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COMPRESSION

1° La section, la destruction, la commotion, la compres- ’sion d’un ou de plusieurs troncs nerveux;

2“ Le contact de là peau avec certaines substances dites stupéfiantes ;

3° Le froid ;

4° La privation de sang;

5“ Certaines lésions mal déterminées des dernières radicules nerveuses et consécutives à des altérations pathologiques de la peau.

§ i. — Lésion des troncs nerveux.

Nous avons dit plus haut quels étaient les effets de la section ou de la destruction d’un tronc nerveux, nous n’avons donc pas à y revenir. Mais, sans que la continuité du nerf soit interrompue, s’il est, par une cause quelconque, fortement ou longtemps comprimé, la région innervée par le nerf comprimé devient après des vicissitudes variables anesthésique et analgésique.

L’étude de la compression nerveuse et de ses phénomènes est fort intéressante : en effet, c’est la seule expérience qu’on puisse faire sur soi-même, pour apprécier la marche de la perte d’excitabilité des nerfs.

Au point de vue pathologique, la question de la compression des nerfs est aussi fort intéressante; car dans beaucoup de cas de paralysies, la compression paraît jouer un rôle important.

Examinons d’abord les faits physiologiques.

Vulpian etBastien (1) ont les premiers étudié les effets

(1) Comptes rendus de VAcad. des sciences, 1855, t.XLI, p. 1009.

des nerfs . ' '

de la compression des nerfs en expérimentait sur eux mêmes, et ils ont obtenu des résultats constants.

Ils distinguent deux périodes : une période de progrès, et une période de décroissance. Dans la période de progrès ou d’augment, ils ont reconnu quatre stades : un premier stade de fourmillements ; un deuxième intermédiaire de retour à l’état normal; un troisième d’hypéresthésie ; un quatrième d’anesthésie tactile et musculaire. Le stade intermédiaire est très-irrégulier, ce qui tient sans doute à la difficulté d’agir toujours dans les mêmes conditions. Quant au dernier stade, c’est-à-dire à l’anesthésie totale, il est précédé d’une période d’hypéresthésie qui est souvent assez longue. Toutes les sensibilités distinctes, de tact, de température, de chatouillement, s’exaltent isolément et finissent aussi par disparaître isolément. L’hypéresthesie comme l’anesthésie va des parties superficielles aux parties profondes, et le contact des corps froids cause parfois des sensations de brûlure.

La période de déclin est caractérisée par des phénomènes identiques qui ont lieu seulement en sens inverse, un stade d’anesthésie, un stade d’hypéresthésie, un stade intermédiaire et un atade de fourmillements. Ce dernier est trèscompliqué et commence par une invasion rapide et centrifuge de froid, suivie d’une sensation de vague malaise qui semble remonter jusqu’aux centres (?).,C’est seulement alors que se manifestent les fourmillements.

En tout cas, les auteurs ont remarqué que les troubles portaient d’abord sur le nerf sensitif et que le nerf moteur n’était atteint que beaucoup plus tard.

Malheureusement ils n’indiquent pas le procédé qu ils

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