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Il est donc bien prouvé que l’humérus s’accroit beaucoup plus par son extrémité supérieure que par l’autre.
Dans l'expérience XIV, c’est aux ossifications du périoste et des lambeaux cartilagineux que nous devons attribuer la longueur de l’os. Il n’est pas douteux pour nous, comme d’ailleurs nous Pavons vu pour le genou que ce sont les néo formations périostéo-périchondriques considérables, qui sont la cause de l’erreur. Aussi avons-nous recherché sur la coupe à découvrir le point précis de la section de la diaphyse : nous n'avons pu y parvenir avec certitude. Ïl y a à un moment donné, fusion intime, entre l’os nouveau et l’os ancien : le processus de médullisation s'empare du tissu compact diaphysaire et confond tellement les deux os qu'il est impossible de reconnaître la limite qui les sépare. La marche du processus est souvent très rapide, comme nous avons pu le voir, surtout chez des animaux jeunes doni l’activité organique est grande : or, le chat de l’expérience XIV, a véeu plus de deux mois et demi, et c’est, dans l’espèce, un temps assez long pour que la fusion ait été complète. La forme de l’os d’une part et les lois du développement de l’humérus, ainsi que l'observation de plusieurs cas analogues, soit sur l’homme, soit sur des animaux, nous permettent de croire que dans cette expérience l’atrophie a été plus considérable que l’examen de la pièce le laisserait supposer, et que nos calculs, s'ils ne représentent pas la vérité exacte, offrent du moins une approximation assez grande. Dans l'expérience XV, d’ailleurs, où la survie de l’animal a été seulement de cinquante jours environ, nous avons pu retrouver assez nettement, croyons-nous, le niveau de la section de Ja diaphyse. Or, en calculant d’après les mensurations prises
de ce point, nous avons trouvé un arrêt d’accroissement considérable et nous pouvons d’après ces données, dire que la résection de l’extrémité supérieure de l’humérus comprenant le cartilage de conjugaison et la région juxtaépiphysaire correspondante, entraîne dans cet os un arrêt d’accroissement égal à environ 1/# de sa longueur.
Il est loin d’en être de même quand la tête seule a été enlevée, et que le cartilage de conjugaison n’a pas été, intéressé. L'expérience XVII, nous montre, en effet, un arrêt d’accroissement de 2 *" sur une longueur d’os de 70, soit 1/35 : fait, encore en rapport, avec ce que l’on sait de l'importance relative de l’épiphyse et de la diaphyse.
Nous noterons enfin, dans toutes ces expériences, l’allongement atrophique des os voisins de l’humérus, l’omoplate, le radius et le cubitus, caractérisé d’abord par une différence de poids toujours très sensible, puis par une plus grande longueur, et par une largeur moindre du scapulum.