IM
L'kûfmme,
Y) Osteopsathyrosis.
Celte maladie est en vérité phis fréquente sur les vaclies pleines ou d lait; mais sur la femme c*est Tostéomalacie, non la psathyrose, que Ton rencontre, d) Uydarthros. — Hydrops bur*sar. mue. tend. — Gangrlion.
Sur rhomme et sur les animaux ces tumeurs sont aussi bien les suites des efforts que des affections rhumati* ques, quelquefois arthritiques et mêmes syphilitiquesr
e) Arihritis, inflammation des articulations.
0 Ankylosis.
Les ankyloses externes, c*est-A*dire celles effectuées par des osteophytes qui lient les os supérieurs et inférieurs de Tarticulation ensemble, comme des crampons, sont de beaucoup les plus fréquentes; les internes, par soudure des surfaces cartilagineuses (ossifiées) articulaires, sont relativement fort rares.
y) L'ostéopsathyrose est une maladie très fré- - quente, enzootique et épizootique, des vaches. V. plus bas les cachexies, et surtout la Pièce justificative sur les maladies enzootiques. Elle ' est fréquente aussi sur les singes des mena-' geries , les squelettes desquels sont en* général d'aucune valeur é cause des maladies des os.
d) Cette maladie qui est commune à tous les animaux domestiques, se rencontre cependant encore plus fréquemment sur le cheval que sur Tbomme; on appelle ganglions articulaires, gelenkgallen , les extensions des bourses synoviales articulaires, et ganglions des tendons, sehnengallen , les exten-
sions des bourses synoviales des tendons; on nomme nerf-férure, sehnenklapp, Textension de la bourse synoviale du tendon du muscle fléchis^ seur des doigts. — Les petits corps cartilagineux libres Cchondroides) que Ton trouve assez rar»^ ment dans ces tumeurs de l'homme, sont très fré<* quents dans les mêmes tumeurs du cheval, et surtout du chameau.
e) Très fréquente sur les chevaux, pas rare sur les autres animaux domestiques. Pour la cachexie articulaire Cgelenkseuche) des poulains etc. com|>ar. plus bas les cachexies.
r) Elle se rencontre à peu près sur toutes les articulations de nos animaux domestiques; sur le cheval surtout elles sont bien plus fréquentes que sur l'homme. Une collection très riche d'os malades, provenante de l'ancienne école vétérinaire de Wurzbourg, m'a prouvé qu'elles se comportent tout -é- fait, comme chez l'homme, c'est- â -dire les ankyloses externes sont beaucoup pins fréquentes que les internes. Au jarret p. e. on nomme éparvin interne ou caché ICverborgener spat) la simple soudure des surfaces des os; la soudure externe par des osteophytes se nomme
Vhtmme.
g) Arihrocace.
L'étude comparée de ces maladies sur l'homme et sur les animaux est très instructive et fort recommandable.
éparvin externe; souvent l'externe et rintenie sont réunies. V. les belles observations de Mr. Grève L c. II, p. 152 et de Mr. Schrader Magax. f. d. t hier h. V, p. 95. L'éparvin est fréquent sur le cheval et sur l'Ane, on le voit quelquefois aussi sur le boeuf, g) Toutes les formes de cette maladie se raicontrent très souvent sur toutes les articulations des animaux domestiques, surtout du cheval et du boeuf. Grève I. c. II, p. 138.
Les cachexies sont des maladies dans lesquelles, par un vice central de la vie, souffrent toute la nutrition et l'innervation. Ni les nouvelles recherches sur les fonctions du système nerveux Cde la nevropathologie) , ni les analyses et — les spéculations des chimistes (la j>athoIogie humorale} ont été i même de décider la question sur le siège et la cause primaire de ces maladies; au contraire les vues des solidistcs et des humoralistes sont dans une opposition plus décidée que jamais. C'est le grand noeud é résoudre de la pathologie et — encore pour long-tems.
1) Cachexia chlorofica. Appauvrissement du sang, quantité moindre de globules, diminution de la nutrition de tous les tissus, faiblesse nerveuse générale, grande propension de passer
mn. CaclieiLlae.
Les cachexies des animaux offrent sans doute en partie de grandes différences des cachexies de l'homme, mais il y a peut-ôlre encore plus de ressemblance; et s'il y en a, qui ne nous laissent pas encore entrevoir les points d'analogie aussi clairement, il faut espérer qu'une étude plus approfondie nous les laissera trouver. Déjà A présent la comparaison est assez féconde en résultats; mais certainement des recherches continuées nous fourniront encore des données de la plus haute importance. Je conviens que quelques-uns de nos rap-prochements peuvent paraître hasardés, mais je les donne sans prétention. Quant à ressence des cachexies, nous en parlerons plus amplement dans la troisième partie.
1) A ce que je sais aucun médecin n'a pas encore osé de vouloir retrouver la cachexie chlorotique sur les animaux; cependant on pourroit demander, si elle n'offre point de Tanalogie avec certaines formes de la cachexie aqueuse des animaux, même avec l'hydrostose des vaches laitières CmarkOûssigkeit)?
VkomMg.
dans la cachexie suiTanie, ou dans des vices des poumons.
2) Cachexia aquosoy hydrapica.
Appauvrissement du sang, excès d'eau, diminution de la nutrition de tous les tissus, accumulation du sérum dans le tissu cellulaire et dans les sacs séreux. (Les hydropisies inflammatoires et locales, ainsi que les hydropisies par causes mécaniques, ne sont pas des cachexies, mais elles peuvent devenir telles.)
L€9 tmkÊÊmx.
3) Cachexia scrofulosa (tt rhachUica).
CLes écrouelles que Ton nomme éréthistiques, doivent leur origine toujours à des irritations ou des inflammations^ provoquées par des dépôts scrofuieux; cet état est toujours secondaire, il forme une complication, et malgré la grande importance qu'a la distinction de cette forme pour la pratique, ses symptômes ne peuvent pas entrer duns le cadre des phénomènes de la maladie pure.)
La scrofule simple se déclare par un état torpide du système nerveux; le sang, encore mal connu, paroit être, dès le commencement, pauvre en globuline et en haematine, riche en albumine, qui plus tard seulement
2) La cachexie aqueuse est commune a tous les animaux domestiques de toutes les classes (et même souvent aux sauvages) avec l'homme; elle se rencontre souvent endémique et enzootique, épidémique et épizootique, dans les mêmes lieux et en même tems , sous les mêmes conditions, mais certams animaux souflrent plutôt que les autres C^omp. les maladies enzootiques et épizootiques). Y. H amont et Fischer sur la Cachexie aqueuse de l'homme et du mouton. Journ. de Méd. vét. théor. et prat. V, p. 129 et les remarques de de Girard. Recueil d. Méd. vét. Xl^ p. 352. Toggia 1. c. II, p. 205.
3) La maladie scrofuieuse est fréquente sur tous les animaux, non seulement les quadrupèdes, mais aussi sur les oiseaux, comme sur l'homme; on la rencontre sous les mêmes conditions et sous les mêmes influences comme chez l'homme, ce qui la rend fort intéressante pour le médecin observateur; elle est le plus souvent enzootique (y. la pièce justificative N. IV), très souvent héréditaire; cependant elle est beaucoup plus fréquente sur les animaux herbivores, que sur les carnivores. Les mêmes formes que nous voyons chez l'homme, existent aussi chez les animaux.
La scrofule simple existe aussi bien sur les animaux que sur l'homme, mais elle échappe plus souvent i l'observation du médecin. Une observation fort instructive sur la transition des différentes formes de la maladie scrofuieuse a été communiquée par Hr. Erdt C^^urlt und Hertwig magazin VI, p. 292): Un troupeau de 350 agneaux fut tenu dans une étable chaude, sans renonveOement de l'air, et, privé de l'influence de Tair, il reçut une nourriture trop riche et trop succulente (ainsi toutes les in-
L'komme.
diminue aussi; il y a abondance de la lymphe, extension des vaisseaux lymphatiques; prédominence du système cellulaire, non seulement sons la peau, mais dans tous les organes, ou il commence à remplacer les tissus spécifiques, chose qui est surtout apparente dans les muscles , les os etc., toutes les sécrétions muqueuses sont augmentées, et elles deviennent souvent albumineuses.
