COS SET
=" He 226 0 à 0 RER = Longueur du pied.
COTÉES 2 Ernie
+ malade. 255
Ce sont là de beaux exemples d’arrêt d’accroissement du fémur, par destruction de son cartilage de conjugaison inférieur. Les atrophies, nous le verrons plus loin, qui proviennent de l’inertie fonctionnelle, de la compression, etc., ne se présentent pas avec ce cortége de signes , que nous rencontrons très marqués dans le cas de Grange et qui existent aussi chez Robert : Les os sont moins volumineux, leurs saillies se retrouvent moins bien ; ici au contraire, il y a raccourcissement énorme de los, mais los est plus volumineux. C’est que l’irritation, très intense dans les parties centrales, ne s’est fait sentir qu’indirectement à la périphérie et a suffi seulement à irriter la couche ostéogénique du périoste et à provoquer la formation des couches osseuses extérieures.
Nous ferons remarquer en outre, que si le raccourcissement est si considérable dans ces cas, ceci est parfaitement en rapport avec la loi d’accroissement. M. Ollier pense
qué lé fémur s'accroît environ deux fois plus par son extrémité inférieure que par son extrémité supérieure. Nous avons fait nous-même des mensurations qui nous ont amené au même résultat. Elles sont résumées dans le tableau suivant, publié déjà dans le mémoire de M. Ollier, sur la résection de la hanche (1); nous les reproduisons ici.
DIMENSION Fe RAPPORT NOMBRE MOYENNE ACCROISSEMENT d
RS Sn des au-dessus |au- dessousfau- dessus |au- dessous | l’accrois-
FÉMURS | du trou | du trou À du trou | dutrou done
ee nourri- | nourri- | nourri- nourri- es deux
Xamin: d . 6 ë î
ce cier cier cier cier segments neemnmes | Enis mens
s mm. mm.
Naissance 14 11,6 47,7
De la naissance Lk ans
De 4 ans à 11 ans
mm.
De 11 à 17 ans 403,3
m Adultes 213,0 227,3
Si nous insistons sur ce fait de l'énorme raccourcissement du fémur, quand son cartilage de conjugaison inférieur est détruit, c’est que nous n'avons jamais rencontré dans les coxalgies, de forme osseuse, ou mieux dans Îles ostéites juxta-épiphysaires de l'extrémité supérieure du fémur, d'arrêt d’accroissement aussi prononcé, loin de là. C’est une confirmation de la loi d’accroissement que nous avons citée plus haut.
(1) Ozrier. — Revue de chirurgie, 1881, p. 553.
OgBservaTIoN XXIX.— (Communiquée par M. le docteur Gangolfe). Ostéile juxta-épiphysaire de l'extrémité inférieure du fémur. — Arthrite du genou. — Atrophies osseuse el musculaire.
Louis Armand, de Mont-Genève (Hautes-Alpes), 25 ans, sans profession.
Vers 13 ans 1/2, sans cause connue, apparition brusque d’une tuméfaction remontant jusqu’au milieu de la cuisse gauche; le genou ne fut pas pris. Le malade s’alita et 15 ou 20 jours après un abcès s’ouvrit au niveau du condyle interne ; d’autres fistules se produisirent; mais c’est seulement deux ans après le début qu'un petit séquestre s’élimina spontanément. Un an après, issue de deux nouveaux séquestres, toujours petits.
Actuellement, on constate : une déformation et une atrophie du membre tout entier ; apparence du double genou, nombreuses cicatrices adhérentes à l'os. Avec le stylet, introduit par une fistule externe, on arrive sur le condyle dénudé.
On prend les mensurations suivantes :
Tibia :
CIQUE Se à à à © à AP
— malades TOR Péronés :
Con Ent 0 04 © SP sn,
— malade. . . . 300 — Fémurs: du point le plus saillant du grand trochanter à l’interligne du genou, en dehors.
Cous Eine Mons à SD mue — malade. . . . 325 — Pieds : bord interne mesuré de la partie postérieure du talon à
l'extrémité antérieure du gros orteil.
COQUE Sins. » Ido à PAU) om, — malade. . . . 200 — Jambes : circonférence au niveau de la partie la plus saillante du mollet. | Coté MEME MP 200 NA la le SP 050
Pieds : circonférence à 4 travers de doigt de la racine des orteils. COLE EE 2 DE Malade NT UD
Toutes ces observations nous paraissent concluantes au point de vue de la lésion directe du cartilage de conjugaison et nous n'insisterons pas davantage sur ces cas où la netteté des symptômes ne permet pas, avec les données anatomiques et physiologiques actuelles, d'attribuer une autre cause à l'arrêt de développement. D'ailleurs ces faits ont bien été mis en lumière dans le mémoire de M. le professeur Poncet (1).
