‹ Recherches Expérimentales & Cliniques sur les Atrophies des Membres dans les Affections Chirurgicales: Système Musculaire et Système OsseuxChapitre 7 sur 57 · HER · texte numérisé non relu

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siége, lui permettent de croire qu’elles ne sont pas dües à des pressions réciproques (Rehyer). Ce ne sont pas non plus des tubercules et il est préférable d'admettre que ce sont des lésions trophiques.

Dans la thèse de Guichard, (1) on trouve un bon exposé de l'influence du système nerveux sur la nutrition des muscles. La théorie des atrophies réflexes est longuement exposée et c’est à elle que se rattache l’auteur pour expliquer les atrophies d’origine articulaire.

Au congrès de Londres, (2) le docteur Lesshaft de St- Pétersbourg, fit une intéressante communication sur les Causes dont dépend la forme des os. Les conclusions de cet auteur sont basées sur des expériences faites avec le docteur Popoff, sur des animaux jeunes (lapins, chiens, cobayes, etc.) Nous n’entrerons pas dans le détail de ces expériences très variées, nous citerons seulement les conclusions principales.

À. « Le développement de toutes les parties de l'os est » en raison de l’activité des muscles avoisinants. La gran- » deur de cette activité affermit les os et lorsqu'elle est » faible, ceux-ci deviennent plus minces, plus faibles, plus » étroits et relativement plus longs. »

N'est-ce pas là l’allongement atrophique ?

B. « La forme des os varie lorsque la résistance des » organes avoisinants devient moindre ; alors les os s’é- » paississent et se dirigent vers l'endroit qui oppose le » moins de résistance. »

(1) Guicæarn. — Thèse de Bordeaux, 1881.

(2) Transactions of the international médical congress, 1881, t. I. p. 151.

C. « Les os sont des organes actifs quant à leur cons- » truction (architecture) comme servant de base et d'appui > aux organes voisins : mais ils sont passifs quant à leur » relation avec ces derniers, laquelle relation dépend » principalement des sources de leur nutrition commune, » qui augmente lorsque la pression des parties avoisi- » nantes diminue et que l’action des muscles adjacents se » développe. »

En 18892, peu de travaux se sont produits. Citons cependant les leçons de Charcot (1) publiées récemment dans le Progrès médical, sur les atrophies musculaires dans l’arthrite traumatique et le rhumatisme. Aucun fait nouveau d’ailleurs ; on y trouve seulement quelques cas exposés avec cette parfaite clarté qui distingue le professeur de Paris.

Notons encore un intéressant mémoire de Segond (2) sur les modifications du calibre des vaisseaux dans les membres amputés. L'auteur, après avoir donné quelques observations très intéressantes arrive à cette conclusion qu’une amputation quelle que faible partie de la masse totale du membre qu'elle supprime, amène toujours et à bref délai une diminution du calibre des artères et des veines, dans le moignon et dans tout le reste du membre. Cette diminution de volume n’est nullement consécutive à l’atrophie du membre : elle la précède quelquefois: en tout cas elle est concomitante. Enfin, dit-il « la diminution primitive du » calibre des vaisseaux joue probablement un rôle pathogé- » nique important dans l’atrophie des membres amputés. »

(1) Crarcor, — Progrès médical, juin et juillet 1882. (2) Seconp. — Revue de chirurgie, août et septembre 1882.

Quant à l'interprétation, les faits qu’il a pu observer, sont insuffisants pour lui permettre de la trancher. C’est une question à réserver.

Ce travail dans lequel sont résumées les idées générales sur l'anatomie des moignons devait avoir sa place ici, bien que nous n’ayons l'intention de ne nous occuper que de l’atrophie des muscles et des os.

Arrivé au bout de ce long exposé des travaux publiés sur les atrophies des membres, nous croyons devoir résumer dans un tableau les différentes théories émises à ce sujet.

Or, les causes invoquées, peuvent se grouper de la façon suivante :

4° Inertie fonctionnelle ;

2° Inégale répartilion des matériaux de nutrition ;

3° Inflammation ;

4° Etat général ;

5° Intervention de la fonction trophique du système nerveux.

Les auteurs qui ont trouvé dans le système nerveux les causes de ces atrophies, ou bien ont donné une théorie ou bien se sont contentés de dire : troubles trophiques, sans spécifier autrement. — Nous croyons pouvoir classer ces diverses opinions de la manière suivante :

Compression des bandages.

Inertie à J. L. Petit. — Nélaton.— fonction |. He os ou si ne Maigaigne. — Bonnet — re bilité. — Défaut du contac OI

de l’air et de la lumière.

Inégale répartition Gosselin et Lejeune.

des matériaux nutritifs. Broca et Berguien.

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