Dans ses progrès ultérieurs la maladie se fixe toujours de préférence dans un des systèmes de l'organisme; de distinguer 9^ formes d'après ces systèmes, c'est ici essentiel pour nous, pour pouvoir établir une comparaison avec les maladies correspondanies des animaux:
a) La maladie se fixe dans le système glandulaire lymphatique (scrofule glandulosa), q) dans les glandes de Vab^ domen, qui s'hypertrophient, se remplissent de matières déposées, albumijieuses et tuberculeuses qui endurcisseni, les irritent, enflamment et détruisent, ia scr^fuia mesaraica^ le carreau; /T) les mêmes altérations s'établissent dans les giaA4es lyoïphatiques sous la peau, ia scrofule ex-terne; 7) dans les ghmdes
Le» auimmMS,
fluences qui donnent si souvent les écronelles é nos enfans3; bientôt les agneaux étoient converts de teignes scrofuleuses 1 en apercevant les fautes commises on eut le tort de changer trop brusquement le régime, on les metta à l'air froid, ils reçurent une nourriture plus faible, la teigne s'évanouit, mais des sécrétions de la pituiteuse de la bouche s'établirent, l'atrophie mésaraïque se déclara, la rhachitis commença a paraître, et les agneaux moururent. Dans chaque espèce d'animaux nous observons plus de dispostion pour l'une forme que pour l'autre, dans le cheval pour ia scrofule de la pituilaire, dans la brebis pour la rhachitis, dans le veau pour la scrofule de la peau, dans le cochon presque seulement pour la scrofule glandulaire. Comme les médecins, aussi les vétérinaires ne sont pas d'accord sur la contagion et sur la transmissibilité des différentes formes des scrofules, cependant toutes les formes sont plus contagieuses que chez l'homme.
a> Plus haut, en parlant des catarrhes, nous avons déjà indiqué la grande disposition é des enflures des glandes lymphatiques dans nos animaux domestiques ; en vérité les jeunes entre eux gagnent souvent la scrofule glandulaire par des catarrhes, surtout les poulains (ce qui arrive aussi dans nos enfans, seulement pas si souvent). Comme nous ne pouvons pas entrer ici dans des descriptions, nous allons alléguer les auteurs chez lesquels nous croyons avoir trouvé les meilleures descriptions: a) l'atrophie mésaraïque se rencontre sur tous nos quadrupèdes domestiques, v. Tscheulin ausschlags- und abzehrungs-krankheiten p. 264; /^) la scrofule externe gland., la gourme, die druse, très commune, v. pour le
éa poumon, des brosefaes et da la trachée artèroi phihim puhnoniMlis glandulosa; â} sur le cerveau etc., roeiletc.
b) C'est le système osseux qui reçoit la préférence, les sels calcaires se trouvent sécrétés en moindre quantité, le carti** lage prédomine et devient mou, serofu/a asshtmj rkuchiHs; q[uelqaefois, comme dans les glandes, des dépôts de matières albumineuses se forment, les 08 s'enflamment, s'ulcèrent, caries scrofulosa, arthrocace , paedarthrocace etc.
Le$ a$Umaux,
cheval: Dressler dans Gurlt u. Hertwig mag. V, p. 69. — Waldinger spec. pathol. u. therap. v. Erdelyi II, p. 61. ^— Delafond police sanit. p. 746; pour le boeuf: Toggia 1. c. Il, p. 251; pour le cochon: Toggia educazione etc. de' porci p. 314; y) de même ikins tous les animaux, surtout dans le boeuf. Rychner Bujatrik p. 128. — Kôrber krankb. d. rindv. II, p. 106; d) beaucoup plus rare que sur l'homme, b) La rhachitis est assez fréquente chez les quadrupèdes, et même chez les oiseaux. C'est une maladie de la vie foetale, ou du premier tems après la naissance, comme chez l'homme; surtout les chiens sont souvent nés rhachiiiques ou deviennent tels bientôt après la naissance, et d'après l'opinion fort probable de beaucoup de naturalistes les chiens bassets et les races pareilles ne sont qu'une monstruosité rhachitique devenue héréditaire, v. DelabereBlaine p. 154. Krankh. d. hunde u. k. Frankf. 1803. p. 69. Pour la rhachitis des veaux et des agneaux v. Kôrber II, p. 195. 199, qui a raison de la regarder comme scrofuleuse; Mr. Rychner et d'autres qui la regardent comme arthritique ont tort, la cachexie arthritique n'existe jamais dans cet Age. Pour plusieurs animaux v. Rengger naturgeschichtc der sâugethiere in Paraguay p. 156. 340. 365. Elle est très souvent enzootique et nous en parlerons plus amplement Pièce jus t. N. lY, où nous discuterons aussi la question, si la cachexia ossifraga, knochenbrûchigkeit, doit être comptée parmi la cachexie scrofuleuse? je suis de cet avis, je la compare a l'osteomalaeie de l'homme, et surtout des femmes enceintes, que je regarde aassi comme une scrofula adultorum. Je sais que mes vues ne s'accordent pas avec les idées reçues.
L'kpmwit,
c) La peau n'est pas seulement détruite par les glandes scrofttleuses^ il y a aussi la même tendance é des dépositions albumineuses, par laquelle se forment des achores, des psydraciaetc.y des ulcères. Scro^ fuh de la peau,
d) Les sécrétions de toutes les membranes muqueuses sont en général altérées, depuis le commencement; ces altérations deviennent souvent plus profondes dans l'une ou dans l'autre de ces membranes, p. e. dans la muqueuse intestinale , urinaire , génitale etc.; mais celle qui nous offre ici le plus d'intérêt, c'est l'altération de la sécrétion de la muqueuse respiratoire:
chaque médecin un peu versé dans la pratique aura déjà observé des écrouelleux, dans lesquels avec le développement des glandes bronchiales, on observe des sécrétions abondantes de la muqueuse, très souvent albumineuses, il surviennent des ulcérations de la muqueuse depuis le larynx jusqu'aux poumons, et le ma«»
lade meurt avec ces destructions, avec ou sans tubercules
On rencontre aussi les autres affiaclions scrofuleuses des os, p. e. la paedartfarocace , mais plus rarement à ce qu'il me paroit.
c) Le développement des exanthèmes scrofnlevx des jeunes animaux n'est pas encore bien observé, mais au moins é un état plus avancé, ils ressemblent tout -â -fait aux porrigo et impetig^o de nos enfans.
d) Des blennorrhées scrofuleuses pareilles existent aussi sur les jeune6 animaux.
Mais il y a sur les animaux domestiques deux autres cachexies, éminemment contagieuses et pernicieuses, de la nature scroAileuse desquelles les auteurs ne sont pas d'accord, (v. Pièce justif. N. V.)
e) Scrofula farcimen, le farcin, der wurm. La maladie consiste dans une hypertrophie, dilatation, inflammation et ulcération des vaisseaux et glandes lymphatiques de la peau, les tumeurs et les ulcères ressemblent, ils ne peuvent pas phn, aux tumeurs et ulcères scrofuleux de la peau de l'homme ! La maladie se développe quelquefois a la suite de la gourme et de la scrofule, elle se développe sur les animaux adultes sous les mêmes influences qui dans les animaux jeunes occasionnent souvent la scrofule, elle se développe très souvent par contagion. C'est une maladie fréquente des bêtes équines, elle est rare sur les bêtes bovines,* elle n'a été jamais observée sur les autres animaux domestiques, à ce que je sais. v. Grève I. c. I, p. 47. Gurlt 1. c. I, p. 319. Delàfond I. c. p. 673. Toggia \. c. III, p. 47. Mr. Renault croit avoir prouvé le développement du farcin â la suite de la résorption du pus par
des poumons; j'ai déjà va de ces cas avec un déconrs aigu, ifue j'aurois volontiers nommé martel
L'extension et sans doute aussi la dignité de la muqueuse nasale est fort diflCérente dans l'homme et dans les animaux herbivores; cependant les affections scrofuleuses du nez sont des plus fréquentes sur Thomme, il y a des sécrétions abondantes et albumineuses, formation de croûtes , hypertrophies , ulcères, et carie des os, ozaftia scrofulosa. Le lupus s'observe aussi à peu près toujours sur des sujels scrofuleux.
