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Du différent mode de et répandre dec épiiootiei

Le lieu natal d'une épidémie ou d*une épizootie peut être très étroit; mais il peut aussi, dès le commencement être d'une grande étendue: Dans l'un et dans l'autre cas elle peut rester restreinte et fixée sur son lieu natal; mais elle peut aussi se répandre, avec plus ou moins de vitesse, sur un espace plus ou moins grand de la terre, même sur tonte la terre. La direction et l'espace de l'expansion doivent dépendre de certaines causes.

Les médecins ont voulu établir des lois fixes et égales de l'expansion des épidémies : Pendant long-tems on a soutenu que les épidémies se répandoient, au moins ordinairenieni de l'Est vers le Ouest! Pour les épizooties c'est encore beaucoup plus aisé de prouver fausse cette assertion que pour les épidémies. Comme un auteur allemand a défendu l'opinion que le Choléra s'étoît répandu selon les lignes isogones et isodynamiques, Mr. Parkin (1. c. p. 39. 44) a voulu voir qu'il avoit suivi la direction des tremblemens de terre. L'une et l'autre assertion est fausse.

La propagation la plus ordinaire a été celle en rayons sortant d'un centre commun, et dans ce cas on trouve que des rayons manquent ou sont très courtes, si dans leur direction la maladie a trouvé des obstacles physiques, au contraire d'autres rayona se sont d'autant plus alongés si les influences physiques ou le commerce ont favorisé la propagation dans cette direction. Le Choléra des hommes s'est répandu de cette manière de la vallée du Ganges vers le Sud, l'Est, le Ouest, il n'a pas pu surmonter les Hautes Montagnes de l'Himalaja, mais il a suivi le cours des fleuves et les votes du commerce. Entre les épizooties ce mode de propagation est surtout démontré pour les épizooties du chancre de la langue des bovines, et de la rage des renards, notre chronologie des épizooties en fournit les preuves. Cette manière de propagation est bien démontrée pour l'épidémie de la péninsule des Indes en 1809^11 par Ainslie etc. p. 82. 83.

La propagation des épizooties du Nord vers le Sud ne se rencontre pas souvent

SOT notre liémûiphère, la rage des chiens dans le Pérou 1803—1806 a suivi celte direction.

La direction du Ouest vers l'Est se rencontre plus souvent, déjà le rayon le plus long des épizooties du chancre de la langue se trouve dans celte direction; la maladie des chiens en 1760, et la maladie des chats en 1797 ont pris cette route.

La direction de TBst vers le Ouest se rencontre souvent dans l'Europe, p. e. les épizooties de Maladie aphthongulaire l'ont suivie en 1753 — 56, en 1763 — 64, 1776—78^ 1797—99, 1809 — 11, 1817 — 19, 1823, 1838—41. La Peste bovine nous est toujours venu dans la même direction. En général c'est le commerce du bétail qui a répandu ces maladies dans cette direction de la Russie dans l'Allemagne, la France, l'Italie, et nous ne connaissons pas encore bien la patrie et la propagation de ces maladies dans la Russie; cependant Mr. Haupt (p. 277) dit que la peste bovine déjà dans la Sibérie suit la même direction. Pour les épidémies de Thomme Fexemple le plus frappant offre la mori noire; le Choléra n'a pas suivi cette direction d'une manière exclusive, il s*est répandu en rayons, et puis par les voies du commerce, et par les vallées humides des fleuves. Les épidémies d'Influenza diffèrent, il y en a de circonscrits dans l'un ou Pautre pays; celle de 1836 originaire du bassin de la Nordsée et de la mer baltique s'est répandu en rayons ; mais les épidémies de 1762, 1782, 1831 se sont répandues de PEst vers le Ouest autour de la terre; une Influenza de 1825 — 26 resta circonscrite sur un espace de 30 à 40 lieues carrées, sans se répandre CSteinheim Bau- und Bruchstûcke. III, p. 55).

