‹ Recherches de pathologie comparéeChapitre 8 sur 35 · IM · texte numérisé non relu

IM

L*kûmme.

d) Sycosis. Aussi dans cette maladie on a voulu tout des plantes mycoides.

e) Favus. Dans l'organisation cellule - fibreuse des pustules Cfollicules pileux enflammés) quelques auteurs ont cru reconnaître une production royooide; jusqu'é présent je n*y ai pu rien voir que ressemble i une plante quelconque.

lièrement confondu diverses maladies sous le nom

de mauke; en allemand on nomme ainsi même le javart et les suites de la fourbure, deux maladies qui peuvent être comparées aux panaris profonds de l'homme. En général on nomme manke,- eaux aux jambes, grease, l'inflammation érysipélateuse, bulleuse ou pustuleuse de la peau de la couronne (impétigo erysipelatodes. Grève II, p. 128, blasige mauke oder rose, Tscheuli'n p. 28. Impétigo erysipelatodes des boeufs, rindermauke, Haubener 1. c. VI, p. 416, des brebis, Journ. prat. de Méd. vét. II, p. 125 etc.) qui peut être comparée au panaris superficiel de l'homme, enfin é des maladies vésiculeuses (herpès), squameuses (schuppige mauke, psoriasis, Grève 1. c. p. 126), peut-être même des fluxes sébacés (Hurtrel d'Arboval wôrterb. art. Mauke).

Toutes ces maladies n'ont rien de commun avec la variola ou la vaccine, et elles ne ressemblent pas du tout à la variola equina produite au même endroit par inoculation par Mr. Nu m an.

d) Sycosis. Jusqu'à présent pas encore observée. «^ Peut-être le Placorhygma de Mr. Haubener, surtout son Placorhygma labiale (Magaz. II, p. 193), appartient-il à cette maladie, mais on ne le peut pas savoir, car tout en créant cette espèce et ce nouveau nom, Mr. H. n'a pas observé un seul des symptômes nécessaires pour caractériser une espèce de maladie.

e) Favus. Pas encore suffisamment observé: Mr. Grève décrit (II, p. 119) sous le nom de porrigo decalvans equorum une maladie semblable é la même maladie de l'homme, mais sans avoir observé le développement; Mr. Haubener décrit la* même maladie sous le nom de herpès decalvans (Magaz. II, p. 37) et sa description prouve au moins que cela ne peut pas être un herpès.

L'homme.

0 VarioUt Sortant de la forme la plus légère vésiculeuse de varicella jusqu'A la forme la plus développée de variola vera, il y a des formes de transition insensible que j*ai observées et étudiées bien souvent, de manière que je les dois regarder seulement comme des modifications de la même maladie; les caractères regardés comme les plus distinctifs offlrent des transitions.

Leê animaus.

0 Variolaw Les maladies varioleuses des animaux sont aussi inconnues aux anciens auteurs grecs et romains, que la variola de Thomme; on ne rencontre pas une trace de la maladie; même plusieurs siècles après que la maladie de Thomme étoit répandue dans TEurope, les maladies varioleuses des animaux y furent inconnues. Dans l'Asie, où la maladie de Thomme est très ancienne, la connaissance de la variola des animaux Test de même. Dans les Indes et dans la Perse on connaissoit la variola de tous les animaux domestiques depuis des siècles, et même dans le Mexique, d'après Mr. de Humboldt, on savoit aussi que ces varioles pouvoient repasser à l'homme et le garantir de la variola humaine.

Ce n*est pas le tems ni l'endroit d'écrire un traité id, mais tous bien pesé, on doit accepter comme avéré et arrêté: 1) Que la variola n'est pas originaire dans aucun animal, mais qu'elle leur a été communiquée par l'homme. 2) Que la variola d'une espèce d'animal passe à l'autre, de l'homme aux animaux et des animaux A l'homme. 3) Plus développée qu'est la forme de la maladie, d'autant plus elle garantie et l'homme et l'animal d'une seconde infection et vice versa. Les observateurs qui ont le mieux mérité de la science par des essaya et des observations sur l'inoculation des différentes espèces de variola sur différens animaux sont Sacco, Numan et Ceeley; cependant les résultats des observations de Sacco ont été reçus par quelques auteurs avec trop peu de restriction; comme il s'est égaré quelquefois, l'on voit bien, quand il croit, par l'inoculation de la variola^ avoir garanti le cheval du strengel, et le chien de la staupe ! Le plus étrangement se sont trompé des auteurs antérieurs, et dernièrement Mr. Dupuy (Traité historique et pratique sur les mal. épizootiques. Paris. 1837) en ne voyant que la variola dans toutes les épizooties. Quelques mots

L'komme.

a) Variola vera. Il y a des formes anomales et mal développées qui pourtanl ne sont pas encore des varicelles, comme les vernicosae etc.

seulement sor la variola des différentes espèces de nos

animaux domestiques:

a) Variolae ovillae, schafpocken , la picote, le claveau, la clavelée, probablement fort ancienne, mais comme les vétérinaires du treizième jusqu'au quinzième siècle se sont seulement occupé des maladies du cheval, Thistoire est incomplète; on trouve les premières traces de la connaissance de la maladie dans des épizooties du treizième siècle et chez les poètes du quinzième siècle (Gasparin krankheiten der schafep. 114) etla première description d*une épizootie est celle deJoubert de Tannée 1578. Notre siècle a surtout offert beaucoup d'épizooties générales et meurtrières, v. P. j us t. N. V. La forme la plus développée a la plus grande ressemblance avec la variola de Thomme; mais comme dans Thomme, il y a des formes transitoires d'une fièvre abortive sans éruption, des varioles vésiculeuses varicelleuses, des verruqueuses jusqu'aux pustuleuses et celluleuses. (Oesterreiohische med« jahrb. 1842. Oct. p. 79.) Il y a même une espèce de varioloide dans les brebis qui contractent la maladie pour la seconde fois , ou qui ont été vaccinées.

La maladie est très contagieuse; on l'a déjà observée sur des agneaux nouveau-nés qui l'avoient gagnée dans Tuterus. (Magaa. f. thierh. VI, p. 388.) On a bien dit que la maladie se déveioppoit spontanément. Qui connoit les lois de la contagion sait, comme il est impossible de prouver une telle assertion. On a observé l'infection des brebis par la variola de l'homme Cl^ullin Observ. sur les bétes à laine p. 204) et probablement aussi par la variola d'autres animaux. (Toggia III, p. 2910 Des chèvres et des chiens (v. plus bas), probablement aussi des lapins, ont été infectés par des brebis. Godinc a

L'kamme.

h^ Variola vaccina.

c) Varioloide. En toutes les formes de transitions depuis la varÎQla jusqu'à la varicella.

d) Varicella. Il y a des formes si incomplètes, qu'elles ressemblent a un impétigo aigu, et d'autres que personne ne peut pas distinguer des varioloides.