Sans doute la plupart des affections scrofuleuses ne sont pas contagieuses, mais je ne voudrois pas oser déclarer que quelques formes, p. e.
les blennorrhées des yeux et des poumons, ne l'étoient jamais; je SUIS plus disposé de les croire contagieuses. En parlant des maladies contagieuses, nous verrons que dans toutes les maladies se peuvent développer des formes contagieuses.
C'est bien singulier que je n'ai jamais vu une morve de l'homme, et cependant
Le» mmhmnus,
les vaisseaux lymphatiques (Recueil de Méd. vét. XI, p. 393), cependant ses observations admettent aussi une autre explication. Mrs. Hamont et Pruner qui ont eu souvent occasion d'observer les deux maladies endémiques et enzootiques dans l'orient, et de faire des dissections, soutiennent que le farcin du cheval et l'Elephantiasis Graecorum ou lepra tuberculosa sont des maladies identiques (Journal de méd. vét. théor. et prat. vol. V, p. 193. p. 225); il y ' a des points de ressemblance, on n'en peut pas douter, mais leur traité contient beaucoup d'assertions erronées, desquelles nous parlerons ailleurs. Parmi les maladies de l'homme que j*ûi observé moi-même, il y en a une qui offre de la ressemblance avec le farcin, c'est la maladie que Mr. Autenrieth le premier a nommé, je ne veux pas discuter ici avec quelle raison, la scrofule gonorrhoique , tripperscrofeln. Cf. aussi plus haut les maladies de la peau, Elephantiasis. t) La morve, der rotz, maliens humidiis, maladie regardée par la plupart des médecins, avec raison, comme au fond la même, seulement une forme du farcin. Les symptômes essentiels sont: engorgemens et indurations des glandes lymphatiques de la gorge^ écoulement purulent et ulcères spécifiques de la pituiteuse nasale, ressemblants aux ulcères syphilitiques, enfin destruction de toute la pituiteuse, carie des os du nez, et l'animal périt phthisique, s'il ne meurt pas plus tôt de phlébite, de lymphangioite générale ou de gangrène des poumons; souvent la maladie est compliquée avec le farcin. La maladie est originaire seulement sur les bétes équines, le cheval, et encore plus sur l'âne et le mule, car le catarrhe malin du boeuf, de la brebis (mor^'e des brebis, schafrotz) et la maladie des chiens offrent trop de différences. Ses causes
Vkomme.
chaque année se m'offirenl des inflammations toxiqnes de la peau, causées par absorption d'un virus animal^ et par le virus de la morve même.
L'an 1817 — 18 le tiers des chevaux de notre ambulance ont succombé à la morve ; j'ai fait la dissection de plusiews chevaux, et j'ai même profité de l'occasion à faire sur eux des expériences physiologiques sans prendre des précautions ; la morve étoit aussi assez fréquente sur les chevaux de l'artillerie ; je ne veux pas parler des tems de guerre même, mais après la paix i'ai toujours observé tous les malades d'une brigade avec les plus grands soins, et je peux déclarer avec la plus grande sûreté : jamais un cas de morve ne m'est arrivé!
4) Caehexia arthritic€u La relation intime entre les hémorrhoides et la goutte à déjà été entrevue par des anciens médecins, et c'est avec raison, A ce que je pense, que Mr. Schôn- Icin les a réuni dans la même famille. La cachexie commence par des phénomènes généraux qui prouvent que l'innervation et la nutrition de l'organisme sont changées, de quelle manière c'est encore obscur; bientêt le
sont les mêmes que celles du fiureiii, elle est très contagieuse pour les bètes équines, le ylrus du farcin produit quelquefois la morve, et celui de la morve le farcin. D'après des expériences nouvelles la maladie peut-être transmise par l'inoculation aux chèvres, aux brebis etc. et l'on a déjà un assez grand nombre d'observations sur la transmission de la morve du cheval à l'homme, faites dans les dernières années en AUemagne, en Italie, en France et en Angleterre, qui ont été rassemblées par Mrs. Breschet, Rayer, Levin etc., dans les tems antérieurs au second decenniom de ce siècle on n'en savait rien; c'est vrai, quelques auteurs (Delafond etc.) ont soutenu que cette maladie de l'homme n'étoit pas une morve , mais seulement une intoxication par absorption de matières purulentes, putrides etc., et l'on ne peut pas nier que dans le nombre il y a des observations douteuses. Nous en parierons plus amplement dans la pièce justificative sur les maladies contagieuses.
4) On ne peut pas encore dfare avec quelque sûreté, si les animaux sont sujets é la cachexie arthritique ou non; la théorie n'en doutera guère, mais l'observation est bien éloignée de l'avoir démontré. Les premiers phénomènes étant en grande partie subjectifs, l'observation est très difficile ou impossible sur les animaux, cependant si les phénomènes objectifs , les crises spécifiques et les formes anomales éloient bien observées par les zootomes et les chimistes, on pourroit déjà décider avec quelque certitude; malheureusement cela n'est pas le cas.
L'homme.
procès maladif se concentre dans le système abdominal gang^ionaire et de la veine -porte, et il se décide par des sécrétions critiques.
a) Hémorrhoides. Après les phénomènes généraux de la cachexie arthritique une oon* gestion s'opère dans le rectum et autour de l'anus, et l'accès se décide par la sécrétion d'une certaine quantité de sang; ces accès retournent pendant un certain nombre d'années à des intenalles périodiques. Si la crise évacuatoire n'arrive pas, ou est interrompue, alors il y a des hémorrhoides anomales qui consistent dans des congestions et des hémorrhagies dans les différons organes de l'organisme.
b) Arthriiisarci.sens.jIagouUe.
Après les phénomènes généraux de la cachexie arthritique l'inflammation s'établit dans une ou dans plusieurs des articulations du corps qui
a) Des évacuations sanguines par les selles arrivent dans beaucoup de maladies, et elles ne prouvent . pas qu'un animal a les hémorrhoides, mêmes les tumeurs veineuses ne fournissent pas des preuves suflisantes; mais l'observation de formation de tumeurs spécifiques, avec évacuation sanguine périodique et critique est de pins d'importance. Déjà les anciens ornithiatres disent que les faucons souffrent des hémorrhoides. (Pièce justif. N. II, p. CXX.) De nos araûnaux domestiques quadrupèdes c'est le carnassier qui en est atteint le plus certainertient, déjà les anciens vétérinaires en parlent (Pièce justif. N. I, p. XXXVIII), et les auteurs de nos tems les nomment fréquentes (Delabere Blaine p. 143. Eiselen dans Herings Report. II, p. 97); des hémorrhoides du cheval parlent Chaussier, Gohier, Debeaux (Journ. de méd. vét. théor. et prat. III, p. 394), Rau (Erkenntnis d. haemorrhoidalkr. Giesen. 1821), Rychner, Lentin (Falk universallexicon I, p. 358); mais c'est une erreur si Mr. Mundigl prend le sang de rate des brebis et des vaches pour une espèce d'hémorrhoides (1. c. p. 69). Toggia parle des hémorrhoides des bêtes bovines comme d'une maladie fréquente (1. c. II, p. 167).
b) Les anciens auteurs parlent beaucoup del'arthritis * des chevaux, mais les exostoses qu'ils désignent, sont bien plus souvent les suites des efforts et des affections rhumatiques; les maladies articulaires des veaux et des agneaux que les auteurs nomment arthritiques ne sont pab telles, mais plutôt rhachi-
se décide par révacution d*iine certaine quantité d'acide unque par l'urine , et par des sueurs spécifiques. Si cette crise évacuatoire n'arrive pas, il y a la goutte anomale qui consiste dans des congestions et des dépôts de seb uriques dans les difiérens organes de l'organisme.