Les causes de cette propagation des épidémies et des épnooties dans des directions différentes, ne seront pas les mêmes; on peut reconnaître: 1) Si la propagation des épizooties de PEst vers le Ouest, oon, comme on a dit, du Sud -Est vers le Nord -Ouest étoit fondée, on pourroit bien concéder que des causes cosmiques influoient dans ce mode de progression, mais pas une seule épizootie offre cette progression, même la maladie aphthongulaire et la peste bovine se répandent plutôt du Nord-Est vers le Sud* Ouest. 2) Les influences atmosphériques pourroient agir, p. e. dans les épizooties miasmatiques les vents pourroient répandre le miasma, pour quelques épidémies de Phorome nous avons concédé plus haut cette action, et p. e. la pourriture des animaux peut en être la conséquence aussi bien que les fièvres intermiltentes des hommes, mais ce qui regarde les grandes épizooties je n^en connois pas une dans laquelle on pourroit accuser celte influence. 3) Les influences terrestres ont peut-être plus d'action dans la progression des épizooties, comme le Choléra a suivi les cours d'eau, comme l'humidité favorise la propagation des épidémies typheuses CD^vidson p. 45) on peut aussi supposer que les miasmes et les virus sont favorisés dans leur action par les mêmes influences. 4) La disposition des animaux et des hommes d'un pays est sans doute d^une grande importance pour la progression des épizooties et des épidémies; si les habitans d'un pays sont plus disposés p. e. par des disettes, la famine, la présence du malaria etc. l'épidémie ou l'épizootie attaquera plus facilement un tel pays qu'un autre. 5) On a supposé un mode de propagation des miasmes

«t par eux des épidémies qui n^eil pM du UM vraisenblable » m a »p|Mé qfi*tm pwrroit se régénérer dans la. maladie el ansutte se répandre (Barteis Nerv* ieber. I, p. 269. 27i etc, Parkin 1. c. etc.), c'est lue supposition contre toute analogie; mais qu'un miasma sous des conditions favorables p. e. par des vents, des vents humides et chauds etCL peut être répandu beaucoup plus loin et par un espace dix fois si grand qu'à rordittaire, 4levient fort probable; nous avons concédé cela p. e. pour le miasma des fièvres de 1886, il y a des phénomènes qui parient pour une pareille diffusion du miasma du choléra dans les Indes CPc^rkûi p. 28). Cependant si des maladies originairement miasmatiques Cp* c« !■fluenaa, Choléra, Maladie aphthongulaire etc.) se répandent fort au loin, on peut généralement supposer qu-un virus s'est développé et qu'elles sont devenues contagieuses. Mr. Annesley a bien développé la manière comment des endémies miasmatiques deviennent des épidémies contagieuses Ci* c. p. 521), chose qui probablement arrive beaucoup plus souvent dans les pays chauds que dans l'Europe. 6) On ne peut pas méconnaître que dans la grande majorité des cas, à peu près toujours dans les grandes épizooties, la propagation se fait par un virus, et dans ce cas l'expansion est aidée par la disposition, par des influences favorables concomitantes etc. et elle est limitée par la nondisposition, par des influences qui déstruent le virus etc.

4 De 1« permanence ou de l'alternance da caractère des épizooties.

Les épidémies et les épizooties étant des maladies d'une espèce, ou de la totalité des individus vivans de Tespèce, en opposition des maladies sporadiques qui sont des maladies des individus isolés, sont en général aussi moins influencé par la différente constitution individuelle , elles offrent des formes phis développées, des caractères plus tranchées, elles offrent en général une plus grande uniformité et égalité des symptômes que les maladies sporadiques.

Aussi celte uniformité se maintient souvent pendant une longue durée des épizooties, et en des localités fort différentes, observation prouvée p. e. par la peste bovine, la maladie aphthongulaire, la maladie des chiens, la peste des chats etc. La même remarque vaut bien des épidémies des hommes (peut-être d'une manière un peu moins prononcée?).

