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CONCLUSIONS

Nous rappelons qu’une étude vitale systématique du pollen des Gymnospermes n'a jamais été faite : après comparaison des résultats qu’elle donne, avec ceux que fournit la fixation, elle conduit à un certain nombre de constatations intéressantes. Il y a beaucoup de profit à tirer de recherches de ce genre, car il s’agit de cellules ayant une haute importance, et qui portent en elles toute l'hérédité mâle.

Dans deux notes récentes sur les ris, M. P.-A. Dangeard a déjà montré que le pollen de ces plantes, ainsi que le sac embryonnaire, renferment les éléments habituels aux cellules végétatives, c'est-à-dire des He et des microsomes. À ce sujet il s'exprime ainsi : « La distinction du plastidome et du sphérome est donc aussi nette dans le sac embryonnaire que dans le grain de pollen, et cette constatation à un grand

intérêt au point de vue des phénomènes ultérieurs de la fécondation ».

Nous sommes en mesure de confirmer cette conclusion en ce qui concerne le pollen des Gymnospermes : les cellules polliniques sont des cellules complètes renfermant toujours les trois catégories d'éléments distingués par M. P.-A. Dangeard chez l'Iris.

Ce sont des vacuoles colorables vitalement, des plastes généralement amylifères et des microsomes.

Bien que les vacuoles correspondent à une partie de Ja cellule moins vivante que le reste, elles ont dans ce cas des grains de pollen un intérêt indéniable, par suite de la pénurie d’eau et du ralentissement de la vie qui sont l'apanage des éléments du pollen mûr.

Malgré leur état desséché, les grains de pollen contiennent toujours un vacuome à disposition condensée qui fixe les colorants vitaux d’une manière élective.

Cet appareil consiste ordinairement en un ensemble de sphérules indépendantes au milieu du cytoplasme. C’est le cas notamment des cellules végétatives (T'axzus, Cupressus, Cephalotaxus, Biota, Gingko). Il peut aussi se trouver sous le même état dans les cellules génératives, mais le plus souvent, en raison du caractère moins fluide de la substance vacuolaire, il se dispose en un réseau très délié dont la forme varie sous l'influence des mouvements cytoplasmiques qui nous sonl ainsi révélés.

Il existe une différence notable entre le vacuome des cellules végétatives et celui des cellules génératives. Dans le premier cas, le suc est neutre ou même légèrement acide ; dans le deuxième cas Le suc est alcalin et sa consistance demifluide, ce qui entraîne la formation de réseaux.

Ce fait doit être rapproché, toute proportion gardée, des observations de M. Guignard chez le Lis martagon où ce savant insiste sur la différence des caractères histochimiques des noyaux et des protoplasmes suivant qu'il s’agit de la cellule

végétative ou de la cellule génératrice. Au moyen d'un mélange approprié de vert de méthyle et de fuschine, il colore en effet en rose vif le protoplasme de la cellule génératrice et le distingue ainsi de celui de la cellule végétative. D'après ce que nous avons constaté, il se produit une spécialisation comparable, en ce qui concerne l'appareil vacuolaire, car les sphérules du vacuome que l’on observe dans le cytoplasme avant bipartition des cellules polliniques, sont toutes semblables d'apparence et leur réaction vis-à-vis du rouge neutre est la même (fig. chez Cephalotazus Fortunei) ; même au moment où s'effectue la division et alors que la cloison n’est pas encore établie, on ne peut pas encore remarquer de différence.

Au contraire dès que la membrane cellulosique s'est formée et qu'elle sépare, les cellules végétatives et génératives, le vacuome, dès lors divisé en deux parties complètement isolées, commence à manifester des différences profondes : dans la cellule végétative, les vacuoles restent arrondies ; leur suc qui paraît assez fluide demeure neutre ou légèrement acide; dans la cellule générative au contraire, le suc vacuolaire s’épaissit et comme les mouvements cytoplasmiques sont intenses, on peut observer fréquemment des dispositions variées et changeantes de filaments et de réseaux. On peut voir ceux-ci se modeler d'une manière excessivement complexe sous l'effet de pressions internes dont elles sont à nos yeux la seule manifestation.

Il y à là un spectacle que seule peut nous donner l'étude vitale : il est plus riche d'enseignement que celui qu'on acquiert après l'examen d’un grand nombre de préparations fixées.

Les grains de pollen renferment certainement un vacuome à tous les états de leur développement. Lorsque le grain est jeune et au moment de la formation des tétrades, il n’a pas été possible, cependant, d'obtenir des colorations vitales d'une manière générale. Chez le Gingko, la coloration a

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