PÉRIPHÉRIQUES
désigner cet état d’engourdissement à la sensibilité douloureuse et cette analgésie incomplète qu’on cherche à obtenir pour calmer les douleurs pathologiques.
Prenons quelques exemples :
Lorsqu’un individu est chloroformé et ne sent plus rien, ni le contact ni la douleur, c’est de l’anesthésie;
Lorsqu’une hystérique a conservé le sens du toucher, mais ne perçoit plus d’excitations douloureuses, c’est de l’analgésie;
Lorsqu’un ataxique, tout en percevant les sensations tactiles, n’éprouve à la brûlure ou au pincement que de vagues sensations douloureuses, c’est de l’hypoalgésie.
Dans les trois cas, qui ne sont que dés modalités d’un même phénomène, une diminution d’excitabilité, la cause primitive est dans les centres nerveux. Ce sont des anesthésies centrales.'
Nous dirons donc que lorsque l’anesthésie reconnaît pour cause un trouble fonctionnel ou organique du cerveau ou de la moelle épinière, elle est centrale.
Lorsque la cause est un trouble fonctionnel ou organique, soit des troncs nerveux, soit des extrémités nerveuses microscopiques, nous dirons que l’anesthésie est -périphérique.
Nous traiterons dans la seconde partie des anesthésies centrales plus importantes et plus complexes que les anesthésies périphériques. Pour le moment nous ne nous occuperons que de ces dernières.,, .
Nous ne savons presque rien sur les anesthésies périphériques autres que celles de la peau.
Celles-ci reconnaissent plusieurs causes :