Mais cela n'empêche pas que les épizooties offrent cependant des modifications dans le caractère. Ces modifications dépendent:

a) D'influences locales, et surtout de leur conjonction avec des endémies; par ces influences les épizooties peuvent être mitigées ou exaspérées. P. e. aucun pays n'a pas eu à souffrir autant de pertes par la peste bovine que la Hollande et l'Angleterre orientale, la même remarque vaut peut-être de la pulmonie; les épizooties charbonneuses ont causées des pertes énormes dans les pays chauds et humides ou à malaria; de l'autre côté la maladie des chiens a été considérablement mitigée dans les pays boréaux.

b) D'influences temporelles^ et surtout de leur conjonction avec d'autres épizooties.

Dttng les épiéénAéê des hemmes nous observons sonveni ce ' ekângefflent dans le caractère, rabaissement de la lempéraiore , par une chaleur humide, par un étal électrique de Patmosphère etc. , et surtout par l'union de plusieurs épidémies, par exemple de la coquehtehe et de la bronchite, de la rougeole et du croup etc. Les épizooties oSIrent des phénomènes pareilles.

c) De leur propre décours. En général les épidémies et les éphcooties (si elles ne sont pas modifiées par les influences précédemment nommées) sont plus violentes an début, elles sont mitigées peu à peu ; sans doute les animaux et les honraies les plus disposés iottt attaqués les premiers.

d) De la disposition des organismes qui doivent être infectés. En général la disposition est d'autant plus grande que la maladie est plus nouvelle; si les parents ont déjà eu la maladie la disposition est mitigée dans les enfans, et encore plus dans les petit -fils etc. Noos connaissons les ravages que les premières épidémies importées de la petite - vérole, de la rougeole etc. ont exercé entre les Américains, les Nègres etc. Les épizooties offrent la même observation, les premières épizooties de la rage des chiens dans le Pérou, sur les Antilles furent cruelles; la maladie des chiens sévit le plus cruellement lorsqu'elle arriva pour la première fois dans la France en 1763, et lorsqu'elle arriva pour la première fois dans la Sibérie en 1821 etc. — liais on remarque encore que les épidémies sont d'autant plus sévères qu^elles retournent après un plus long intervalle de tems, Mr. Walker prouve cela par des exemples frappans pour ta petite -vérole ■): 1^ épizooties paraissent suivre la même loi, si l'on compare l'histoire des épizooties de peste bovme, du chancre de la langue etc.

On a voulu établir des lois sur la durée, le décours, le retour régulier des épidémies et des épizooties. Cependant en bien comparant on trouvera difficile l'établissement de lois certaines. Les lois proposées par Webster, Parkin Cp* ^) <^1<^- sont illusoires.

Notre Histoire des épizooties contient toutes les épizooties en ordre chronologique. Dans nos traités sur les maladies miasmatiques et sur les maladies contagieuses on trouvera sous chaque maladie une énumération des diflerentes périodes dans lesquelles elle a régnée épizootiquement. Pour posséder un aperçu complet de cette doctrine je laisse suivre ici des tableaux des épizooties selon les difl<6rentes espèces d'animaux qui ont soufferts.

*) nThe smali pox are «Iwayf niott malignanl and Tatal when they first enler a country, or when their visits occur only after an ioterval of many years. In the year 1726 the diftant îsland of St. Kilda, which then conlained abore one honderd and twenty pcople, wa», for the lirat tirae, visited by the iai«n pox ; every person , seiaed wilh the diteaae , died ; and the island waa redttced to five familiea, of four or five personj each. Front that time to the year 1764, the tmall pox had never appeared, and daring thèse ihirty-eight yeart it had becomc repeopled, with twenty familiei, containing ninety-two persons. The Uland of Barra received the imall pox in the year 1746; the dUtemper did not make iH appearance again tUl the year 175B, when «bore mty of the inhabitanto 4ied<* ete*eie. TheHebrîdeall, p. 351.

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753 a. C. p. CXXX. â Rome.

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