‹ Recherches et observations sur l'hystéro-épilepsieChapitre 20 sur 27 · PRONOSTIC DES CRISES · texte numérisé non relu

PRONOSTIC DES CRISES

Epilepsie. — Les accès laissent après eux des bizarreries dans le caractère : les malades éprouvent de la honte, de la peur ; ils sont soupçonneux, rancuniers, susceptibles, tenaces, et d’une sensibilité vive dans leurs bonnes affections (Sandras). — L’épilepsie finit ordinairement par dégrader et anéantir l’intelligence; elle tue quelquefois dans une forte attaque; elle abrège la vie (Georget). —L’épileptique parcourt en quelque sorte tous les degrés de la gamme maniaque, depuis l’irascibilité capricieuse, l’excitation turbulente, jusqu’à l’incohérence et la fureur la plus déréglée (Delasiauve).

Hystérie. — On a vu les crises hystériques occasionner la perle ou la diminution de la mémoire, une sorte de stupeur mentale; cela n’arrive et ne peut arriver que rarement, et seulement quand les crises sont violentes, souvent renouvelées, et surtout lorsqu’elles agissent vivement sur l’encéphale (Brachet). — L’hystérie est une maladie qui atteint toute l’économie, l’altère profondément et finit par ne plus laisser qu’une organisation dégradée, de laquelle ne peut plus rien sortir de sain et de robuste (Briquet).

Conclusion. — L’épilepsie dominant plus despotiquement sur l’organisme, son pronostic est plus sérieux que celui de l’hystérie, dont tous les auteurs s’accordent à reconnaître la gravité croissante à mesure qu’elle devient plus épileptiforme. L’une et l’autre peuvent amener la dégradation complète de l’intelligence; M. Morel en a rapporté de tristes exemples relatifs à l’hystérie. Toutes deux peuvent, en outre, conduire à la manie.

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