A MES AMIS
D’ E. Bourdon, H. Ferrari, P. Fournier, E. Guiard, R. Girard, G. Ollbndorfp
Cette étude est le résultat d’un assez long travail. Néanmoins, jene me dissimule pas son insuffisance, et je reconnais que, malgré mes efforts, ce n’est qu’une ébauche.
Qu’il me soit permis d’insister sur l’idée qui m’a guidé.
Cette idée, c’est l’union intime et nécessaire de la pathologie et de la physiologie. C’est cette doctrine que M. Claude Bernard, suivant la trace des Harvey, des Hunter, des Haller et des Scarpa, n’a cessé de développer et de propager, et qui, grâce à lui, est devenue une vérité presque banale.
Il est donc aussi déraisonnable de soutenir la prééminence de la medecine, que la prééminence de la physiologie. L’une et l’autre sont deux formes d’une même s^:ience, la biologie, avec cette différence que le médecin se préoccupe avant tout de guérir, et le physiologiste de savoir.
Rien ne serait plus inutile que d’insister sur ce point, tant l’accord est général, et l’assentiment unanime. Les phénomènes normaux, et les phénomènes pathologiques sont des phénomènes vitaux, soumis aux mêmes conditions, aux mêmes lois, et s’éclairant réciproquement.
C’est pourquoi j’ai réuni ici les faits cliniques que j’ai ^ observés aux faits expérimentaux que j’ai eu l’occasion d’étudier, et je me suis plu à les confondre et à les mélanger,