‹ Recherches de pathologie comparéeChapitre 7 sur 35 · DES ANIMAUX DOMESTIQUES · texte numérisé non relu

DES ANIMAUX DOMESTIQUES

malgré une assez longue liste de livres sur la médecine comparée que nous allons alléguer, nous ne possédons pas encore de Nosographie comparée, et nous n'en pouvons pas encore avoir, parce que les recherches nécessaires de nosogénie manquent encore pour les animaux (trop souvent ils laissent encore beaucoup à désirer pour l'homme^, et les formes mêmes des maladies sont assez mal définies. Toutefois, si Ton nous dit, ainsi il ne faut pas en faire, nous répondrons, ^i l'on avoit toujours pensé ainsi, on ne seroit jamais venu à bout dans aucune science I II faut des essays, ils nous font entrevoir ce qui manque encore, et où il faut porter nos recherches I et d'ailleurs, l'entreprise étoit indispensable pour pouvoir répondre A la question que nous nous avons proposée. C'est le point de vue duquel nous prions de vouloir juger cette esquisse, et nous espérons que les^ progrès de la science mettront bientôt des successeurs en état d'en former une plus complète et plus exacte.

Les ouvrages publiés jusqu'à présent sont les suivans. Langius diss. de differentiis inter hominum morbos cum brutis communes et proprios.

Altdorf. 1689. 4.

G. F. Stahi de frequentia morbonim in corpore humano prae brutis. Halae. 1695. 4. L. Ch. Engel praes. Furstenau diss. in. de brutorum morbis. Rintelii. 1733. 4. P. Camper abhandlung von den la*ankheiten, die sowohl dem menschen, als den thieren

eigen sind. Lingen. 1787. 8. (Aussi dans ses Oeuvres posthumes. Paris. 1803.) C. C. Mue lier pathologiae comparatae spécimen. Regiomonti. 1792. 8. E. L. W. Npbel Nosologia brutorum cum hominum morbis comparata. Giessae. 1798. 8.

T. H. Bergmann diss. primae lineae pathologiae comparatae. Gottingae. 1804. 4. J. Mundigl ComparatiY-physioIogische and nosologische ansichten. Mûnchen. 1818. 8, B. A. Grève Erfahningen ûber die krankheiten der haosthiere in vergleich mit den krank-

heiten des menschen. Oldenborg. 1821. 2 Bde. 8. J. W. Remer diss. exhibens pathologiae comparatae spécimen. Vratislaviae. 1825. 8. Don Bernh. Dominguez Rosainz. Porque son mas fréquentes enfermidades en los

razionales que en los brutos? Mem. de la real Socied. de Sevilla. Tom. V, p. 191. G. G and ol fi Cenni di confronte tra le malattie dell' uomo e dei bnili. Opuscoti scien-

tifici di Bologna. Tom. I, fasc. 6. (1817.) p. 357. Sydow der mensch und seine vorzûgUchsten hausthiere. Kausch Memorabilien der heil-

kunde. B. 111, 1819. p. 96.

A. F. A d a m 0 V i c z. Conspectus morborum inter animalia domestica observatorum. Vilnae.

1824. 8. Audum redit ia: Probe eînes Systems der vergleichenden nosologie. Magasin

fur thierheilk. B. II, p. 446.

J. Le vin vergleichende darstellung der von den hausthieren auf den menschen ûbertrag-

baren krankheiten. Berlin. 1839. 8.

P. Rayer Archives de médecine comparée. Paris. 1842. fol. Cah. 1 — 5.

Vhomme.

I« JMIaladles de la dlses-

tlon et de l^apparell

digefi^tir.

1) Maladifs de la bouche»

a) Stomatitis pultacca, s. pseudomembranacea s. aphthae infanluin. Muguet. Soor. (Production de formations celluleuscs ou au dessus de Tcpitelium, ou à la place de l'epitelium. Des auteurs ont cru y reconnaître des êtres mycoides.)

a) U seroit possible qu'il fau* droit en séparer la vraie stomatitis folliculosa, sans formations vésiculeuses , avec sécrétions muco - ccUuleuses des follicules; mais aussi dans ce cas je ne peux pas voir des mycoidées. (C'est cependant la forme dans laquelle une observation superficielle seroit le plus tenté d'en trouver ; on l'observe surtout sur la face interne de la lèvre inférieure et sur la face antérieure des gencives des enfans mourans.)

b) Stomatitis aphthosa s. vesiculosa s. aphthae adnltorum.

(Formation de vésicules, dégénérantes en ulcères, surtout aux endroits des follicules muqueuxO NB. Si ces maladies régnent

Les auimans,

M. maladies de la dlsestlon et de l^apparell digestif.

/. Maladies de la bouche, dî) Dans une épidémie de muguet entre les enfans nouveau-nés, où en même tems la maladie aphthongulaire régna entre le bétail, j*ai en vain cherché le muguet chez les agneaux, tous avoient des vésicules et des bulles! On m'a apporté un seul petit agneau chétif, qui avoit une sécrétion analogue aux enfans, mentionnée sous a. De nouvelles recherches sont i désirer.

b) Aphthae. Les auteurs distinguent : à) A. puUorum, />) A. symptomaticae et y) A. epizooticae ou la maladie aphthongulaire (v. plus bas mal. des ongles etc.). — Cette maladie est commune A tous les animaux domestiques, cependant plus fréquente chez les ruminans, moins fréquente chez les cochons et les chevaux 9 encore plus rare chez les

L'homme.

épidémîquement , on observe a) seulement chez des enfans au dessous d'un an, b) en même tems chez des adultes et des enfans plus âgés.

Cette observation que j*ai fait plusieurs fois et que chaque médecin aura occasion de vérifier asse^ souvent, prouve qu'au fond le muguet et les aphthes sont de la même nature, c) Stomacace.

d) Stomatitis gangraenosa. Dans rhomme je ne connois pas d'exemple, où elle attaqua primitivement la langue (cependant on a obser^'é la pustule maligne de la langue.

[Ephéméridcs méd. 1811.

Sept. — Journal de Sedillot 11, p. 430]); les deux formes sont:

a) gangraena oris, cancer aquaticus, noma. En général assez rare, cependant plus fréquente dans quelques localités, surtout de la Hollande, de l'Angleterre et de rAUemagne.

^ Angina gangraenosa. Assez rare de nos tems a-t-elle sévi épidémiquement en quei-

LtM mUmmis,

chiens. Elle est contagieuse en degré différent selon le caractère des épizoolies; quelquefois elle attaque seulement une espèce d'animaux, d'autres épizooties se répandent à presque toutes les espèces et même a l'homme, surtout aux enfans, comme j'en ai des observations propres; on l'a même vu se communiquer â la volaille. C^^in^'berlicchi Recueil de Méd. vét. vol. IV, p. 359, et mes observations Pièce justif. N.Il,

p. cm.

c) Des maladies ressemblantes â la stomacace de l'homme s'observent chez le cheval et chez le chien, de même chez le boeuf, où Mr. Toggia (Malattie deî buoi vol. IV, p. 217} la distingue avec raison sous le nom de lïforaggio cattivo<^ du 9»cancro volante. <(

d) Dans nos animaux domestiques une maladie du même caractère attaque surtout la langue, surtout des cochons, moins fréquemment des boeufs, des chevaux et des chiens; décrite par les anciens auteurs italiens sous le nom de ^^mal pinsanese/ on la nomme aujourd'hui dans les porcs ^la soie,<* dans les autres animaux Dcancro volante<^ nglossantbrax^ ^esquinancie maligne^ etc. (V. Toggia 1. c. p. 221. Toggia délie razze dei porci p. 192. 195. Delafond police sanitaire p. 528.) Des épizooties de cette maladie ont fait de grandes ravages dans le siècle passé. Elle a été moins fréquente dans notre siècle. Sous le nom de soie des porcs on désigne en général plusieurs maladies différentes.

La maladie que l'on nomme l'anthrax de la gueule et du gosier chez les oiseaux, ressemble â Tangine gangreneuse de l'homme C^ièce justif. N. II, p. CIII). Quelques épizooties de chancre

ques siècles passés, surtout en Espagne et en Italie, e) Glossitis.

d) Hypertrophia lingnae. Quelquefois fort grande; un cas foH remarquable dans la collectioa de Wurzbourg.

p) Plus souvent on voit Thypertrophie des papilles, j'en ai vu trois exemples, dont un cas est encore sous mes yeux, c'est une maladie douloureuse, et incurable.

O Cancer.

o) labiorum.

p) linguae.

g) Angina faucium.

a) A. rheumatica, rheumatismus muscul. palat.

/}) A. catarrhalis.

y) A. pultacea s. pseudomembranacea.

S) A. inflemmatoria.

h3 Antiaditis, angina tonsillaris.

Scirrfaus. Lithiasis.

a) inflammatoria.

/?) cachectica.

0 Polypes et tumeurs.

volant du bétail ressemblent aussi plus à Tangine gangreneuse de l'homme CPièce justif. N. 110*

e) La glossite est assez fréquente chez les cochons (Toggia razze p. 278), moins fréquente chez les boeufs (Toggia m. dei buoi IV, p. 248) et chez le cheval.

à) Je ne connois pas d'exemple de cette hypertrophie singulière dans les animaux.

fi) Au contraire y a-t-il une maladie de la langue du cheval et du boeuf, dont je ne connois pas d'exemple dans l'homme; ce sont les „barbulae" des anciens hippiaters, „barbole'^ des Italiens CToggia m. d. buoi IV, p. 236), barbillons des Français CCruzel. Journal théorique et prat. d. M. v. vol. III, p. 90); ce sont des prolongemens des follicules muqueux des joues et de la langue d'après les auteurs. (Non des papilles comme chez l'homme? au moins cela paroit être le cas dans ce que le peuple allemand nomme )»zungcnwûnner<').

f) Le cancer est plus rare dans les animaux, que dans rhommc, cependant le cancer des lèvres s'observe chez le cheval.

g) Toutes ces espèces d'angine sont fréquentes dans tous les animaux domestiques; cependant les diflférentes espèces des animaux se comportent diOëremment, et ce sujet n'est pas encore bien approfondi par les médecins vétérinaires, malgré la foule d'écrits sur cette maladie.

h) La même remarque est à faire, encore en plus haut degré, sur l'inflammation des tonsilles.

i) Une tumeur propre du cheval la „palatina'^ des anciens, le „frosch'^ de nos hippiaters. Sa nature n'est pas encore éclairée, aussi ce qu'en dit

Vkammt,

k) Verrues de la bouche. Très rare dans Thomme.