Lorsque l’inflammation survient dans un os long dont les épiphyses sont soudées, l’atrophie, on le comprend, ne se traduira plus de même; l’os conservera sa longueur, mais il subira un mouvement de résorption dans toutes ses parties, qui se traduira de différentes façons : extérieurement il paraîtra plus grêle, ses saillies seront moins proéminentes, ses rugosités tendront à diminuer et son aspect, ordinairement, en dira plus que toutes les mensurations. Îl nous est arrivé en effet souvent, et ceci est frappant surtout sur les pièces expérimentales, d’être frappé de l’atrophie d’un os ; quand nous cherchions avec lecomp as à l’évaluer, nous étions surpris de trouver des différences insignifiantes, un demi-millimètre, un millimètre quelquefois. L'os est aussi moins lourd et nous trouverons des différences marquées à cet égard.
Si on le fend, on est le plus ordinairement, sur les coupes transversales aussi bien que sur les coupes longitudinales, frappé de l’anincissement de sa couche compacte. Quelquefois on voit qu’elle est le siége d’un travail de médullisation qui se traduit par la présence anormale de tissu spongieux, doublant la substance compacte et tapissant le
dl) Poncer. —- Gazette hebdomadaire, 1872.
Er
canal médullaire. De fait, celui-ci semble agrandi et quand on cherche alors à apprécier cet agrandissement on voit qu'il se mesure quelquefois par plusieurs millimètres de différence. Nous n'avons jamais été plus frappé de ce fait que chez une malade de 16 à 17 ans, atteinte d’une ostéoarthrite chronique et suppurée du genou. On pratiqua d’abord la résection ; le tibia et le fémur ramolli, se laissèrent couper facilement avec le couteau ostéotome ; mais les lésions remontaient très haut, de sorte qu’on transforma, séance tenante, la résection en amputation de la cuisse ; lorsqu'il s’agit de couper le fémur, dans sa diaphyse alors, et à peu près à la partie moyenne, on le trouva pliant sous le doigt; pour ne pas exprimer le contenu du canal médullaire, on se servit néanmoins de la scie ; mais sur la section on constata que la couche compacte, rouge, avait l’épaisseur d’une feuille de parchemin ; elle était entourée d’une couche de productions osseuses d'origine périostique, très vasculaires ; quant au canal médullaire, énormément agrandi, il était plein d’une substance lie de vin, violacée et diffluente. Néanmoins, la malade guérit en peu de temps, sans complication.
Le canal médullaire, non seulement est agrandi dans ses dimensions transversales, mais il est aussi plus long; en effet, si la médullisation s'empare de la substance compacte, à bien plus forte raison, triomphera t-elle des faibles résistances que lui offre le terrain spongieux des extrémités. Aussi se prolonge-t-il plus loin, par le fait de la résorption des trabécules. On sait qu'il y a toujours, même chez l'adulte, une certaine indépendance entre le diaphyse et l’épiphyse proprement dite, bien que le cartilage de conjugaison soit soudé ; les lésions primitivement
Te
développées dans une partie de l'os ont une certaine tendance à y rester cantonnées et à ne pas se propager ; néanmoins, nous avons trouvé dans le fait suivant principalement, où le cartilage n'existait plus, et où on retrouvait avec peine la limite inter-épiphyso-diaphysaire, les lésions atrophiques envahissant l’épiphyse aussi bien que la diaphyse. Il semble qu’il y a là, une cause générale dominant les influences locales et qui entraîne avec elle l’atrophie de toutes les parties osseuses.
OBSERvATION XXX. — Ostéo-arthrite suppurée du coude droit. Résection totale. Autopsie, pe
Jeannette Verney, 19 ans, entre à St-Pierre, le 14 mai 1878, avec ‘une ostéo-arthrite tuberculeuse du coude droit, datant de plusieurs mois, indolente, non traitée jusqu'à présent ; elle n’a jamais porté de bandage ; elle s’est toujours un peu servi de sa main. Œdème. Au-dessous on ne sent presque plus les muscles.
12 juin 1878. — Résection totale. Suites simples.
17 juillet. — Part chez elle.
