HT, OBSEEVATION SUR UNE ÉPILEPSIE
Marie Reynaud , âgée de 34 ans , d’un tempérament fprt et sanguin, d’une taille moyenne, d’une constitntion forte, était sujète depuis quatre ans à des attaques journalières d’épilepsie, que l’on croit être survenues à la suite d’une frayeur pendant la menstruation, pepuis cette époque , indifférence pour les objets qui auparavant pouvaient lui être agréables; sensibilité très-émoussée; engourdis^ Sement des membres inférieurs-, suffocation par le moindre exercice» 14 avril? elle éprouve un malaise ; elle a trois attaqaes peu-
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liant la journée, qui se renouvellent chaque jour; le 22 , l’attaque se prolonge plusieurs heures ; le 28 et le 24 , nouvel accès plus violent et plus long ; le 25 au matin, elle est apportée à THôtel- Dieu sans connaissance et en proie à de violentes convulsions : trismus ; grincement des dents ; roideur si extrême des muscles de la partie postérieure du cou et du tronc , qu'elle produisait en arrière une concavité très-considérable déterminant une saillie en avant de l’abdomen; le pouls était faible et lent; la respiration stertoreuse. ( Pot. antispasm. ) Le 26, mêmes symptômes. ( Pot, cordiale majeure.)
Mort le 27 à 3 heures du matin.
Autopsie faite ciNq heures après la mort.
Habitude extérieure. Taches violettes sur plusieurs parties du corps, face injectée, écume à la bouche , ventre ballonné, rigidité extrême dans les membres, roideur et contraction des muscles de la partie postérieure du cou et des gouttières , infiltration sanguine dans le tissu musculaire.
Poitrine et abdomen. Épanchement de sérosité dans le péricarde, congestion sanguine des viscères parenchymateux contenus dans l’abdomen.
Caojïe dîi crone. Vaisseaux veineux gorgés de sang.
Canal vertébral. Épanchement de sérosité rougeâtre dans l’intérieur de l’arachnoïde; rougeur très-marquée en plusieurs points de cette membrane, et particulièrement depuis la cinquième vertèbre
cervicale jusqu’à la septième dorsale', et de la première lombaire jusqu’à l’extrémité inférieure du canal sacré; ramollissement trèsmarqué de la moelle épinière dans ces deux points correspondons ; les faisceaux nerveux qui composent la queue de cheval étaient unis par des productions membraneuses.