Pour les explications possibles, mais toujours hypothétiques de ces procès, de la part de la pathologie humorale, ou solidaire, il faut Toir la Pathogénie dans notre troisième partie.
5} Caehexia rheumatica. Le rhumatisme dans sa forme la plus simple consiste dans une paralysie des vaisseaux capillaires du tissu celluleux, il y a stase ou congestion passive dans ce réseau capillaire; cet état peut arriver partout où il y a des expimsions celluleuses, et les fonctions des organes seront gênées ou altérées; dans les gaines des nerfs scnsitifs il causera névralgie rhumatique, dans les gaines des nerfs moteurs paralysie rhumatique, il y aura des rhumatismes de la peau, des muscles, des articulations etc.
— Si cet état ne passe pas à
Les mnimmis.
tiques; je ne peux paft recoonattre me arthritis dans la maladie que Mr. Toggia (I. c. I, p. 163) nomme arthritis du boeuf. L'animal qui le plus certainement est atteint de la goutte est encore une fois le chien. C^^iik 1. c. I, p. 341. Krankh. d. hunde u. katzen. Frankf. 1803. p. 71. Krankh. d. hunde. Berlin. 1834. p. 38. Kôrber I. c. I, p. 205 etc.) Je pense qu'au moins en partie les si dites affections arthritiques des oiseaux Cv. Pièce justifie. N. II, p. CXIX3 sont en vérité telles. Mr. Kôrber dit qu'il a observé l'arthritis sur les cochons. Quant au reste des animaux les recherches nécessaires, surtout chimiques, nous manquent entièrement. Assez connue est aussi la croyance générale du peuple que les cochons d'Inde, les chats, les chiens peuvent gagner l'arthritis des hommes; mais là dessus il n'y a pas de recherches non phis.
5) Les affections rhumatiques sont extrêmement fréquentes sur tous nos animaux domestiques. Plus haut nous avons déjà observé que la maladie que Ton nomme coriago, echedermia, harthâutigkeit, n'est qu'un rhumatisme des gaines celluleuses de la peau et du muscle peaussier. — La forme la plus fréquente du rhumatisme des animaux, et surtout des chevaux, c'est le rhumatisme des extrémités, la fourbure, rehe, verfangen, verschiagen: à l'exemple de Mr. Grève Ci- c ïj P- 93) beaucoup de vétérinaires distinguent une fourbure rhumatique et une fourbure inflammatoire; c'est mal fait, la fourbure rhumatique est un rhumatisme simple, la fourbure inflamma!oire est un rhumatisme inflammatoire (qu*il y a encore d'autres inflammations des doigts, personne n'en doute). — Les rhumatismes articulaires des extrémités et de la colonne vertébrale Clos derniers sont fréquents sur les chevaux et sur les boeufs)
- ia> -
Vhamme.
l'irrilaUoii ou i riqflammaUoii, c'est un rhumatisine froid, sans fièvre, il y a tendance à émettre le sérum du sang, ou par les membranes sécrétoires, ou dans les interstices du tissu cellulaire, sueurs, diarrhées, catarrhes^ hydropisies froides. — Si rétat de stase paralytique passe â l'état d'irritation ou d'inflammation (ce qui s'explique fort aisément), il y a un rheumatismus inflammatorius , il y a des sécrétions plastiques qui forment des hydropisies chaudes, des indurations, des concrétions d'organes etc. Après les gaines ceiluleuses des muscles, des tendons, des nerfs, qui sont en général les premières atteintes, l'affection se porte plus souvent sur les membranes séreuses et synoviales, puis les muqueuses, mais enfin par tout le corps dans le tissu celluleuxdes organes. La cause du rhumatisme est une action délétère de l'atmosphère sur la peau, et la suppression de la perspiration cutanée. L'assertion générale que le rhumatisme étoit une affection primaire des tissus fibreux, est entièrement fausse et tout- à -fait dénuée de fondement.
6) Càckexia scorbutica. Les analyses du sang dans les cachexies
sont souvent la can«e des eicostoseç et 4e9 wdiyloses. — Les péricardites rhumatiqnes s<mt pr^Miloment beaucoup plus fréquentes que l'on ne le présume pas jusqu'à présent. — La méningo- myélite rhumatique, maladie déjà assez dangereuse sur l'homme, est encore plus fréquente et plus dangereuse sur les animaux, surtout sur les vaches et les boeufs. C^* Kôrber 1. c. I, p. 252. a. sous le nom vrheumatische kreuzlàme^^, distingue mi^nx que ses prédécesseurs cette maladie, cependant il la confond encore avec le rhumatisme de la colonne vertébrale; en vérité aussi sur l'homme ces maladies n'onl été distinguées que dans le siècle présent.) En général le rhumatisme est plus rare sur les brebis que sur les chevaux et sur les boeufs. Les chiens sont très sigets au rhumatisme, surtout au rhumatisme de la colonne vertébrale, et une paralysie permanente des extrémités postérieures le suit assez souvent; malheureusement, au moins a ce qu^e je sache, il n'y a pas encore des recherches sur l'état de la moelle épinière. (Delabere Plaine p. 152.)
6) Les vétérinaires ne font presque point du tout mention du scorbut sur les ammaux; Aygalenq
ne sont guère de quelque valeur, que lorsqu'elles sont instituées dés le premier commencement de la maladie, et encore le pathologiste ne peut s'en servir qu'avec beaucoup de réserve*, s'il ne veut pas s'égarer encore une fois dans Tancienne pathologie humorale!
C'est la cause qui nous détermine de renvoyer dans la pathogénie la discussion des hypothèses chimiques sur la nature des cachexies; ce qui regarde cependant le scorbut, les résultats de l'analyse chimique du sang sont tellement d'accord avec les phénomènes de la maladie que j'ose d'en faire usage ici: Dès le commencement de la maladie, avec une grande faiblesse, un sang noir s'accumule dans les vaisseaux capillaires, commence bientôt à transsuder dans les tissus, et a former les taches scorbutiques, et finit bientôt à être versé en hémorrhagies; le sang analysé est appauvri en fibrine, pas en globules (qui cependant paroissent être changés), il est fort peu coagulable, il contient un excès de sels CAndral Hématologie pathologique p. 128. Simon medic. chemie II, p. 211), il y a tendance générale au ramoUisse-
Le$ tmimaus,
Caperçu général) dit qu'il attaque les chiens, et Mr. Huzard dit: ^^Dans le chien et dans les autres carnivores, les aphthes précèdent et accompagnent presque constamment le scorbut, dont ces animaux sont fréquemment atteints lorsqu'on les nourrit uniquement de viande et qu'ils manquent d'exercise.^ (Chabert etc. Instructions et observations IV, p. 168.) Mr. Lowak croit avoir observé une maladie analogue au scorbut sur les brebis C^u^lt und Hertwig magazin f. d. thierh. lY, p. 475), mais la ressemblance me paroit très faible. Si je ne me trompe pas, les animaux sont atteints de la pourriture en même tems dans les contrées et aux tems, où les hommes souffrent du scorbut. Cependant il faut souhaiter que les vétérinaires fassent plus attention à ces maladies.
La plus grande analogie avec le scorbut me paroit offrir la maladie* des cochons que l'on nomme en Allemagne nborstenfauIe«, la pourriture des soies Cmais qu'il ne faut pas confondre avec la soie pique); l'analogie seroit à peu près complète, si l'assertion de Mr. Samson-Himmelstiern est juste, que dans l'homme le siège des taches scorbutiques soit dans les kystes pilifères de la peau. Les auteurs français ne paroissent pas bien distinguer cette maladie, et des auteurs allemands la confondent avec les maladies charbonneuses (Gurlt pat h. anat. 1, p. 77); Mr. Haubener Cl- c. I, p. 334) larange, à ce qu'il me paroit avec raison, à côté des pourritures. Beaucoup d'auteurs la confondent avec la bdrerie. La maladie n'est pas fréquente, à ce que je pense.
