‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 21 sur 132 · RETARD CHEZ LES ATAXIQUES · texte numérisé non relu

RETARD CHEZ LES ATAXIQUES

logie un travail sur le retard des ataxiques (1), dont voici les conclusions :

i” Chez les ataxiques, la vitesse de la sensibilité n est pas constante ;

2° Le retard est d’autant plus grand que l’excitation est plus éloignée de la moelle ;

3“ Le retard est d’autant plus grand que l’excitation est plus faible.

Ces faits m’ont permis de comparer les lois de la transmission nerveuse sensitive chez les ataxiques, aux lois de l’action réflexe bien étudiées par Rosenthal.En effet, par suite de la destruction des cordonspostérieurs, les impressions sensitives passent toutes par la substance grise de la moelle, et la conduction dans les cellules nerveuses n’est pas identique à la conduction dans les fibres nerveuses. Aussi ai-je rejeté l’hypothèse suivant laquelle le retard serait dû non pas à la moelle, mais au nerf lui-meme,

hypothèse qu’on aurait été tenté d’adopter tout d’abord en

voyant le retard croître avec la distance qui sépare le nerf des centres.

Dans quel sens se fait la transmission sensitive . Il semblerait logique de n’admettre que le sens centripète, et pourtant nous avons vu dans le chapitre premier que pour les nerfs de moyen calibre, ce courant nerveux se produisait également en haut et en bas. L’étude des variations électriques du nerf conduit à un même résultat comme aussi l’examen de certains faits pathologiques de la greffe animale. Parexemple,Paul Bert (2)ademontre

(1) Cette note a été publiée dana la Gaz. mêd., juillet et août me. On en trouera un compte-rendu sommaire dans la Gaz. hebd.. jmn iSVB.

(2) De la vitalité des tissus. Th. de doctorat ès soiênces, 1866.

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