‹ Recherches et observations sur l'hystéro-épilepsieChapitre 26 sur 27 · OBSERVATIONS RELATIVES A L’EMPLOI DE L’ÉLECTRICITÉ EN COURANT CONTINU · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS RELATIVES A L’EMPLOI DE L’ÉLECTRICITÉ EN COURANT CONTINU

Observation IX.

Épilepsie. Accès convulsifs. État de mal grave.

L... (Eugénie), âgée de dix-huit ans ; père vivant bien portant, mère phthisique, un frère et une sœur bien portants, une autre sœur est morte dans les convulsions à sept ans. La malade a une constitution forte, une taille petite, un embonpoint très développé, pas de difformité, des cheveux noirs abondants; son caractère est gai, son intelligence est peu développée. Elle a été bien portante jusqu’à douze ans; mais à cet âgé, de la peur qu’elle éprouva en voyant mourir une de ses camarades d’école, elle fut prise sur-le-champ, paraît-il, d’une sorte d’attaque choréique, et le lendemain d’un accès d’agitation maniaque. Dès celte époque, elle fut sujette aux attaques d’épilepsie, mais ni la malade, ni son père ne peuvent donner de renseignements plus précis. Traitée à l’hôpital Sainte-Eugénie, dans le service de M. Barthez, par la belladone, puis à l’Hôtel-Dieu, dans le service de M. Trousseau, par la même substance; son mal finit par prendre une marche assez régulièrement périodique. Pendant un mois environ elle a un ou deux accès chaque nuit, puis le mois suivant elle a cinquante, soixante et jusqu’à cent accès par jour. Les règles ne paraissent guère que tous les deux mois au moment de la plus grande fréquence des accès. En 1860 elle passa deux mois de suite sans avoir d’accès.

1®'' mai 1861. — Nous observons la malade depuis la tin du mois de janvier. Tous ses accès, qu’ils soient diurnes ou nocturnes, ont le même aspect; il y en a un ou deux chaque jour, rarement plus. Us surviennent sans prodrome, ni éloigné, ni prochain, sans cri initial, et présentent les phénomènes suivants : grimace.s légères, perte de connaissance complète dès le début, insensibilité, convulsions toniques des quatre membres, peu de cyanose. L’accès dure une demi-minute ou une minute, et cesse rapidement sans être suivi de résolution ou de sopor, mais les convulsions

qui sont un peu cloniques à la fin, ne cessent qu’un instant après le retour de la connaissance signalé par ce cri de la malade : « C’est fini, c’est fini, » puis elle reprend la conversation là où elle l’avait laissée.

U mai.—Depuis trois jours les accès sont plus fréquents.

7 mai. — Quarante-trois accès dans les vingt-quatre heures.

8 mai. — Quarante accès aujourd’hui.

9 mai. — Trente-trois accès ; saignée de àüO grammes.

\h mai. — Le nombre des accès n’a pas beaucoup diminué ; hier il y en a eu 27. On commence l’application d’un courant électrique continu à quantité constante qu’on cherche à faire passer à travers te corps de la malade, et, si c’est possible, à travers sa moelle, en plaçant le pôle positif à la nuque et le négatif au périnée. Cet ordre d’application a été conseillé par M. le professeur Gavarret pour éviter que le courant marche de bas en haut. Le contact est établi au moyen de deux larges plaques de cuivre, recouvertes d’un linge plié en plusieurs doubles, imbibé d’eau salée, et soutenues par plusieurs tours de bande. Le courant est produit par une pile de Daniel de six éléments, de là centimètres de hauteur, et pour constater son passage, on se sert d’un galvanomètre très sensible à cent tours de fil.

La première application ne dure que deux heures ; la malade la supporte très bien et n’éprouve qu’un très léger picotement aux points d’entrée et de sortie du courant. A l’instant même où le circuit est fermé, l’aiguille du galvanomètre se dévie d’un angle de 20 degrés, et elle demeure fixe dans cette position. La déviation ne diminue légèrement que lorsque les linges qui entourent les plaques terminales des électrodes commencent à se dessécher. Il suffit alors de les humecter davantage pour voir l’aiguille se reporter vers le numéro vingt. Disons ici que si le circuit n’est composé que par le fil métallique des électrodes amenés au contact sans interposition d’aucun corps étranger, la déviation est considérable et ne peut être mesurée, l’aiguille faisant deux ou trois tours sur son axe avant de se mettre en croix sur le galvanomètre.

