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TRAVAUX SUR LE CHONDRIOME DANS LES CINQ DERNIÈRES ANNÉES

Dans ses travaux récents, M. Meves ne semble pas avoir eu connaissance des critiques de M. P. A. Dangeard au sujet de la théorie du chondriome. Il reprend en 1917 et en 1918 l'étude des mitochondries végétales et ses travaux sont conçus dans le même esprit que précédemment.

En 1917, il croit pouvoir affirmer que les microsomes qui selon certains auteurs, contribuent à l’épaississement de la membrane végétale, dérivent des mitochondries. (Il emploie à celte époque le terme de plastosome, au lieu de celui de chondriosome). En 1918, il montre que les boules sécrétrices de nature protéique des tubes criblés d’une Liliacée (Chlorophytum Siernbergianum) proviennent des plastosomes.

M. Mottier en 1921, croit pouvoir montrer que les cristalloïdes des grains d’aleurone proviennent de la réunion et de la fusion de chondriosomes entre eux ou des produits formés par des chondriosomes qui s'assembleraient à l'intérieur de cavités en forme de vacuoles.

Dans une note à l'Académie, en 1921, nous montrons que

cette manière de voir est certainement inexacte dans le cas du Ricin. Les grains d'aleurone appartiennent à l’appareil vacuolaire et n’ont aucun rapport génétique avec les éléments étrangers du cytoplasme. Le cas est le même que celui de l'anthocyane et des tannins : jamais des chondriosomes ne pénètrent dans une cavité vacuolaire et jamais ils ne viennent déverser de produits figurés à l'intérieur d’une partie quelconque du vacuome.

M. Guillermond ayant abandonné l'idée d'un rôle général du chondriome dans l'élaboration des différenciations cellulaires, pense que les mitochondries des Végétaux verts sont de deux sortes ; les unes sont affectées à la fonction chlorophyllienne ; ce sont les plastes ; les autres n’ont aucun rôle connu jusqu’à présent, ce sont les milochondries inaclives.

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MM. Emberger et Mangenot adoptent les idées de M. Guillermond et pensent en vérifier l'exactitude, l'un chez les Pteridophytes, l’autre chez les Algues.

M. Dangeard ayant contribué à renverser l’idée du rôle général du chondriome, n'admet pas que l’on emploie le mot de mitochondrie. Pour lui, une cellule renferme des plastes variés de formes (mitoplastes, sphéroplastes) et de fonction (leucoplastes, chloroplastes, ele.) et des microsomes (ceux-ci doivent correspondre aux mitochondries inactives de M. Guillermond) dont le rôle n’est pas connu.

IL montre que la distinction de ces deux sortes d'éléments est en général facile et qu'ils n’ont pas de rapports entre eux. Voici d’ailleurs les conclusions générales d’un travail récent(r).

Conclusion. — L'essai de généralisation de la théorie de M. Meves chez les Végétaux n’a pas abouti à des conclusions exactes (travaux de M. Guillermond et de son école sur les corpuscules métachromatiques et l’anthocyane en 1914 et 1915, travaux de M. Mottier sur l'aleurone en 1921). Elle a même conduit M. Meves à des conclusions dont il est permis de douter (rôle du chondriome dans l’épaississement de la membrane et la production de sphérules protéiques, chez une Liliacée).

(x) 1° Le plaslidome et le sp'iérome ont une existence aussi générale que le noyau dans la cellule végétale.

20 Ces deux formations sont nettement indépendantes : elles se transmettent parallèlement à travers les générations successives sans avoir aucun point de contact.

3° Les plastes du plaslidome se présentent avec des formes très variables (sphéroplasles, miloplastes, discoplastes etc.) ; ils jouent des rôles variés dans le métabolisme cellulaire (zanthoplastes, carolinoplastes, chloroplastes, ete. : amyloplastes, oléoplastes etc).

Les microsomes du sphérome sont normalement sphériques (sphérosomes) : la forme en bâtonnèt est un stade de division ou une déformation (milosomes) ; certains aspects semblent indiquer une transformation possible des microsomes en globules oléagineux (oléosomes).

4° Le plastidome et le sphérome existent dans les grains de pollen et dans le sac embryonnaire : leur présence dans l’œuf n’est pas douteuse ; il est nécessaire d'en tenir comple au point de vue de la transmission des caractères hérédilaire (GC. R. Ac. Sc. 1922).

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