‹ Recherches et observations sur l'hystéro-épilepsieChapitre 13 sur 27 · PÈRTE DE CONNAISSANCE ET DE SOUVENIR · texte numérisé non relu

PÈRTE DE CONNAISSANCE ET DE SOUVENIR

Épilepsie. — La perte de connaissance et de sentiment est, d’après Pinel, le signe distinctif entre l’épilepsie et l’hystérie. Si l’on rejette ce caractère, il n’y a plus de ligne de démarcation entre l’épilepsie et d’autres maladies convulsives, et en particulier l’hystérie. Quelquefois cette perte de connaissance est si courte qu’à peine on l’aperçoit (Maisonneuve).—Aucun épileptique ne conservele souvenir de son état, aucun n’en a eu sans doute le sentiment (Esquirol). — Lorsque l’accès débute anormalement, la perte de connaissance n’est point complète dans le premier temps de l’accès, et peut-être que, dans un grand nombre d’autres circonstances, les malades ne sont privés de leurs sens qu’après la chute (Âlègre).

Hystérie .— L’inlelligence reste entière pendant la plus grande partie de l’attaque; ce n’est guère que quand l’attaque est portée au maximum que la perte de connaissance arrive, et elle n’est que momentanée (Sandras). — Jamais la perte de connaissance ne se manifeste au début; elle est graduelle (Landouzy).—Chez les malades qui perdent complètement connaissance, les convulsions sont plus intenses et se rapprochent davantage de l’accès épileptique (Georgel). — Dans la majorité des cas, la perte de connaissance succède très promptement à la strangulation ; elle a lieu subitement, et quand, après l’accès, les malades sont revenues à elles-mêmes, elles n’ont aucun souvenir de ce qui s’est passé (Briquet).

Conclusion. — La perte de connaissance, que Pinel et Maisonneuve considéraient comme pathognomonique de l’épilepsie, ne l’est donc pas autant qu’ils le croyaient. Nous devons remarquer toutefois que dans l’hystérie, même dans les cas où la perte de connaissance et de souvenir est complète, l’intelligence n’est pas complètement enrayée, car souvent la malade parle, prononce des mots et des phrases qui ont une signification, et qui paraissent se rapporter à une idée dominante ou à un souvenir des circonstances qui ont accompagné le début de la maladie. (Obs. I, II, III, VI, VIII.)

Page 1