Pendant les deux heures que dure l’électrisation, la malade a six accès parfaitement identiques avec tous les autres, et pendant ces accès l’aiguille du galvanomètre éprouve des oscillations dues à ce que le contact entre la peau et les plaques métalliques est rendu moins parfait par les mouvements convulsifs. Ce qui prouve que telle est bien la cause des oscillations, c’est qu’elles cessent complètement lorsque la main d’un aide rétablit le contact, en maintenant les conducteurs exactement appliqués pendant les convulsions. Le passage du courant n’incommode nullement la malade ; cependant un point du fil conducteur mal recouvert de soie s’étant trouvé en contact avec la peau de l’épaule, elle éprouve une cuisson qui devient très vive au bout de dix minutes, et l’on constate qu’il s’est produit une

DUNANT. — 1863 .

eschare large comme une pièce de dix sous et comprenant une partie de l’épaisseur du derme. Au bout de deux heures on suspend le courant. La peau de la nuque et du périnée offre une légère rougeur qui disparaît en peu de temps. Les accès continuent après l’électrisation comme auparavant; on en compte trente-trois en vingt-

15 mai. — Deuxième séance d’électrisation ; même disposition de ta pile, même déviation de l’aiguille. Les fils ont été garnis avec le plus grand soin pour éviter de nouvelles cautérisations ; aussi ne s’en est-il pas reproduit une seule pendant les cinq semaines qu’a duré l’application du courant. La malade a cinquante et un accès dans les vingt-quatre heures, dont quatre pendant le temps de 1 électrisation.

Le 16, troisième séance en tout identique avec les précédentes. Trente-huit accès.

Le 17, quatrième séance de quatre heures ; huit accès pendant le passage du courant, vingt-cinq dans la journée.

Le 18, cinquième séance semblable à celle d’hier.

Le 19, sixième séance pendant cinq heures. La disposition de la pile a été modifiée de manière à diminuer la tension tout en conservant la même quantité de fluide en circulation. On a disposé les six couples en deux piles de trois éléments chacune, et on a réuni les deux cuivres terminaux d’un côté par un même fil conducteur, et les deux 7;incs du côté opposé par un autre fil. La quantité d’électricité en mouvement n’a pas changé, la même dose traverse le corps, car la déviation de l’aiguille est la même qu’auparavant; mais la tension est bien moins forte, car les picotements qui se faisaient sentir aux points d’application, ne sont plus perçus que très faiblement, et seulement à chaque fois qu’on ferme ou qu’on ouvre le circuit. Pas plus que les autres jours il ne se produit de secousse ou de contraction musculaire nulle part ; la malade n’éprouve aucune incommodité, pas même le plus léger malaise.

Le 22, l’électrisation est appliquée chaque jour pendant cinq ou six heures sans inconvénient et sans effet marqué ni en bien ni en mal. La malade a eu trente-trois accès avantdiier et vingt-cinq hier.

Le 2A, vingt accès hier et avant-hier. La déviation de l’aiguille du galvanomètre atteint 40 degrés par suite de la saturation complète de la solution de sulfate de cuivre, et de la dimension plus considérable donnée aux plaques qui mettent la malade en communication avec la pile. Vu la difficulté de maintenir le pôle négatif exactement appliqué sur le périnée, on le plaee sur l’hypogastre. Aucun effet du courant n’est appréciable.

Le 27, hier, pour la première fois depuis Je 14, la malade n’a pas été électrisée ; elle est restéadouze heures sans avoir d’accès, quoiqu’elle ait assisté à la messe et aux vêpres, pendant lesquelles elle dit en avoir toujours éprouvé. Les deux jours

précédents elle en avait eu vingt-cinq et trente. Aujourd’hui l’électricité n"est appliquée (quatorzième séance) qu’à dix heures du soir et pour toute la nuit.