1) Parasiles. C'est rare que dans l'homme une sangsue s'égare dans la bouche.

2) Maladies de$ dénis.

a) Ulitis. Epulis. Paruiis.

b) Dentilio difficilis.

Mr. Schnssele (veterinârchirurgie II, p. 96) ne m'éclaire pas, si la maladie diffère de l'épulfs.

k) Ces verrues cornées sont fréquentes dans les animaux à cause du plus grand développement de l'epitelium; on les connoit dans le cheval, dans la chèvre, mais surtout souvent dans le chien. 1) Parasites.

Dans nos climats il n'arrive pas souvent que les animaux avalent des sangsues qui se fixent dans la bouche et dans le gosier ; tous les anciens hippiaters grecs font beaucoup de cas de cet accident, et en vérité il paroît être plus fréquent et plus fâcheux dans les pays chauds, d'après les observations des vétérinaires françois en Espagne (Recueil de Méd. vét. vol. IV, p. 202. p. 220.)

Peut-être les anciens avoient aussi en vue un autre annelide, l'haemopis vorax, qui en Afrique se trouve très souvent et en grand nombre dans la bouche et le larynx des chevaux , boeufs, chameaux et même de l'homme. (Gyon. L'institut Sect. I, 1841. N. 407. p. 346.)

Surtout les cerfs, mais beaucoup d'animaux, et tous nos animaux domestiques sont maltraités par les larves d'oestrus qui se fixent dans l'arrière-bouche. 2) Maladies des dents,

a) Les mêmes affections dans les animaux domestiques; dans le cheval c'est surtout une tumeur derrière les incisives supérieures qui se forme souvent (j3Ae bohne).

b) La première et la seconde dentition sont des périodes dangereuses pour les anûnaux, comme pour l'homme; déjà pour les animaux sauvages, à ce qu'il paroit; Shaw dit que la plupart des jeunes lions meurent dans cette période (Travels through Barbary p. 171); c'est assez connu

L'homme.

g) Usure des dents. Aussi dans rhomme les dents s'usent quelquefois trop ; cela se remarque surtout aux dents incisives des hommes, où par un défaut de conformation les incisives inférieures ne sont pas posées derrière, mais immédiatement au dessous des incisives supérieures.

d) MoUities.

e) lAflammatio. Exostoses.

f) Caries.

g) Odontolithiams.

3) Maladies des glandes salhaireê.

a) Inflammation; surtout de la paffotis. Parolilis epidemica.

L€9 atUmmus,

que la plupart des orangs-outangs meurent en captivité pendant la dentition. Nos animaux domestiques souflrent quelquefois beaucoup, p. e. le chevd (Naumann pf erdewissenscliaft I, p. 151) et surtout les chiens. (Waldinger krankheiten der hunde p. 36.)

c) Dans le cheval les dents molaires s'usent quelquefois irrégulièrement, même jusqu'à empêcher la mastication, et à perforer le voile du palais, aussi dans les brebis v. Prinz: Clarus u. Radius beitr. III, p. 128.

En général la force de reproduction des dents est plus grande dans plusieurs animaux, que dans l'homme et les carnassiers. Tout le monde connoit l'accroissement démesuré des dents inoisives, quand la dent correspondante d'une mâchoire manque p. e. dans les écureuils ^ les rats, les lapins etc. Un phénomène pareil s'observe dans ce cas dans les incisives et les molaires du cheval. (Grève 1. c. II, p. 3. — Recueil de M éd. vét I, p. 125.)

d) MoUiUes?

e) Les exostoses des dents sont plus fréquentes dans les herbivores que dans l'homme.

0 La carie des dents se rencontre dans tous les animaux domestiques, cependant plus rarement que dans l'homme. Dans l'homme elle est souvent endémique; est -elle aussi enzootique? Je ne connois pas d'observatiims.

g) Les incrustations des dents, qui s'observent si souvent dans l'homme, ne sont pas rares non plus dans les chiens et dans le cheval.

3) Maladies des glandes salivaires.

a) Ces ioflammations sont surtout fréquentes dans le cheval et dans les cochons. Je n'ai pas encoreobservé, si du tems d'une épidémie de parotitis de l'homme les animaux sont pareillement souffrants?

Vhtmmt.

b) Pseudomorphosis glandulamm saliYalhiin. Scirrhus.

c) Fistiila salivalis. Je Tai vu une fois dans un homme produile par la même cause qui la produit plus souvent dans le cheval: chez un garçon cordonnier, une soie de cochon s'étoit iniroduito dans l'orifice du ductus stenonianus.

d) Rannla.

e) Ptyalismus.

0 Sialotfchesîs.

g) Lithiasis salivalis. Pour l'analyse assez intéressante de ces calculs de l'homme, du cheval, du boeuf, de Téléphant v. les auteurs cités: Friedrich animalische stôchiologie p. 403. 4) Maladies de Poesophagus.

a) Oesophagitis et sequeke.

b) Pseudomorphosis. Sciniius.

Oesophagostenosis.

c) Dilatation.

Mais k parotitis epizootica est observée sur les chiens et sur les chats v. Schûssele veterinârchirurgie II, 1. p. 102.

b) Au moins dans le cheval le squirrhe de k parotis est quelquefois observé.

c) Peut-être plus fréquente dans le cheval que dans l'honmie, par des corps extérieurs glissés dans le canal.'

d) La ranula n'est pas rare dans le cheval.

e) Le ptyalisme s'observe souvent dans le cheval (quelquefois immense v. Annales de l'agriculture franc. II série, vol. 13. p. 235), dans le chien, moins fréquemment dans les brebis, et dans les boeufs.

f ) Je ne connois pas d'observations dans les animaux.

g) Dans les chevaux, les ânes et les boeufs plus fréquents et beaucoup plus grands, que dans l'homme, les calculs ont en général pour noyau un corps étranger, p. e. un grain d'avoine etc. Aussi dans l'éléphant on en a observé.

4) Maladies de Poesophagus,

a) On trouve au moins pas autant d'observations que pour l'homme. L'inflammation du pharynx est très fréquente dans le cheval.

b) Les observations sont assez fréquentes dans le cheval et dans le boeuf.

c) Peut-être plus fréquente que dans l'homme; observée dans le cheval, le boeuf, le chien et le porc.

d) Helminthiasis. Dans le chien on trouve le siron-

L*homme,

S) Maladies de Pestomar^

La vulnération derestoroac par des corps étrangers avalés est assez rare dans Thomme.

a) Crudilas.

b) Ruminatio humana. Un phénomène bien singulier dans l'homme, mais en général il me paroit être au commen* cernent une mauvaise habitude.

c) Pneumatosis. Dans l'homme sont surtout remarquables les sécrélions gazeuses dans quelques maladies nerveuses.

d) Seereliones addae.

e) Secretîones pituitosae, alcalinae.

f) Vomitus. Haematemesis.

Le9 mdmnas.

gylus trigonocëphalus habitant les parois de l'oesophagus, ou la spiroptera sanguinolenta d'après Hr. Rayer v. Archives de méd. comp. I, 2. p. 171.

5) Maladies de Festomac,

Les poules avalent souvent des aiguilles, des clous et pareilles corps qui perforent Pestomac; la même chose s'observe chez les chevaux, et bien plus souvent chez les boeufs, a) Fréquente dans tous nos animaux domestiques, l'inaction des premiers estomacs se remarque surtout souvent dans les rumînans, où le bien que fait l'usage de l'acide muriatique est assez signifiant.

c) Maladie dangereuse la tympanitis ruminis dans le boeuf, la brebis, et la chèvre; après l'usage immodéré de jeunes herbe» U se forme une immense quantité de gaz dans le premier estomac qui contient, outre le gaz acide carbonique, une telle quantité de gaz hydrogène et de gaz hydrogène carburé, qu'il s'enflamme (Recueil de Méd. vét. IV, p. 651. YII, p. 367). La nature de la maladie n'est pas encore si claire que les vétérinaires le pensent. Les anciens croyoient que les animaux avoient avalé des insectes ou d'autres bêtes, et c'est singulier que de nos tems une tympanite fort rebelle a été observée dans une vache qui avoit avalé une couleuvre. C Journal de Méd. vét. et comp. 1826. p. 403.)

d) et e) Les sécrétions perverses dans l'estomac des animaux ne sont pas encore bien étudiées.

f ) Dans le chien et dans le cochon le vomissement peut être regardé comme un acte physiologique; incommodés par des choses avalées, ces animaux vomissent, réavalent et rejettent ce qui ne leur

Vkomme.

gf) Rnctitalio. Dans Thomme quelquefois une mauvaise habitude, quelquefois suite de la pneumatose, mais souvent signe d*tane faiblesse, ou d'une maladie organique de Testomac.

h> Gastrhis. a> mucosa, b) serosa.

i) Gastromahcta.

Let «fliÉunrx.

convient pas. Dans les ruminans il dénote toujours une maladie grave de Testomac, dans le cheval c'est le plus souvent un signe mortel. L'hématémesis a été observée dans le chien et le porc, quelquefois aussi dans les ruminans et dans le cheval, g) Dans le cheval on distingue deux espèces de ructitation :

a) La simple ructitation ou le simple tic. C'est très souvent le signe d'une maladie organique de Testomac ou du canal intestinal, comme dans l'homme. (Recueil deMéd. vét. I, p. 193.) Windkoppen.

/9) Le tic en appui, krippenbeissen. Le cheval appuie les dents incisives sur la mangeoire, avale de l'air, pour la rendre avec un son singulier. On le prend pour une mauvaise habitude, qui se rencontre quelquefois aussi dans Tbounne ; mais peut-être est ce plus souvent un signe de digestion difficile.