L'homme, Lei atUmaur,
meni de tous les tissus a l'exception des tissus nerveux et adipeux. Cv. Samson-Himmelstiern ûber d. scorbut. Berlin. 18430 Les causes sont : une nourriture trop salée, et exclusivement animale, nourriture trop homogène, une atmosphère humide, empêchante la transpiration de la peau, peutêtre des émanations putrides, des affections d'âme débilitantes, mais quelquefois elles restent obscures.
Le scorbut est endémique et fréquent dans beaucoup de régions, il est fort rare dans beaucoup d'autres.
Il est des années, où le scorbut est bien plus fréquent que dans d'autres, un exemple est bien proche, dans l'été sec et chaud de l'année i842 j'ai observé des cas de scorbut dans une contrée on il est extrêmement rare, et la même observation m'a été répétée par les médecins de différentes contrées de l'Allemagne. Mais les si dites grandes épidémies du scorbut du seizième et du dixseptième siècle me sont fort suspectes; pour les médecins de la Saxe je suis à peu près convaincu qu'ils parlent de l'ergolisme; Ronsseus, Dodonaeus etc. paroissent avoir eu sous
L'kowÊtfèe.
les yeux le scorbut endémique des Pays-bas compliqué de Tergotisme.
7) Carhexia srpiica et gangraenosa. (i^ me suis déjà déclaré, plus franchement qu'il n'étoit nécessaire en ce lieu, sur la valeur de l'analyse chimique du sang pour la pathogénie; aussi je ne suis pas de l'avis qu'elle seule parviendra jamais à décider la question sur la cause prochaine de la cachexie septique ; cependant elle se rapproche le plus de la cachexie précédente, et mainte fois Csurtout sur les animaux) on seroit tenté de la nommer un scorbut aigu, et dès le commencement l'altération du sang est visible, et je pense que l'analyse pourroit contribuer é éclairer des obscurités de cette cachexie; malheureusement dans nos climats les formes pures sont très rares sur l'homme; celles que nous obsen^ons sont secondaires, ou fort compliquées; d'autant plus il faut désirer une analyse du sang dans la fièvre charbonneuse et dans le charbon des animaux.) Dès le commencement de cette cachexie nous observons une grande prostration des forces, le sang reste noir, est peu coagulable, pauvre en fibrine, commence
Let mUmmma,
7) Il ne me paroit pas douteux, que cette cachexie est plus fréquente sur les animaux heriiivores que sur les carnivores et sur l'homme. Plus haut, en parlant des maladies de la peau (p. 109) j'ai déjà énuméré les maladies charbonneuses des animaux; fai liste n'est pas complète, mais elle suffit pour cet endroit; j'y reviendrai plus amplement en parlant des maladies contagieuses ex professo. Pour bi comparaison à établir ici avec les maladies de l'homme, je conseille au lecteur de vouloir accepter les trois formes reçues: a) la fièvre charbonneuse avec charbons extérieurs de la peau et de la bouche; b) la fièvre charbonneuse sans charbons de la peau, mais avec charbons intérieurs (Chabert etc. Instructions etc. IV, p. 259) et c) la fièvre charbonneuse aiguë sans aucuns charbons des chevaux et des boeufs CChabert 1. c. I, p. 153. Delafond police sanit. p. 445), la peste ovine (Tscheulin ausschlagskrankh. p. 150) et la fièvre charbonneuse des cochons (Recueil de méd. vét. XI, p. 120), ainsi que des volailles, itihce just. N. II, p. CXIII.) Pour le reste qu'on veuille comparer notre Pièce justificative N. V, pour les épizooties N. III et pour les enzooties N. IV.
Les passions déprimantes et les faiblesses nerveuses qui sur l'homme occasionnent souvent cette cachexie, n'existent pas sur les animaux, mais bien les marches fatiguantes, la malpropreté et l'action délétère d'un air impur et d'une nourriture malniaiiie, surtout des végétaux toxiques, des cryptogames; et nos ammaux ne paroissent pas pouvoir résister avec autant de force à plusieurs influences atmosphériques comme l'électricité négative, les excès de duileur, les effluves paludeuses etc.
à timunder^ des hémorragies s'ensttivefit, les sécrétions deviennent fétides, les tissus se ramollissent, la putréfaction s'établit tout de suite après la mort.
a) L'intoxication par le venin de certains animaux.
b) Le charbon , rarement primaire, souvent par contagion des animaux.
c) C'est peut-être hasardé, si je trouve une ressemblance éloignée de Tentérodothiénie ou fièvre typhoide de l'homme avec la fièvre charbonneuse des animaux.
d) La fièvre jaune.
e) Le typhus.
La peste orientale?
L'ergotisme ?
8) Cachexia sjfphilitka. Je professe l'opinion qu'il y avoit depuis les tems les plus reculés des écoulemens, des végétations et des ulcérations contagieuses des parties génitales, qui furent propagées par le coitus, et entrainoient même quelquefois une cachexie générale; qu*ii y avoit surtout des végétations pareilles de la peau dans les pays chauds que l'on n'a pas coutume de regarder comme syphilitiques, mais qui probablement sont telles ; qu'enfin sous le concours d'in-
LeM aMuutus.
On ne peut pas mécosnaltre que la plus grande force nerveuse de l'homme et It prépondérance de son système nerveux supérieur, changent surtout les formes de ces maladies.
a) De même sur les animaux.
b) Plus souvent origmaire sur les animaux, et transmissible sur l'homme et sur tous les animaux.
c) La fièvre charbonneuse des chevaux, des boeufs, des cochons, la peste ovine etc.
e) La peste bovine ou typhus contagieux des bêtes à cornes. Cette comparaison est fort ancienne cependant elle n'est pas moins hasardée que la précédente.
8) Il y a sur nos animaux domestiques, chiens, chevaux, boeufs, brebis, des écoulemens, des végétations et des ulcérations contagieuses des parties génitales, qui se propagent par le coitus, qui offrent de la ressemblance avec les affections syphilitiques de l'homme, mais qui certainement ne proviennent pas de ce dernier, comme Tont cru quelques auteurs; ces affections sont connues sous le nom de syphilis ou de framboesia des animaux, et je pense que cette syphilis des animaux se trouve dans le même état à présent que la syphilis de rhomine avant la fin du quinzième siècle; mais si cette analogie se laisse défendre, la chose est bien trop importante pour l'histoire de la même maladie de Thomme, pour en pouvoir parler ici en peu de mots, nous rapporterons
L'hùmme,
fluences épidciiiiques , à la fin du quinzième siècle, la forme connue de la syphilis s'en est développée. Chaque médecin un peu versé dans la pratique sait fort bien que même de nos jours les agens épidémiqnes ont une grande influence sur le développement des maladies syphilitiques; il y a des années où elles sont très rebelles et où elles se répandent avec une rapidité surprenante ; il y a d'autres années, où Ton observe le contraire; il y a des tems où la plupart des malades sont afleclés de gonorrhées, d'autres fois ce sont les végétations, et encore en d'autres tems ce sont les ulcérations qui régnent de préférence.
9) Cachexia carcinamatosa. Les tumeurs ou formations nouvelles qui passent à Tétat d'ulcération carcinomateusc, rendent Torganisme cachectique, dès le moment, où le ramollissement et la résorption de la sanie commence. C*est vrai que dans ces cas Mr. Andral a seulement trouvé du pus dans le sang.
au large les observations d'un grand nombre d'auteurs, en parlant des maladies contagieuses.
9) Les maladies carcinomatcuses ne manquent pas chei les animaux (Grève 1. c. II, p. 65. Delabere Blaine 1. c. p. 156. Gurlt p. 29. Kôrber p. 240), comme on croyoit autrefois, cependant elles sont infiniment plus rares, et je ne connois pas d'observations sur la cuchexie cancéreuse des animaux.
Pendant l'impression de ces lignes je reçois les observations plus étendues de Mr. Leblanc: La Clinique vétérinaire Ann. 1843. p. 345.
un. Morbl systematto nerwel et Innerwatlonls*
1) Morbi cer^m.
a) Encephalitis serosa, hydrencepbalitis.
b) Uydrocephahis chronicus.
c) Encephalitis parenchyroaiosa.
d) Pseudomorphosis cerebri.