Le 28, les attaques des malades voisines et la nécessité d’humecter fréquemment les conducteurs ont empêché notre malade de dormir. Cette insomnie ne peut être mise sur le compte du traitement, puisque dans les séances antérieures au milieu de la journée elle a souvent dormi.

Le 29, hier dix accès, douze aujourd’hui. La pile reste établie telle qu’elle l’a été le 19; ï'expérimentation a lieu chaque matin pendant six heures.

31 mai. ■— La déviation de l’aiguille n’est plus que de 30 degrés, ce qui peut tenir soit à ce que les plaques de cuivre des conducteurs se sont légèrement oxydées, soit à l’incrustation des cylindres de terre poreuse de la pile par les parcelles de cuivre provenant de la décomposition du sulfate. La durée de chaque expérience n’est plus que de quatre heures, parce que la malade l’a demandé instamment, ennuyée qu’elle est de n’éprouver aucune amélioration, et aussi parce qu’elle s’inquiète en voyant les attaques devenir plus fortes chez la malade de l’observation suivante qui est en expérimentation à côté d’elle. Pour se faire accorder sa demande elle ajoute qu’elle a maigri et perdu l’appétit, mais personne ne s’en est aperçu.

3 juin. — Le nombre des accès a été, ces derniers jours, de vingt, seize, dix-huit, sept, huit, dans les vingt-quatre heures. Les règles ont paru hier, on l’électrise néanmoins et l’écoulement n’est nullement modifié.

20 juin. — Les séances d’électrisation ont été continuées assez régulièrement chaque jour; elles ne paraissent avoir produit aucun effet sensible, car sous leur influence la marche de la maladie n’a pas été différente de ce qu’elle était pendant les mauvais mois. Depuis le 3 juin, les accès ne se présentent plus que trois, deux ou une fois chaque jour; ils ont même manqué le 18 et le 19, mais ils ont reparu cette nuit.

22 juin. — On suspend l’électricité.

septembre. — Pendant la dernière semaine de juin, ainsi que dans les mois de juillet et d’août, la malade a été dans un état relativement très bon ; elle a passé souvent un ou deux jours sans accès, et lorsqu’elle en avait, ce n’était jamais plus d’un, deux ou trois en vingt-quatre heures.

20 décembre. — En septembre, il y a eu un état de mal; pendant huit jours la malade est restée dans le coma ayant de dix à vingt-cinq grands accès d’épilepsie chaque jour. Depuis le 1®’' octobre elle n’a eu qu’un ou deux accès chaque nuit.

1862. — La marche de la maladie est restée identiquement la même jusqu’au moment de la mort survenue à la suite d’un violent accès d’épilepsie.

Observation X.

Hystérie. Attaques convulsives. Névralgies.

B...(Cécile-Hortense),âgée de seize ans, est entrée à la Salpêtrière le 11 mai 1860^ elle ne possède aucun antécédent nerveux héréditaire et a joui d’une bonne sante jusqu’à l’àge de dix ans. A cette époque elle eut une fièvre typhoïde compliquée d’accidents cérébraux et d’hémiplégie droite. Aujourd’hui il ne reste aucune trace de cette paralysie, mais l’intelligence est très faible. La malade qui savait lire avant sa fièvre typhoïde, n’a rien pu apprendre depuis; c’est à peine si elle sait faire les plus grossiers ouvrages de couture. Elle ne peut dire quand ni comment ont commencé les attaques convulsives qui, depuis son entrée dans l’asile, reviennent sans grande régularité. Elles,sont de nature franchement hystérique sans aucun mélange d’épilepsie, et se composent de convulsions, de spasmes, et d’une sorte de chorée rhythmique n’occupant que le côté gauche.Dans les intervalles des attaques, principalement pendant les jours qui précèdent leur apparition, on observe fréquerriment des névralgies faciale et dentaire.