Rosio vaccarum (lecksucht), tendance des vaches de tout lécher et ronger, surtout des substances salines, calcaires, terreuses. C'est toujours le signe d'une cachexie, qu'on peut comparer à la pica des filles chiorotiques.

h) I^a gastrite est assez fréquente dans tous les animaux domestiques; mais les formes ne sont pas encore bien distinguées. Dans le chien la gastrite muqueuse est fort dangereuse. CDelabere Blaine p. 92.) — Une gastro-entérite muqueuse dangereuse se développe dans le cheval et surtout dans les ruminans après le pâturage dans les forêts, et que le peuple en Allemagne nomme die waldkrankheit. — La gastrite séreuse de Testomac du cheval, et surtout des premiers estomacs des ruminans s'observe après des refroidissemens. i) Des perforations de l'estomac par des olcères et

L'homme,

k) Pseudomorphosis ventriculi, scirrhuSy cancer, gastrostenosis.

1) Ruptura ventriculi. Dans rhomme après le ramollissement, la gangrène, les uleérâlions.

m) Lithiasis gasirica. Dans rhomme on a bien trouvé quelquefois des calculs biliaires dans Testomac, les observations sur d'autres calculs dans Testemac de Thomme sont fort suspectes.

n) Il n'y a pas de vers intestinaux qui habitent dans Teslomac de rhomme, seulement par hasard les vers du canal intestinal y parviennent, et en général ils sont bientôt vomis.

0) Dihitatton de Testomac. Quel-

Le* animaux,

par la gangrène se rencontrent souvent dans le chien, le cheval etc.; mais je ne crois pas qu'on a déjd observé la cruelle maladie de nos enfans? que nous nommons le ramollissement gelatiniforme de Testomac, malgré la fréquence des dissolutions de Testomac après la mort, p. e. dans les lapins, où je l'ai observé moi-même plusieurs fois, k) Ces maladies sont assez souvent observées dans le cheval, un peu moins souvent dans le boeuf. CToggia 1. c. il, p. 231. -~ Rec. de Méd. vél. VI, p. 13. p. 344.) 0 La perforation de l'estomac par des ulcérations et par la gangrène arrive dans les animaux domestiques, comme dans l'homme ; mais seulement dans le cheval et l'âne arrive la rupture de l'estomac sans maladie précédante, par cause mécanique, ' et cet accident n'est pas rare (v. Grève 1. c. I, p. 80, et une foule d'observations dans les journaux). Cependant dans les ruminans le premier estomac se rompt quequefois â la suite de la tympanitis.

m} Déjà dans l'estomac du chien, plus souvent dans celui du cheval on trouve des calculs, quelquefois fmrt grands. Leur formation n'est pas encore expliquée, ils contiennent peu de silice et ne peuvent pas être formés par du sable avalé. Dans les estomacs des ruminans on trouve les aegagropilae formées par des poils, ou simples ou incrustés, n) Dans l'estomac des animaux domestiques habitent des vers intestinaux assez souvent, la spiroptera sangumolenta et le strongylus trigonocephalus dans le chien, la spiroptera megastoma dans le cheval, le strongylus contortus dans les brebis, la spiroptera strongylina dans le porc, l'amphistoma conicum dans les boeufs et les brebis. Les brebis en souffrent quelquefois considérabfement. 0) Se rencontre aussi dans les animaux.

lO»

L'homme,

quefois fort considérable dans l'homme.

5) Morbi hiiesiini tennis.

a) Status pituilosus^ febris pituitosa. Endémique dans les pays profonds, humides.

b) Enteritis mucosa. Phleghymenitis intestinalis.

c) Enteritis serosa. Orrhymenitis intestinalis.

Ltt mmimmup.

d) Haemorrhagia intestinalis.

e) Hehninthiasis. Plus fréquente dans les enfans que dans les adultes, plus dans le sexe féminin que dans le masculin. Dans l'intestin grêle de rhomme habitent: Ascaris lumbricoides, Taenia solium et Botriocephains latus.

5) Morbi hitestini tenws.

a) L'état pituiteux fréquent surtout dans le chien, les brebis etc., enzootique dans les pays profonds, humides.

b) et c) Les entérites sont fréquentes dans tous nos animaux domestiques. Plus souvent que dans l'homme, à ce qu'il me parait, elles sont compliquées avec la (vraie) gastrite, et dans les ruminans l'inflammation du quatrième estomac ne peut guère être distinguée de l'entérite. Les formes sont encore mal fixées, les vétérinaires confondent encore la phleghyinenitis et l'orrhymenitls, et même le simple catarre. — C'est surtout le chien qui souSIre souvent de l'entérite (Delabere Blaine p. 83.) Fox Cined. Ass. proc. 1840. p. 254) et M. Youatt (The veterinarian 1840. p. 595) ont commencé à fixer un peu mieux les formes, conformément a la médecine humaine.

d) Les hémorrhagies dans les animaux ne me paraissent ni plus fréquentes, ni plus rares que dans l'homme.

e) Dans tous nos animaux domestiques l'helminthiasis est plus fréquente que dans l'homme, la quantité des vers est quelquefois énorme. Dans l'intestin grêle se trouvent chez le cheval: Ascaris megalocephala. Taenia plicata, Taenia mamillana; chez le boeuf: Strongylus radiatus, Ascaris lumbricoides, Taenia denticulata; chez la brebis: Strongylus fifieollis, Str. cemuus, Ascaris lumbricoides. Taenia expansé; chez le cochon: Strongylus dentatus, Ascaris lumbricoides, Echinorhynchus gigas; chez le chien: Ascaris msirginata, Distoma alatum. Taenia serrata, T. cucumerina; chez le chat: Ascaris roystax, Botriocephains felis. Taenia crassicoilis. Taenia etliptica, Strongylus tubaeforDiis. Et plu-

L'homme,

0 Lithiasis intestinalis. Fort rare dans rhomme, et presque seulement dans les pays où l'on mange du pain de son, surtout de Tavoine, p. e. en Ecosse; le noyau est formé du son, rarement on trouve d'autres noyaux.

g) Psendomorphosis canalis intestinalis. Scirrhus, Cancer, h) Enteromalacia.

i) Intussusceptiones. Torsiones.

Iléus. Strophus.

6) Morbi pancreatis. a) Pancreatitis.

b^ Hypertrophia et pseudomor-

phoses.

c) Ptyaiismus pancreaticus.

7) Morbi ifitestini crassi,

a) Blennorrhoea, Catarrhus. Surtout du rectum.

b) Typhlitis.

c) Perityphlitis.

d) Colitis.

e) Proctilis^

Le» onimaHx,

sieurs de ces vera sont bien plus dangereux que ceux de l'homme. Un cas d'obstruction complète et mortelle du canal intestinal du cheval par des lombrics V. Muyschel: magaz. f. thierh. IX, p. 398.

0 La lithiasis intestinale est bien plus Tréquente dans tous les animaux domestiques (peut-être â l'exception du chat), surtout dans les ruminans et dans le cheval. On distingue les si dits aegagropiles, formées par des poils, incrustés, ou non incrustés, et les pierres phosphatiques, qui ont pour noyau des fibrilles végétales ou du son, quelquefois aussi d'autres corps étrangers; elles peuvent devenir fort grandes et causer la mort.

g) Observée dans différons animaux , cependant, d ce qu'il me paroit plus rare, que dans l'homme.

h) Pour cette maladie vaut la même remarque, comme pour la gastromalacie.

i) Quant â l'intestin grêle ces maladies ne me paraissent pas plus fréquentes dans les animaux, que dans l'homme.

6) Morbi paticreaik. Les maladies de cet organe mal

observées dans l'homme^ le sont encore plus mal dans les animaux. Il y a des raisons â croire, qu'il est plus souvent malade dans les herbivores. Des observations sont â désirer.

7) Morbi intedini crassi.

a) Au moins assez fréquente chez le chien, aussi chez le cheval. Pas encore bien distinguée.

b) et c) Seulement dans les derniers tems bien distinguées dans l'homme, on peut présumer que ces maladies ne sont pas rares, surtout dans le cheval ; mais les observations sont encore manques.

d) La colite est assez fréquente dans le cheval.

e) La proctite est surtout fréquente chez le chien. CDelabere Blaine p. 93.)

0 Dîarrhoea lactanthim (zahnrohr).

g) Dysenteria, sporadica, epide* mica, endemica. Dans ses formes malignes toujours intimement liée aux états veineux et nerveux mentionnés plus bas.

h) Psendomorphosis. Cancer.

i) Torsiones. Dans l'homme ces torsions ou circumvolutiones arrivent seulement à la flexura iliacacoli C^eussei de variis specieb. strangulationis internae can.

intest. 1841).

k) Ruptura. Très rare dans rhomme.

I) Lithiasis. Comme dans l'intestin grêle fort rare dans rhomme.

m) Coprostasis. Pas rare dans rhomme, mais rarement «nssi dangereuse.

n) Prolapsus ani.

o) Fistula ani.

p) Uelminthiasîs. Dans les gros intestins de rhomme vivenl.

L€9 tmhMmx,

0 Toot-é-fait la même espèce de diarrhée est assez fréquente dans nos animaux pendant le travail de la dentition.

g) La dysenterie est très fréquente dans nos animaux domestiques et à ce qu'il me parait sous les mêmes formes différentes; souvent épizootique, et enzootique. Une forme enzootique la si dite Maladie de Sologne des brebis, mais qui règne aussi dans d'autres pays. (Veterinarian 1841. p. 180.) Dans les pays chauds aussi dangereuse pour les animaux, que pour l'homme.

h) Observé dans le chevaL

i) Les torsions sont beaucoup plus fréquentes dans le cheval que dans l'homme; elles arrivent surtout à la portion libre du colon et au coecum (le monenteron des anciens hippiaters, qui comioissoient bien cette maladie); elles sont mortelles, cependant les vétérinaires ont proposé la laparotomie, comme les médecins pour l'homme; (Recueil de Méd. vét. IV, p. 52. — Bouley Nouv. bibl. méd. 1823.)

k) Ces déchirements sont déjà plus fréquents dans le boeuf, mais surtout dans le cheval; â la suite des constipations, de la lithiasis, des torsions, et même sans cela dans le cheval.

1) Fréquente dans les ruminans et surtout dans le cheval. Les mêmes espèces comme dans l'intestin grêle.

m) Plus fréquente dans tous nos animaux domestiques, surtout dans le cheval et dans le chien.

n) Dans le cheval, le boeuf, b brebis, le chien, le cochon, é peu près comme dans l'homme.

o) Ces fistules ne sont pas très rares dans le chien et dans le cheval.

p) Aussi dans cet intestin les .vers intestinaux sont beaucoup plus fréquens que dans l'homme, savoir

L'homme.

