‹ Recherches d'anatomie et de physiologie pathologiquesChapitre 19 sur 66 · Continuation des mêmes symptômes · texte numérisé non relu

Continuation des mêmes symptômes

( Un vésicatoire à la jambe. )

29. Immobilité des traits ; paupières rapprochées et brunâtres ; pupilles dilatées ; grincement des dents ; plaintes lorsqu’on comprime l’abdomen ; dévoiement ; pouls petit et fréquent*

( Un vésicatoire à la nuque. )

30. Cessation des contractions spasmodiques des muscles de la mâchoire.

3 1 . Les yeux sont ouverts et plus expressifs ÿ le malade entend et prononce quelques mots; sa figure est pâle , son ventre moins sensible ; le dévoiement a cessé ; le pouls est petit , fréquent.

Le soir ? stupeur | yeux ternes ; pupilles plus’

dilatées que jamais ; pouls d’une petitesse ex** trême. La mort a lieu à dix heures du soir.

AUTOPSIE CADAVÉRIQUE

Crâne. Les circonvolutions cérébrales paraissent un peu affaissées ; du reste, l’encéphale n’offre rien de particulier.

Thorax . Aucune lésion remarquable des organes que contient cette cavité.

Abdomen. La muqueuse gastrique présente quelques rougeurs le long du bord supérieur de l’estomac. La membrane qui tapisse l’intérieur du duodénum et du jéjunum est saine ; mais celle de l’iléon est très-injectée dans une étendue de 18 à 20 pouces; elle est en outre parsemée de petites granulations de la grosseur d’une tète d’épingle , de couleur rougeâtre , trèsrapprochées, et paraissant formées dans l’épaisseur de la membrane muqueuse même. Près du cæcum , cette membrane , quoique pâle, offre la même altération. On trouve, dans cette première portion du gros intestin , une plaque de trois lignes de diamètre , d’un rouge brunâtre, qui la rend semblable à une escarre. Le rectum contient un ver ascaride lombricoïde mort.

Réflexions. Si , à toutes les chances favorables

au développement de l’hydrocéphale aigue nous ajoutons l’apparition des phénomènes que les auteurs regardent eomme essentiels et inséparables de cette affection , on ne sera plus étonné qu’un praticien distingué ait pu croire a son existence. M. Jadelot, qui a fait une étude approfondie des maladies des enfans , et qui né s’en laisse point imposer par tous ces symptômes, diagnostique au contraire une gastro-entérite. Mais, soit que celle-ci eût fait des progrès trop rapides , soit que le traitement anti-phlogistique ,1 employé pour la combattre , n’ait point été assez énergique ou assez prolongé , on la vit continuel’ sa marche , et amener en peu de temps une terminaison funeste. Ici encore , comme dans les observations qui précèdent , le cerveau ne nous offre rien qui puisse justifier cette série nombreuse de phénomènes encéphaliques. On est donc forcé de les attribuer , ainsi que nous l’avons déjà fait , à l’inflammation des organes digestifs. Il est facile de prévoir, d’après cela, combien doit être considérable le nombre de gastro-entérites, prises pour des hydrocéphale^ aiguës avec ou sans altération organique.

Le fait que nous avons sous les yeux n’en est-il pas une preuve irrécusable? Il est constant , en effet , que si M. Jadelot n’eût point vu le malade , et que l’autopsie cadavérique

n’eut point été faite , l’on n’aurait pas manqué de nous donner cette observation comme une véritable affection cérébrale.

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