RÉSUMÉ
En parcourant le parallèle qui précède, de même qu’en observant cliniquement les malades, on retrouve dans les crises convulsives épileptiques et hystériques les mêmes troubles de la motilité, de la sensibilité et de l’intelligence; fréquemment des prodromes de même nature, et souvent des accidents consécutifs identiques. Les différences se réduisent à quelques divergences dans l’intensité ou l’aspect de chaque phénomène; dans le caractère des convulsions, par exemple, qui sont plus toniques, plus fatales, plus involontaires dans l’épilepsie que dans l’hystérie ; dans le degré ou l’instantanéité de l’abolition de la sensibilité et de la connaissance; dans la durée des phénomènes précurseurs; dans les changements de coloralion de la face; dans la promptitude du retour de l’intelligence, et dans sa dégradation consécutive. Tous ces caractères différentiels réunis ne constituent pas une séparation fondamentale entre les deux affections, mais ils monlrent que l’épilepsie agit plus et plus fortement que l’hystérie sur le cerveau, cenire des perceptions et des volontés, de telle sorte que celles-ci sont annulées par la première et seulement voilées par la seconde ; c’est là une différence qu’il ne faut pas perdre de vue dans le diagnostic. Ainsi, lorsqu’une hystéro-épileptique présentera des crises complexes dans lesquelles les deux névroses se mélangeront intimement, lorsqu’on sera embarrassé pour établir le diagnostic, il faudra en dernière ressource faire la part de l’hystérie et celle de l’épilepsie d’après l’influence que la volonté de la malade conserve ou ne conserve pas sur les convulsions et sur tous les phénomènes des crises.