Le trichocephalus dtepar, toujours en petit nombre 5 et roxynris vennicularis, souvent en très grasde quantité.

8) Marhi peritùnei.

a) PerHonitis.

b) Hydrops ascites.

C) Paeadomorphoais.

d) Helminthiasis. On renoontre rarement des eysticercua on des ecbinoeoccns.

e> Hoptnra omenti magrni. Accident extrêmement rare dans rhomme. (Robert de statu morboso omenti p« 33.) 9) ffermoêr

B) Rf umbilicalis.

b) H. ingiinialis. La phis fréquente.

c) H. cmralis. Fréquente.

d) ventralis. Moins fréquente.

e) ischiadica. Rare.

0 foraminîs ovaiis. Très rare, g) vaginalis. Très rare.

dans le cheval: Oxyuris curvula^ Strongylus armatus, Str. tetracanthus , Taenia perfoliata; dans le boeuf: Trichocephalus aflinis, Strongylus radiatus, Taenia denticulata; dans la brebis: Trichocephalus aflinis, Strongylus hypostomus; dans le cochon: Trichocephalus crenatus, Strongylus dentatus; dans le chien: Trichocephalus depressittseulus.

8) Morbi peritonei.

a) Assez fréquente dans le cheval, le chien, le cochon.

b) Dans tous les animaux domestiques, surtout dans le chiien et dans la brebis.

c) Les nouvelles formations dans la cavité du péri* toine me paroissent phia fréquentes dans les txA^ maux que dans Thomme.

d) Les cysticercus sont très fréquens dans tous les animaux domestiques, surtout dans les ruminans; de même l'echinococcus; pkis rarement la fliaria papillosa (dans le cheval) et le polystoma denti* culatum (chèvre, chat).

e) Cette déchirure n*est pa» rare dans le cheval. Même le mesenterium se rompt quelquefois. (Re* cueil de Héd« vét. II, p. 434. — Gurlt pathol. Anat. I, p. 144.)

9) Hemiae.

a) La hernie ombilicale congéniale est d peu |Nrès aussi fréquente dans les animaux que dans Thomme. Je l'ai trouvé le plus souvent dans le cochon.

b) Malgré l'ouverture permanente du canal mguinal, les hernies inguinales sont fort rares dans les ani-^ maux, plus fréquentes encore dans les chiens.

c) An moins extrèa^ment rare. Mr. G^eve ne Ta jamais vu.

d) Assez fréquente.

e) Fréquente.

h) perinaei. Très rare, i) diaphragmatis. Dans rhomme presque toujours congéniale.

k^ Herniae inlernae.

II. lll^rbl chylllleatl nk^ systematls chyllferl et lymphatlcl»

C'est une observation générale que les maladies du système lymphatique ont très souvent un commencement local: Des substances délétères, des inflammations ou des ulcérations à la peau causent des Itaflammations et des altérations du système lymphatique cutané qui peuvent conduire à des maladies générales; des maladies du canal intestinal agissent de la même manière au système chylifère, des maladies de la pituitaire ou de la muqueuse gutturale au système lymphatique du cou, de la poitrine etc. Les constitutions dites lymphatiques, les femmes et les enfans ont une plus grande disposition pour ces aflections, p. e. c'est rare qu'un homme d'une constitution robuste qui gagne un rhume ou une angine, a des engorgemens des glandes

i) Peut-être quelques hernies diaphragmatiques du chien et du cheval furent aussi oongéniales (dans des monstres j'en ai observé moi-même); mais les hernies diaphragmât, acquises sont fréquenteSi surtout dans le cheval.

k) Les hernies internes se trouvent comme dans l'homme, mais il y en a une espèce, qui paroit propre au boeuf, c'est le si dit «ûberwurf.* (Gurlt path. Anat. I, p. 161. — Rychner Bujatrik p. 360.)

Ms

0« ni^rbl chyllfleatl^iito^ mjwâm ehyllferl et lymphatleh

Comme nos enfans aussi nos animaux domestiques dans la jeunesse sont plus disposés é ces affections. Cependant nos animaux domestiques, et surtout le cheval ressemblent en général plus aux hommes lymphatiques, aux femmes et aux enfans dans la facilité avec laquelle surviennent ces sortes d'engorgemens qui dégénèrent en cachexies générales, bien plus souvent que dans l'homme (où cependant des phénomènes pareilles ne manquent pas); c'est de cette manière que de simples ulcérations cutanées, des rhumes, des angines peuvent causer des gourmes etc. qui passent dans la morve et dans le farcin. A mon avis l'observation et la comparaison de ces maladies peuvent être d'une grande utilité pour la pathogénie humaine, et éclairdr des points encore obscurs. De Fautre côté je conviens qu'on peut être entraîné facilement trop loin par des comparaisons trop superficielles.

Vhomme,

lymphatiqaefl, chez une femme ou un enfant dans le même cas ils ne manquent presque jamais. Toutefois ou ne peut pas méconnaître que la constitution atmosphérique, la diète etc. ont une grande influence. Par ces observations cependant nous ne devons pas nous laisser séduire â vouloir localiser toutes les cachexies.

a) Lymphangeitis. Comparativement rare dans Thomme, et surtout les exsudations, les suppurations et ulcératious jamais observées dans le même degré, comme 0 arrive souvent dans le cheval.

b) Lymphadenitis et pseudomorphosis.

o) colli et thoracis.

/?) abdominis.

f) cutis.

MâtÊ tUIÊÊMnUB»

c) Lymphectasis. Rare dans rhorame, quelquefois du ductus thoracicus.

d) Lympheurisma. Fort rare dans l'homme.

e) IIelmiathiasis.L'hamulafiasuboompressa a été trouvée par

a) Phis fréquente dans tous nos animaux domestiques, mais surtout dans le farcm du cheval ces vaisseaux énormément dilatés et hypertrophiés sont remplis de concrétions fibrmeuses et de pus, et ulcérés. V. Gurlt pathoL Anatomie. tab. III, fig. 3.4

b) Au moins aussi fréquente que dans PhommA L'hypertrophie, l'inflammation, la suppuration, l'induration, les tubercules comme dans l'homme; les hydatides, osteides, mélanoses phis souvent que dans l'homme.

a) dans la fausse gourme (verdftchtige druse), la gourme (steinkropD > 1> morve du cheval, la pommelière du boeuf, la morve des brebis etc.

fi) dans Patrophie des poulains, des veaux etc. de même comme dans Patrophie mésarmqne de Phomme.

y) tkns le farcin du cheval, aussi dans le boeuf.

c) Très fréquente dans le. fardn du cheval.

d) Probablement plus fréquent qu'il n'a été observé.

e) Le pentastoma denticulatum se trouve dans les glandes mésaraiques des chèvres.

L'homme*

Treutler dans les glandes bronchiales.

Ln animmas.

m. morbl Tenosltatls m. M^rbl Ten^sltatls et systematls et systematls TenosL Ten^sh

Halhettreusement nous ne connoissons pas encore suffisamment la métamorphose du sang, et surtout des corpuscules du sang, la différence du sang artériel et vei~ neux, dans l'état physiologique; mais les recherches physiologiques nouvelles aussi bien, que les obserrations pratiques, nous autorisent â coordonner les maladies de la rate et du foie avec les maUdies du système veineux, et aussi, au moins â ce qu'il me paroit, à y réunir un groupe de maladies, dont la nature est en vérité encore obscure.

1) Morbi vfnantm»

a) PUebitis. Seulement depuis qnelques dixaines d'années nous cranoiss<»is la fréquence de cette maladie, et cette découverte nous a éclairé la nature d'une foule de maladies qui nous étoient inconnues.

Plusieurs des états veineux mentionnés plus bas, ne me paroissent pas être si rares dans les animaux, mais ils sont encore fort mal observés. Je pense que la médecine vétérinaire pourroit être fort utile a la médedne humaine, en portant plus d'attention sur ces états.

b) Phlebectasis.

1) Marbi tenarum.

a) U n'y a pas le moindre doute que la phlébite est une maladie fréquente des animaux domestiques, mais jusqu'à présent elle est encore fort mal observée. La phlébite traumatique et la phlébite par résorption du pus a été décrite dans les derniers tems CR^^^ueil de Méd. vét. XI, p. 1. 169. 393. p. Renault); la phlébite après la saignée éloit déjà plus long -tems connue (Grève 1. c. II, p. 24); la phlébite pulmonaire a été observée dans le chien par Otto (path. Anat. I, p. 357), mais la phlébite hépatique et utérine, qui sont si fréquentes chez l'homme, et d'autres formes, ne sont pas encore assez conanes.

b) La phlebectasis partielle et externe eÊ^ firéquente

Vkawtme»

e) Phleborhexis. Les petites veines se rompent assez souvent; des perforations de troncs veineux sont quelquefois observées (Otto path.

Anat. I, p. 358), de vraies déchirures pas encore, â ce que je sais , si ce n'est par vulnéralion.

d) Obstructio et obIHeratio. L'obstruction des veines cutanées des extrémités, â la suite de Tinflammation chronique, est assez fréquente, celle des grands troncs intérieurs est rare.

e) Pseudomorphosis. Les nouvelles formations sont rares dans les veines, cependant quelquefois observées.

0 Lithiasis et ossificatio. Les si dits phlebolithi sont assez fréquens dans les reines du bassin et des extrémités infé-* rieures (v. Phoebus de phleboIithis>. L'ossifica- , tion des veines et fort rare.

g) Helminthiasis. Il y a plusieurs anciennes observations sur des vers (polystoma) trouvés dans le sang veineux de rhomme ; on a douté long-

Lu mdmaus.

el Ken connue dans le cbeval et aussi dans le boeuf, la phlébectase interne, qui n'est pas rare, est moins connue. On nomme éparvin sanguin (bluispat) la varicosité de la veHa saphena magna dans le jarret du dieval.

c) Non seulement des perforations sont observées, mais aussi des déchirures dos troncs veineux par des efforts, dans le cheval. (Gurll path. Anat I, p. 3130

d) De même comme dans l'homme.

e) Aussi dans les animaux on a rarement observé de telles tumemrs.

i) De même comme dans l'homme, les phléboIKhi ne sont pas rares dans les mêmes veines, l'ossification est aussi fort rare.

g) Non seulement il y a des helminthes dans le sang des grenouilles, mais Mr. Baer (Act% Nat C, XIII, II, p. 560) el Mr. Vrolyk C^jéteigen Ij 1. p. 77), eomme phisieura observateur» antérieurs, ont trouvé te strong^ua taiflezm en grande

L'kêmme*

tems de la vérité de ces observations; mais ce qu'on a observé dans les derniers tems chez les animaox, rend ces observations assez probables. (Schmitz de vermibus iu circulatione. — Délie Chiaje Opnscoli p. 145.) Mr. Gruby a trouvé des filaires dans le sang d'un homme sain.