Les tubercules et les encephaloides me paroissent phis fréquents sur I*hoinme, mais ils ne manquent pas sur les animaux.
e) Helminthiasis cerebri. Je possède plusieurs beaux exemplaires de cysticercus de Tencephale de Thomme, mais il y a quelques années que j*ai découvert un nouvel helminthe dans l'encéphale d'un épileptique , qui malheureusement par de l'esprit de vin trop faible fut perdu (en'37 exemplaires); mais coBune l'observation offre beaucoup d'intérêt, et comme j'ai de fortes
Leê mnimaux,
ILWSMm Morbl systematls nerrel et
InnerTatlonls*
1) Morbi cerebri.
a) La maladie est connue sous le nom vertîgo aigu, rasender koller; elle est beaucoup plus rare que sur l'homme, le plus souvent observée sur le cheval (Waldinger p. 50. 57), plus rare sur les bétes bovines CToggia I, p. 23, capostorno o balordone), ovines et les cochons. (Kôrber p. 113.) Collectanea Vilnens. I, p. 374.
b) Peut-être presque aussi fréquent que sur l'homme chez le cheval (dummkoller, vertige Grève II, p. 5. Haubener I, p. 354), le boeuf, la brebis (Stôrig krankh. d. schaafe p. 13. Kôrber II, p. 138), aussi le cochon et le chien.
c) V. Gurlt I, p. 328.
d) La nouvelle formation qui consiste d'un tissu celluleux et cartilagineux (hymenochondroides mihi) passant dans l'ossification que l'on a confondue sous le nom enchondrome , desquelles je possède plusieurs beaux exemplaires de l'homme, est cependant beaucoup plus fréquente, surtout sur les boeufs, aussi sur les chevaux.
e) Le cysticercus dans le cerveau est plus fréquent sur le cochon, dans les autres animaux domestiques il n'est peut-être pas beaucoup plus fréquent que dans l'homme. Le coenurus cerebralis est bien fréquent dans le cerveau des brebis, plus rare C?) dans la chèvre, et fort rare dans les chevaux et les boeufs; peut-être le coenurus des bêtes bovines est plus fréquent dans quelques pays, V. Maillet dans le Recueil de Méd. vét. XIII, p. 113. Je ne sais pas quelle espèce d'animal Mr. Rose a vu dans un cheval: „on removûig the coverings of tbe brain, three coagula of blood were seen the rigfat side of the ce-
raisons â croire que l'animal soit plus Tréquent et qu'ordinairement il soit échappé aux yeux des anatomes, j'ai toujours voulu en publier Tobservation.
En outre on a trouvé Techi-.
nococcus.
0 Delirium tremens potatorum.
g) Congestiones cérébrales.
h) Haemorrhagja cerebri.
i) Apoplexia nervosa^
k) Atrophia cerebri. Maladie encore mal connue sur l'homme; ' je possède un nombre d'observations, prêtes pour la publication.
0 Encephalomalacia. Aussi sur rhonme cette maladie est toujours encore confondue avec la gangrène et avec les suites de l'inflammation, m) Encephaloscierosis.
rebellum ; upon raising it, another presented itself, ont or which crawled a Gnib , C'n size very like those taken from nuts, but mnch more transparent). The midland med. a. surgic. Remporter. I, p. 203«
g) Les congestions cérébrales sont fort fréquentes dans tous nos animaux domestiques.
h) La maladie n'est pas très rare sur tous nos animaux domestiques, je l'ai même vu sur les oiseaux; elle est cependant plus rare que sur l'homme, d'après Mr. Huzard parceque les animaux ne commettent pas les mêmes excès et vivent plus d'après la nature; mais il faudra ajouter, parceque nous ne les laissons pas devenir aussi vieux t Y. en général Huzard dans les Instructions et Observations V, p. 149. Pour le cheval : Tscheulin nervenkrankheiten p. 51. Pourleboeuf: Toggia 1. c. II, p. 46. Pour les cochons: Toggia educ. etc. dei porci p. 2391 Pour les brebis: Stôrig L c. p. 9.
i) Plus rare que sur l'homme, v. Haubener I, p. 382, et Huzard et Tscheulin 1. m. c.
k) Je connois cette maladie de l'homme seulement a la suite des débauches; aussi je n'en connois pas d'exemple sur les animaux.
1) Les exemples publiés jusqu'à ce jour, p. e. sur des mules, Rec. de Méd. vét. II, p. 287, et sur le chien, Ctarus et Radius beitrâge III, p. 126, ne sont pas de vraies encéphalomalacies; mais des ramollissemens inflammatoirs.
m) Je n'en connois pas encore des observations sur les animaux.
L'homme,
2) Morbi meduilae sjrinalis. Les causes les plus fréquentes de ces maladies dans l'homme, savoir les maladies des os de la colonne vertébrale^ existent encore plus souvent sur nos animaux domestiques.
a) Myelitis meningea.
b) Hydrorhachis , hydrops meduilae spinalis.
c) Pyorhachis. J*ai observé la mort subite d'un homme par Té* panchement du pus d'un abscès lombaire dans le canal de la moelle épinière, et la même chose a été observée avantmoi.
d) Myelitis parenchymatosa.
e) CongesUones meduilae spinalis. Les causes que Ton suppose souvent, comme les ménostases, n'existent pas si souvent; la cause la plus commune est la pression par les vertèbres enflées.
0 Haemorrhagia meduilae spinalis.
2) Morbi meduilae spinalis. Maladies extrêmement fréquentes sur nos animaux domestiques. Ne pouvant pas donner à notre article l'extension nécessaire, nous renvoyons le lecteur a un excellent essai de Mr. Bouley: Sur les maladies de la moelle épinière et de ses enveloppes: Recueil de Méd. vét. VI, p. 657, et VU, p. 91. p. 269.
a) Très fréquente, surtout la traumatique et la rhumatique.
b) Bien plus fréquente que sur l'homme,, sur tous nos animaux domestiques; souvent congéniale surtout sur les agneaux. Depuis le commencement de ce siècle nous connaissons surtout un fléau héréditaire de nos brebis dans une hydrorhachis, que l'on nomme la maladie tremblante, Traber und Knupperkrankheit, kreuzdrehe etc. C^. la litérature Kôrber 1. c.II,p. 230 etLeukart organiatrik p. 29. Toggia hydrorh. d. agneaux. T. 1810.
c) Mais ce phénomène est plus commun sur les chevaux, où le pus des abcès de la nuque et d'autres régions de la colonne vertébrale s'épanche dans son canal.
d) Elle n'est pas si fréquente que la myelitis meningea, mais elle paroit sur le cheval toujours encore plus fréquente que sur l'homme.
e) Peut-être le malleus subrenalis de Vegetius, connu sous le nom de renina chez les Italiens, souvent décrit sous le nom de paraplégie, la maladie est le plus souvent occasionnée par la pression des exostoses etc. Toggia II, p. 65.
f) Je ne me souviens pas d'en avoir rencontré un exemple , cependant j'y crois aussi volontiers que Mr. Bouley.
L'kommê,
g) Pseudomorphosis et helmintkiasis.
h) Atrophia medtillae spinalis.
0 Myelomalacia. Aussi chez l*hoinme c'est en général un ram^ltssement inflammatoire ; j'ai TU un seul cas sur un garçon hydrocéphalique , qui peut «-être pouvait être pris pour un ramollissement pur, et encore le cas est douteux, k) Myelosclerosis.
3) Morbi ntrvorufn.
a) Perineuritîs. Assez fréquente.
b) Neurilis. Rare.
c) Pseudomorphosis. Plus souvent observée que sur les ani<^ maux.
d) Atrophia nervonm. Le plus souvent par la compression, ou â k suite de l'inaction de l'organe. Il y a long -temps que je suis très attentif dans le traitement des neuralgies sur la compression des nerfs par Jes ganglions lymphatiques et par des Teniei variqineitMi^ et avec succès.
