‹ Recherches et observations sur l'hystéro-épilepsieChapitre 12 sur 27 · PRODROMES ET PHÉNOMÈNES INITIAUX DES CRISES · texte numérisé non relu

PRODROMES ET PHÉNOMÈNES INITIAUX DES CRISES

Epilepsie. — Crise toujours brusque, sans, aucune influence de la volonté, avec chute, cri, perte de connaissance (Brachet).— En général, pour chaque malade, le début a une forme déterminée et connue; il est subit ou précédé de prodromes, même pendant plusieurs jours, comme une douleur locale, quelque trouble nerveux, quelque sensation inso-

litedes sens. Chez quelques malades, le cri initial n’existe jamais; chez d’autres, il n'existe que dans quelques accès(Sandras).—Il y a quelquefois des phénomènes précurseurs éloignés, et les malades en profitent pour se garantir des accidents qui sont l’effet de là chute (Esquirol).

Hystérie. —Quelques heures et souvent plusieurs jours avant l’attaque, les femmes se plaignent d’un malaise général ; elles sont inquiètes, impatientes, tristes; tout leur cause do l’ennui, elles pleurent, etc.(Monneret).—La boule ou globe hystérique est beaucoup plus rare qu’on ne le dit communément(Georget).—Quelquefois les attaques débutentbrusquement et sans aucun phénomène précurseur (Briquet).— L’attaque hystérique peut débuter tout à coup et montrer brusquement une violence qui lui donne quelque ressemblance avec l’épilepsie. Quelquefois la respiration paraît suspendue, puis brusquement survient une inspiration violente avec un cri (Sandras).

Conclusion. — Les prodromes varient beaucoup d'ans l’une comme dans l’autre ; ils sont souvent les mômes dans les deux affections ; dans toutes deux, ils peuvent manquer. Généralement, ils sont plus fréquents et de plus longue durée dans l’hystérie que dans l’épilepsie.

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