2) Marbi Bénis, dî) SpIenoncttSy Splenectasis. Simple extension de la rate par le sang. Très fréquente et endémique.

b) Hypertrophia. Quelquefois énorme; le seul viscère qui est capable d'une telle vraie hypertrophie.

c) Splenitis. Dans quelques localités rare, dans d'autres Csurtout dans les pays marécageux) très fréquente.

d) Splenomalada. Assez fréquente.

e) Splenoriiexis. Quelquefois observée. .

0 Pseudomorphosis. De nouvelles formations sont fréquentes, les plus intéressantes sont les petits tubercules innombrables, qui correspondent aux corpuscules de la rate.

quantité dans les veines du Delphinus phocaena. Comme les helminthes sont beaucoup plus fréquens dans les animaux que dans l'homme, c'est â souhaiter que les médecins vétérinaires portent leur attention sur cette chose.

2) Marbi lienis.

a) Aussi fréquente dans tous les animaux domestiques. (Toggia m. d. b. I, p. 9a p. 100.) Aussi enzootique. (Cleghorn etc.)

b) De même dans tous les animaux domestiques, mais surtout dans le cochon. (Toggia educ. d. razze d. porci p. 212.) Des cas observés sur le cheval v. Percivall Hippopath. II, p. 330.

c) Dans les pays, où les maladies de la rate sont endémiques, elles sont aussi enzootiques. La rate des chiens présente quelquefois extérieurement de singulières végétations.

d) De même ; mais c'est toujours difficile de constater, quand et comment elle s'est formée. Il sera encore plus facile dans les animaux.

e) Aussi plusieurs fois observée ; en général mortelle, mais des déchirures partielles paroissent se guérir, car j'ai plusieurs fois vu de vraies cicatrices dans le chien.

O Aussi fréquentes, surtout aussi les petits tubercules, et de petites hydatides. Reynand les croit plus fréquentes dans la rate que dans les poumons des suiges. (Andral grundriss 11^ p. 256.)

JL konuÊÊê»

S) Mcrln hepatis ei secretionis biUs.

Malheureosemenl la ciiiiiiie n*a pas encore bemicoiip fait pour éclairer .les états pathologiques de la bile.

a) Plethora hepattca. Très fréquente.

b) Phlebitis hepatica. Elle n'est pas si rare chez nous, peutêtre fréquente dans les pays chauds.

c) Hepatitis parenchymatosa. Pas rare chez nous, très fréquente dans les pays chauds. Des abcès se forment très souvent. Encore plus souvent des indurations.

d) Hepatitis serosa.

e) Hypertrophia hepatis. La vraie hypertrophie n'augmente jamais de beaucoup le volume du foie ; ce qu'on nomme ainsi, est un aggrandissement par exsudation inflammatoire. Mais la vraie hypertrophie congéniale n'est pas rare dans nos enfans.

0 Atit>phia hepatis. Toujours â la suite d'autres maladies.

g) Pseudomorphosis hepatis. Les nouvelles formations (surtout hydatides, encéphaloides, tubercules) sont plus fréquentes,

Lu mmbtums.

3) Marbi hep€KHB et secretiams liSs.

La chimie comparée de la bile étant phis avancée, on peut espérer qu'elle pourra beaucoup contribuer à mieux éclairer les vices de la sécrétion biliaire.*

a) De même dans tous les animaux domestiques p. e. dans le cheval (Gurlt 1. c. I, p. 187) et surtout dans le chien. (Delabere Blaine p. 86.)

b) Pas encore observée, mais probablement assez fréquente.

c) Les abcès paroissent être plus rares que dans l'homme. Le chien souffre souvent de l'hépatite chronique, rarement de Taigue, mais celle là est en général mortelle. Les brebis sont attaquées d'une hépatite aiguë avec ramollissement du foie, qui est fort dangereuse (hépatite typheuse, putride, lebertyphus). Le ramollissement inflammatoire est aussi fréquent dans les boeufs.

d) Fréquente comme dans l'homme.

e) La vraie hypertrophie congéniale dans les jeunes de nos animaux (p. e. Recueil de Méd. vét. V, p. 375). L'aggrandissement par inflammation fréquent et quelquefois énorme.

0 Comme dans l'homme.

g) Comme dans l'homme, et les hydatides sont encore plus fréquentes que dans l'homme, surtout dans les chèvres, les brebis et les rongeurs.

que dans tous les autres viscères, h) Helminthiasis. Les distoaa hepaticum el lanceolatum se rencontrent quelquefois en petit nombre dans les conduits hépatiques, Techinococcus quelquefois dans le parenebyne, des cysticercus â la surface.

i) Cirrhesis bepatis. Elle n'est pas très rare.

k) HepalooMlacia. J'ai déjà parlé du ramollissement inflammatoire; le ramollissement dans les mabdies dites putrides est encore fort peut connu.

0 Inflammatio apparatus biliferi.

Ces inflammations ne sont pas fréquentes dans l'homme.

m) Cboloschesis. Icterus.

n) Distentio veaioulae felleae, hydrops vesicttlae felleae* Quelquefois.

0) Cbolorrhoea, Polycholia.

b) Les mêmes vers se trouvent, mais très fréquemment, dans les animaux dwiestiqoes; les douves on distoma sont une maladie très commune et surtout dans les cbèvres et les brebis (comme dans plusieurs isinimaux sauvages]) en quantité innombrable. Aussi les echinococcus et les cysticercus sont très fréquens dans les ruminans et dans les cochons. Dans la chèvre en trouve encore le pentastoara denlicnlatum , et dans le chat le pentastoma fera.

i) Pas encore observée (à ce que je sais) dans les animaux, mais on peut a peine douter qa^elle existe. Pour mieux éclairer cette maladie des recherches sont a désirer.

k) Gomme les ramoilissemens sont très fréquens dans les animaux, et comme on peut immoler les animaux dans toutes les périodes, des recherches anatomiques et chimiques sont- fort désirables. Ce n'est pas rare que le foie se déchire.

1) Ces inflammations sont très fréquentes dans les ruminans par la présence des douves; é la suite de cette inflammation on trouve, surtout dans les chèvres, très souvent une remarquable espèce d'ossification, qui peut mieux expliquer ce procès; on peut être étonné qu'aucun médecin ne s'est pas encore occupé de recherches dans cette vue.

m) Observé dans plusieurs animaux, surtout dans le chien (Delaguette et Ecker traduction de Delabere Blaine p. 158), dans le cochon (Toggia p. 226). L'icterus est assez' fréquent chez les brebis; rare sur le cheval.

n) Comme dans l'homme quelquefois dans le eochon et les ruminans.

0) A ce qu'il paroit dans tous les aniaaaux dômes-

Vhomme,

p) Bibi mncosa vel aUmminosa.

q) Bilissangunea/Observée^mais peut-être plus fréquente qu'on ne pense.

r) Bîlis spissa, nigra.

s) Bilis tennis.

t) CholoIUhiasis. V. Simon m éd.

chemie II, p. 568. Jeconnois deux espèces de calculs biliaires que je ne trouve pas encore décrites, j'en ai donné â un savant chimiste; en général les analyses laissent encore beaucoup é désiderer.

L€9 miUmmms.

tiques, surtout dans le chien (D élabore Blaine p. 85.)

p) Peut -être plus fréquente dans les animaux que dans rhomme, surtout dans la pourriture des brebis et des chèvres.

q) Pas encore observée.

r) Mal observée, comme dans Thomme.

s) De même.

t) Observée dans le boeuf assez souvent, rarement dans le cheval et le chien. En général la cholo- Ihhiasis est beaucoup plus rare dans les animaux que dans Thomme. Les calculs biliaires des animaux méritent d'ailleurs toute Tattentiott des dii-* mistes, parcequ'ils paroissent différer de ces calculs de Thomme et contenir des substances particulières; probablement dans ces concrétions animales est contenu l'acide lilhofellique découvert par Mr. Gôbel; remarquables sont surtout les calculs des boeufs â reflet métallique d'or ou d'argent, que j'ai vu et qui ne paroissent pas être rares Cy. Jonston PhiL Trans. 1674. p. 9. Plank Almanach p. 217); on dit qu'à la Jamaïque les calculs biliaires des porcs ne sont pas rares; Mr. Prinz a trouvé deux fois un nombre de calculs biliaires dans le canal biliaire du cheval CClarus u. Radius beitr. H, p. 93 et lY, p. 216), aussi M. Rigot; Fourcroy et Vauqnelin ont analysé le calcul biliaire d'un éléphant, le fameux pietra di porco des Indes doit être un calcul biliaire de l'Erinaceus malacensts L., probablement les bezoars de l'orient ne sont que des calculs biliaires d'un animal herbivore; Geoffroy a trouvé un calcul dans la vésicule du fiel d'une tortue terrestre CMem. de l'Acad. des Se. 172». h. p. 12) etc.

4) JUorbi sjfstematù tmae pvr^ iarum cum crasi sangwnis et cum umervaiiane mutaia.

Ce n'est pas ici l'endroit de discuter la série des hypothèses, qui ont été proposées sur la nature de ces maladies, où nous voyons en opposition les neuropathologistes avec les sectateurs de la pathologie humorale, les localisateurs et phlogistiques avec les chimiaters; avec un peu de sagacité on trouve hien aisé de prouver chaque hypothèse comme partiale et insoutenahle, on trouve bien difficile de proposer une nouvelle; toutefois la parenté de ces maladies, et leur rapport avec les cachexies, desquelles nous parlerons plus tard, ne peuvent pas être niés, a) Plethora abdominalis.

b) Status biliosus, febris biliosa.

c) Febris venoso - gastrica.

d) Febris venoso - gastrica cum enterodothienia (Enterodothienie, typhus abdominal, typhus gangUaire, lèvre typhoïde).