On ne peut guère douter, que depuis que la variola est arrivé de TAsie en Europe, les autres formes se seront montré de même, mais ce n'est que bien plus tard qu'on a commencé a les distinguer, et plus tard encore ont s'est convaincu de leur origine commune, et de leurs transitions.

On a à présent une foule d^observations sur ses transitions, et j'en ai vu bon nombre moi - même , cependant l'exemple suivant est assez curieux.

Il y a dix ans, où pendant plasieurs années les varioles furent très rares chez nous, et quatre jeunes médecins qui n'en avoient pas encore vu, apprenant que dans un village voisin une étrangère étoit arrivée avec la varioloide, et son enfant, pas encore vacciné, avait contracté la variola vera C^l en mourut), alloient les observer un peu inconsi-

Les animmus.

transplanté la variola de l'homme sur les brebis par inoculation, et d'autres ont fait la même chose. (Godine exper. p, 17.) Déjà Sacco et après lui d'autres ont transplanté la clavelée sur l'homme, et elle donna une bonne vaccine tutrice.

b) Variola caprina. Les maladies des chèvres sont en général négligées par les vétérmaires, mais

' les exemples d'infection de la chèvre par la clavelée (Magaz. f. d. thierh. VI, p. 389) et la facilité avec laquelle l'inoculation de la vaccine chez la chèvre réussit dans les expériences de Valentin et de Numan font présumer, que ces animaux souffrent peut-être souvent de la variole.

c) Variola canina. Elle ressemble à la variola de l'homme et des brebis, elle est contagieuse, ëpizootique, en général pas dangereuse, assez fréquente. (Tscheulin p. 103. Barrier: Instructions vétérinaires II, p. 300. — Hurtrel d'Arboval Dictionn. — Leblanc Veterinarian 1841. p. 366.) On a vu infecté le chien par rhomme, et par la clavelée des brebis. (Huzard.

— Magaz. f. d. thierh. VI, p. 388.) L'inoculation de la vaccine chez le chien a été trouvé très difficile par Gohier et Numan Cpcut-ôlre parcequ'ils expérimentoient sur des chiens âgés?), facile par Sacco et par Viborg. (Samml. b. 3. p. 169.) Quelques auteurs ont mal à propos confondu un exanthème qui s'observe souvent dans la staupe des chiens, avec la variole.

d) Variola suilla. La variole des porcs est fréquente, connue et bien décrite il y a long-tems. CRueling beschreibung von Nordheim p. 209.

— Viborg erz. d. schw. — Pozzi epizooz. p. 326.) On l'a observée épizootiquement pendant des épidémies de variole de l'homme (Viborg), et pendant des épizooties du claveau (Rueling). Aussi l'inoculation de la variole de

L'homme*

dérément; Tun d'eux qui est encore médecin dans ma ville et porte les vestiges de la maladie (et encore celui qui avoit été vacciné par son propre père avec la plus grande attention et a les plus belles cicatrices de la vaccine) gagna trois jours après la varioloide dans la forme la plus développée; les trois autres furent pris en même tems de fièvre, Tun avoit une éruption qu'on pouvoit nommer une varicelle légère, un second n'avoit que quelques boutons sur le front qui n'étoient pas à distinguer d'un léger impétigo, le troisième en étoit quitte avec la fièvre.

ijeê aitimayx,

l'homme a réussie. CViborg samml. b. III, p. 172. — Magaz. f. d. thierheilk. IX, p. 58.) e) Variola vaccina. Anciennement connue dans l'Asie et depuis long-tems dans l'Amérique méridionale; aussi depuis long-tems connue au peuple dans plusieurs pays de l'Europe; aux médecins généralement depuis ce siècle. La forme de la vraie vaccine a été bien souvent décrite et figurée; on parle souvent de la fausse vaccine, cette fausse vaccine est de deux espèces principales: 1) ce sont des modifications de la variola vaccinica, comme il y en a dans l'homme et dans tous les animaux, p. c. les vaccines verruqueuses, tuberculeuses, vésiculeuses; 2) mais d'autres formes décrites n'ont rien de commun avec la vaccine, ce sont des espèces d'Ecthyma et de Rupia, des maladies impétigineuses , eczémateuses, érysipélateuses, même gangreneuses qui se développent au pis de la vache. (V. entre la foule des écrits sur le vaccine surtout: Hedenus de variolis vaccinis. Lips. 1829. — R. Ceely on the variolae vaccinae. Transact. of theprov.

med. assoc. VIII, p. 287. — E. Hering ûber kuhpocken an kûhen. Stuttg. 1839.) Il y a bien encore des médecins qui parlent de vaccine épizootique primaire C^t même Ceeley et Macpherson sont du nombre), c'est- â- dire qui se seroit développé sans contagion extérieure originairement dans la vache, et le comité de BerUn a encore publié un fait de ce genre dans cette année (Froriep n. notizen. b. XXIII, 1842. p. 48); mais qui connoit les phénomènes des maladies contagieuses, sait bien combien les^sources de la contagion sont quelquefois obscures, et qui suit sans préjugé l'histoire de la maladie et les expériences sur Tinoculation dans différens ani-

L'komme. Lès animaux,

maux, surtout de Viborg, Sacco, Numan, Ceeley etc., ne peut guère douter que c'est la variola humana transmise à la vache, ou immédiatement de rhomme, ou médiatemcnt par d'autres animaux, les brebis, les chiens, les chevaux etc. Depuis de très anciens temps on avoit observé dans l'Asie que la vaccine infectoit quelquefois les hommes, et que par cette transmission les hommes étoient garantis de la petite vérole; depuis ui» siècle on avoit fait la même observation dans quelques provinces de l'Allemagne et de l'Angleterre ; même des médecins s'éloicnt occupé de la chose depuis le milieu du siècle passé, (Sutton, Fewster, Nash, Adams) et- des inoculations avoient été tenté en Angleterre et en Allemagne, lorsque par les travaux de l'ingénieux et docte Jenner l'inoculation de la vaccine fut généralement répandue. La vaccine a été transmise sur tous les autres animaux, et elle les garantit de leurs varioles aussi bien que l'homme. 0 Variola equina. On a transplanté la vaccine et la variola de l'homme sur les pieds du cheval, et cette équine, transplantée sur d'autres animaux et sur l'homme, a montré tous les caractères de la vaccine. Mais déjà Jenner avoit cru que la vaccine étoit communiquée aux vaches par les chevaux affectés de la maladie qu'on nomme grease, eaux aux jambes, mauke; cette opinion fut bientôt prouvée trop exclusive, et beaucoup d'inoculations tentées ne réussirent pas; mais des observations postérieures prouvoient et la transmission spontanée et la possibilité de l'inoculation de la mauke à l'homme et aux animaux (v. Viborg, Sacco, Numan, Hertwig etc.), et que cette maladie transmise se comportoit comme la vaccine. Ces observations prouvent qu'il y a vraiment une variola equina aux pieds des chevaux, mais sous le

Vhontme.

