LOS À. TRA\ERS
de comprendre pourquoi la réaction au chlorure titaneux, faite en milieu très peu acide, est plus sensible que la réaction faite avec le zine, en milieu nettement acide (1). La coloration bleue est répartie sur une surface beaucoup plus grande et donne à l’œil l'impression d’une intensité plus forte.
Les essais indiqués dans le Tableau précédent montrent l’importance toute particulière de l’acidité libre du milieu. En utilisant une acidité de 3°" à 4°" seulement d’acide normal dans 50°" de liqueur, on obtient d’excellents résultats (2), le papier de tournesol sensible dont nous avons déjà parlé plusieurs fois permet d’effectuer la neutralisation très exactement et de réaliser par suite l’acidité voulue.
Influence de la concentration en tungstène. — En examinant l’échelle de titres construite d’après les indications ci-dessus, on constate l’apparition d’un léger trouble dans les titres 5 et 6 au bout de 10 à 15 minutes.
Au contraire, les titres 1, 2, 3, 4 sont encore très transparents au bout de 30 à 45 minutes. On peut d’ailleurs s'assurer de leur stabilité en reproduisant un même titre au bout d’un temps variable.
Voici par exemple les lectures obtenues sur le titre 2 fait à des intervalles de temps différents :
Intervalle. Lecture.
10 ÉININUTES MES NON DUR hé { 1,79 20 CON Er SAS RUES PR DEA \ AR ho 30 DAS FPE ARIANE 290
(!)} Pour obtenir une attaque sensible du zine, on est en effet conduit à se mettre en milieu nettement acide.
(2) Les résultats obtenus sont d’ailleurs constants à 0% 9 dé tungstène près, malgré la faible variation d'’acidité possible,
Le dosage s’applique donc à la détermination de très faibles teneurs en tungstène, inférieures à 5M# de tungstène dans 50°", soit 0,100 W par litre.
Applications. — 1° Nous avons vu que l'emploi du chlorure titaneux rendait la réaction qualitative bien connue du tungstène (oxyde bleu) beaucoup plus sensible.
On peut apprécier, en profondeur, dans des tubes étroits à fond plat, 1M5 WO3 dans 200" de liqueur.
29 Dans la recherche de traces de tungstène, le dosage colorimétrique précédent peut rendre des services. |
Supposons, par éxemple, qu’on ait à rechercher 6,2, 0,3 W dans des alliages, riches en silicium (nous avons eu par exemple à analyser des alliages nickel-zirconium renfermant 8 pour 100 Si et 0,25 pour 100 de W); il est impossible de reconnaître l’acide tungstique dans le résidu de l’évaporation à sec; la méthode précédente permet ‘à la fois de le déceler et de le doser avec précision. Après élimination de la silice à l'acide fluorhydrique, on fond le résidu avec quelques grammes de CO* Na? chimiquement pur bien exempt de silice; on reprend par très peu d’eau, on neutralise exactement au papier sensible de tournesol, on ajoute 3% à 4% de H C! normal; après refroidissement, on.étend au même volume que les titres après avoir ajouté 2 d’une. solution de Ti Cl (1% = 0f,oo1 Fe environ) (1); on compare l'échantillon à une échelle de titres préparés au même instant.
De même, dans les minerais de tungstène, attaqués par fusion aux carbonates alcalins, on peut rechercher par ce procédé le tungstène retenu par le précipité de fer et de manganèse (on retrouve en général 2M6 à 3M6 d’acide
cms
tungstique).
(‘) L'influence des sels alcalins sur la teinte est négligeable; on peut d’ailleurs introduire dans les titres la même teneur en sel
marin.