Leê

4) Marin SjfstemaHs venae partarum cum crad songukiiê et cwn wnervatione mutoUu La chose est bien phis difficile encore pour la médecine vétérinaire I on ne rencontre pas seulement les mêmes difficultés générales, mais la diagnose de ces maladies est si peu fixée, et sous le nom de typhus etc. des maladies si différentes sont décrites, qu'on n'ose pas comparer ces maladies avec quelque sûreté. D reste encore beaucoup à faire.

a) Jusqn'i présent on a fait peu d'attention sur cet état dans les animaux domestiques; cependant plusieurs des causes excitantes doivent agir sur les animaux, comme sur l'homme.

b) La seule maladie de cette cksse qui est observée dans les animaux domestiques, surtout dans le chien. Hle paroit être plus rare que dans Thomme.

c) Dans l'état présent des choses on n'ose pas de comparer la fièvre pituiteuse typheuse des chevaux, les dysenteries dites typheuses des animaux, avec la dite maladie de l'homme.

d) En général les ulcères de la muqueuse intestinale sont beaucoup plus rares dans les animaux domestiques que dans l'homme. Je n'ai jamais vu des végétations el des ulcères ressemblans à ces affections dans l'enterodothienie de l'homme; je ne coonois pas des observations par d'autres; nuds

L'komme.

e) Pebris atrabiliaria.

0 Febris flaya?

Lei aniuiaus.

la chose est très digne de l'attention des vétérinaires. CPendant Timpression de ce passage je reçois le Recueil de Médecine vétérinaire année 1843 (v. p. 328), ainsi que les Archives de Héd. compar. de Mr. Rayer, Cp. 253), où Mr. Rayer, Denoc etc. disent avoir observé sur des ânes et sur des chevaux les mêmes altérations, que sur Thomme dans la fièvre typhoïde.) Dans Tentérite muqueuse et dans la dysenterie les incrassations des membranes des intestins sont en général plus grandes que dans rhomme, les ulcères plus rares, et ressemblans aux ulcères dans les mêmes maladies de Thomme. Des ulcères glanduleux se rencontrent dans les animaux, mais ils se rapprochent plus des ulcères scrofiileux de l'homme. Des recherches sur les ulcérations du canal intestinal des animaux sont à désirer.

Est-ce qu'on doit rapprocher la peste des bêtes à cornes CRîndspest, Lôserdûrre) de Tenterodothienie? l'inflammation de la muqueuse est bien différente, les symptômes et les causes sont bien différentes. Comp. plus bas les cachexies, e) II ne seroit pas étonnant^ si la maladie ne se trouvoit pas dans les animaux.

參 JHorbl systematls arterlosL

1) Febris in flammatariajSynocha.

WWm JHorbl systematis arterlosl*

1) Sur l'occurrence et la fréquence de cette maladie dans les animaux domestiques, on voit prévaloir chez les auteurs des opinions fort opposées. Je pense avec plusieurs auteurs CP- ^- ^r. Toggia) que cette fièvre est très fréquente, mais que sa tendance de se fixer localement, ou de passer dans un état dyscrasique du sang, est encore beaucoup plus grande que dans l'homme,

L'homme,

2) Morbi arferiarum, a) Arteritis. Assez rare dans rhomme.

b) Obslructio et oblUeratio arteriarum. Quelquefois observée.

c) Arieriosclerosis. Lithiasis.

Ossificatio.

d) Arteriomaiacia. Pas fréquente.

e) Arteriectasis. Moins fréquente que les anévrismes.

0 Anévrismes.

g) Arteriorhexis.

h) Helminthiasis. Pas encore observée.

3) Morbi cordis.

a) Pcricardilis.

b) Hydrops pericardï.

Lte9 tmimmms.

2) Morbi arieriarum*

a) D'après les observations on la devroit croire aussi fort rare dans les animaux CGurlt L c. I, p. 309}, mais des observations plus exactes la prouveront probablement beaucoup plus fréquente.

b) Comme dans Thomme. V. Sommer, Hagaz. f. d. thierh. IX, 4. p. 461.

c) Elle n'est pas si souvent observée, comme dans l'homme; mais peut-être seulement, parceqne en général on ne laisse pas devenir si vieux les animaux.

d) Je ne me souviens pas d'une observation.

e> Quelquefois observée CGurlt 1. c. I, p. 306. — Recueil IV, p. 316.)

0 Les anévrismes sont sans doute moins fréquens dans les artères, où ils sont les plus fréquens dans l'homme, savoir dans les grands troncs sortans du coeur, mais ils sont très fréquens dans le cheval dans l'aorte abdominale et dans les artères mésaraîques.

g) Assez souvent observée dans le cheval.

h) Helminthiasis. Dans les anévrismes du cheval on rencontre souvent le Strongylus armatus.

3} Morbi cordis. Ces maladies sont sans doute beaucoup plus fréquentes qu'on n'a pas cru jusqu'à présent. V. Clarus u. Radius beitr. I, p. 393.

a) Il y a surtout dans le boeuf, moins fréquemment dans le cheval et dans la brebis, une singulière espèce de péricardite et de cardite, causée par des épingles, des aiguilles ou des clous, avalés par les animaux, qui passent de l'estomac par le diaphragme dans le coeur, maladie qui est le plus souvent mortelle. Mais aussi les autres péricardiles sont fréquentes.

b) Maladie fréquente dans les brebis et les chiens, anssi dans le cheval Cou c*est une des maladies que les anciens nommoient avant -coeur), peut-

L'homme.

c) Pseodomorphosis pericardii.

d) Endocarditis et ses suites. Les suites connues depuis très long-tems ; Tendocardite même fréquente, mais seulement dans les derniers tems mieux diagnostiquée.

e) Carditis muscularis. La cardite de I*homme dans les pays chauds est une chose bien digne de recherches ulté-

rieures.

0 Hypertropbia cordis.

g) Cardiosclerosis.

h) Cardiomalacia.

i) Pseudomorphosis. Assez rare dans l'homme.

Lts animaux.

être moins fréquente dans le boeuf et le cochon.

c) A la suite de l'inflammation très fréquente.

d) Les suites étoient connues aux anciens; mais il y, a long- tems que j'étois persuadé de la fréquence de celte maladie dans les animaux domestiques; en vérité il y a vingt ans que Mr. Dupuy, appuyé sur de nombreuses ouvertures de cadavres, soutenoit, que le si dit vertigo étoit une endocardite. (Recueil de Méd. vét. II, p. 233.) Enfln dans les derniers tems Mr. Bouley, Renault, Mercier, Spooner etc. ont remarqué aussi sa plus grande fréquence et sa connexion avec le rhumatisme articulaire dans les animaux domestiques. (Recueil de Méd. vét. XII, p. 459.— The Velerinarian 1841. p. 260.)

e) Malgré le peu d'observations, je doute à peine que cette maladie ne soit plus fréquente dans les animaux que dans Thomme (Journal prat. de Méd. vét. 11^ p. 365); on a observé une cardite épizootique (Magazin f. d. Thierh. VII, p. 62), cette maladie est probablement plus fréquente, et son observation éclairera plusieurs épteooties.

f) Probablement plus fréquente qu'elle n'a été observée. (The Veterinarian 1841. p. 238.)

g) Je ne connois pas d'observations.

h) Au moins le ramollissement aigu, et celui-ci après les maladies vulgairement dites typhoïdes, paroit dtre plus fréquent que dans l'homme. Mais des recherches sur cet état, fort mal observé aujourd'hui, pourront éclairer des points encore fort obscurs de la pathologie humaine.

i) Des hydatides et mdme des helminthes (Cysticercus et Strongylus), un peu plus souvent, les autres nouvelles formations aussi rares que dans l'homme. (Gurlt I. c. p. 298. — Camper p. 48 é ce

Vkomme»

k) Stenosis ostiorum cordis. La maladie la plus fréquente du coeur de Thomme.

1) Dilatatio cordis.

m) Aneurisma cordis. Assez rare

dans rhomme.

n) Cardiorhexis.

o) Atrophia cordis.

qu'il dit coeur presque mangé par les Ascarides dans une phoca, observée par 0. Fabricius,)

k) A ce qu'il paroit, assez rare dans les animaux, mais, peut-être, au moins en partie, parcequ*ils ne deviennent pas si vieux.

I) A ce qu*il paroit, moins fréquente que dans Thomme. (The Yeterinarian 1841. p. 2330

m) A ce qu'il paroit, encore plus rare dans les animaux domestiques.

n) Elle paroit être plus fréquente dans les animaux que dans l'homme.

0) L'atrophie a été observée dans les animaux dans un plus haut degré que dans l'homme. (Gurlt L c. I, p. 294.)

HT. JHorbl resplratlonls HT. JHorbl resplratlonls et orsanoruiii et orsAnonmi respl- resplratlonte*

ratlonls.

1) Morbi pleurae.

a) Pleuritis et ses suites.

b) Hydrops pleurae.

c) Pseudomorphosis pleurae.

2) Morbi puhnonum.

a) Plethora pulmonalis.

b) Haemorrhagia pulmomini.

c) Pneumonia. Des diflërences notables de structure causent quelques différences dans les phénomènes pathologiques des poumons de l'homme et des

Dans toutes les maladies aiguës du chien les organes de la respiration souffrent de préférence.

1) Morbi pieurae. CR6<^- de Méd. vét. VIII, p. 63.)

a) Très fréquente, surtout dans les chiens.

b) Très fréquent, surtout dans les chiens et dans les brebis.

c) Plus fréquente que dans l'homme. Les helminthes (echinococcus et filaria) ne sont pas rares (Gurlt 1. c. I, p. 279).

2) Morbi ptûmontan.

a) Très fréquente, surtout dans les ruminans.

b) Pas encore bien observée, dans les cachexies on les observe souvent.

c) Pneumonia. V. Rigot Recueil de Méd. vét. V. p. 57. — Michel Archiv schweizer Thierârzte. VU. p. 127« — Les différences sont assez grandes pour accepter plusieurs formes, les phis remarquables sont cependant:

Vkomme*

animaiix, et rendent les poumons des animaux beaucoup plus propres à Tétude de ces changemens« Les principales différences sont: que les extrémités des bronches et les vésicules pulmonaires sont plus amples, les lobules des poumons sont plus séparées et il y a plus de tissu cellulaire interlobuleuxy et le tissu muscnleux des bronches est bien plus développé dans les poumons des animaux. Ni les médecins ni les vétérinaires ont encore tiré tout l'avantage possible de l'étude des changemens morbides des poumons des animaux domestiques.