14 août 1880, — On prend les mensurations suivantes :
Bras, à la partie moyenne :
COR Soins à 2 ANS AE
— malade. . . . 135 — Avant-bras à 3 centim. au-dessous du pli du coude :
Césaire ons SOMME
— malade. … 1. : 150 — Coude à sa partie la plus large:
Coterine. 2.7 185"mm.
— malade" =. … 215 —
Longueur du bras, de l’angle postérieur de l’acromion à la partie la plus saillante de l’épicondyle ; Coin. ele cn 0200:mm:.
= malade. 0. 000 —
Longueur totale du membre, du même point acromial à l’apophyse stytoïde du radius, les deux membres dans un degré égal d'extension :
CCHÉLSA INR. CON NAS en Lonaladertes uns 42e
Flexion maximum à 80°, Extension presque complète. Rotation de l'avant-bras assez incomplète.
Diamètre du coude :
COTES AT EEE 55 mm.
— Malade. 2. 15 —
On est frappé du contraste qui existe entre la maigreur du membre et l’exubérance des saillies osseuses du coude. Néinmoins, on sent tous les muscles, mais fort réduits, qui se contractent ; le membre, dans cet état, est encore très utile, et la malade s’en sert pour tous les usages de la vie ; elle mange, coud, etc., et cela depuis plus d’un an. Il n’y a plus du tout d'œdème.
La malade est rentrée pour une fistule dans la région lombaire ; elle succombe, en septembre 1880, aux progrès de la suppuration.
Autopsie. — Les lésions siégent sur le sacrum, le coccyx : vaste collection purulente dans la fosse iliaque interne gauche. Pas de lésion pulmonaire tuberculeuse. Reins blancs. On pèse les deux membres supérieurs sectionnés au même point, dans des conditions d'identité aussi parfaites que possible.
Côté an M 607 crèms — malade, . . . 1310 —
Nous passons sur les détails qui concernent la reconstitution de l'articulation, pour ne nous occuper que des muscles et des os. Les muscles sont petits, pâles, adhèrents par un tissu plus condensé qu'à l’état normal aux saillies articulaires du coude. On les retrouvetous.
Humérus. — L’os malade a une apparence générale plus grêle que l'os sain; les saillies en sont peut-être moins accusées ; toujours est-il, qu’il esttrès difficile de se rendre compte par la mensuration des différences qui existent. On ne trouve pas de différence entre les hauteurs des portions sus-nourricières. :
On pèse 10 cent. d’humérus, comprenant l’extrémité supérieure.
CORRE Re ae 51 gram.
— malade. . . . 38 —
Sur la coupe transversale de cette extrémité supérieure, on constate : l'agrandissement du canal médullaire au dépens de la cou: che compacte qui est sûrement réduite de moitié ; la médullisation du tissu spongieux dont les travées sont amincies, friables, détruites par places, de façon à laisser béantes des vacuoles bien plus considérables que du côté sain. Cette raréfaction comprend toute la région qui correspond au col chirargieal et à la tête ; elle a par conséquent envahi la région épiphysaire elle-même, qui est séparée de la diaphyse par une mince couche compacte, interrompue par places, et qu’on peut reconnaître comme les restes du cartilage de conjugaison.
Os de l’avant-bras. — Sur le radius et le cubitus on remarque jes mêmes particularités. Toutefois, ce qui frappe plus que tout, c’est l'agrandissement en largeur du canal médullaire et la disparition de la substance compacte.
On pèse séparément 8 centim. de cubitus et de radius, comprenant les extrémités inférieures de ces os.
CubituS sain. 9 gram.
on maladen pe: 2400. & — Radius sain: 20 1 MI5igram.
malade. st, sus 0142 0
Il s'agissait, on le voit, d’une résection da coude entièrement guérie et d’un membre non pas inactif habituellement, mais mobile, dans une certaine mesure, relativement fort et dont la malade se servait pour tous les usages de la vie. Néanmoins on voit un degré d’atrophie très marqué sur les os, principalement l’humérus ; il ne s’agit pas là d'une inflammation propagée ; le bras, nous le répétons, n’était le siége d'aucune douleur; néanmoins, l’humérus se résorbait lentement, perdait de ses dimensions, de son poids; le canal médullaire s’agrandissait ; il en était de même des os de l’avant-bras.
Ogservarion XXXI. — Coxalgie suppurée, résection de la hanche. — Mort. — Atrophies musculaire et osseuse. — Aulopsie.
Emile Ranc, cordonnier, 30 ans, entre le 2 septembre 1881, à la salle St-Sacerdos, n° 18.