29 avril 1861. — Depuis deux jours, des douleurs très vives, plus fortes sur le trajet des nerfs, se font sentir sur la face et au cuir chevelu. Une exacerbation survenue avant-hier soir a été calmée par des frictions laudanisées. Hier malin, une faradisation a procuré du soulagement, mais le soir une nouvelle exacerbation a résisté à l’application du froid et à la compression des branches nerveuses. Elle a été suivie d’une attaque hystérique qui a très rapidement cédé à des inhalations d’éther, mais pour faire de nouveau place aux douleurs lorsque la malade est sortie de son sommeil factice. Ce soir nouvelle exacerbation.

16 mai. — La malade n’a pas eu d’attaque depuis le 29 avril; ses douleurs se sont calmées spontanément le 30. On commence l’emploi de l’électricité au moyen d’une pile à courant constant disposée comme pour la malade de l’observation précédente, afin de pouvoir comparer les résultats obtenus dans les deux cas. Comme pour la première malade on a employé une pile de Daniel de six éléments de là centimètres de hauteur, qui, pour diminuer la tension sans diminuer la quantité de l’électricité en mouvement, ont été ensuite disposés sur deux rangées de trois éléments chacune. Cette modification a amené une diminution dans la sensation de picotement, mais n’a pas influencé la déviation de l’aiguille aimantée du galvanomètre (le même que dans les deux autres observations). Cette déviation a toujours été de 30 à àü degrés lorsque le corps de la malade faisait partie du circuit , le pôle positif étant appliqué à la nuque, le négatif au périnée d’abord, et

plus tard à l’hypogastre. De même que chez la première malade la déviation de l’aiguille diminuait lorsque les conducteurs étaient mal humectés d’eau salée, ou moins exactement appliqués par suite des'mouvements volontaires ou convulsifs de la malade. La première application dure deux heures; la malade, quoique ne voulant pas l’avouer, en paraît atfectée, car dès le début elle a des secousses convulsives dans les membres, et bientôt après une franche attaque d’hystérie qui dure plusieurs heures.

17 mai. — Seconde séance de deux heures. Pas d’attaque.

Le 18, troisième séance de deux heures pendant laquelle il se produit une légère attaque.

Le 19, quatrième séance de deux heures, avec deux petites attaques.

Le 20, cinquième séance de deux heures avec une attaque.

Le 21, sixième séance de quatre heures. Il n’y a pas d’attaque aujourd’hui et lamalade dort d’un sommeil paisible et prolongé pendant le passage du courant. Hier elle a eu un vomissement, ce qui lui arrive quelquefois en temps ordinaire. Du reste elle n’éprouve aucun malaise, aucun dérangement dans les fonctions sauf «n peu d’inappétence,

Le 22, septième séance de quatre heures. Comme hier, la malade n’a pas d’attaque et dort pendant l’expérience; elle se plaint d’éprouver un affaiblissement général.

Le 23, séance de quatre heures, sans attaque et sans sommeil.

Le 2 ^ 1 , séance de six heures. Attaque légère.

Le 25, séance de six heures. Sommeil léger pendant le passage du courant; attaque légère au réveil ; inappétence très marquée.

Le 26, au moment où le courant allait être établi, il se déclare une violente attaque qui fait suspendre l’usage de l’électricité, parce que la malade paraît être, depuis qu’on l’emploie, plus malade qu’elle n’a jamais été. Jamais en effet, depuis cinq mois que nous l’observons, nous n’avons vu des attaques aussi fréquentes et aussi rapprochées. A quoi peut tenir cette aggravation? On peut l’attribuer au passage du courant, puisque dès la première séance, il y a eu des attaques, qui cependant ne se sont pas reproduites dans chacune des séances qui ont succédé. Nous croyons qu’on peut aussi bien l’attribuer à ce que notre malade a été fortement impressionnée par la nouveauté du traitement, par l’attention exceptionnelle dont elle s’est vue tout à coup l’objet de la part de plusieurs personnes, et par les craintes exprimées par plusieurs malades, qui déclaraient que jamais elles ne se soumettraient à ces expériences. Il y avait dans ces impressions morales des motifs suffisants pour déterminer l’apparition des attaques que facilitait une température exceptionnellement chaude et énervante de 25 degrés centigrades.

