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III. — Recherches de traces de tungstène

Les solutions acides de tunostate alcalin sont réduites par le chlorure titaneux à l’état d'oxyde bleu insoluble.

Pour de très faibles concentrations en tungstène et en acide libre, on obtient un oxyde bleu colloïdal qui ne précipite qu'au bout d’un certain temps.

La teinte obtenue, d’un très beau bleu, peut permettre un dosage colorimétrique si l'échantillon à doser et les titres sont faits en même temps.

Au point de vue qualitatif, l'emploi du chlorure titaneux est supérieur à lemploi du zinc; on supprime le dégagement de gaz et la réaction est plus sensible, ainsi qu'on va le voir.

Étude de la réaction. -— Nous sommes partis d’une liqueur de tungstate de soude (1°" — of,oor W} obtenue à partir d'acide tungstique pur (1); ce dernier a été fondu avec du carbonate de soude chimiquement pur.

L'expérience montre que pour des concentrations en tungstène << 0$,100 par litre, et une acidité très faible [quelques centimètres eubes (2°% à 3%) de H CL normal . dans 50°" de liqueur], on obtient une teinte stable,

(!} Ce dernier a été chauffé dans un courant d'oxygène vers 8000- Nous nous sommes assuré, avec l'acide fluorhydrique, qu'il ne renfermait pas de silice.

l’oxyde colloïdal ne commençant à précipiter qu'au bout d’un temps assez long (30 à 6o minutes environ).

Construisons une échelle de titres dans ces conditions ; en faisant varier ensuite dans une série d'essais, d’une part l’acidité hbre quand la concentration en tungstène reste constante, d’autre part la teneur en tungstène pour une acidité libre donnée, nous légitimerons les conditions du dosage et fixerons les limites entre lesquelles 1l est possible.

Pour éviter l’influence du facteur temps, nous avons versé le chlorure titaneux au même instant dans les titres

et les essais préparés à l’avance.

Échelle de titres : IEC CARE LAS

Nous avons déterminé préalablement la basicité de la liqueur de tungstate : 10°" de cette liqueur, étendue à 100" d’eau, ont été titrés avec H CI normal, en présence d’'hélianthine; on à dû verser 2° H CI normal. La neutralisation de la liqueur de tungstène exige done par centimètre cube o°"°,2 d’acide normal.

Dans tous les titres, nous avons ajouté un excès de 3°"

H CI normal.

Nous donnons ci-dessous leur composition :

Volume TE EE

Teneur en VW. d'acide normal. dé, LiGF, d'eau.

ing peus cms cn?

I 02 2 (Ha)

3 BAD : > Ak,4

6 4,2 : > F7 Influence de l'acidité libre. — Les essais ont porté sur

le titre 3, dans lequel on à fait varier l'acidité libre.

CHIMIE ANALYTIQUE DES ACIERS. LUCE Lu

Volume EE d'acide normal, de ‘T1 CI. d'eau. Valeur trouvée. cms TIR cm c sem : 2,8 ),6 2 39,4 0 4 A? (42; 79 s.6 2 0 s 4 ES ; 1 ( 2,79 10,6 » 34,4 la liqueur se trouble rapidement 20 » 25 trouble net, lecture difficile 30 » 15 trouble net 10 » ) trouble net Précision de la lecture. — Avec un peu d'habitude, on

peut apprécier 0,20 ; l’échelle de teintes montant d’ailleurs très vite, on peut intercaler les titres intermédiaires 1,5, 2, ce qui facilite la lecture. |

La lecture des dermiers échantillons est impossible, en raison de la précipitation de l’oxyde.

Si l’on abandonne à l’air les divers essais, on observe les phénomènes suivants

Les échantillons très peu acides se décolorent completement au bout d’un certain temps; la liqueur obtenue renferme un louche blanchâtre d’acide tungstique hydraté.

Dans les derniers essais, au contraire, la décoloration complète est plus lente : 1l reste, au fond des verres, un précipité bleuâtre qui ne devient blanc qu'au bout d’un intervalle d’une nuit; la liqueur surnageante étant parfaitement claire.

L’explication en est facile : dans les échantillons très peu acides, l’oxyde colloïdal est à grains très fins; la surface d’oxydation à l’air est considérable, e’est pourquoi la décoloration totale de la liqueur est plus rapide; dans les essais nettement acides, au contraire, l’oxyde bleu a précipité en gros grains : l'oxydation à l’air est plus lente ‘en raison de leur moindre surface.

La finesse des grains de l’oxyde colloïdal nous permet

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