6) Anthracoides, La place ne nous suflit pas pour justifier Tadoption de ce genre général; mais nous avons vu des prédéces* seurs, et nous pensons qu'il y a déjà beaucoup de médecins qui sont du même avis.

a) Furunculus. (Le commencement toujours dans un follicule cutané.)

b) Carbunculus. Si d'un côté le carboncle se rapproche du Turoncle, de l'autre il ne manque pas de formes transitoires qui prouvent ses rap-

Let animaus.

nom de mauke, grease, eaux aux jambes, on Ta mal a propos confondue avec d'autres maladies (en partie pareilles à la fausse vaccine de la vache), dont nous avons fait mention plus haut, et desquelles sera encore question plus bas.

g) Variola camelina. Dans les pays, où cet animal est domestique, on a connu depuis très long-tems sa variole aussi bien que celle de la vache (outre plusieurs anciens écrivains v. dernièrement Masson narrative of a Journey to Kelat. Transact. of the med. a. phys. Society of Bombay. 1840. p. 214), on connoit sa transmission spontanée et artificielle aux hommes, on dit que les enfans inoculés contractent une éruption générale bénigne, mais quelquefois mortelle.

Outre les animaux domestiques on a encore tenté avec succès l'inoculation sur diffcrens autres animaux^ et le singe paroit surtout fort susceptible de la transmission spontanée et artificielle. Nous ne devons pas être plus prolixes dans cet endroit, v. Pièce justificat. N. V.

6) Anthracoides. Ce sont surtout les animaux herbivores qui sont très disposées a ce genre d'afTeciions.

a) Fréquent dans les herbivores.

b) Les rapports du carbunculus et de la pusttila maligna sont encore bien plus grands dans les animaux que dans l'homme. Les charbons s'observent surtout dans nos grands herbivores. Une des espèces des maladies que les anciens vétérinaires

L'homme*

ports intimes avec la pustule maligne.

c) Pustula Aleppica. Une mala- ' die endémique dans la Syrie

et la Perse, attaquant dans quelques endroits presque tous les individus, observée par beaucoup de médecins (Rayer mal.de la peau III, p. 887).

Le dernier observateur fort éclairé dit que c'est une espèce de furoncle ou de carboncle. CI**orbes on the Plague. Edinb. 1840.

d) Pustula maligna, anthrax epizooticus etc. Surtout dans une vallée de ma contrée la maladie est enzootique, et j'ai fort souvent occasion de Tobserver dans toutes ses formes (en comparaison avec le reste de mon pays, il faut dire qu'aussi les carboncles sont endémiques dans la même vallée.) La maladie est presque toujours transmise des animaux à l'homme, fort rarement originaire dans l'homme ; je possède cependant de pustule maligne originaire deux ou trois observations (parceque dans l'une c'est incertain s'il faut nommer la maladie carboncle ou pustule maligne); dans tous les trois cas (et

Les animaux,

comprenoient sous le nom de l'avant-coeur, n'est qu'un charbon fort dangereux. (Recueil de Méd. vét. IV, p. 448.) c) D'après les observations de Russell la pustule d'Alep attaque aussi les chiens et les chats. (Russell Nat. v. Aleppo d. ûbers. III, p. 148.)

d) Pustula maligna, anthrax épizooticus, milzbrand etc., maladie depuis les tems les plus reculés connue sous une foule de noms dans les différons pays; peut-être la maladie la plus générale des animaux, quadrupèdes, volaille, poissons, elle attaque tous nos animaux domestiques et n^épargne pas plus les bêtes fauves des forêts, elle apparoit sporadique, enzootique, et épizootique, et est éminemment contagieuse.

La maladie se développe originairement et sans contagium dans les animaux du genre equus, dans les chameaux, dans tous les ruminans, probablement aussi dans les cerfs, les rennes (Pal las nord, beitrâgc I, 1. p. 113); dans d'autres animaux, surtout dans les carnassiers, c'est plus difficile de dire si elle se développe aussi quelquefois spontanément, ou si elle est toujours communiquée par contagion. Nous en traiterons plus «M>mplètement dans les recherches sur les maladies enzootiques et épizootiques.

Si la maladie se développe spontanément dans

L'homme.

dans la même vallée) la maladie fut gagnée après le travail dans les routoirs de lin, et c'est assez remarquable que les peu de cas semblables que je trouve consignés dans les auteurs , reconnaissoient une cause pareille. La constitution cpizootique a de Tinfluence, mais c*est une observation toute générale que rinfluence de l'espèce d'animal qui transmet la maladie est bien plus grande, la maladie transmise du cheval est toujours fort dangereuse, transmise du boeuf elle est souvent aussi dangereuse, mais transmise des brebis elle est souvent fort légère, et quelquefois seulement locale; je ne connois pas d'exemple de la transmission de la maladie de rhomme à Thomme, malgré la foule d'occasions qui se sont présentées.

Leê aitimauT.

le cheval, le boeuf, la brebis, le porc, surtout si elle prend une marche très aiguë, il n'y a souvent pas de formation de pustule ou d'anthrax, dans d'autres cas les anthraces se forment bien après le commencement de la maladie; mais si le sang de tels animaux infecte d'autres et surtout l'homme, la maladie commence toujours localement par la formation d'un anthrax. Cette formation d'un contagium dans une maladie générale, et sa propagation par une affection locale, sont bien remarquables pour la paihogénie.

Malgré le grand nombre de recherches, et malgré une foule d'hypothèses, il faut convenir que la nature intime de la maladie est entièrement inconnue; le symptôme général est une décomposition ou une altération sui generis du sang, mais dont la nature est inconnue, et si la chimie la feroit connaître, on ne seroit pas encore bien avancé, en ignorant la cause de laquelle elle dépend. — La distinction de quelques formes n*est guère de grande utilité, et ne nous avance pas dans sa connaissance.

Dans le cheval on distingue: i) le typhus carbuncularis acutissimus, 2) le typhus carbuncularis acutus, 3) l'anthrax epizooticus (si l'anthrax se trouve sur la poitrine, on l'a nommé avant-coeur).

Dans le boeuf: 1) le typhus acutissimus ([eufelsschuss, erdsturz etc.), 2) le typhus acutus,

3) l'anthrax Cgelber schelm, knotenkrankheit),

4) le glossanthrax , si l'anthrax se forme é la langue, comme cela arrive dans quelques épizooties.

Dans la brebis: 1) le typhus acutissimus (t^lutkrankheit, rûckenblut, blutschiag etc.), 2) le typhus erysipelaceus (mal rouge, das feuer etc.), 3) Tanthrax (assez rare chez hous, fréquent dans

L'komme.

7) Squamae.

a) Pityriasis.

b) Psoriasis.

c) Lepra.

Lei atUmaus,

quelques provinces de la France)^ 4) glossanthrax.

Dans le porc: 1) typhus c. acutissimus, 2) angina carbuncularis? 3) erysipclas carbunculare ? 4) anthrax oris Crankkorn), 5) anthrax capitis, colli (seta alba).