Le^l, l’attaque d’hier a duré trois heures. Aujourd’hui il s’en est reproduit plusieurs très fortes, et à de très courts intervalles.

'Le 28, lès attaques oht continué très intenses, et ne se sont calmées que cê matin.

Le 31, pas dé nouvelle attaque depuis le 28 ; mais il est resté un peu de constrlction à la gorge et de i’insomnie.

juin. - La malade, qui s’est opposée à ce qu’on recommençât 1 electriaté, n’a pas eu de nouvelle attaque, sauf la nuit dernière.

Le 12, hier, dans la journée, quelques attaques ; et cette nuit, de la névralgie faciale.

Le 20, une très forte attaque d’hystérie.

Le 29, nouvelle attaque violente hier, dans la soirée.

15 juillet. — Depuis ce matin, fortes attaques convulsives.

3 août. — Les règles ont paru et coulent bien.

Le 15, il n’y a pas eu d’attaque depuis un mois.

20 septembre. — Une violente attaque survenue cette nuit paraît être la première depuis le mois de juillet. •

Décembre 1862. — La malade a été soumise cette année aux douches froides, et son état semble meilleur aux personnes qui ont pu l’observer de près.

Observation XI.

Epilepsie. Accès convulsifs quotidiens.

B... (Amélie), âgée de trente-deux ans, entrée le 21 avril 1858. Pas d’antécédents héréditaires; pas de convulsions dans l’enfance. A dix ans, fièvre typhoïde grave avec délire. Mariée à dix-neuf ans, elle eut, quinze jours avant son mariage, une attaque convulsive. Un an après, peur violente qui fut suivie d’un accès épileptique. Depuis lors, les accès se sont répétés de plus en plus fréquemment, et aujourd’hui il y en a presque régulièrement un ou deux chaque jour.

20 mars 1861. — Depuis trois mois, j’ai pu observer par moi-même la parfaite régularité des accès d’épilepsie. Ce matin, je fais passer pendant quelques secondes un courant électrique intermittent assez fort, en plaçant dans chaque main de la malade un conducteur de l’appareil électro-médical Ruhmkorff.

Le 21, la malade a passé les vingt-quatre heures sans accès; elle en est très heureuse et très étonnée. J’électrise de nouveau.

Le 22, aucun accès depuis hier; même électrisation.

Le 23, pour la troisième fois, il n’y a pas eu d’accès. J’électrise.

Le 24, le quatrième jour s’est passé de même sans accès. Nouvelle faradisation.

Le 25, un étourdissement et un fort accès d’épilepsie se sont montrés cette nuit. La malade n’est pas soumise au courant de crainte de nuire à l’effet perturbateur qu’on espère en tirer.

Le 27, les accès ont repris leur fréquence habituelle. Je recommence l’électrisation.

Le 28, les accès n’ayant pas été enrayés, tout traitement est de nouveau suspendu.

10 mai. -- Depuis six semaines on est, à plusieurs reprises, revenu à l’emploi du courant intermittent, mais toujours sans en obtenir aucun effet ; les accès n’en ont nullement été influencés.

Le SI, la malade est pendant quatre heures soumise à un courant électrique continu. Tout a été disposé comme dans les deux observations précédentes; la déviation de l’aiguille est la même. Deux étourdissements en vingt-quatre heures.

1®'juin. — Deuxième séance de quatre heures; trois accès dans la journée.

Le 2, je n’électrise pas, la malade ayant demandé à sortir aujourd’hui ; elle a deux accès.

Le 3, troisième séance, trois accès.

Le 4, quatrième séance, un accès.

Le 5, cinquième séance, trois accès.

Le 6, sixième séance, deux accès.

Le 7, septième séance, trois accès.

Le 8, huitième séance, deux accès. La malade n’éprouve aucun trouble dans sa santé habituelle; le courant ne produit aucun effet; l’aiguille du galvanomètre dévie constamment d’un angle de 18 à 25 degrés. L’électrisation sera continuée chaque jour pendant trois ou quatre heures.

