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CONCLUSIONS

La méthode des colorations vitales qui a été notre principale technique, s’est révélée une véritable méthode de travail, pouvant soutenir la comparaison, avec les méilleurs procédés histologiques. C’est là, un point important acquis pour l'avenir.

Chez les Végétaux, toute cellule apparaît capable de fixer certains colorants réputés vitaux à son intérieur. C’est une propriété que possède la cellule vivante et elle peut être considérée comme caractéristique de l’état de vie.

Par ce procédé des colorations vitales, on peut s'assurer que toutes les cellules renferment un appareil particulier, le vacuome, susceptible de se dilater en larges vacuoles et dont un caractère important est le pouvoir électif vis-à-vis des colorants.

Le vacuome constitue un appareil autonome qui se transmet au cours des divisions cellulaires d'une génération à la suivante : on n'assiste jamais à une néorformation de vacuoles au sein d’un cyloplasme normal.

C’est là une ancienne idée de de Vries que nous avons reprise, dégagée de la théorie inexacte du tonoplaste, et qui est maintenant solidement étayée, pensons-nous.

Il est difficile d'admettre que le vacuome soit un simple dépôt dans la cellule d’eau et de substances banales : les propriétés physiologiques très importantes des vacuoles ne pourraient pas s'expliquer s’il en était ainsi. On ne pourrait pas comprendre non plus que le vacuome soit un appareil constant se transmettant héréditairement, s’il n’était constitué que

par un amalgame de produits de déchets et de substances de réserve. Nous croyons done que les propriétés du vacuome peuvent s'expliquer par la présence à son intérieur d’une substance fondamentale protéique à laquelle le nom de métachromatine au sens de M. P.-A. Dangeard doit être con- SCTvé.

L'aleurone constitue un état particulier du vacuome dans la graine ; ses principaux caractères résultent de la situation dissociée de cet appareil, de sa déshydratation et de l’importante accumulation des matériaux protéiques à son intérieur. Les deux premières conditions peuvent se trouver réalisées dans un grain de pollen ou même dans un méristème, mais fa concentration des réserves azotées ne s'y rencontre pas au même degré que dans les graines de sorte que l’assimilation complète avec l’aleurone ne peut pas être tentée.

Les formes filamenteuses et réticulées du vacuome se produisent lorsque les conditions suivantes sont réalisées à l’intérieur des tissus :

1° Un cytoplasme épais ou encombré d'abondantes productions figurées telle que l'huile ;

29 Une substance vacuolaire de consistance demi-fluide ;

3° Une activité cellulaire intense. Elles ne correspondent pas à la présence d’un produit particulier dans le vacuome. Ces filaments et ces réseaux ne constituent jamais qu'un état transitoire correspondant à une certaine période de l’évolution vacuolaire.

Le vacuome peut se colorer parfois dans son ensemble par une méthode mitochondriale (aleurone, réseaux tannifères).

C'est un exemple de plus du caractère non spécifique de ces méthodes.

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