Dans le cheval, comme dans les autres animaux et dans Thomme surtout, on a voulu distinguer différentes formes de la pustule ou de Tanthrax, mais il y a tant de transitions que cela ne sert à grande chose. 7) Sçuamae, On confond quelquefois (comme on faisoit autrefois aussi chez Thomme) les desquamations qui succèdent à Teczema et à d'autres exanthèmes avec les affections squameuses primaires. h) Pityriasis. Une desquamation plus sensible, qu'on nommeroit déjà pityriasis chez l'homme, >se trouve chez les animaux dans l'état physiologique. Mais un peu plus grande encore avec rougeur de la peau, elle constitue une maladie fréquente des chevaux (Grève 1. c. II, p. 122), des porcs (Toggia razze dei porci p. 209) etc.

b) Psoriasis. Mr. Grève a observé la psoriasis ophthalmica, ps. podicis, ps. pudendi du cheval (Grève II, p. 121); plus fréquente est la pso*riasis labialis (Crusta labialis de Mr. Haubner Le. II, p. 1 96), et surtout, comme dans l'homme, la psoriasis des articulations des extrémités, la psoriasis carpi et tarsi (die raspe, les râpes Grève 1. c. p. 124. Tscheulin 1. c. p. 225).

c) Mr. Haubner (1. c. VI, p. 410) nomme lepra vitulorum la maladie des lèvres que les Allemands nomment teigmal, mais s'il n'a pas peut-être en vue une autre maladie que celle que je connois, c'est une maladie pustuleuse; la lèpre des chiens de l'Egypte, dont parle Prosper Alpinus, ne sera probablement que la gale, et la lèpre des

lit -

M4*homme.

8) Fonnaiio anomala ielae cor^

neae.

a) Callus.

b) Clavus, verruca.

c) Ichthyosis.

d) Cornua cutanea.

9) Morbi pilorum,

a) Canilîes.

b) Alopecia.

c) Hypertrîchi».

(I) Trichoma.

porcs des ties océaniques (GandolTi I. c. p. 360) est aussi une autre maladie. Ainsi je ne crois pas que la vraie lépra soit déjà décrite sur les animaux.

8) Formatio anomala ielae comeae. Toutes les productions cornées sont très fréquentes dans les animaux, et il vaudroit bien la peine de les comparer et décrire plus complètement que cela n'a pas été fait jusqu*â présent.

a) Très fréquent chez les animaux par la pression continuée.

b) Très fréquent.

c) Peut-être le veau sans poils décrit par Frésier. (Mém. de l'Acad. 1722. p. 21.)

d) Assez souvent observés dans le cheval, le boeuf, la chèvre, la brebis, le chien, v. Gurlt Magaz. L d. thierh. III, p. 352. — M. JMuyschel en distingue, peut-être avec raison, une formation osseo-comée de la peau des animaux qu'il nomme «austerschalenartige bildungen^^ ( formations à écailles d'huître), v. Magaz. f. thierh. IX, p. 394.

9) Marbi pilorum.

a) Canities. Chez tous les animaux sous les mêmes conditions que chez l'homme.

b) Alopecia. Fréquente.

c) Comme chez Thomme.

d) Dans le Nord de l'Allemagne beaucoup plus fréquent chez les chevaux que chez l'homme; mais d'après beaucoup d'obser>'ateurs Cl^a fontaine, Hoffmann, Eble, Zakrzewsky, Bondi, Hatuszinsky, Rosenberg, Schlegel etc.) enzootique chez tous les animaux domestiques dans la Pologne, où il est endémique. Récemment on a nié ce fait, confer. Pièce justif. N. IV.

9h) Morbi commun.

a) MoUilies. Boeufs et brebis.

L'homme.

10} Morbi ufigtiium. La difierence de l'organisation rend la comparaison difficile, a) Onychia.

a c) Il y a sur les ongles de rhomme Csurtout de l'orteil) une maladie tout-dfait pareille é la seime que les chirurgiens confondent mal a propros avec l'ongle hicamé, c'est une crevasse avec hyperonychie.

Les animnuM,

b) Fissurae. Boeufs et brebis.

c) Rejectio. Boeufs et brebis.

10) Morbi ungularitm. Les maladies sont plus fréquentes que chez l'homme.

a) Onychia siinplex et rheumatica. La fourbure, riprensione o rifondimento, entzûndliche rehe, pareil au panaris superficiel de l'homme, chez le cheval, le boeuf, le porc, la brebis, v. Grève L c. I, p. 94, pour le boeuf: Toggia mal. d. b. I, p. 144. IV, p. 143. Le piétin du mouton est une maladie pareille, mais elle devient contagieuse, V. De La fond Journ. prat. III, p. 171. Police sanitaire p. 714, conférez plus bas f. o) Inflammation traumatique du talon, das verballen dans le cheval; das ballengeschwûr du boeuf (Magaz. L d. Thierh. IX, p. 190), une maladie pareille est l'aggravé du chien. /7) Inflammation traumatique de la muraille dans le cheval et le boeuf, blaue mâler, steingallen. a a) Le javart, chiavardo, giavardo (non giardone, maladie toute difl^érente I) , maukengeschwûr, du cheval est aussi une espèce de panaris profond. (Toggia IV, p. 31. Recueil de méd. vét. VII, p. 129. 138. Grève I. c. I, p. 79. II, p. 133.) Aussi le boeuf en est atteint. CToggia IV, p. 163.)

ab) Fistule de la couronne, knorpelfistel. Plutôt une Onychia maligna.

ac) Fissure longitudinale de la muraille, seime, homspalte.

4Bi^F w^K^^^^9^^^^t$ "

b) Onychia maligna.

c) Hyperonychia. Rare chez rhomme. (Olio path.

Anat. ly p. 116.)

d) Onychomalacia. Rare ches rhomme.

e) Exonychia.

Ltê milMairjr.

ad) Fissure transversale, homkluft.

b) Onychia maligna.

a) Fourchelle échauffée^ strahlentzûndung. (Rec

XIII, p. 15.) p) Fourchette pourrie, strahUaule.

y) Crapaud, strahikrebs.

cj Hyperonychia. Fréquente chez tous les animaux domestiques. COtto 1. c.) — M. Muyschel a décrit une singulière forme de Thypcronychie du chien qui ressemble en quelque sorte à Tongle incamé de Thomme. Magaz. f. thierh. IX, p. 395.

d) Onychomalacia. Fréquente chez les animaux.

e) Exonychia, das ausschuhen. Plus fréquente dana les animaux que dans Thomme, à ce qu'il paroit surtout dans les chameaux. (Pallas nord, beitr. II, p. 166, pietin?)

0 InAammationes interdigitales bisulcorum et muitun-

gulorum.

a) simplex, dans le boeu^ la brebis, le porc. Le limazurax, zoppina. Toggia mal. d. b. IV, p. 159. De Lafond police san. p. 713.