Le» mnkiumx»

à) Pleuropneumonia acuta. Fréquente dans tous les animaux domestiques.

fi) Pleuropneumonia subacuta, epizootica, contagiosa elc. boum (lungenseuche, polmonera). Toggia I, p. 56. — Wagenfeld Encyclopâdie p. 12. t. 1. — Hagaz. f. d. thierh, VI^ p. 9. etc.

y) Pneumonia (bronchopneumonia?) enzootica, epizootiea canum. Mais les pneumonies épizootiques des cochons, les pneumonies gangreneuses etc. sont à distinguer. Des maladies aussi fréquentes, aussi dangereuses, méritent bien une étude plus approfondie.

d} Emphysema polmonam.

e) Oedema pulmonnm.

f) Tuberculosis puknonum.

g) Pseudomorphoses reliquae.

Rares dans l'homme.

h) Gangraena puhnonnm.

d) Le vrai emphysème, et la dilatation des vésicules pulmonaires surtout, plus fréquente dans le cheval. Pousse pulmonaire. (Recueil de Méd. vét. IX, p. 299.)

e) Plus fréquent dans les brebis.

0 Dyis tous nos animaux domestiques. Dans le cheval on la nomme souvent vieille courbature (pour la morve comp. les cachexies), dans le boeuf la pomelière, souvent enzootique (Rec. d. Méd. vét. XI, p. 73). Les carnassiers en souffrent peu (aussi les oiseaux rapaces, dans lesquels je n'ai pas encore trouvé de vrais tubercules).

g) Beaucoup plus fréquentes dans les animaux, où surtout les hydatides se trouvent en général avec les tubercules.

h) Plus fréquente que dans l'homme.

L'kùuime.

i) Hclminthiasls. Peut-être des cystîcercus rarement.

3) Rlorbi laryngis, asperae ar^ teriae et branchiorum,

a) Laryngitis.

b) Incrassatio tunicae mucosae laryngis.

c) Oedema glottidis.

d) Larpgitis cxsudatiya.

e) Reliquae pseudomorphoses. On observe quelquefois des kystes, polypes, tumeurs fongoides, qui deviennent cause de la laryngostenose.

f) Phthisis laryngea.

g) Tracheitis.

h) Tracheitis exsudativa.

i) Phthisis trachealis.

k) Bronchitis. Bronchhls exsudativa.

I) Helminthiasis des voies aériens.

Jamais observée.

m) Animalia parasita. Rarement.

n) Dilatatio bronchiorum.

î) Des oysticercus et des ecUiiocoocus asseï souvent. 3) Morhi laryngis^ asperae arieriae et hronckiorum,

a) Au moins aussi fréquente que dans Thomme.

b) Une des causes du comage du chevaL

c),Une des causes du comage. CJonrn. théor. et prat. V, p. 84.)

d) Assez souvent observée dans le cheval et le boeuf. (Grève I. c. II, p. 6. — Gurlt I, p. 272. — Toggia I, p. 29. p. 36.)

e) Aussi dans le cheval et le boeuf on observe des polypes et autres tumeurs qui compriment le larynx et la glottis, et causent le comage. CCtirlt I, p. 269.)

On a trouvé quelquefois des vices dans Tarticulation et dans là conformation des cartilages aryténoides comme causes du comage. CR^cueil d. Méd. vét. II, p. 378.) 0 On trouve des ulcères dans le larynx du cheval, mais la phthisis laryngea seroit au moins beaucoup phis rare dans les animaux que dans l'homme.

g) Comme la laryngitis.

h) Comme la lar. exsudativa.

i) De même.

k) Trèis^ fréquente.

1) Fort fréquente dans les animaux, savoir le strongylus vituloram dans les veaux, le strongylus filaria dans les brebis, le strongylus paradoxus dans les porcs, où ces vers constituent souvent des maladies fort dangereuses.

m) Des sangsues, Thaemopis et les larves d*oestms y ont été rencontré, et ils ont même cnusé la mort. Aussi dans le chien.

n) Dans le cheval plus fréquente que dans l'homme.

4) MûtH vagi ei sitmum.

a) Inflammatia nembranae mucosae.

b) Exuloeratio.

c) Hydrops sînttiiin.

d) Helminthiasis. Pas observée.

e} Animalia parasita» Quelquefois des larves d'insecles, que j'ai observé iDoi-méiue.

0 PseudoBMrphosis. SurtiMit des polypes fréquemment

5) Morbi caiarrhales.

W) Catarrhus Coryza etc.

b) Febris catarrhalis — epide-

mica — Infitteaza.

c} Catarrhus chronicus — pbthisis pituilosa.

En faisaut un peu plus d'attention, on se raqueiquefois surpris des traits frappans de ressemblance des maladies catarrhales de Thomme avec les maladies des animaux.

Par exemple dans les rhumes de nos enfans et de nos jeunes gens, avec disposition scrofuleuse ou phthisique héréditaire, on observe souvent les enflures des ganglions lymphatiques ressemblantes aux gourmes des chevaux.

Des catarrhes se développent quelquefois des phthisies pituiteuses subaigues ressemblantes â la même maladie des boeufs.

Les fièvres catarrhales uer-

Jje9 anhuaux.

4) Morbi nasi et sinman*

a) Des sinus frontaux surtout du cheval et du boeuf.

Observée épizootique sur les cochons, v. épizoo-

ties et scarlatine:

b;) Beaucoup plus fréquente dans les animaux, mais

le plus souvent symptôme de cachexies, c) Des observations exactes manquent.

d3 Le Peutastoma taenioides souvent dans les sinus

frontaux du chiea, rarement dans ceux du cheval. e) Souvent des larves d*oestnis, surtout dans les

ruminans.

0 Des polypes dans le cheval, le boeuf et le chien.

5) Morbi catarrhales.

Les maladies catarrhales des animaux, tout en offrant au fond la plus grande analogie entre elles et avec les mêmes maladies de Thomme, ont cependant dans chaque espèce d'animaux une tendance marquée de revêtir un caractère singulier et spécifique.

Dans le catarrhe du cheval C^orfondure, druse, strengel) les ganglions lymphatiques s'enflent promptement, des états gourmeux se développent, qui dégénèrent facilement en état morveux.

Le catarrhe du boeuf passe aisément dans un état ulcéreux et gangreneux, fort dangereux, le coryza gangreneux des bêtes bovines. (Journ. prat. d. M éd. vét. V, p. 9. p. 89. — Archiv schweiz. Thier. II,

Le catarrhe de la brebis revête facilement un caractère cachectique et même putride et forme ce que les Allemands nomment ffschafrolz^^ , morve des brebis.

Le catarrhe du chien ofire une grande tendance â ce compliquer avec un état nerveux et ataclique, ce qui forme la si dite ^^hundestaupe». (Dclabere Blaine p. 42 etDelaguette dans la trad. allem. p. 195.) Une maladie semblable offre quelquefois le chat

L'homme*

veuses épidéinîques ressemblent quelquefois aux fièvres épizooKques des chiens.

Les constitutions catarrhales endémiques et épidémiques nous montrent quelquefois une grande analogie avec les mêmes constitutions enzootiques et épizootiques.

De la contagion de ces maladies d'une espèce a Tautre nous parlerons dans un autre endroit.

6) Morbi glandularum lymphaficarum puJmonum.

a) Phthisis pulmonalis glandnlosa. 7} Tussis convuhita.

8) Marbi diaphragmaiis.

a) Diaphragmitis. Rare (et toujours orrhymenitis diaphragmatica).

b) Ruptura diaphragmatis. Peutêtre jamais.

9) Morbi glandulae ihyreoideae.

a) Inflammatio. Rare.

Dans le catarrhe du singe on observe souvent des enflures des ganglions lymphatiques, comme dans la gourme du cheval

Toutes les maladies catarrhales ont une grande tendance à devenir contagieuses, et même, à ce qu*il paroit, â passer d'une espèce d'animal ft Tautre.

Les maladies catarrhales sont enzootiques dans les pays humides et nébuleux.

Toutes les maladies catarrhales déviennent facilement épizootiques, quelquefois sur plusieurs espèces d'animaux é la fois, quelquefois sur une espèce seulement. Surtout les chevaux sont souvent attaqués d'une maladie analogue à la grippe ou l'influenza de l'homme, lorsque celte maladie règne épidémiquement en^e les hommes. (Magazin fur Thierh. V, p. 434. — The Veterinarian 1841. p. 60. p. 146 etc.)

L'état vermineux et pituiteux des poumons des agneaux et des porcs offrent souvent une frappante analogie avec l'état pituiteux et vermineux des intestins de nos enfans; ces maladies attaquent le même-ftge, elles sont endémiques et enzootiques dans les mêmes contrées Cp- ^• dans la Hollande^ en Allemagne é Goettingen etc.), elles régnent épidémiquement et épizootiquement en même tems.

6) Morbi glandularum lymphaticarum puhnonum.

a) Des phénomènes analogues s'observent dans la morve et dans la ponimelière.

7) Cette maladie n*a pas encore été observée dans les animaux.

8) Rforbi diaphragmait.

a) Diaphragmitis. Un peu plus fréquente (Waidinger sp. Path. p. 95. — Magazin f. d. thierheilk. VII, p. 287.)

b) Ruptura diaphragmatis. Dans le cheval pas rare. (Recueil d. Méd. vét. II, p. 461 etc.)

9) Morbi glandulae ihyreoideae.

a) D'après Mr. Schâssele (veterinirchir. II,

li^hamme.

b) Hypertrophie. Tbyreophyma.

c) Pseadomorphosis. Surtout hy-^ datides et kystes synoviaux.

10) JMorbi glandtdae thym.

a) HypertropUa. Pas fréquente.

b) Pseudomorphosis. Rare.

