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Résidu 3,75
4° 20 minutes plus tard, la sensibilité réparait à la cornée, l’expiration redevient plaintive. On prend la résolution de replonger l’animal dans l’anesthésie chloralique et de l’y maintehir un certain temps. Pans ce but, on pousse encore à l’intérieur des veines 7 gr. de chloral en une demi -heure. La température rectale baisse encore de 1°.
Quatrième prise de 20 centimètres cubes de sang artériel. Ce sang donne 65, 75 0/0 de gaz, savoir:
Résidu 3,50
L’animal se remet parfaitement de cette longue épreuve; mais il meurt trois jours plus tard d’une hémorrhagie qui s’est déclarée dans la plaie de la cuisse.
Ce chien a donc passé successivement de l’état normal dans l’hypnotisme; à cette période, le chien aurait pris la fuite si on l’avait délié; puis, de l’hypnotisme, il a été plongé dans le sommeil anesthésique, où il a été maintenu
pendant une heure 20 minutes. Or, si l’on examine le
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rapport — aux différentes phases de l’expérience, on observe que, pendant l’hypnotisme, ce rapport grandit comme dans les expériences IX et X; de 2,30, à l’état
■°(l INI'LUENGE SUR LA CALORIFICATION
normal, il devient 2 aq . tnnriic
. 11 tandis que ce rapport diminue
a parür du moment où s’établit le sommeil anesthésique; de 2,30, à l’état normal, il devient successivement 2,16 et 2,03.
Par conséquent, nous admettons que la cause des différences, que nous avons observées en calculant le rapport ~ dans les gaz du sang artériel, réside dans la c os.' de chloral introduite à l’intérieur des vaisseaux. Les oses faibles, simplement hypnotiques, produisent une augmentation relative de l’acide carbonique dans le sang artenel ; les doses anesthésiques produisent, au contraire, une diminution de l’acide carbonique et une augmentation de l’oxygène.
^ Ce qui est vrai pour le chloral l’est sans doute pour 1 éther et le chloroforme. Nous serions ainsi en possession de la clef pour expliquer la différence des résultats obtenus par M. Bert et MM. Mathieu et Urbain. On alléguera probablement qu’un observateur ne peut pas confondre le sommeil chloroformique avec une apparence de sommeil. Mais nous répondrons que l’on est exposé à se tromper sur certains sujets (chiens notamment) qui affectent un calme profond, quand ils sont solidemment contenus, et qui ne sont pas pour cela dans cette période d’anesthésie où la température baisse avec une grande rapidité.
IjCl diminution de l acide carbonique dans le sang artenel ou du rapport ~q~ est indépendante delà ventilation pulmonaire .
Dans 1 anesthésie, le rythme de la respiration et l’amplitude des mouvements respiratoires sont habituellement modifiés. Nous nous sommes demandé si les modifications
GAZ DU SANG
de la ventilation pulmonaire ne seraient pas capables de produire les changements que nous avons observés dans la composition des gaz du sang.
Pour résoudre cette question, nous formons le projet d'entretenir artificiellement la respiration, afin de lancer dans le poumon, quelle que soit la dose de chloral introduite dans le sang, le même volume d'air, avec la même vitesse, dans l’unité de temps. Mais, pour cela, ilfautagir sur des animaux dont la moelle cervicale est sectionnée ; aussi est -il nécessaire de connaître préalablement l’influence que la section de la moelle épinière et la respiration artificielle exercent sur la composition des gaz du sang et des gaz expirés, avant d’étudier l’influence que le chloral exerce sur la respiration et les échanges nutritifs.
On entreprend donc l’expérience suivante :
Expérience XII. — Le sujet est un gros chien, pesant 33 kilog. On fixe une canule dans sa trachée et on met à nn les vaisseaux fémoraux.
Trois quarts d’heure après la trachéotomie, on prend la température rectale, on recueille les gaz expirés (vingt respirations par minute), et on retire 20 centimètres cubes de sang de l’artère fémorale.
On extrait du sang 50 0,0 de gaz. On les analyse en même temps que ceux de la respiration.
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