Gasparin p. 200. Toggia porci p. 178.

p. 300. Malgré la ressemblance des parties attemtes primairement, il faut cependant distinguer la forme contagieuse et maligne des brebis (Wagenfeld encyclopfidie p. 76) des autres formes qui en vérité ne sont que la fourbure du cheval; nous en avons déjà foit mention plus haut sous a. On pense que cette forme maligne fut inconnue en Allemagne avant l'an 1816, et qu'elle a été introduite avec les mérinos de la France, à cause de cela on la nomme aussi sfranzôsische klauenseuchec^. On pourroit rapprocher cette maladie de l'onychia maligna (b).

L* homme.

H) Morbi folliculorum sebaceorum.

a) Acné.

b) Tumores foUicuIosi, sébacei, piliferî.

c) Fhixus sebaceus.

12) Secrefio anomala piffmenti ai) Lettcosis.

b) Melanosis.

c) Naevi pigmentacet

d) Ephelis.

e) Lentigo.

f) Chloasma.

Le naevus inaternus lipoma* lodes ^st toujours la suite d'un développement imparfait du derme, avec production de graisse, de pigmentum ou de poils.

13) Evo/utio anomala systtmatis vasculosi.

a) Spilus.

b) Angiectasia.

c) Splenoides.

14) Formaiio iumorum fangosorum,

a) Cicatrices vascolosae (Paeudokéloide). Tissu de cicatrice

Let animmis,

(!) aphthosa, simple, ou compliquée avec la précédente, et quelquefois maligne.

y) folliculosa.

crcr) le fourchet, klauenwurm.

ccfi) f> i> gangreneux, klauenkrebs.

11) Morbi folliculorum sebaceorum,

a) Négligée par les vétérinaires.

b) Je les ' connois comme assez fréquents dans le boeuf et dans les brebis; ils se trouvent aussi dans le cheval et le chien.

c) II y a au moins une maladie pareille dans les brebis. Si c'est la même maladie que Haubner (1. c. VI, p. 435) nomme Herpès crustosus?

12) Secrefio anomala piffmenti.

a) Plus fréquente dans les animaux que dans l'homme; générale et partielle.

b) Aussi plus fréquente que dans Thomme.

c) Aussi dans les animaux.

0 Dans le chien vu par Adamowicz 0* ^* P* 468).

13) Evolutio anomala sysiemaiis vasculosi.

b) Dans le chien et le cheval.

c) Dans le chien et le cheval. Gurlt I, p. 306. Rec. d. méd. vét. IV, p. 145.

14) Formatio iumorum fungosorum.

a) II y a de cicatrices pareilles aussi quelquefois dans les animaux.

vascoleux ou fongoide, mal â propos confondu avec la kéloide.

b) Lupus.

c) Kéloide.

d) Fungus haematodes.

e) La scirrhoide de Mr. Coley diffère de la kéloide et est bien un scirrhus d'après sa description, cependant j*en fait mention ici, parceque Mr.

F a I ke dit avoir observé deux fois la maladie sur des chevaux.

Universallexic.il, p. 397.

0 Des végétations fongueuses se développent très souvent dans d'autres maladies, p. e. dans des angiectasies , ulcères, et très souvent â la suite de certaines cachexies, p. e. la syphilitique.

Le genre Molluscum sans aucun doute, doit être rayé du système, car le molluscum contagiosum n'est qu'une syphilide, et le noif contagiosum des auteurs comprend un pèle -mêle de différentes autres maladies.

Les Yaws, les Pians, les boutons d' Amboine ne sont probablement que des syphilides.

15) Morùi bursarum mucosarum subcidanearitm.

a) Hygromata. Dans l'homme surtout sur la patella, mais aussi en différents autres endroits, p. e. sur le dos des

Le$ ttmimmmx.

b) Je ne connois pas d'analogue dans les animaux.

c) Pas connue dans les animaux.

d) Au moins jusqu'à présent pas distingué. (Cependant Mrs. Sommer et Gurlt croient l'avoir observé dernièrement. M a gaz. f. d. thierh. b. IX, p. 475.

0 Verrucae humidae s. condylomata, les grappes, figs, feigwarzen etc.

Si l'on veut nommer Molluscum seulement la maladie des follicules sébacés de la peau, figurée par Mr. Willis etc., la maladie existe aussi dans les animaux.

15) Morbi bursarum mucosarum subcutanearum.

a) Hygromata. Encore plus fréquents que chez l'homme. Dans le cheval surtout la loupe, le si dit stolkchwamm, tout- é- fait pareil é l'hygrooia patellae de l'homme; le caplet (piephake) du

l0'komme.

hommes qui porleni des fardeaux.

16) Morbi ex iela cettuhsa stib' cuianea incipientes.

a) Sclerodermia.

b) Pachydermia, Bucnemia, Elephantiasis Arabum.

c> Eicphantiasis Graeconim. Cf. plus bas la cachexie scrofuleuse, farcin et les maladies enzootiques et contagieuses.

17) Haemort'hagiae cutis.

a) Morbus maculosus Werlhofii.

Il y a long-tems que je me suis proposé de publier mes observations sur cette maladie qui me forcent de regarder la vraie maladie de W e r 1 h 0 f , comme une affection des centres nerveux.

18) Excreiiones anvmalae.

Les différenles sueurs ne sont

Let animaux,

cheval n'est pas autre chose, de même sur le carpe, ce que les Allemands nomment knieschwamm; on les rencontre souvent sur le dos des chevaux et des boeufs qui portent des fardeaux; ils sont très fréquens chez le chameau, où ces bourses sont grandes déjà dans l'état naturel; on y rencontre souvent de petits corps globuleux.

16) Morbi ex tela cellulosa subcutanea incipientes.

a) La générale dans les animaux nouveau -nés n'a pas encore été observée, â ce que je sais.

b) Chez le cheval sur les extrémités inférieures, où on la nomme pied d'Eléphant, Elephantenfuss. Pilger handb. II, p. 1178. Journ. prat. IV, p. 421.

c) On dit que dans les pays chauds les cochons sont aussi affectés de l'Elephantiasis (Grève I, p. 25. Gandolfi p. 360), mais je ne connois pas des observations exactes. On croit avoir observé l'Elephantiasis sur le boeuf. (Journ. prat. IV, p. 421. Rec. de méd. vét. VII, p. 42. Santin sur l'éléphantiasis des boeufs. Castres 1822.)

On dit que la spedalsket endémique de la Norwège y attaque aussi les boeuCs. C^^^l* chir. Zeit. 1818. II, p. 409. Martin: Schwed. Abh. XXII, p. 301. 332.)

17) Haemorrhagiae cutis.

a) On croit avoir observé la maladie de Werlhof dans le chien. CUniversalbl. v. Schweitzer u. Schubarth VI, p. 143. Magaz. f. thierhcilk. VII, p. 283. Clarus u. Radius beitr. 1, p. 142.) On a vu une sueur de sang dans un veau (Schweiz. Arch. III, p. 425), aussi dans le cheval et le boeuf. CFuchs Pathol. p. 381.)

18) Excreiiones anomalae.

