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De l'extension des épîzooiîes

Les influences qui engendrent les épizooties peuvent être, comme nous venons de voir, plus ou moins générales; elles peuvent agir en même tems sur tous les organismes, ou seulement sur tous les animaux, sur une classe, ou sur une espèce seulement d*aniaiattx«

1. Il y a eu des épizooties générales, dans lesquelles tous les organismes souffiîrenl en même tems. Il y a des pays malheureux dans lesquels annuellement arrive une période de maladivité générale des végétaux et des animaux, comme nous en avons cité plus havt un exemple de Plie de Riouw. •- En général cette maladivité générale de la nature paroîl arriver plus souvent dans les pays tropiques: P. e. Mr. Marshall (Diseases of CeyloB p. 16) communique l'histoire d'une telle maladivité générale en quelques districts de 111e de Ceylon dans les années 1806 et 4807, et déjà de nouveau en 1815 et 1816.— Des années

') Je n'ai pas encore roalu nommer la si dite syphilis des animaax, j*ea traiterai dans le 8eeoa4 voiame.

1800» iMO, IMl wm» pMiédoM k démriplieB d'une tiHe ndadMlé g^nérde dans les proTînoes de CoimiMtere etc. des Indes orienliles Ohi* S^^^- &• agriciiltnrel Beport of Ibe epedinic fever in Coimbalore, Hadort, Dindignl and Tinnevelly ela by Ainslie, Smiih a. Chrisiie. Lend. i8l6). — La même mabdivité générale des végétaux et des animanx dans tente l'Asie australe est mentionnée fmr les auteurs qui ont observé le pre* mier développement du Cbeléra, Jameson, Orton, Tytier etc. — Mr. Sigaud fait mention d'une pareille période dans le Brésil, en 1829—30 (I. c. p. 170).

La chronologie des épidémies et des épizooties nous présente des périodes remar* quables d'une telle maladivité générale des végétaux et des animanx dans l'Europe et même dans tout Pancien monde pour les années »92--94, 1085—89, 1092—94, 1098—99, 1125—29, 1213, 1500—1504, 1663—85, 1682—83, 1690, 1712—13, 1748 — 53, 1767, 1769—71, 1816—18.

2. D'autres fois au moins plusieurs espèces d'animaux et de différentes classes souffrent en même tems des épizooties. Nous avions souvent occasion de faire cette remarque, et plusieurs auteurs y ont porté leur attention, p. e. Par k in L c. p. 178. p. 182. — Orton L c. p. 161. — Graves 1. c. p. 47. — Leukart p. 36. — Kolbe diss. de oonstit epidem. potent. in valet, animal. Marb. 1841. etc. Surtout les épidémies de mala«* dies catarrhales s'étendent souvent sur plusieurs espèces d'animaux, observation faite déjà par Huxham, Hamilton, Saillant, Cothenius, Fothergill, Spooner etc. CSamml. auserl. Abbandl. Vlil, p. 56. IX, p. 637. Kolbe L c. p. 29). Les opbthalmies régnent assez souvent sur les hommes et sur plusieurs animaux domestiques en même tems V. p. e. Sentrup Avgenkrankh. p. 129. Je l'ai observé plusieurs fois. Nous avons déjê rapporté la même observation i l'égard de la dysenterie. Nous avons de même observé que la pourriture règne sur plusieurs espèces d'animaux en même tems avec les fièvres intermittentes des hommes, v. Ceeley Provinc medic. Trans. VlII, p. 294. 296. Nous avons communiqué l'observation de Mr. Catlin (II, p. 48) que la fièvre intermittente pernicieuse régnoit en même tems sur les hommes et les chevaux. La Jaswa de la Sibérie règne ordkiairement sur plusieurs espèces d'animaux et sur les hommes (Uaupt p. 200> On pourroit facilement compiler encore beaucoup d'exemples (comp. p. e. les années 1732, 1755, 1767, 1775 etc.).

3) Mais on auroit tort, si l'on vouloit trop généraliser les observations indiquées, très souvent les influences morbipares n'agissent que sur une espèce d'animaux, ou il n'y en a qu'une qui est disposée pour leur action. Il y a très souvent des épidémies des hommes, sans que les animaux souffrent en même tems. La peste bovine règne souvent entre les bovines et toutes les autres espèces d'animaux n'ont pas de maladies épizootiqoes. Le typhus ou la si dite influenza des chevaux a régné sur les chevaux, et les autres animaux et les hommes étoient sains. Il y a beaucoup d'exemples ou seulement une espèce d'animaux domestiques ou sauvages souffroit d'une épizootie.

4. Quelquefois les épidémies C^l aussi les épisoolies) seul enonre plus ciroonscrites, p. e, seulemenl Pune ou I^autre race en souffre, p. e. la fièvre jaune sévil sur les bbacs et épargne en général les nègres, la même observation lui faite dans une épidémie du Brésil (Sîgaud p. 168), au contraire le Matlazabuatl sévit entre les Américains et épargne les Européens etc. Quelquefois seulement une nation, un état, un certain âge a en à soufirir d'une épidémie. On trouve des exemples compilés par Mr. Schnurrer (Materialien p. 108), Stark (Pathologie I, p. 722), Fors ter (I. c. p. 106), on pourroit en augmenter le nonbre. Quant aux animaux on n'y a pas encore porté autant d'attention, cependant les différences des races et des âges s'observent de même; on pourroit même citer les états, p. e. en quelques épizooties les cbevaux des caresses souffrent, les chevaux des paysans sont épargnés, et vice versa. Souvent on peut expliquer ces phénomènes par les différences de la disposition, ou par la différente exposition aux inOuences.

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