A dix ans, début d'une coxalgie du côté gauche. Alitement pendant deux ans. Au bout de la première année, ouverture d'un abcès. Deux ans après le début,il commença à marcher avec des béquilles, pendant deux ans encore ; puis il les abandonna, marchant très faci-, lement, très longtemps, sans canne. Santé généralement très bonne. En 1875, quelques légères douleurs dans la hanche, pendant quinze jours ; il ne s’arrête pas cependant. En 1879,blennorrhagie et syphilis, traitées à l’'Hospice du midi.
Le 10 août 1881, réapparition des douleurs ; il ne cesse son travail et ne se met au lit que le 2 septembre. À ce moment, il n’y avait pas de déviation du membre. Traitement par les vésicatoires, les tractions continues ; amélioration. L'appareil enlevé, la déviation s’est produite ; flexion de la cuisse sur le bassin à 50° environ. Adduction prononcée. Douleurs très vives dans tout le membre, mais surtout dans la hanche et le genou. Abcès en avant du grand trochanter.
26 novembre. Arthrotomie. À la suite de cette opération, d’abondantes hémorrhagies se sont produites à plusieurs reprises.
8 décembre. Résection de la hanche, sous-trochantérienne. Pansement à l’iodoforme., Suites simples: néanmoins, vers le 25 décembre, la température s’élève, les douleurs reparaissent, la suppuration est très abondante, le malade s’affaiblit et finit par mourir le 14 janvier 1882.
Aulopsie abrégée. 15 janvier. On prend les mensurations suivantes sur le cadavre : ;
Le membre malade, parallèlement placé avec le membre sain, présente un racourcissement de 155 mm.
Mollet : à 21 cent. au dessus de la malléole interne.
COLIS AIDE RP DE uimalade "He ls0ie—
Cuisse : à 13 cent. au-dessus du bord supérieur de la rotule. DS Sites S à 20 OÙ on.
malades AI OUR
1 y a une infiltration œdémateuse du membre malade qui ne permet pas d'évaluer l’épaisseur relative des plis cutanés, ni celle de la couche de tissu adipeux. Au-dessus de la tête du péroné, sur la jambe malade, existe une ulcération de la largeur d’une pièce de 1 franc. Rien à noter dans l’articulation du genou.
Les muscles du membre malade sont très infiltrés de sérosité ; flasques, sans cohésion, de couleur très pâle,surtout les fessiers qui sont d’une volume excessivement réduit ; au-dessous d'eux existe d’ailleurs une collection purulente.
La masse des muscles de la jambe, ainsi que ceux du pied, pèse 375 gram. pour les deux côtés ; mais il faut tenir compte de l’infiltration. On dissèque les muscles suivants, à la cuisse, et on les
pèse comparativement.
Couturier. . . . - sain 55 gram. malade 20 gram. Droitinterne C9 7 — Jo DroitanteneUT PO 5 I — BU —
On dénude avec le plus grand soin les divers os pour prendre les
pesées etles mensurations suivantes.
Rotule :
Poids. . . Côté sain. 81 gram. Côté malade. 22 gram. Largeur - . — 440 mm. 22 405 mm.
EHeuteuve — AJ = 3800 Epaisseur . — 200 — DORE Tibiu et péroné pesés ensemble :
COS An ER 2 ram — malade. . . . 352 — Tibia :
Longueur. . . . . . . . Côtésain 350 mm. malade 345 mm. Larseurdes condylesm "17% — TD — — 67 — Largeur de la face interne. . . — 29 — — 2% — Largeur de l'extrémité inférieure. us dl a RQ}
Péroné. Longueur des deux os 340 mm.
Cet os est notablement moins volumineux que du côté sain, sans que toutefois on puisse apprécier les différences d’une manière exacte.
La consistance des os de la jambe, du côté malade, est diminuée;
aussi en enlevant avec le détache-tendons, les parties fibreuses qui enveloppent les extrémités, la couche compacte amincie se détache très facilement et le tissu spongieux, gorgé de sang, et très rouge est mis à nu : on note ces détails, par comparaison, avec le côté sain.
Sur la coupe transversale des deux extrémités supérieures du tibia on peut aussi constater que la coloration est plus foncée du côté malade, les aréoles spongieuses sont plus vastes ; tout le tissu a un aspect plus lâche ; enfin sa friabilité est bien plus grande. En outre, le canal médullaire commence plus haut que du côté sain et finit plus bas. Il y a, en somme, disparition d’une quantité assez notable du tissu osseux proprement dit.
Calcanéum. Poids :