Il y a beaucoup d'anomalies, même le chien sue

pas encore bien connues chiiniquenient, cependant il y en a qui déposent beaucoup de sels, même uriques A ce qu'on dit.

19) ffe/minihiasis» Le Cysticercns très rare.

20) Ephoa, Les différentes espèces de pediculi, puiex.

Entre les plus remarquables des animaux parasites il faut compter la Blaria medinensis.

Non seulement une larve de Toestrus ccrvi a été trouvée dans la peau d*un homme, transmise de la peau d*un cerf CPreuss. med. Vereinsz.

1837. N. 36), mais Linné savoit déjà qu'il y a voit dans rAmérique du sud un oestnis Inimanus qui pondoit ses oeufs sur la peau de Thomme CNord.

beitr. 1, 1. p. 157), ce qui a été confirmé par des observateurs récens.

Je ne ferai pas mention des différentes espèces d*abcès et d'ulcères, pour ne point devenir trop prolixe.

va* jflorbi systeniatte uropoetlel.

1) 3Iorbi refwm.

a) Hypertrophia. La vraie hypertrophie assez rare; quelquefois congéniale.

b) Pcrinephritis.

Le» atUmmts.

dans quelques maladies, mais elles sont fort peu con< nues.

19) Helminthiasis. Le Cysticercus très fréquent chez les porcs, quelquefois chez le chien et chez d'autres animaux.

20) Epizoa. Plus nombreux que dans l'homme; v. GurltMagaz. f. thierh. VllI, p. 409. IX, p.l. Hering Verh. d. Ac. d. Naturf. XVIII, 2. p. 5 73.

La filaria med. dans tous les animaux, comme dans l'homme.

Les différentes espèces d'oestrus (bovis, cervi, tarandi, antilopae, cuniculi etc.)» dont les larves vivent dans la peau des animaux.

Malgré la foule d'écrits que je poorrois citer, je ne connois pas encore un traité complet sur les epizoa et les animaux parasites. Dans les pays chauds il reste encore beaucoup à observer.

Il y auroit aussi â noter différentes espèces d'abcès et d'ulcères dans les animaux, p. e. la taupe du cheval et du boeuf etc.

va* niorbi systenMitls ur^poetlcl.

1) Morbi reîium.

a) Hypertrophia. CGurlt path. anaU I, p. 200.^

b) Mal obsenée, mais elle existe.

c) Nephritis.

d) Nephrit» aUraminosa. Je ne décide pas si c'est une inflammation, mais que c'est une maladie organique du rein, personne n'en doutera plus.

e) Nephropyelitis.

0 Pseudomorphosis renum. Fort diverse et fréquente, surtout les liystes.

g3 Heknmlhi|sis renum. Dans le rein de Tbomme: le strongylus gigas, spiroptera hominis, dactylius acuieatus.

2) Morbi renum succenturiaiorunu

Seulement dans les derniers tems Mr. Rayer a observé la fré* quence des hémorrhagies dans ces organes.

3) Morbi vesicae urhiariae.

a) Cystitis muscularis.

b) Cystitis mucosa.

c) Catarrhus vesicae.

d^ Pseudomorphosis vesicae.

Les onimans.

c3 Mal connue, mais dans le cheval peut-être aussi

fréquente que dans l'homme. Gurlt pat h. anat.

ly p. 201. Rec. d. méd. vét. I, p. 355. Ma*

gazin f. d. thierh. IV, p. 435.

d) Pas encore observée, mais vraisemblablement elle

existe, et c'est un objet digne de recherche.

4} JUorbi secretùmis urinae* a) Urosehesis. Rare chez l'homme.

e^ Les observations anatomiques prouvent qu'elle existe, mais pas encore distinguée.

O Peut-être pas aussi fréquente, mais mal observée. Gurlt path. anat. I, p. 200. Rec. d. méd. vét. VII, p. 464.

g) Helminthiasis renum. Jusqu'à présent — on a seulement observé le strongylus gigas dans les espèces de chiens, dans le cheval, et le boeuf.

2) Morbi renum mccenturiatorum.

Au moins une fois on a déjà remarqué dans les deux reins succenturiaux d'un cheval les mêmes signes d'une hémorrhagie, comme dans l'homme! C Annal, de l'agric. franc. II Série, vol. 23. p. 10.)

3) Morbi vesicae urinariae.

a) Cystitis muscularis. Peu observée.

b) Cystitis mucosa. Assez fréquente. Mr* D élabore Blaine l'a observé épizooUque dans les

chiens C^- c- P- ^O*

c) Le catarrhe aigu assez souvent.

d) V. Gurlt path. Anat. I, p. 215. La déchirure de la vessie est dans le cheval peut-être plus fréquente que dans l'homme.

4) Morbi secretionis urinae.

a) La sécrétion urinaire est souvent fort diminuée, mais je ne connois pas d'observations de véritable

L'homme.

b) Hfdniria. Assez rare chez rhomme.

c) Anazoturia.

d) Azoturia. Lithuria. Oxaluria.

e) Ceramuria.

f) Albuminuria.

g) Haematuria.

Le$ tiiUmmux.

uroschesis, comme dans Thomme; peut -être on n'y a pas fait lAtention.

b) L'hydnirie est fréquente chez le cheval, moins fréquente chez les ruminans. Au moins ' la plupart des cas de diabètes du cheval sont des hydruries; mais nous possédons trop peu d*analyses chimiques pour savoir, s*il n'y en a pas qui ressemblent plus à la méliturie de l'homme; par exemple dans un diabètes épizootique à Paris, Mr. Lassaigne é trouvé une assez grande quantité d'acide acétique en partie libre, ce qui est remarquable l il mérite encore d'être noté que d'après Mr. Moiroud ^cette épizootie sévit presque exclusivement sur les chevaux entiers; rarement on la voit se manifester sur les chevaux hongres, et je n'ai recueilli presque aucun exemple de son existence sur les jumens<^ CR^C d. méd. vét Vil, p. 3273. Chez l'homme la méliturie est fort rare chez le sexe féminin, et avant la puberté! Pour l'hydrurie ordinaire du cheval Mr. Grève (I. c. II, p. 31) observe tout le contraire j^nach meiner beobachtung beiallt dièse krankheit am ersten die wallachen, dann die stuten, am seltensten hengste.<< L'hydrurie de l'homme est aussi plus fréquente sur le sexe féminin que sor le masculin. C'est un sujet de recherches d'un grand intérêt pour la pathologie.

c, d, e) Malheureusement nous ne possédons pas encore des recherches chimiques sur les qualités pathologiques de l'urine des animaux, qui sont bien é souhaiter.

f) L'albuminurie du cheval a été observée en Angleterre par Mrs. Clayworth et Percivall CVeterinarian. 1841. p. 7), peut-être celle-ci étoit la maladie de Bright (nephritis albominosa).

g) L'hématurie est rare sur les chiens, plus fréquente que chez l'homme sur les porcs et les chevaux.

- Ml -

L'komme,

h3 Melitoria.

