kefir. — Endomyces albicans. — Monilia candida.
— Ustilago avenae. — Ustilago mstydîs.
Nous étudions dans ce chapitre la structure d'un certain nombre (le champignons à formes levures, dont quelques-uns occupent une place indéterminée dans la classification ; les uns se rattachentàla catégorie des Non-Saccharomyces de Hansenî le» autres appartiennent au contraire à des champignons d'ordre plus élevé, dont nous étudierons les formes levures comparativement aux Saccharomyces,
i. — sacdharomyges mycoderma cerevisiae (Hansen), — Saccharomyces mycoderma , VINI (Winogradsky).
Ces deux levures rencontrées, Tune par Hansen dans les brasseries da Copenhague, l'autre
— îiOi —
par Wînogradsky sur le vin, diffèrent peu l'une de l'autre. Leurs formes sont. assez variables et généralement plus ou moins allongées, ' Dans son plus jeune âge, le S. mycoderma cereoisiœ (PI. VII, fig. de 36 à 49) présente un protoplasme homogène dans lequel on observe une ou plus ordinairement deux vacuoles placées aux deux extrémités de la cellule et contenant un nombre variable de corpuscules métachromatiques. Le noyau (d'environ i [/. de diamètre) s'aperçoit avec beaucoup de netteté formé d'un ckromoblaste^' d'un nucléokjyalo' plasme incolore et d^une membrane limitante.
Il est souvent placé au centre de la cellule, entre les deux vacuoles, •
Sa division s'effectue par un . partage transversal de la masse chromatique en deux chromoblastes suivant le cas ordinaire.
La structure du S. mycoderma çini (PI. VIF, fîg. de 5o à 54) diffère peu de celle de la précédente levure. On remarque également dans les jeunes cellules une ou plus fréquemment deux vacuoles à corpuscules métachromatiques. Le noyau possède une structure aAalogue au nucléoplasme et chromoblaste. Sa division s'accomplit suivant le même procédé.
Dans ces deux levures, le glycogène, d'ailleurs peu abondant, paraît uniquement localisé dans le protoplasme.
IL — SacchaHomyces apiculatus (Rees-Hansen)
Reee a donné ce nom à une levure de forme particulière, caractérisée par la présence à une ou deux des extrémités de Tovale de la, cellule d'un petit mamelon plus ou moins long, en pointe de citron • Hansen, qui a consacré une longue étude à cette levure très abondante dans la nature, s'est assuré qu'elle ne donnait jamais despores.
Cette levure, très petite, offre une très grande difficulté pour l'étude de sa structure. Elle présente dans ses jeunes cellules un protoplasme homogènç, dans lequel on distingue une vacuole renfermant un certain nombre de corpuscules métachromatiques et un noyau très petit et ordinairement accolé à la vacuole. Ce noyau se
montre sous forme d'une masse arrondie et
homogène. (PI. VIT, fig. de 55 à 62).
Sa division est diffi'cile à observer, cependant^ elle paraît se faire suivant le procédé habituel d'allongement et de constriction.
Dans les cellules allongées, il peut se former une vacuole à chacune des deux extrémités de la cellule.
— ooS —