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DES VERS DANS LES ORGANES DIGESTIFS

Les phénomènes que détermine la présence des vers dans le tube intestinal des en fans ,

(i) A l’ouverture des cadavres, on trouve, dit l’auteur c!e cette Monographie, dans l’estomac elles intestins, une désorganisation gela t in i forme , accompagnée d’épaississement des parois, avec ou sans perforation , et sans altération dans la couleur naturelle des parties. M. le professeur Dugès dit, à ce sujet, dans son. Manuel d’Aecouchemens , qu’il a trouvé la membrane qui tapisse les intestins, couverte d’une couche de mucus blanchâtre et pulpeux, semblable à du chyle imparfait. Cette matière , ajout® ce jeune savant, raclée sans peine , a fait croire à des observateurs peu attentifs, que la muqueuse • était ramollie, gélatiniforme même : en l’enlevant, M. Dngès s’est assuré que les follicules muqueux paraissaient encore sur la paroi mince de l’intestin, qui par conséquent n’êtait point dépouillé de sa membrane. Cette utile observation prouve jusqu’à l'évidence toute l’attention qu’on doit apporter dans les recherches d’anatomie pathologique, avant de rien conclure,*

Offrent une analogie telle avec ceux des affec-j tions cérébrales, qu’il n’est pas rare de les voir Confondre tous les jours dans la pratique par des médecins même très - expérimentés. Bien convaincue, sans doute, de la fréquence de cette erreur , la Société de Médecine de Caen proposa , en 1824 ? un prix sur k* question suivante : « Distinguer les signes de la maladie appelée « fièvre cérébrale chez les cnfans , de ceux « que détermine la présence des vers dans les « voies digestives ; établir comparativement le ■« diagnostic de ces deux cas. » Dans sa séance du 19 juillet 1825, cette Société, que distinguent les plus généreux sentimens, décerna la couronne au Mémoire (1) de M. Gin trac , docteur-médecin à Bordeaux.

Une douleur, qui est comme le résultat d’une déchirure , d’un picotement des membranes intestinales (2) ; une diarrhée plus ou moins abondante , et formée de mucus et de glaires grisâtres et fétides , suivie ordinairement de l’augmentation de la sécrétion de la salive (3) ;

(1) Ce Mémoire est inséré dans le Journal général de Médecine, etc., t. XXXII de la 2e série p. 3 et suiv.

(2) Ce sentimeut pénible se fait sur-tout remarquer pendant la vacuité de Vestomac , et cesse après l’ingestion des alimens*

(3) Bréra regarde ce signe comme très-remarquable.

( So )

de petits points d’un rouge très-vif (i) répandus sur la langue, à la base et au milieu de laquelle on remarque un enduit épais et muqueux ; une haleine aigre, fétide ; une céphalalgie vague, obtuse, qui augmente pendant la chymification; un prurit dans les narines qui sont humectées

(i) L’existence de ces petits points , qu’on découvre principalement sur les côtés de la langue , a seule suffi , dans maintes circonstances , à M. le Dr Romans , qui a été le premier à les signaler, pour baser ses indications curatives. C’est ainsi, ditil, que j’ai attaqué et guéri, avec des anthelmintiques , deux danses de St-Guy, des céphalées de cinq à six mois, des convulsions, des épilepsies, etc. Dirigés par ce guide fidèle, MM. les Drs Py? praticien distingué de Narbonne, et Gros- Jean, ont souvent marché d’un pas ferme vers l’ennemi , et n’ont point balancé dans le choix des moyens propres à le détruire. J’ai moi-mème, à l’aide de cet indice, combattu, avec le plus, grand succès, par l’emploi des vermifuges, tantôt des convulsions, tantôt des assoupissemens plus ou moins profonds, tantôt enfin des dysenteries , qui s’étaient montrées rebelles à tous les agens thérapeutiques. A ce signe qui nous paraît pathognomonique, et qui mérite par conséquent toute l’attention de l’homme de l’art, s’associe sur - tout la dilatation très-apparente de la pupille: la cornée opaque est aussi alors d’un blanc bleu de faïence , et souvent , mais pas toujours , les yeux sont brillans. Comment ce signe est-il produit, demanderont peut-être quelques esprits inquiets? Il serait assez facile de donner des raisons, si on recourait aux sympathies , terme dont nous nous servons si.' souvent pour ménager notre amour-propre, et couvrir l’ignorance où nous sommes des ressorts simples que la nature met en jeu pour arriver à des résultats qui nous étonnent ; mais nous pensons, avec M. Romans, que le parti le plus sage est d’énoncer le fait , sans s’embarrasser de la manière dont il est produit.

par un mucus plus ou moins épais (i) ; un soïîïmeil agité par des terreurs, ou interrompu par des réveils en sursaut (cependant il peut quelquefois être profond) ; des grincemens de dents,' un mouvement de déglutition assez fréquent pendant le sommeil , des éternuemens spontanés, le hoquet et parfois des mouvemens convulsifs du pouce et de l’index (2) ; des convulsions,* qui alternent parfois avec une roideur tétanique des membres et du tronc , et dont la cessation est quelquefois aussi brusque que leur invasion un coma instantané, mais dont la durée n’est pas longue , et qui ne laisse souvent aucune trace de lésion ; des paralysies partielles , passagères ,< variables ; une dilatation fréquente des pupilles,] qu’on observe souvent même avant Finvasiori des accidens (3) ; un cercle livide autour des paupières ; un gonflement œdémateux de la lèvre supérieure (4) ; un teint pâle , comme plombé ; de l’indifférence et de la tristesse , mais un exer-

(1) Voy. Journ. gêner, de Med., etc. , t. LXIII, p. 3oiï.

FO Vide Van den Bosch , Historia constitutionis epidemicœ werminosce , etc, , p . 68.

(3) Le malade n’êprouve alors aucune aversion pour la lumière, et la vision se fait comme auparavant, si ce n’est pendant les attaques.

(4) Home donnait à cet indice une grande importance , et Brouglon ( vid . Dissert, de verm. intest . Edimb.} 1779 , p» 26} pre'tead l’avoir très-souvent constate.

'cice habituel , à moins d’un état grave ; un pouls petit , inégal , et sur- tout intermittent ; une chaleur presque naturelle ; une légère moiteur, sur-tout quand le malade a pris des alimens et après les exacerbations fébriles ; un ralentissement de la nutrition, qui contraste avec l’appétit et l’activité de la digestion ; des urines quelquefois claires et abondantes, plus souvent troubles comme du petit-lait, jumenteuses (i) , et contenant un sédiment d’un blanc terne ; des accidens qui se manifestent en général d’une manière inopinée et sans fièvre ; un ventre gros , comme empâté , dur , tendu ; des borborygmes , des éructations ; enfin la sortie d’un ou plusieurs Vers, etc.: tels sont les symptômes qui annoncent leur présence dans les organes digestifs. Passons maintenant à l’examen des signes de la méningite,

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