0 Lithiasis renaiis.

k) Lithiasis vesicalis.

5> Marbi exeretionis urinae.

a) Ischuria.

b) Dysurla.

c) Enuresis.

Le» màbtumx,

mais bien plus fréquente encore sur les brebis et sur les vaches; chez ces animaux on l'observe enzooUque et épizootique. Il faut distinguer a) Thé* maturie par irritation et par inflammation des reins, surtout par des plantes de dilTérentes espèces et des insectes avalés, b) Thématurie cachectique par dissolution du sang ou faiblesse des reins.

h) Voir plus haut b.

i, k) La lithiasis des reins et de la vessie est très fréquente dans nos animaux domestiques; j'ai noté et comparé un grand nombre d'observations, mais cependant les analyses ne sont pas encore assez nombreuses pour pouvoir établir des lois générales; aussi on ne sait pas encore si elle est enzootique dans les mêmes pays, où elle est en* démique. La présence de sédiments dans la vessie de plusieurs rongeurs me paroit à peu près naturelle, parceque on les rencontre trop souvent. 5) Morbi exeretionis urinae,

a) Très fréquente sur le cheval, aussi sur le chien, et dans les mêmes formes comme sur l'homme.

b) Comme la maladie précédente.

c) A peu près comme sur l'homme.

seiLualis.

Tin. morbl systematls senualis.

A. WêÊTUim.

1) Morbi iesiicuiarum et funiruli spermaiici, a) Hydrocele.

b) Orchitîs.

c) Cirsocele.

d) Pseudomorphosis testicttU.

A. TêÊTOU.

V) Morbi testiculorum et funicuii spermatici.

a) L'hydrocèle ne me paroit pas être si fréquente que dans l'homme. Dans la plupart des animaux elle ne peut guère exister.

b;) Assez fréquente.

c) Rare sur le cheval.

d) La si dite sarcocèle et le scirriius souvent observés

- in -

Vkomme-

e) Varicocele.

2) VesicuiarumseminaliumeiprO' statae, a) Pseudomorphosis. Fréquente.

b) Lithiasis. Assez rare.

3) Morbi membri virilis.

a) Blennorrhoea orethralis.

b3 Ulceratîo (non syphilitica).

c3 Pseudomorphosis 9 Cancer.

d) Phimosis y paraphimosis.

Le9 ituimmus,

sur les chiens (Del^here Blaine p. 157), les chevaux, les ânes, les porcs. (Grève II, p. 9.) e) Sur le cheval.

2) Vesicularum seminaKum et prostaiae.

a) La prostate est quelquefois agrandie, dégénérée et squirrheuse, comme dans Thomme, dans le chien. CRecueil de méd. vét. V, p. 321. Gurit I. c. I, p. 222. Schwab Prâp. z. Mûnchen. p. 46.) La maladie n'est pas encore observée dans d'autres animaux?

b3 Pas encore observée à ce que je sais.

3) Morbi membri virilis,

a) Blennorrhoea urethralis, observée sur le chien et sur le cheval. (Grève I. c. I, p. 89.;)

b) V. la syphilis.

c) Scirrhus et Cancer. Sur le chien et sur le cheval peut-être plus fréquent que sur Thomme.

d) Sur le cheval, le chien et le boeuf. (Toggia IV, p. 108.)

1) Morbi otarihrwn et tubctrum, a) Oaritis.

b) Pseudomorphosis.

2) Morbi uleri,

a) Hetritis serosa.

b) Metritis parenchymatosa.

c) Metritis mucosa.

d) Metritis puei

1) Morbi ovariorum et tubarum»

a) ? Ses suites démontrent qu'elle ne peut pas être rarb. Un cas: Elouet Rec. de Méd. vét. XIV, p. 302.

b) Les mêmes dégénérations comme sur l'homme sont assez fréquentes sur le cheval et sur les vaches.

Je possède les tubes d'une vache toujours sté* rile, qui sont sans apertures, épaissies et nodeuses.

2) 3forbi titerL a, b, c) Les formes de la métrite ne sont pas encore bien distinguées dans les animaux.

Plus souvent que sur la femme on observe une métrite muqueuse sur les jumens et sur les vaches avec sécrétion abondante d'un fluide muqueux, mucoso- purulent, ou purulent, qui forme une espèce d'hydropisie de l'utérus.

-*- serosa d) La métrite puerpérale Ck&lhefieber, nriichfieber)

— muoosa ~ lymphatioa — venosa — oophororoetriiis etc.

e) Pseudomorphosis uteri.

0 Amenorrhoea.

g) Menischesis et Menostasia.

h) Henorrhoea.

0 Prolapsus uteri.

k) Ruptura uteri.

est peut- être aussi fréquente que sur la femme* L'oophoro - métrite est aussi la plus fréquente; raffection de toutes les membranes séreuses, et surtout de la séreuse du cerveau est aussi générale. Si d'un côté les vétérinaires n*ont pas encore bien distingué toutes les formes, p. e. la phlébite utérine, que nous connaissons chez la femme, il faut aussi convenir de Tautre cdté qu'ils n'ont pas se laisser entraîner autant par des idées bizarres, comme cela est arrivé â quelques nouveaux écrivains sur la fièvre puerpérale de la femme, surtout en Allemagne. (Fischer Magazin d. thierh. IX, p. 25, où Ton trouve allégué un assez grand nombre d'auteurs; ajoutez surtout: Veterinarian 1841. Proceed.

p. 145 etOesterreich. jahrb. 1842. p. 720 de rOrvosi Tar.)

e) Les polypes sont chez les jumens et chez les vaches aussi fréquents que chez la femme. Le squirrhe et le carcinome, si fréquents chez l'homme, sont rares chez les animaux , . cependant observés chez la vache (R^c. X, p. 289) et plus souvent chez les chiennes. (Delabere Blaine p. 25.)

b) Sur des singes qui montrent quelquefois une analogie de la menstruation Mr. Grève a aussi observé des hémorrhagies utérines (1. c. II, p. 53). Sur les chiennes, les vaches et les brebis on observe aussi des hémorrhagies utérines, mais qui n'ont guère de l'analogie avec la ménorrhée.

i) Sur tous nos animaux domestiques.

k) Assez souvent observée, surtout sur la vache.

3) Morbi vaginae.

a) Inflammatio vaginae.

b) Ulceratio.

c) Pseudomorphosis.

3) Morbi vaginae.

a) Sur la jument et sur la vache peut-être plus fréquente que sur la femme; aussi sur les chiennes.

b) Surtout dans la maladie aphthongttlaire.

c) Pseudomorphosis. Des polypes sur les chiennes.

lf4 -

Vkomme,

d) Secretio anooiala. Leucorrhoea.

e) Prolapsus.

0 Ruptura.

4} ClUoridis et labiorum pudendi.

a) Inflammatio.

b) Pseudomorphosis.

5) Morbi mammarum.

a) Cutis mammarum. Les mala* dies cutanées, qui attaquent de préférence le sein, sont:

a) l'intertrigo au dessous du

sein.

