AVANT L ÉTHER APRÈS L’ÉTHER
Expérience V. Chien de petite taille. Il est fixé et préparé de la même manière que le sujet précédent.
Après ces préparatifs, la température du sujet est 38° 75 ; douze respirations par minute.
On recueille les gaz expirés.
Administration des vapeurs à' éther. Période d’excitation vive pendant laquelle la température s’élève de0°5. Les inhalations durent quarante- cinq minutes. Jamais l’animal n'a été complètement insensible , et cependant on a failli le perdre à un certain moment.
La température étant à 37° 5, on cesse l’inhalation d’éther et on fait une deuxième prise des gaz de la respiration. Durant cette opération, les mouvements respiratoires sont extrêmement nombreux ; on en compte cent vingt par minute. Tout à coup le chien présente de l’apnée; on y remédie en pratiquant la respiration artificielle. Quand la respiration se rétablit, la température se relève peu à peu et revient, une heure dix minutes après le début de l’administration de l’éther, à 37° 8. On recueille des gaz pour la troisième fois; la respiration s’accélère légèrement, dixneuf mouvements par minute.
Température du laboratoire : 15°. Pression barométrique 0m755.
L’analyse des gaz expirés fournit les chiffres suivants :
GAZ EXPIRÉS
AVANT LES INHALATIONS 45' APRÈS LES INHALATIONS 25' APRÈS LA SUPPRESSION
d’éther d’éther de l’éther
Abaissement de la tem- Abaissement de la température ; 1°,25. pèrature : 0",9,
Expérience YI. - — Beau et bon chien. On découvre une veine jugulaire et on fixe une canule clans la trachée.
Température rectale, 38° 7". Respirations, douze par minute. On recueille les gaz de la respiration.
On injecte ensuite une solution de cliloval dans la jugulaire. Sommeil. Au bout de trois quarts d’heure, la température est à 36° 5; les mouvements respiratoires sont au nombre de vingt. On recueille de nouveau les gaz expirés.
L’analyse donne :