Le 30, sauf de rares exceptions, la malade a été électrisée chaque matin sans aucun résultat ; une seule fois elle a passé les vingt-quatre heures sans être malade. Tous les autres jours elle a eu absolument comme avant ce traitement, un, deux ou trois accès.

22 juillet. — Aucune amélioration ne s’étant produite depuis sept semaines, M. Moreau fait suspendre le courant.

Décembre 1861. — 11 n’y a eu aucun changement dans l’état de la malade.

-li'iKl üiloviiü/; -hH-HJi üÎ) ;V;-;f.q 'if!(»[ qmii’îî«i/p '4

.iwilikll»

Jioli ail't't p'Viiili.iJM •>.-,'l'il; l'i i. '■* ' », v'Ur»i!('.>•>»''îi'Ufi.J'i nîî ,«£

■fOQ]i;d‘liîj'î’i({ Jy 7 ]!)’l « - 4 ' ’nu'irfnn s.;; ‘i^'iuiuo ''î shslj Ht '«.I

.•ifwtî Tiyfii'-t'H/./uj*

-il) >-ii'Vî'«{{îxjinio '.ri -.1 .-4 . iJidwi *-n'S'iwl i«3l sriq'Vf Joo .'>h ?.al ,te yJ

-pAiü jHî'iVM-Mf .f'îliii’i! K'fj'.^Viiiin-î à!è enq ImiYd'a ?/>{ oü

.... ■■ '.ubn^fi

uî) i()f(jfn'ri l'i li iio «ouiünîyÿ dyqyÜ ;r,-.inai Oi

JcH) a;)'n aynin ‘'A\ ; ; a'mu-. . o'> -'iiicii! '; 4,;,,; •;; ;,iaiuoi

yujuiml!) Jnaiüoo n -î'nwad. iiJ-tijt Jfis'i.aa-'i'.;c:y sb«)li:ra i! ,tf.

-à!) lii . >'îfj - où - !■ itJ >[• î *> (frtfUn > ' iflli))!'»-,

.?yitjbif v.j-jy i ji.f‘f'ù‘;'î ob nolJuiv

.yàfiiüoi. ii{ ?ruil> «ù-i .loi'. : v li > y(i iîfî4^>. Ü - ,iiini ’ f

oHa ; (jjfl'biooyji; ibioH n ihnt>nî-iîï 1 !ïb 7« shsb.M) ni .■'.uq '»i ,C’ ol

■ ■■,^' . .•■■'hlfl XifOf* tJ

* ' , ,, . '/i,, eilxiiJ ,iai!tif); o'iJ lK.j

■•'■'■.o;; tiu ,'.,j.• ,jiJj;üp ,i. üd

-HHI - • I

.ebo >:£j‘jj} ^MtihuèiOor. y. ■ ,0 Ovi éo'j' i:’:i ■i.i-'.ii-;-'--

BS ïriBb oldijuui 1UJ',UB ■-/ijm-ifVn abiilsm ii.l .«jmh y.,:ali -....jiiiijil .-i u.l

■ T-lémon-vlBs ub alli.,.;iB'i ’h ,„r. ... ,;,:.-iv-lliuSÙ .âk,,;^

;>àlJüilSJu‘4 HOii,,,” •Vi»)|y'J ,;V , :>< ,, , i

’ - î rti-'. i' b'.»b!iüqu'O; y.yUt

.ôhtîI'lBlî •>.) ! ,<IIh '1 5’qiw ; a-,-. i, 1 I

î!0/>! '!) ,U!1 ,]ii .'tùiBit J * Mu’ J j n .ji.i. ^(j, ,, ù; ,, „ •' //* *'"***

/fqwôi^ît»

-J. 'ï.'ift Mi'î fa-!if;!(.'ij . n.; -.'c,-,

. B'- .q,;;, , 0-, If

..Uni.- .4 Mb JB^Vi Jaot.t^ i . Î-'M{ ui-bu,.

Page 1