Le* muimmue.
g)' Les tumeurs de nouvelle formation me paroissent plus rares que chez Thomme; mais le coenurus cerebralis n'est pas si rare dans la moelle épinière des brebis, surtout des agneaux.
h) Peut-être aussi fréquente, et même plus fréq[uente que sur Thomme, sur le cheval^ le chien et les brebis.
i) Le ramollissement inflammatoire est très fréquent chez les animaux.
k) JV'est pas rare non plus.
3) Marbi nervorum.
a) Comme dans l'homme. -
b) Je ne connois pas d'exemple.
G) Mr. Dupuy croit avoir observé le comage sur des chevaux, dont les nerfs recurrens étoient comprûnés par des ganglions lymphatiques endurcis CR^cueil II, p. 379), la même chose observée parFerguson: Veterinarian. 1838.0ct.; la maladie ressembleroit donc au laryngismus stridulus. Mr. Rigot a observé des tumeurs durs dans les nerfs plantaires du cheval. (Rec. VI, p. 624.)
d) Comme dans l'homme.
Vkùmme.
4) Mùrbi sehms.
a) Anaesthesiae.
b) Neuralgiae.
5) Marii motus.
a) Paralysis.
b) Trisoitia. Tétanos.
Je connote malheureusement trop bien le tetanus traumatiens de l'homme, Je n*ai jamais vu un tetanus rbeumaticos; mais c'est cette dernière Torme qui est fréquente sur les cheraux, et qui est bien plus curable.
e) Convubiones.
d) Epilepsia.
L€M animaMS,
4) Morbi êensus.
a) Peu observées.
b} Les formes rhumatiques fréquentes, du reste peu observées.
5) Morbi motus,
a) Très fréquente. Une singulière maladie épizootique des bêtes bovines est celle, que l'on nomme sterzrvurm ou sterzseuche en Allemagne, qui paroit être inconnue aux vétérinaires de nos jours CRychner Bujatrik p. 342^ et qui a été mal à propos nommée épizootia cancrosa par Ampach, et regardé comme une maladie gangreneuse (Falke wôrterb. II, p. 341); car la gangrène de la queue n'est que secondaire et consécutive; je n'ai jamais vu la maladie, mais d'après les auteurs qui l'ont vu (Sammlung wûrtembergor verordnungen p. 112. — Willburg krankheiten des rindv. p. 139), c'est bien une paralysie (petit -être rhumatique, comme b paralysie rhum, du faeialis de l'homme) de la queue.
b) C'est une maladie singulièrement fréquente des chevaux, elle est rare chez les autres animaux domestiques, cependant on a des observations du tetanus des boeufs CArchiv schweiz. thierârzteVI, 3. Veterinarian 1841. J an. p. 48. Kôrber 1. c. II, p. 265) et quelquefois aussi sur d'autres animaux (Touatt). v. Tscheulin nervenkr. p. 94. Toggia 1. c. II, p. 74. La nature de la maladie est aussi obscure que chez rhomme.
c) Les convulsions se rencontrent sur tous nos animaux domestiques, surtout Ar les petits; mais elles sont fréquentes seulement chez les chiens et chez les chats, comme chez les oiseaux.
d) L'épilepsie est une maladie commune A tous les animaux, mais les chiens, les chats et les oiseaux
L homme»
c) Cliorea stî Vithi.
6) Morli sensus et mottis.
a) Catalepsis.
b) Hysteria.
c) Hypochondria.
7) 31orbî stnsus^ motus et nutritioffis.
a) Rabies canina. Jamais originaire dans rhomme, mais toujours communiquée du chien, et rarement du chat; d'un animal d*un autre genre mordu par un chien, et devenu rabieux, la transmission à l'homme est au moins fort rare. La transmission de la maladie de l'homme à l'homme est tellement problématique, que je n'en connois pas d'exemple bien avéré, et je possède des observations tellement concluantes du contraire, que pour ma personne je ne prends guère plus de précautions.
b) Choléra épidémique.
Mjêê MUmMiXm
en sont atteints beaucoup plus souvent que les autres animaux domestiques. Grève II, p. 104. Delabere Blaine p. 73. Toggia porci p. 245. Stôrig p. 41. Les brebis et surtout les chèvres en souffrent encore plus souvent que les chevaux et les boeufs, e) Cette maladie a été observée sur les chiens. DelabereBlainep. 163.Hurtreld'Arboval II, p. 1. 6) Morbi sensus et motus*
c) Febris intennittens. Cette ma-
7) Morbi setfsus, motus et nufritioîiis,
9î) La rage, maladie dont la nature nous est toujours encore inconnue, est originaire dans le genre des chiens, peut-être chez toutes les espèces; nous la connaissons chez le chien, le loup, le renard et aussi chez le chacall (Calcutta Transact. vol. Il, p. 93), sporadique et épizootique (pour les épizooties de rage v. notre Pièce justif. N. 111); quelques auteurs la disent aussi originaire sur le chat. (Grève I, p. 126. — Krankheiten der hunde u. katzen. Fr.
1803. p. 49.) La maladie est transmise é tous les autres quadrupèdes et aux oiseaux, mais la transmission de ces animaux, chez lesquels elle n'«st pas originaire, à d'autres animaux, est au moins fort rare, et les observations de Mr. Bertwig qui prouvent la possibilité de cette transmission sont a mon avis des exceptions de la règle. Nous en traiterons plus amplement en parlant des maladies contagieuses.
b) On trouvera les observations faites sur le choléra des animaux dans nos pièces justificatives N. U et N. IIL
c) Probablement k maladie n'est pas encore suffi-
ladie est infiniment plus fréqaente chez Thomme que chez les animaux.
(Mr. Czermak Ta observée sur an chien et sur un singe V. Oesterr. m éd.
Jahrb. XY, p. 277.)
d) Febris nervosa.
e) Tabès nervosa.
Le» nnfmauT,
samment observée; autrefois on soutenoit que les animaux n'en étoient jamais affectés, mais dans ces derniers tems on a publié des observations de fièvre intermittente sur tes chevaux. (Calcutta Transact. III, p. 84. Journ. théor. eiprat. III, p. 19. Recueil de Méd. vét. VII, p. 401. Lalesque topographie de Teste p. 52. Magaz. f. thierh. V, p. 83.)
d) Avec ce nom les auteurs désignent des maladies fort différentes.
e) On ne peut pas nier qu'il y a des maladies analogues chez les animaux. Tscheulin ausschltigs- u. nerven-krankheiten p. 257.
8) JUarbi mentis.
a) Anoea.
b) Paranoea. Dans l'état présent de la science il n'y a pas beaucoup d'intérêt pour la pathologie comparée», de distinguer plus amplement les différentes formes; mais des études plus approfondies sont bien i désirer.
8) Morii menih. Les auteurs ne sont pas d'accord, s'il faut accorder des maladies mentales aux animaux ; cela dépend des différentes vues sur l'essence de l'instinct (v. mon article Instinct dans la grande Encyclopédie de Ersch et Gruber); comme je ne doute pas un moment, que l'instinct dépend * de l'organisation du système nerveux, et cette organisation pouvant être aliénée, il faut qu'il y ait dans ce sens des aliénations de l'instinct ou des aliénations mentales, et l'étude des aliénations mentales de l'homme ne sera pas peu éclaircî par Tobservation de ces maladies des animaux. C'est avec raison que Mr. Tscheulin dans son excellent traité des maladies nerveuses des animaux (Karlsruhe 1815) a parlé des maladies mentales des animaux, de la rétifité, craîntifité, de la folie, de rimbécillité^ de la nostalgie, érotomanie, mélancholie etc. des chevaux, des boeufs, des brebis, des chiens etc. et, excepté quelques méprises, Mr. Pierquin a bien mérité de la science en traitant de ce sujet. (De la folie des animaux. Paris. 1838. 2 voU. 8w.) C'est un sujet qui mérite toute l'attention des médecins. Surtout c'est le furor
Vkomme^
ILSWm morbl oeulonuii»
Le recensement est incomplet, les raisons sont indiquées.
1) Palpebrarum, a) Blepharoadenilis.
b) Tricbiasis etc.
c) Pseudomorphosis. Encanthis.
