‹ Recherches de biologie cellulaireChapitre 7 sur 85 · NO DES · texte numérisé non relu

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pourquoi il est ordinairement regardé comme chef d'école par la plupart des « Milochondrisles ».

Il est d'usage d'attribuer la découverte des milochondries à Altmann qui mit en évidence en 1890 dans les cellules animales, des granules et des filaments auxquels il altribua un rôle important dans la production des sécrélions. Le mémoire d'Altmann est orné d'un grand nombre de belles planches en couleurs. très démonstratives, qui représentent des « granula » et des filaments onduleux, observés soit dans descellules vivantes, soit dans des cellule; fixées et colorées par des méthodes spéciales (fixation à l’acide osmique, au formol, au sublimé : coloration à la fuschine acide et différenciation à l'acide picrique).

Altmann n'est pas le créateur du mot de mitochondrie : c'est Benda qui désigne un peu plus tard de ce nom, des grains, des filaments et des chaines de granules qu'il met en évidence au moyen d'une méthode particulière, différente de celle d'Altmann, (fixation par du Flemming fort, puis par un mélange d'acide pyroligneux et d’acide chromique, mordançage dans une solution de sulfalizarinate de soude, coloration au cristal violet).

Benda crut avoir découvert dans les éléments qu’il nomme mitochondries, un nouvel organe cellulaire ; il pensa qu'elles étaient en relation avec une propriété motrice de la cellule et qu'elles n'avaient pas de rôle dans l'élaboration des sécrétions.

Les premières recherches de M. Meves sur les mitochondries datent de 1900. Il étudie la formation d'un corps découvert par Von la Valette Saint-Georges en 1867 dans les spermies des insectes, le Nebenkern. Ce corps se constitue à partir de grains ou cyiomicrosomes, qui sont déjà présents dans le spermatocyte. Ces grains pour M. Meves correspondentaux mitochondries de Benda. Sa conclusion est donc que le Nebenkern des spermies provient des petites mitochondries granuleuses des sper-

matocytes et il en donne pour preuve une série vraiment convaincante des stades de transition.

En 1904, M. Meves signale pour la première foisles mitochon-

dries chez les végétaux. Il croit à cette époque avoir trouvé un organite nouveau de la cellule végétale, comparable aux éléments qu'il a décrit antérieurement dans la cellule animale. Mais c'est en 1908 que l’auteur donne les grandes lignes de la théorie milochondriale, dont il s'efforcera de vérifier l’exactitude dans tous ses travaux ultérieurs. Cette théorie sera le point de départ d'une série de recherches effectuées soit en Allemagne, soil à l'étranger.

Dans ce mémoire M. Meves montre, que dans l'embryon de Poulet toutes les cellules ont entre elles au début beaucoup d'analogies. Leur cytoplasme ne montre encore aucune des différeuciations des tissus adultes (fibrilles musculaires, con- Jonctives, nerveuses, "etc.) mais il renferme de nombreuses milochondries granuleuses et surtout deséléments très allongés, onduleux, se colorant très fortement et d'une manière homogène par l’hématoxyline ferrique (chondriocontes) ; les uns et les autres de ces élémentssont des chondriosomes. M. Meves émet l’idée que toutes les différenciations qui se produisent dans la suite de l'évolution, lorsque les diverses cellules embryonnaires évoluent en tissus variés, proviennent, quelle que soit leur hétérogénéité future, de la métamorphose d'un seul et même élément du cytoplasme embryonnaire, le chonäriosome. Ceux-ci donneront ainsi, en se transformant, les fibrilles musculaires, les fibres du tissu conjonctif, les neurofibrilles, etc.

Dans un autre ordre de modifications, ils donneront aussi les divers produits de sécrétion que l'on observe dans les cellules, comme par exemple les graisses, les boules vitellines, etc. et aussi les pigments. Ainsi les vues premières d’Altmann seraient exactes.

En un mot, fous les produits de différenciation par lesquels s'accuse le travail constructif ou élaboraieur de la cellule auraient pour origine les éléments du chondriome. C'est également au cours de ce travail que M. Meves émet l'hypothèse du rôle des mitochondries dans l’hérédité. Leur présence cons-

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tante dans les éléments sexuels est pour lui une preuve de cette fonction importante.

La méthode employée par M. Meves pour mettre en, évidence les mitochondries est la suivante : Fixation au Flemming (renfermant une quantité réduite d'acide acétique), coloration à l'hématoxyline ferrique.

Une partie des conclusions de M. Meves concernant le rôle des mitochondries, n’était donnée à cette époque que comme une hypothèse très probable dans l'esprit de l’auteur.

Dans les années suivantes un grand nombre de chercheurs et M. Meves lui-même, pensent montrer l'exactitude de ces vues. Ce sont les travaux de M. Duesberg sur la formation des myofibrilles, de M. Hoven sur l'origine des neurofibrilles et sur l’élaboration des grains de sécrétion, de MM. Policard et Mulon sur l’origine des pigments, de M. Meves (1910 à 1915), etc.

En France, M. Regaud (1911) émet une théorie qui s’apparente à celle de Meves. Pour lui les milochondries sont les agents de l'intussuceplion élective, c’est-à-dire de l’introduction dans la cellule des substances amenées par le sang. En même temps, cesont des fixateursélectifs et des condensateurs. C'est une formation mitochondriale puissamment développée qui, selon toute vraisemblance, est l’agent sélecteur, introducteur et élaborateur des substances qui doivent passer par la cellule (fonction électique et pharmacopexique des cellules).

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