Le$ animaux,

p. 111) sur tous les anmaujt domuai^uel» «Map surtout ches les chiens.

b) Pas si fréquent que dans l'homme, cq^endaoia^sieK fréquent dans le chien (D élabore Blaine p. 24)9 mène avec idiotisme (Rec. d. Méd. vét. XIII, p. 8), aiuisi dans les brebis, même héréditaire (Magazin f. thierh. I, p. 37), plus rare dans les autres animaux; enzootiqne dans les mêmes pays où il est endémique. chez l'homme. C^. Pièces justificatives. N. IV. Maladiea enzootiques.)

c) Plus rares.

IQ) Morbi glandulae thymi.

Malheureusement peu observées.

m. REorbl systematis TI« REorbl systematis eutanel et seeutanel et seeretlonls eretlonls eutls«

eutis.

Le système des amladies cutanées Cqui au fond est encore celin de Willan) ne restera tel qu'A est a présent; aussitôt que l'on connaîtra plus amplement le siège el la nature des maladies, eUes seront distribuées d'après les organes primitivement affectés; déjà à présent on pourroit bien (aire quelques ckangemens, mais tant que les recherches sont encore aussi incomplètes, comme elles le sont a présent, cela ne serviroit à rien. Vouloir établir, dans l'état présent des choses, un si dit système naturel C^ toutefois il en

Les grandes différences entre la peau de l'homme et la peen des animaux doivent causer des différences dans les maladies des tissus cutanés. La liberté et la mobilité de la peau animale, le développement du muscle cutané, l'accumulation d'âne grande quantité de tissu cellulaire et l'amplilttde du système lymphatique sous la peau, nous expliquent déjà quelques dissemblances. L'organisation de la peau diffère tellement, qu'on peut présumer, qu'il sera peut -être nécessaire de choisir d'autres noms pour quelques phénomènes morbides, mais c'est à souhaiter, qu'on ne s'éloigne pas, autant qu'il soit possible, des dénominations choisies pour les maladies de l'homme. Celui qui entreprend d'éclairer les maladies cutanées des animaux, doit donc bien connaître les maladies de rhomme, ce qui n'a pas été le cas; et celui qui nous décrira le développement el les métamorphoses d*une

L'komtne.

pooTOit jamais exister un) ce seroil une entreprise plus que puérile.

1) Exanihemata.

a) Erythema.

b) Urticaria.

c) Erysipelas.

d) Roseola.

e) MorbillL

f) Rnbeolae.

Ltêê mUêuuup»

seule maladie, méritera bien mieux de la science, que qui nous propose une douzaine de nouveaux noms. 1) Exanihemata.

a) Erythema. Ses différentes variétés fréquentes comme chez l'homme. Le Tubercularium de Hr. Haubener C^f^g*zî>^ '• d. thierheilk. II, p. 23) n'est probablement point autre chose qu'un Erythema; le Tub. turgidum » Eryth. paratrimma, et le Tub. larvale, un Eryth. nodosum.

b) Urticaria. Fréquente dans tous les animaux do* mestiques. (T.Tscheulin ausschlagskrankheiten d. thiere p. 21. — Haubener 1. c. p. 25* — Collect Vilnens. I, p. 374.)

c) Erysipelas. Chez tous les animaux domestiques, aussi épizootiqne et même contagieux. Comme dans l'homme sous les formes d'Erysip. laeve, vesiculosum, buUosum, pustulosum, gangraenosum. — Surtout fréquent chez les brebis CTscheuIin 1. c. p. 162); aussi chez les cochons où il est souventmalin (ToggiaEduc. d. porci p. 164. idem, Mal. dei buoi III, p. 287); dans les dimats chauds aussi fréquent chez les boeufs (Toggia 1. c), moins fréquent C^u moips dans nos climats) chez le cheval et chez le chien. CDelabere Blaine p. 135. p. 163. Acute mangel)

d) Roseola. Pas encore décrite, mais plus probable que les maladies suivantes.

e) MorbillL Décrits chez les porcs et chez les brebis. CAdamowicz p. 467. Tscheulin p. 155.) Au moins chez les brebis cette maladie fort contagieuse et souvent dangereuse offk^ assez de ressemblance avec les morbilli de l'homme. Un cas fort bien observé de la transmission de la rougeole d'un enfant au smge v. Paulet daus Chabert etc. Instructions etc. II, p. 305.

f) Rnbeolae, des brebis? CAdamowicz p. 468)

L'komme,

g) Scarlatina.

2) Papnlae.

a) Lîcheiu

b) Prurigo.

g) Scarlatina. Des auteurs CAdamowicz p. 467) Tout décrite dans les porcs et les chiens, et dans ' les derniers tems Mr. Percivall (Hippopathologyllj'p. 27), WebbetTurner CVeterinarian 1841. p. 117) dans le cheval; mais peut-être générale dans quelques épidémies, cf. Pièce justif. N. V.

2) Paptdae.

a) Pas encore décrit, cependant il y a 4es formes licheneuses.

b) Prurigo. La fréquence des maladies prurigineuses dans les animaux domestiques a été bien entrevue par les vétérinaires (Grève 1. c. II, p. 120. Rychner encyclopâdie III, p. 151. Haubener Magazin fflr die thierheilk. VI, p. 403 etc.), mais les formes générales et locales ne sont pas encore bien fixées.

3) Vericulae.

a) Scabies. La gale est le produit d'un insecte, le sarcoptes scabiei; sa connaissance est très ancienne, car les anciens médecins l'ont décrit, et certainement ce ne sont pas eux qui l'ont découvert, sa con«^ naissance ne s'est jamais perdue dans le peuple en Italie et surtout en Espagne, mais il a toujours échappé aux médecins. Décrit par PAnglais Houffet dans le seizième siècle, par plusieurs naturalistes dans le dix -septième, redécouvert par Wichmann, ce n*est que par Raspail dans le dix-neuvième que sa

3) Vericulae.

a) Scabies* Tous nos animaux sont attaqués par la gale, et dans tous se trouvent des sarcoptes peu diflérens, le sarcoptes de la gale des brebis lut découvert par Walz, celui du cheval par Gofaier, dans tous les animaux domestiques par Hertwig. Le dernier a surtout prouvé la transmission de la gale entre différentes espèces d'animaux et des animaux é l'homme. Cependant cette transmission ne se fait pas si aisément^ comme entre les individus de la même espèce, ce qui avoit trompé Mr. Toggia. On a même observé la transmission de la gale du lion et d'un phascolome à l'homme. La célérité avec laquelle la transmission a eu lieu quelquefois, en quelques cas dans l'espace de quelques heures, prouve déjà qu^elle a été effectuée parles parasites. Cv. Pièce ju st. N. V.)

L^komme.

connaissance est devenue gé* nérale.

b) Miiiaria.

Let amimMtx.

c) Eczéma.

d) Harpes.

4) Bullae.

a) Pemphigus.

b) lUqna.

5) Pkgtulae.

a) Ecthyma.

b) Miiiaria. Pas encore observée dans les animaux? On dit qu'à Naples on observe des hydroa des chevaux.

c) Eczéma. Cette maladie fréquente de l'homme n'est pas encore décrite dans les animaux, mais eDe est fréquente, au moins sur les brebis.

d) Sous le nom de herpès beaucoup de maladies des animaux sont décrites, mais la plupart ne sont pas des herpès. Un herpès circinatus bien caractérisé du cheval a été observé et figuré par Heckmeyer. CMagazin f. d. thierh. VII, p.277.) Le herpès pUyctaenodes n'est pas rare dans le cheval et le chien, probablement aussi dans d'autres animaux. Le herpès des brebis et des boeufs décrit par les auteurs (Toggia III, p. 33) est an moins mêlé avec l'eczéma.

4) BuUae.

a) Penq^Ugos. La fièvre huileuse disent avoir observée chez les chiens Gohier CAnn. de l'agric. franc. LI, p. 53), chez le cheval Kersting (Manuscr. h. v. Soden p. 187) el Nebel (Nosolog. comp. p. 53.)

b) Des affections huileuses locales sont souvent observées chez les animaux, mais les formes ne sont pas encore distinguées; outre la maladie aphthongulaire et les erysipèles huileux, on en rencontre aux pieds des chevaux Cconfondues avec d'autres alfecti<ms sous le nom des eaux aux jambes, mauke), aux parties génitales et au pis de la vache sous le nom de fausse vaedne (contagieuse, fausse vaccine bleue ; v. Ceeley Provinc. med. Transact VIII, p. 296) et beaucoup d'autres.

5) Pashsiae.

a) Ecthyma. Il y en a, mais pas encore décrit^ p. e. la fausse vaccine blanche.

L'komme.

b) Impétigo (psydracia).

c) Porrigo (achores)*

l,eM ûttlmmts.

Pour le reste des maladies postaleiises chroniques c'est à peu près impossible de comparer les descriptions vagues des auteurs. Les meilleurs auteurs sont encore Mr. Tscheulin et Mr. Grève; Mr. Haubener a bien voulu distinguer les maladies cutanées des animaux, mais personne ne peut le comprendre, parcequ'il se sert de mots de la médecine humaine, le sens desquels lui est inconnu.

b) Il y a des maladies impetigineuses, surtout dans le visage des jeunes animaux, mais je ne sais pas sous quel nom elles sont décrites par les vétérinsires; la crusta labialis CmaulschorO de Mr. Haubener, d'après la description incomplète, devrai être plutôt un eczéma. CMagaz. f. thierh. VI, p* 438.)

La maladie qu'on nomme en allemand j^Russ^^ des porcs paroit être un impétigo. — Je ne Sais pas si la teigne contagieuse des chats est un impétigo ou un porrigo? CChabert etc. Instructions V, p. 353.)

Mr.Greve (II, p. 127> a parfaiteiMént raison de nommer impétigo sparsa une des Maladies qu'on confond sous le nom des eaux aux jambes Cmauke).

c) Porrigo Les maladies porrigineuses sont fréquentes chez les animaux* Entre ces maladies il Taiit compter : à) la croûte laiteuse Cmaulgrind) des agneaux et des veaux (Tscheulin p. 210), semblable aux porrigo muciOua ou crusta lactea de l'homme, /T) le roux -vieux (nuiiinengriBd) , les p<NTigo ou tinea ntoosa de l'homme (Tscheulin p. 214), ^) la- gallerogM ( schwei%rind, Tscheulin p. 222.)

Le porrigo des pieds forme les grappes ou la mauke (nâssende mauke) des Allemands (impétigo sparsa digit Grève II, p. 127); mais les vétérinaires et surtout les médecins onl singu-

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