2) Conjuttctivae. Outre la conjonctivitis traumatica:
a) Conjunctivitis catarrhalis.
b) Opbthalmoblennorrhoea epîdemica, contagiosa, aegyptiaca. J'ai observé cette ophthalmie contagieuse dans le 3ième corps de Tarmée Prus- 9ienne depuis Tan 1813 et trop souvent plus tard, mais j'avoue que je n'ai pas fait attention aux chevaux.
Le» mmimmus.
uterinus et la manie de dévorer les petits qui méritent une attention spéciale.
XT¥« morbl ocnlomm*
(v. Prinz skizze einer vergleichenden ophthalmologie. Dresden. 18320 Mais ces maladies sont encore mal observées ; je ne peux pas même donner ici une compilation complète.
1) Pàlpehrarum.
9Î) Des psoriasis, impétigo etc. se rencontrent assez souvent ; l'inflammation des glandes de Meibom de même, surtout avec sécrétion augmentée; les furoncles sont peut-être plus rares que sur l'homme, mais des extensions et tumeurs des glandes fort souvent observées. (Schûssele veterinârchirurgie II, p. 63. 64.
b) La trichiasix est rarement observée, plus souvent la perte des cils (ma^arosis).
. c} Des excrescences fongueuses et même squtrrheuses se rencontrent chez les animaux, surtout sur la troisième paupière et sur la caroncule lacrymale. L'encanthis est surtout fréquente sur les chiens, mais aussi sur les chevaux.
2) Cupjunciivae,
a) Surtout fréquente chez les chiens, mais souvent épizootique aussi chez les autres animaux domestiques. Kôrber I, p. 211.
b) D'après Mr. Rust les chevaux de l'armée Prussienne en ont souffert en même tems; en Egypte les animaux en sont affectés (y. les maladies enzootiques et épizootiques) ; il y a une ophthalmie épizootique qui offre assez de ressemblance avec cette ophthalmie de l'homme, (v. Schûssele L c. p. 24, mais peut-être pas d'après des propres observations.)
L'homme,
c) ConjunctivitisrheumQlica* Contre Tavis des médecins en général, je dois soutenir que rophthalmie rhumatique commence toujours sous la conjonctive et dans la conjonc^ tive, et l'inflammation de la sclérotique suit après.
Pour les autres inflammations de la conjonctive de l'homme, je ne connois pas encore des correspondantes chez les animaux.
d) Pterygium, Pannus.
e) Dacryocystitis.
f) Helminthiasis. Des Glaires rarement sous la conjonctive en Europe, plus souvent dans les pays chauds; v. Rayer archives de Méd. comp.
N. 2 et 3. Des cysticercus ibid.
3) Comeae.
a) C!omeitis, Maculae.
b^ Staphyloma, hyperceratosis.
c) Trichosis conjunctivae corneae. Très rare chez l'homme.
(Chelius Augenheilkunde II, p. 4830
4) Iridis et charioideae.
BÎ) Iritis et ses suites. Au moins juaqu'd présent les formes ne sont pas comparables.
Les nHhnaus.
C) Avec les mêmes symptômes, et au moins chez les chiens, les chevaux et les vaches fréquente et dangereuse.
Ophthalmia épizootica caiiina. Souvent dangereuse chez les chiens, dans la si dite maladie des chiens.
Ophthalmia farciminosa equorum. Souvent dangereuse, elle offre des points de comparaison avec les ophthalmies scrofuleuses, aiguës, purulentes de nos enfans.
d) Maladies fréquentes des chevaux, des chiens etc.
e) Encore mal observée.
f) Dans quelques pays assez fréquente. Mais l'animal, sous la conjonctive duquel j'ai souvent trouvé des filaires, c'est le corbeau. La filaria lacrymalis sous la conjonctive du cheval. CMagazin fur Ihierh. V, p. 242.)
3) Comeae.
a) Très fréquentes, mais la comparaison des espèces est difficile.
b) Très fréquentes, mais pas encore assez bien observées dans ses formes, ce qui vaudroit cependant la peine. ^
c3 Beaucoup plus fréquente chez les chiens, les brebis, les vaches. (Gurlt, Prinz, Scbûssele 1. c. p. 65. Muséum of the Barth. hosp. p. 15.) — Une excrescence cornée ▼. Clemens Monogr. tun. corn. p. 53.
4) Iridis et charioideae.
a) Ophthalmia periodica, ophthalmie périodique, mondblindheit. Maladie enzootique, souvent héréditaire, le phis souvent se développant vers le troisième
L'homme,
5} Humoris oqueL
9Î) Hydrophthalmus. Peut-être endémique dans quelques contrées, (v. Grellois diss.
sur rhydrophthalmie. P.
b} Helminthiasis. Fort rare chez l'homme, on a observé le cysticercus cellulosae.
6) Lentis.
a) Cataracta.
b) Helminthiasis. Rarement la filaria oculi humani, le monostoma lentis, distoma oculi humani.
7) Humoris vitré.
a) Hydrops.
b} Glaucoma.
c) Helminthiasis?
8) Pseudomorphosis oculi.
ctnoma etc.
9) Jlmaurosis.
Car-
Leê animmis.
OU le quatrième an, fort remarquable el cruelle. V. Magaz. f. thierh. I, p. 448. II, p. 145. 129. Recueil de Méd. vét. VI, p. 160.
Grève I, p. 55. Schussele p. 27 etc. loggia, Leblanc.
Je ne sais pas, si je me tromperois trop, si j'osois comparer la maladie â Tophthalmie arthritique de rhomme?
5) Humoris aguei.
a) Peut-être plus fréquent sur les animaux que sur rhomme.
b) Beaucoup plus fréquente chez les animaux, enzootique dans quelques pays chauds, v. les auteurs cités chez Gescheidt et Rayer I. c. et plus amplement nos maladies enzootiques Pièce jus t. N. lY.
6) Leniis.
a) Fréquente chez tous nos animaux domestiques; aussi congéniale. Schussele p. 75.
b^ Jusqu'à présent plus souvent observée sur les yeux des poissons que des quadrupèdes domestiques.
7) Humoris vitrei.
a^ Comme chez Thomme.
b) A ce qu'il me paroit beaucoup plus fréquent que chez l'homme.
c) Rare.
8) Rare. v. Schussele L c. p. 70.
9) Peut-être pas si fréquente que chez l'homme, mais les observations sur Tamaurose des animaux sont très instructives pour la médecine humaine, v. S c hûssele L c. p. 87.
XT« morbi aiirl0«
1) Aiaris extemae.
a) Inflammatio auris el meatiia auditorii.
b) Otorrhoea.
O Scirrhas et Carcinoma.
d) Pseudomorphoses reliquae.
2) Auris mediae*
(Catarrhe, Inflammation, occlusion etcO
3) Auris iniemae.
4) Paracusis. Surditas.
IlW. morM ifcinrku
1) Auris extemae.
a) Les chiens en sont souvent atteints.
b) Fréquente sur les chiens, y. Wagenfeld Encyclopâdie p. 147.
c) Ni chez Thomme (qui a la même maladie}, ni chez aucun autre animal la maladie est aussi fréquente que chez le chien. D élabore Blaine p. 26. Recueil de Méd. vét. IV, p. 608 etc.
d) C'est encore le chien sur lequel on observe souvent des poireaux (Gurlt I, p. 342) et d'autres tumeurs (Delabere Blaine p. 29); le pendulous fumour of the ear, singulière maladie endémique d'une contrée des Indes orientales, y attaque aussi les animaux, (v. Pièce justif. N. IV.) NE. La maladie que Mr. Wagenfeld nomme scirrhe de Toreille ou ohrenwurm diffère de a), l'ohrenwurm ne se voit pas sur l'homme.
2) Auris mediae.
Mal observées. Chez les animaux équins les poches gutturales sont souvent malades, on y rencontre des accumulations de pus, mucus, des petits corps ronds et durs, elles sont enflammées etc. Gurlt 1. c. p. 267. Delafond: Rec. de méd. vét. X, p. 633 etc.
3) Auris mtemae.
Mal observées.
4) Surtout chez les chiens.