/9) l'eczéma, surtout autour

du mamelon.

y) Terysipelas.

d) les maladies huileuses et pustuleuses CRupia, Ecthyma. Impétigo) ne sont pas fréquentes sur le sein de la femme.

e) des productions épidermoides, écailleuses s'observent souvent.

O des verrues dermiques et vasculeuses sont plus fréquentes que sur d'autres parties du corps.

rj) les follicules sébacés autour du mamelon deviennent souvent hypertrophiqucs et forment des nodosités ou de petites loupes.

b) Telae cellulosae.

à) Inflammations, abcès.

d) Sur les vaches assez fréquente (Rychner bujatr. p. 227), sur les jumens C^agaz. f. thierh. VIII, p. 2183, les chiennes.

e) Sur la jument, la vache, la brebis assez fréquent.

f) Sur la vache, la brebis. Plus fréquente que sur la femme.

4) ClUoridis et labiorum pudendi

a) Sur tous les animaux domestiques.

b) Le squirrhe et le carcinome de la clitoris sur les jumens, comme stir la femme.

5) Morbi mantmarum.

Bi) Cutis mammarum.

o) l'intertrigo aussi sur les vaches. '

/lO de même sur les vaches. C^eeley Prov.

Trans. VIII, p. 297.) /) pas si fréquent chez les animaux?

d) mais eUes attaquent de préférence le pis de

vache qui est aussi le siège de la vaccine

(v. plus haut).

€) mais encore plus souvent on rencontre des verrues cornées sur le pis, au moins des vaches et des chiennes.

Ç) mais elles sont encore plus fréquentes, et souvent nombreuses sur le pis de la vache CCeele y 1. c.)

f]^ mais elles sont beaucoup plus fréquentes sur le pis des anûnaux domestiques. (Ceeley 1. c. etc.)

b) Telae cellulosae.

a) aussi fréquents sur les animaux.

L'komme,

fi) Pseudomorphosis.

Le squirrhe et le carcinome fréquents. Les formations hydatiques et à grandes cellules, figurées depuis Louis et Adaros jusqu'à Cooper, sont plus fréquentes que sur d^autres parties du corps; celles qu'on prend pour bénignes, sont tou* jours suspectes. Le fungus haematodes est aussi fréquent, c) Apparatus lactiferi. C'est singulier que nous possédons encore si peu de recherches anatomiques sur ces maladies.

à) indurations, les conduits quelquefois cartilagineuses ou mêmes osseuses.

fi) les tumeurs laiteuses (milchlinoten) sont de différentes espèces, ce sont ou des dilatations qui contiennent du lait caillé; ou ce sont des inflammations et hypertrophies des conduits, même avec exsudations plastiques.

/) Oblitérations des conduits excréteurs.

Lei ttuinuius.

fi) le squirrhe et le carcinome du pis est aussi fréquent dans les animaux. CD^Ubere Blaine p. 25. Grève H, p. 71. Gurlt I, p. 250. Flandrin: Instructions etc. VI, p. 325.3 Us sont peut-être plus fréquents sur les chiennes, que sur d'autres animaux.

c) Apparatus lactiferi.

o) les mêmes indurations, plus rares?

fi) aussi fréquentes sur les animaux domestiques. A ce qu'il me paroit les vétérinaires en ont une meilleure connaissance que les médecins.

d) Vitia lactis.

o) Les mammelles des enfans

y) bien connues dans la vache.

â) dans la citerne du lait de la vache on connoit de singulières excrescenccs ou petites verrues qui bouchent les conduits excréteurs et empêchent la sortie du lait. CRychn^r buj. p. 318.) d) Vitia lactis.

a) dans les mammelles de poulains et de veaux

L'kùmme.

nouveau - nés contienneni assez souvent un suc lymphatique.

fi') Lac aquosuro.

y) Lac cruentum. A ce que je sais, le sang se trouve chez la femme toujours en petites portions reconnaissable par le microscope, ou en stries ; mais toujours un tel lait m'a paru fort nuisible â l'enfant.

d) Lac purulentum. Il n'est pas rare et très nuisible à l'enfant. (Donné du lait. p. 41. 45. 46.)

i) Lac acidum. On n'y a pas encore fait attention.

O L'ac amarum. Pas encore observé.

i;) Lac viscidum. (Donné p. 33.)

9) Lac coeruleum. Pas encore observé, mais digne de recherches.

i) Lac flavum. Pas encore observé.

x) Lac venenatum. Beaucoup de substances vénéneuses prises par la femme passent dans le lait, et deviennent très dangereuses pour l'enfant.

Lies animaux»

nouveau-nés on a déjà trouvé du lait (Beitr. schw. thierârzte I, p. 86. Journal prai III, p. 256.)

/9) Lac aquosum.

y) Lac cruentum. Le lait entier de la vache, de la brebis et de la jument est souvent sanguinolent. On l'a observé sanglant après l'usage du lycopodium pour nourriture. (Beitrfige schweiz. thierârzte p. 256.)

â) Lac purulentum. Fréquent chez les animaux d'après les belles observa^ons de Mr. Donné.

e) Lac acidum. v. Fuchs. (Ha gaz. f. d. thier-

heilk. VIII, p. 163 etc.) O l'ttc amarum. Sur la vache.

9^) Lac viscidum. Sur la vache et la brebis, â ce

qu'il paroit par la présence de mucus, v^) Lac coeruleum. Sur la vache et la brebis, d'après la découverte de Mr. Fuchs, coloré par la présence d'un infusoire, le vibrio cyanogenus.

O Lac flavum. D'après Mr. Fuchs, coloré par le

vibrio xanthogenus.

x) Lac venenatum. Comme quelques animaux, p. e. la chèvre, se nourrissent de substances qui ne sont pas vénéneuses pour eux, mais bien pour l'homme, le lait peut devenir fort dangereux.

La fameuse y^milk-diseaset^ de l'Amérique du Nord nous est encore tout- à -fait inconnue. (Ma gaz. f. d. thierh. VIII, p. 206.) Si c'est une espèce de pustule maligne ?

L'kamme,

. IH^rM foetus et TUla eToluMonls*

Les amimaux.

. Morbl foetns et ^tla eToluttonls.

Ces maladies sont trop nom* Mais l'analogie et les différences de ces malfor-

breuses pour être énumérées mations dans les animaux sont un objet de Tanatomie

pathologique fort digne de Tattention des observateurs.

ILm IHorbl systematto museiilarls.

a) Inflammatio.

b) Pseudomorphosis.

c) Sclerofiis.

d) Malacosis.

e) Adiposis.

%Mm niorbl systematls •Miel et artleulormit»

a) Periosteitis , Osteitis.

b) Hyperostosis (Lobstein).

o) Osteosclerosis (Lobstein

Anat. path. II, p. 103).

/Q Osteoporosis.

Y^ Osteospongiosis.

(T) Osteophyta. Dans Thommc les osteophytes, par cause extérieure mécanique, sont assez rares, la plupart re-

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