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RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS DES CHAPITRES EL ET IT

En résumé, dans l’étude que nous avons faite des vacuoles d’un certain nombre de Conifères, nous avons vu que deux questions se trouvaient intimement associées. D'une part l’évolution du système vacuolaire dans sa constitution, sa forme, d'autre part l'élaboration des tannins. Ce sont deux aspects du même problème, car les tannins ne se trouvent jamais en dehors du vacuome, où ils apparaissent progressivéement au cours du développement.

En observant ces très jeunes feuilles, nous avons trouvé et décrit de très nombreux et très beaux exemples de ces formes vacuolaires spéciales découvertes par M. P. A. Dangeard et qui avaient donné lieu à des confusions dans ces dernières années avec les mitochondries. Ces formes étaient inconnues chez les Gymnospermes. à

‘L'évolution du vacuome se produit suivant une loi qui lui est propre. Les formes que présentent ce système paraissent dépendre beaucoup plus de la teneur en eau et des mouvements cytoplasmiques, que de la présence à son intérieur d’une substance particulière, telle que le tannin. En effet, les mêmes formes, en réseaux, en filaments, se rencontrent que le vacuome soit sécréteur ou non. Ces formes sont très modifiables et varient d’un instant à l’autre. Elles échappent donc à une description très précise : leur connaissance n’en à pasmoins un grand intérêt, parce qu'elle nous renseigne sur la nature du mouvement cytoplasmique.

En ce qui concerne les tannins, ce travail démontre son

origine vacuolaire et refute ainsi les idées émises dans ces dernières années sur l’origine mitochondriale de ces corps.

La plupart des Conifères étudiées, (Taæus, Larix, Cedrus, Abies, Picea), élaborent du tannin dans leurs feuilles de très bonne beure ef à un stade très précoce des bourgeons. Ge tannin peut se former dans certaines cellules de parenchyme foliaire, ou dans des cellules très allongées (tubes sécréteurs), sous-épidermiques ou péridesmiques. [l peut être très développé dans l'assise sous-épidermique (Larix, Cedrus). Il est surtout abondant dans les épidermes eux-mêmes, dont toutes les cellules deviennent tannifères en général (Taxus, Larix, Abies, Picea, Cedrus).

Le mode de formation des tannins a surtout été observé dans les épidermes, autant en raison de la facilité de l’observation. que de la propriété que possède ce tissu, de devenir entièrement tannifère dans les feuilles adultes. Un autre avantage résulte de la dérivation commune de toutes les cellules, les unes à partir des autres par divisions successives, aux dépens d’une zone de croissance placée à la base de la feuille. Mais les conclusions obtenues au sujet de la formation des tannins dans ce lissu, paraissent assez bien établies, pour que l’on puisse en faire l'application aux autres éléments à tannin des feuilles. D'ailleurs, Fassise sous-épidermique peut être observée vitalement dans les mêmes conditions que lépiderme et la formation des tannins y présente les mêmes caractères (Larix).

Pour observer dans les épidermes des cellules n'ayant pas encore sécrété de tannin, il faut examiner de petites feuilles ayant quelques millimètres seulement de longueur et même quelquefois n'’atteignant qu'une fraction de millimètre de longueur (Cedrus).

Le sommet du point végétatif lui-même lorsqu'on peut l'observer (Taxus, Abies, Cedrus, Picea), (Larix, pousses longues), se montre complètement dépourvu de tannin. Il est occupé par des cellules à caractères méristématiques (cellules embryon-

naires). Ces éléments se retrouvent à la base des feuilles les plus jeunes.

Les composés lanniques sont toujours localisés dans le vacuome; pour indiquer leur mode de formation, l'on doit d'abord connaître les caractères du vacuome des cellules cimbryonnaires. Celui-ci, très peu réfringent, est invisible ou peu visible dans la cellule vivante.

Il est métachromatique en coloration vitale et se colore en jaune orangé ou en rouge brique avec le rouge neutre, ce qui indique une réaction légèrement alcaline. Sa forme est très variable, (filaments, réseaux, petites vacnoles arrondies".

Ces éléments embryonnaires se transforment très rapidement en éléments tannifères ; cette évolution est progressive et elle consiste en une imprégnation du vacuome par le tannin où à une modification d’une substance préexistante dans le vacuome.

Le système vacuolaire, plus tard, dans les feuilles âgées, se dilate toujours en réseaux épais et finalement en grosses vacuoles réfringentes remplies d'un tannin abondant. Dès qu'il existe du tannin dans le vacuome, la coloration vitale se fait sans métachromasie et il est très probable que le suc vacuolaire est devenu acide (+).

Dans toutes les cellules que nous avons eu l’occasion d’examiner, il a généralement été possible de mettre en évidence, par la simple observation vitale, trois systèmes d'éléments : des plastes, des microsomes, et un appareil vacuolaire. Les plastes ont été observés à plusieurs reprises dans les cellules initiales, où ils ne présentent pas de formes spéciales, mais sont le plus souvent granuleux ou en bâtonnets. Aucun état onduleux. comparable à celui des « chondriocontes » n’a été constaté.

Ces plastes s’imprègnent de très bonne heure d’amidon qui est généralement abondant dès les premières ébauches foliaires.

(x) Le caractère réfringent du vacuome sécréteur ainsi que sa réaction acide paraissent dus aux composés tanniques,

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