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suivant : tous les plastes des Phanérogames ont une origine mitochondriale : les mitochondries apparaissent done comme des éléments générateurs de plastes et l’on peut considérer ceux-ci comme des mitochondries différenciées en vue d'une fonction délerminée. Mais de plus, étant donné le rôle multiple des mitochondries de la cellule animale, il pense que celles-ci, dans la cellule végétale, doivent avoir un rôle beaucoup plus général que celui de former les plastes et il présume qu'elles contribuent à l'élaboration des produits de sécrétion et de différenciation divers (M. Guillermond, 1912).
C'est là un but qu'il se propose de poursuivre dans l’avenir. On voit comment les recherches de M. Guillermond se relient à celles de M. Meves: ces préoccupations nouvelles vont l’entrainer à des erreurs. Conduit par cette idée, M. Guillermond est amené dans les années suivantes à des recherches sur l’origine des corpuscules métachromatiques et sur l'origine d'un pigment l’anthocyane.
Les premiers de ces corps avaient été déjà étudiés par l’auteur chez les Cyanophycées (1905), les Bactéries (1902), et chez les Champignons (1908). Ces recherches avaient montré que ce sont des produits de nature azotée, qui sont très abondants dans les filaments des Champignons, où ils semblent constituer une réserve ulilisée au moment de la sporulation. A partir de 1912, M. Guillermond indique dans une série de notes que ces produits sont élaborés par des mitochondries (1913, Anat. Anzeiger).
Les pigments anthocyaniques sont aussi d'après les travaux postérieurs de M. Guillermond élaborés par les mitochondries. L'auteur le montre d'abord dans le cas du Rosier (1913 , puis chez un grand nombre de plantes, d'abord au moyen d'observations vitales, puis en utilisant les méthodes mitochondriales : sur le trajet des chondriocontes, se forment des sphérules du pigment qui vont ensuite se déverser dans les vacuoles. Le tannin se forme de même que l'anthocyane dans des mitochondries, (Guillermond, 1914, 1915); les idées de M,
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Guillermond trouvent confirmation dans les travaux de MM. F. Moreau (1914) chez les Phanérogames, M"° F. Moreau (1913) chez les Algues, de M. Levitsky (1913) chez les Champignons, de M. Mirande (1916) chez Azolla. Elles reçoivent de l'extension de la part de M. F. Moreau en ce qui concerne l'origine de deux pigments, la rhodoxanthine (1914) et la Ly- 1916). Ainsi en 1916, M. Guillermond était arrivé à généraliser le rôle élaborateur des mitochondries. Le chon-
e copine ( driome élabore d’après lui, dans la cellule végétale : des produits hydrocarbonés {amidon), des corpuscules albuminoïdes de réserve (corpuscules métachromatiques), des pigments assimilateurs et pigments associés à ceux-ci (chlorophylle, xanthophylle, et carotine), des pigments anthocyaniques et des tannins. IL présume encore le rôle possible du chondriome dans l'élaboration du glycogène des Champignons. La théorie du chondriome atteignait chez les végétaux son apogée.
SYSTÈME VACUOLAIRE ET CHONDRIOME.
Pendant l’année 1916, paraissent un certain nombre de notes de M. P. A. Dangeard qui vont contribuer à ruiner cette extension attribuée au rôle élaborateur des mitochondries.
Au moyen de colorations vitales chez les Diatomées, les Algues filamenteuses, et des Champignons variés, l’auteur montre que très souvent les corpuscules métachromatiques ne sont pas préformés dans la cellule et que la substance qui les constitue ou mnélachromatine se trouve ordinairement dissoute dans le suc vacuolaire où elle forme une solution colloïdale. L'action d'un colorant vital ou d’un fixateur comme l'alcool absolu, détermine la précipitation de corpuscules de tailles et de formes variées, (corpuscules métachromatiques), qui peuvent s’accumuler sur les parois de la vacuole ou se mostrer animés de mouvements browniens à l’intérieur du suc vacuolaire. Ainsi, la métachromatine ne se montre jamais dans le cytoplasme ou dans le chromatophore des Algues, mais est toujours loca-
lisée dans les vacuoles. Il en résulte qu’elle n’a aucune relation avec les mitochondries (M. P. A. Dangeard, 1916).
Dans deux notes à la Société mycologique, M. P. À. Dangeard complète les résultats annoncés, par l'étude des Levures et des Mucorinées (1916). Peu de temps après, l'origine de l’anthocyane et des tannins faisait l'objet d'une nouvelle communication (1916).
En observant sur le vivant, ou au moyen de colorations vitales de jeunes pétales de Géranium, l'auteur arrive à cette conclusion que l’anthocyane et les tannins existent en solution colloïdale dans les vacuoles et n'ont aucune relation d'origine avec les mitochondries. La théorie du chondriome subissait là encore un nouvel échec.
Dans les années qui suivirent, il s'établit entre M. Guillermond et M. P. A. Dangeard, uné controverse au sujet des faits précédents. Elle s’est terminée en faveur de M. Dangeard, puisque M. Guillermond s'est rallié à l'opinion de ce dernier au sujet de l'origine des corpuscules mélachromatiques et de celle de l’anthocyane. Le rôle élaborateur du chondriome se réduit à la formation de l’amidon, parfois d'huile et aussi des pigments par les plastes qui constituent pour M. Guillermond une variété spéciale de mitochondries. Il en résulte une restriction considérable du rôle du chondriome et de son importance dans les sécrétions. :
Poussant plus loin les conclusions de ses recherches, M. Dangeard pense que le rôle des mitochondries a du être fort exagéré également dans la cellule animale. Il pense que, dans ce domaine aussi, on a dü confondre des formations n'ayant entre elles aucun lien génétique.
Dans tous les cas, dit-il, la théorie du chondriome en ce qui concerne la cellule végétale s'effondre, car les différencialions diverses ne prennent pas toutes leur origine dans un élément unique, la milochondrie, mais proviennent de l’évolution d'appareils distincts, qui sont déjà séparés et sans rapport entre eux dans les cellules embryonnaires (ror8),
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